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Le consensus en droit électoral camerounais


par Rodrigue Stéphane Agathon Ondoa
Université de Douala - Master 2 2017
  

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SECTION 2: LE RENFORCEMENT DES ACQUIS DÉMOCRATIQUES

Si le Cameroun entend organiser des élections dont les résultats traduiraient fidèlement la volonté des citoyens-électeurs, c'est-à-dire des « élections justes, libres et transparentes », il doit pouvoir s'employer à ce que le système normatif en vigueur puisse être à même d'assurer une meilleure participation des populations au jeu politique. Ce qui aura pour effet de maintenir la paix et la cohésion sociale131. Il serait légitime de penser que c'est cet esprit qui a animé les pouvoirs publics camerounais en ratifiant la CADEG, instrument fort saisissant qui réaffirme l'engagement de l'État à l'effort démocratique.

En recentrant le débat sur l'avènement du code électoral de 2012, l'on note avec le Professeur MAURICE KAMTO que les dispositions électorales qui y ressortissent sont déterminantes à plus d'un titre. Non seulement elles sont susceptibles d'influencer la construction de la démocratie dans notre pays132 (paragraphe 1), mais sont toutes aussi essentielles à la construction de l'état-nation en hibernation depuis trop longtemps (paragraphe 2).

PARAGRAPHE 1 : LE RENFORCEMENT DE LA « DÉMOCRATIE ÉLECTORALE »

Les développements quelque peu pessimistes effectués par DJEDJRO FRANCISCO MELEDJE dans Le contentieux électoral en Afrique laissent transparaître les signes de l'émergence de ce qu'il est convenu d'appeler démocratie électorale. Celle-ci s'évalue à l'existence du pluralisme politique, des élections plus ou moins concurrentielles et transparentes, et la mise en oeuvre du contentieux électoral133.

À la lecture de PATRICK QUANTIN, le concept de démocratie électorale renvoi à « un régime politique dans lequel la dévolution du pouvoir dans l'État est soumise au vote dans les conditions de concurrence et de participation ne subissant que de réserves mineurs. Il s'agit d'une définition minimum, poursuit-il qui ne prend pas en compte la qualité de la démocratie, c'est-à-dire l'enracinement de la compétition et de la participation dans la société. À la limite peuvent être qualifiés de démocratie électorale, des régimes qui offrent de mauvaises performances en terme de qualité de la démocratie, en particulier en portant atteintes aux droits

131 FRIEDRICH EBERT STITFUNG, op. cit., P.10.

132 KAMTO (Maurice), op.cit., p.2.

133 MELEDJE (Djedjero Francisco), « Le contentieux électoral en Afrique », op.cit., p.143.

Le consensus en droit électoral camerounais

politiques, mais qui parviennent à gérer les conflits liés à la lutte pour le pouvoir par le moyen des élections »134. Simplement, nous retiendront que la démocratie électorale est celle qui permet de faire respecter la volonté des citoyens-électeurs (l'admission du contentieux électoral) à la lumière du choix à eux porté sur tel ou tel candidat, sur tel ou tel liste (supposant un pluralisme politique à la base) au terme des élections concurrentielles, le tout encadré par des règles débarrassées de toute suspicion partisane135.

La démocratie électorale renforcée, celle qui est donc capable d'influer positivement sur le processus électoral ne peut se faire qu'à la réunion d'un certain nombre d'éléments existentiels. Ces éléments déduits à l'aune de certains points cardinaux (A) ont pour principal fonction de recadrer le système normatif sur la trajectoire de la démocratie (B).

A- Les fondements de la « démocratie électorale » au Cameroun

Comme on a eu à le souligner dès nos propos liminaires, le développement de la démocratie électorale au Cameroun est en plein chantier. Celui-ci a été renforcé sans doute au lendemain de la ratification de la CADEG par le Cameroun. Aussi les règles de la compétition électorale qui s'accommode tant bien que mal avec l'idée de consensus ont-elles favorisées l'éclosion du pluralisme politique (1). Ce dernier qui a le mérite d'avoir entraîné dans ses flancs la diversification de l'offre politique et donc de la concurrence électorale, a dans le même temps activé le contentieux électoral afin de garantir la sincérité de l'ensemble des opérations de vote (2).

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