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Les adblockers sont-ils une chance ou un danger pour la publicité en ligne ?


par Sylvain Chadenas
ESCEM - Master 2 Marketing Etudes et Web 2016
  

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II. WEB 1.0, 2.0 ET 3.0 : DE QUOI S'AGIT-IL ?

1. LE WEB 1.0

Comme nous l'avons vu précédemment, le web est apparu au milieu des années 1990. Dans sa forme originelle, le web correspond à un ensemble de pages liées entre elles par des liens.

Les sites à l'ère du web 1.0 sont statiques et ne permettent pas à l'internaute d'interagir avec d'autres internautes ni de créer des contenus.

Les marques ont saisi l'opportunité d'être présentes sur le web en créant des sites qui sont la plupart du temps des copies de leurs plaquettes commerciales. Il n'est pas possible d'acheter en ligne mais il est possible pour les marques de faire de la publicité même si ce sont des cas plutôt rares.Le premier format de publicité en ligne est en fait le site web en lui-même.

Jusqu'au milieu des années 2000, il n'est pas indispensable pour les marques d'être présentes sur Internet. Il y avait en effet uniquement 150 millions d'internautes en 19993(*) contre 2,27 milliards en 20124(*).On évoque aujourd'hui un nombre de 4 milliards d'internautes dans le monde.

A partir du début des années 2000, le web se démocratise de plus en plus et de nouvelles évolutions vont modifier en profondeur le comportement des internautes et l'approche des marques. On parle de web 2.0.

2. LE WEB 2.0

Le concept de web 2.0 a été créé par Tim O'Reilly en 2004. Il comprend 3 grandes dimensions : une dimension technique, une dimension sociale et le fait que les données soient accessibles quel que soit le lieu de connexion.

Le web 2.0 se caractérise par sa capacité d'interaction et ses nouvelles formes de diffusion de l'information. Les pages ne sont plus statiques, les contenus sont mis à jour régulièrement, tous les sites sont dynamiques. C'est un système d'information visible partout dans le monde et dans lequel n'importe quel internaute peut être actif (Van der Vlist, 2006). L'apparition de nouveaux langages de programmation comme le RSS, le CSS ou le XHTML permettent un meilleur confort de navigation.

Ainsi, les interfaces sont simples à utiliser et les internautes peuvent interagir sur le contenu mais également avec d'autres internautes. Le Web social est donc une des composantes essentielles du web 2.0. On est au-delà du simple partage d'informations, c'est un véritable outil social. « Le Web 2.0, c'est le moment où les gens réalisent que ce n'est pas le logiciel qui fait le web, mais les services ! » (Kevin Kelly). Les utilisateurs sont fédérés en communautés, ils échangent et partagent des contenus et des expériences (Govekar, 2006). L'internaute n'est plus passif mais actif, c'est lui qui créé le contenu et plus le service. On parle d'UGC (User Generated Content).

Un des symboles de l'aspect social du web 2.0 est l'émergence des réseaux sociaux dans les années 2000.

On entend par réseaux sociaux « un ensemble d'individus ou d'organisations sociales reliés entre eux par des liens plus ou moins forts et permettant un certain nombre d'interactions sociales » (Mayol, 2011). Le terme réseau social a été inventé par John Barnes en 1954 mais le web a permis de décupler la puissance de ces réseaux.

Il existe différents réseaux sociaux : professionnels, partage de photos, de goûts et de loisirs, rencontres...

On peut noter la naissance de Facebook en 2004, de Twitter en 2006 ou encore de Viadeo en 2004.

On parle désormais de médias sociaux sur lesquels les individus créent du contenu ensemble, font des commentaires... Ce sont des « groupes d'applications en ligne qui se fondent sur l'idéologie et la technologie du Web 2.0 et permettent la création et l'échange du contenu généré par les utilisateurs » (Kaplan et Michael Haenlein).

Enfin, la démocratisation du web et l'émergence de nouveaux supports ayant accès à Internet permettent aux internautes de pouvoir être connectés à tout moment et de partout.

Ainsi, les internautes français sont connectés en moyenne 13h par semaine. 93% consultent Internet sur ordinateur fixe ou portable, 38% sur smartphone (+4 points en 6 mois), 9% sur tablette et 8% sur smart TV.5(*)

L'Internet sur mobile se développe également de façon exponentielle. Ainsi, 40% des français possèdent un smartphone (ARCEP 2012).

Alors que la plupart des spécialistes s'accorde sur le fait que nous sommes toujours dans la période du web 2.0, certains parlent désormais de web 3.0.

* 3 Source : Nua Internet Surveys

* 4 Source : Pingdom

* 5 Source : Ipsos profiling 2011-2012

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