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Identification des enjeux de la littoralisation liés à  l'environnement marin au niveau de la commune de Cité Soleil, Haiti


par Almando Kessy MORAIN
Université Caraïbe (UC) - Agronomie/Ressources Naturelles 2016
  

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Tableau 9: Répartition des individus selon leur origine

Origine

Nombre de personnes

%

Allochtone

96

57.48

Autochtone

71

42.52

Total

167

100

Source : Enquête de l'auteur, 2015.

Les résultats présentés au tableau ci-dessus montrent que plus de la moitié de la population soléennes sont des migrants provenant de partout à travers le pays. En effet, des 96 Allochtones, 14 d'entre eux, soit 14.58 % ont affirmé avoir migré vers Cité Soleil pour les activités de pêche. 33 personnes, soit 34.38 % sont venues s'installer dans cette zone pour le travail. 11 personnes, soit 11.47 %, parce qu'elles y trouvent facilement le moyen d'hébergement. 5 personnes, soit 5.2 % s'y installent pour des raisons éducatives. 23, soit 23.95 % sont là à cause du commerce et 10 autres soit 10.42 % sont migrées soit indépendamment de leur volonté pour des causes assez diverses et imprécises (cf. Figure 3).

Figure 3: Répartition des enquêtés selon la cause de leur migration.

Ainsi, ces résultats montrent que les causes de migration de ces personnes sont aussi diverses que leurs origines. Presque la totalité de ces gens, à la recherche d'un meilleur cadre de vie, ont abandonné leur zone natale et viennent augmenter la population soléenne préalablement installée sur le littoral. Quoique, seulement 14.58 % d'entre eux ont avoué avoir migré pour une activité directement liée au milieu marin, la présence des 85.5 % autres migrants ne sera pas sans conséquence sur le littoral.

Afin d'avoir une idée sur la fréquence de déplacement des gens vers la commune, les migrants sont classés en fonction de leur période de migration ou encore leur période d'installation dans la zone. Puisqu'on n'a pas trouvé de gens qui vivaient dans la cité depuis sa création en 1960, il a été décidé de commencer à partir de 1970 avec des périodes reparties sur une décennie (cf. Figure 4).

Figure 4: Répartition des allochtones selon leur période de migration.

Ainsi, durant la période allant de 70 à 80, seulement 1.04 % des migrants ont fait le déplacement vers la commune. Cependant, 11.47 % des allochtones ont migré vers la zone durant la période allant de 80 à 90. De 90 à 2000, il s'agit de la plus importante vague migratoire enregistrée avec 43.75 % de migrants. Cette augmentation serait intimement liée à la situation politique du pays, car les gouvernements d'alors avaient une certaine affinité pour les « ghettos ». Toutefois, avec la montée de l'insécurité dans la commune, le pourcentage des migrants est tout de suite passé à 29.16 % de 2000 à 2010 et à 14.58 % après 2010.

5.1.5. Ménages

On entend par ménage, l'ensemble des personnes habitants un même logement ayant ou non des liens de parentés et qui prend leur repas ensemble (Angrand, 2011). Dans le tableau 10, les chefs des 30 ménages sélectionnés ont été répartis selon le nombre de personnes à leur charge.

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