WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Identification des enjeux de la littoralisation liés à  l'environnement marin au niveau de la commune de Cité Soleil, Haiti


par Almando Kessy MORAIN
Université Caraïbe (UC) - Agronomie/Ressources Naturelles 2016
  

précédent sommaire suivant

2.5.3. Gestion des côtes

Depuis 250 ans, les méthodes de mise en valeur des ressources du pays ont engendré une dégradation générale de l'environnement. Cette dynamique régressive est renforcée par l'extrême pauvreté des habitants qui cherchent à tout soutirer du milieu, par tous les moyens possible, afin de satisfaire leurs besoins. Aujourd'hui, la couverture forestière recule, les sols s'érodent, les microclimats se transforment, de telle sorte que la reconstitution des éléments primordiaux (l'eau, l'air et le sol) paraît difficile à réaliser (PNUD et MDE, 2009).

À Port-au-Prince, comme à proximité de différentes agglomérations côtières, les indices d'atteintes écologiques observés donnent l'image d'une dérégulation évidente de l'ordre naturel, à la façon dont se fait la gestion des ressources dans ces zones. Cependant, loin des centres urbains, la situation semble plus ou moins améliorée. En raison d'une réduction de la fréquentation anthropique, les eaux littorales retrouvent un peu leur clarté, quoiqu'elles restent sensibles aux dégradations (Michel, 2003). Ainsi, plusieurs institutions du pays se sont vite impliquées dans un dynamisme de gestion du littoral en régularisant la pratique de certaines activités liées à la côte (cf. ANNEXE I).

2.5.4. Activités observées sur les littoraux

2.5.4.1. Agriculture

Elle ne présente pas de formes d'utilisation spécifiques sur les littoraux. Des dynamismes différents marquent les paysages et opposent une région côtière d'une autre. De même, il existe des régions où l'agriculture est quasiment inexistante. C'est le cas, par exemple, de certains endroits comme le long de la côte des Arcadins, en raison de la position d'abri imposée par la chaîne des Matheux et par la forte érosion des sols; la région des sources puantes, composée de mangroves et de savanes, valorisée simplement par une petite activité d'élevage extensif (Michel, 2003).

A l'inverse, il ya des régions côtières comme celle de l'Arcahaie par exemple où l'on observe des jardins marquées surtout par des plantations de canne à sucre et de bananiers. De Léogâne à Miragoâne, les plaines littorales sont larges et accueillent une forte population rurale et agricole. Les petits paysans cultivent en général des jardins créoles en association de culture. Il existe aussi de petites surfaces exploitées par la canne à sucre, des cocotiers, des arbres comme le manguier, l'arbre à pain et les agrumes. Sans oublier la présence de petites unités d'élevage de porcs, de caprins, d'ovins et de mulets qui y sont développées (MARNDR, 2014).

Il faut dire que des répartitions spatiales similaires s'observent dans de différents endroits sur le long du littoral haïtien sans aucunes études d'impact préalables. Ce qui explique la gestion anarchique des côtes en matière d'implantation d'activités agricoles souvent sujet à d'utilisation de produits chimiques et de pratiques douteuses pouvant influencer le fonctionnement de l'écosystème marin.

précédent sommaire suivant