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Attractivité territoriale et stratégies de localisation des entreprises industrielles dans les collectivités territoriales de la région du centre au Cameroun


par Marius Trésor MENGUE OYONO
Université de Yaoundé 2 - SOA - Master 2 en Economie du Territoire et de la Décentralisation 2015
  

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II.2. Le niveau de présence géographique des unités : un facteur d'agglomération des entreprises du Centre.

Tout d'abord, il faut préciser que, les localisations des firmes sont différentes selon qu'elles soient des firmes multinationales, des firmes étrangères des pays limitrophes, des firmes nationales à plusieurs sièges ou des firmes locales. Ainsi, parler du niveau de présence géographique des unités, c'est mettre en évidence le taux de concentration des unités sur un territoire. D'ailleurs la NEG avec son chef de fil Krugman ont démontré que le regroupement des unités de production ou des entreprises pouvaient être un facteur d'agglomération ou de dispersion entreprises sur un territoire. Dans le cadre de la région du Centre, on peut constater un certain regroupement des unités productivités, qui poussent à conclure à une certaine agglomération.

II.2.1. L`agglomération des entreprises dans le Centre.

En termes d'agglomération, on peut dire que la majorité des unités de la région sont localisées et attirés par le département du Mfoundi (Yaoundé) dans le Centre. Les statistiques le montrent :

Tableau 14 : Répartition des entreprises par département et par type dans le Centre

Source : INS/RGE 2009

Graphique 2 : Répartition des entreprises par département (%)

Source : INS/RGE 2009

Au vue de tous ceci, on peut affirmer qu'il y'a une forte concentration des unités dans le département du Mfoundi, par rapport à d'autres départements qui n'ont très peu d'entreprises. Ceci démontre également du degré d'attraction de ce département vis-à-vis des 09 autres.

II.2.2. Investissement direct étranger en matière industrielle dans le Centre

En matière d'IDE dans les activités industrielles de la région du Centre, rappelons que les différents moyens par lesquels les étrangers investissent dans ce secteur sont soit acquisition d'immobilisations financières dans les structures existant déjà, soit par installation et implantation réelle d'une partie de l'entreprise dans la région.

Au Cameroun, si les créations d'unités de production ont toujours constitué la principale modalité d'implantation comme partout dans les pays en développement, les acquisitions ont augmenté ces dernières décennies en raison des dérégulations des certains secteurs d'activité.Avec les mesures de libéralisation tant interne qu'externe de l'économie, la stabilité et la prévisibilité des politiques macro-économiques, l'amélioration constante du climat des affaires, etc. et surtout un environnement international favorable marqué par la mise en place de facilité commerciales diverses en faveur de l'Afrique : AGOA des Etats-Unis, l'EBA de l'Union Européenne en prélude à une zone de libre-échange, etc., il est attendu un flux important d'investissements directs étrangers au cours des prochaines années. D'ailleurs les statistiques dans certains pays sont les suivantes :

Graphique 3 : Stock cumulé dans d'IDE dans sept pays de l'Afrique de 1985-2004

Source: UNITAD World Investment Report 2005

CONCLUION DE LA PREMIERE PARTIE

En définitif, sur cette première partie qui traitait de l'approche théorique et empirique de l'attractivité territoriale, et dont le chapitre premier nous a permis de retracer les différents courants et théories qui contribuent à construire et à expliquer le concept d'attractivité territoriale. Puis dans le chapitre second nous avons essayé d'appréhender le niveau d'attractivité des collectivités territoriales de la région du Centre Cameroun.

Dans le premier chapitre de cette partie, l'on a d'abord voulu appréhender concrètement ce que c'est le territoire. Ainsi, il a été démontré que le territoire est un concept « polysémique », qui peut désigner un territoire administratif, il peut désigner un espace limité par des frontière et habité par des populations, il peut également désigner tout espace socialisé et approprié par ses habitants, ceci quel que soit sa taille. Cependant, avec la mondialisation et la globalisation, le territoire de de nos jours es perçu comme un « espace complexe et actif ». C'est cela qui ressort dans les différentes théories ayant analysées le concept d'attractivité territorial. D'ailleurs, l'on a pu relever trois grands courants à savoir celui de l'économie industriel, qui Elle apporte un éclairage complémentaire pour comprendre les choix de localisation, dans la mesure où les ressorts de la compétitivité d'une entreprise ne sont pas liés uniquement aux caractéristiques naturelles de son territoire d'implantation mais dépendent également de certaines ressources dites spécifiques (matériels ou immatériels) du territoire. Ce courant se base donc sur analyse spatiale pour comprendre les bouleversements et les dynamiques spatiales. L'économie spatiale quant à elle, privilégiait deux explications de la localisation des firmes dans l'espace. Une explication objective fondé sur les coûts (coûts de transport, coûts du travail et/ou du capital « terrain »), les dotations factorielles (disponibilité du travail et du terrain), les atouts naturels du territoire, les facteurs historiques tels qu'une concentration antérieure d'activités productives et les incitations fiscales et financières. Une autre explication subjective liée aux comportements et à la perception de l'espace par les investisseurs. Et enfin la NEG, qui a pour objectif d'explication les choix de localisation des activités sur un espace en se fondant sur les économies externes développées par Marshall (1919) pour expliquer les mécanismes d'agglomérations des activités économiques.

Le second chapitre quant à lui, qui est intitulé : analyse des facteurs d'attractivité dans la région du Centre Cameroun, détermine les éléments de cette région disposant de 10 département, qui poussent les industries à préférer certains départements et collectivités au profit d'autres. Ainsi, en s'appuyant sur un raisonnement mené par Merenne-Schoumaker (1991), en analysant les facteurs d'attractivité territoriale, celui distingua : les caractéristiques des établissements et par les caractéristiques des territoires comme fondement de cette attractivité. Nous avons donc travaillé dans ce sciage. Ce qui nous permis d'aboutir à la fin de notre analyse que, dans le cadre de la région du Centre le les collectivités territoriales du département du Mfoundi sont celle qui sont les plus attractifs.

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