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Croissance économique et amélioration de conditions de vie de population en république démocratique du Congo. Réalités, écueils et perspectives de 2007 à  2014.

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par Paulin KABAMBA KABAMBA
Université Pédagogique Nationale - licence sciences économiques et de gestion 2015
  

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1.1.6. Relation entre la croissance, la démographie et la répartition

La croissance économique est un indicateur important dans le cadre macroéconomique, de ce fait tout gouvernement a intérêt de la rechercher là où il assume ses responsabilités pour l'amélioration en moyenne des conditions de vie de ceux qu'il gouverne. Dans cette perspective qu'il est mieux de savoir comment est-ce qu'elle s'articule avec l'évolution démographique qui accroît exponentiellement, tandis que la croissance économique quant à elle accroît arithmétiquement. Il s'avère aussi important d'étudier comment ses fruits devraient être reparti dans l'intérêt de la collectivité en vue de lutter contre les inégalités de redistribution.

a) Croissance face à la démographie11(*)

L'étude des relations qui régissent entre ces concepts demande une réalisation prudente et sans trop de préjugés. En premier lieu il est important de distinguer la relation population active-croissance et la relation population totale-croissance quoiqu'elles soient étroitement liées. En second lieu, il ne faudrait pas étudier en supposant qu'un accroissement de la population freine nécessairement la croissance économique. Troisièmement, on devrait s'interroger sur la structure de la population et le rôle de la femme ainsi que l'égalité professionnelle homme-femme.

Retenons la pensée de ces auteurs : Jean Bodin (1658) qui quant à lui, il n'est de richesse que d'hommes et d'après Emile Durkheim (1893), le développement numérique de la population serait à la base de la division du travail social.

Nous disons donc que la croissance démographique peut exercer une pression créatrice sur la croissance économique, mais cela passe essentiellement par le capital humain (santé et éducation) et par la maîtrise des avancés technologiques afin de réagir aux difficultés posées par la rareté des ressources. Par ailleurs, l'abondance de la population représente un marché potentiel qui justifie la production de masse.

b) Rapport entre la population active et la croissance12(*)

Des variabilités de l'effectif de la population active s'expliquent par des variables sociodémographiques c'est-à-dire (l'éducation, santé, l'urbanisation et d'autres) et économiques c'est-à-dire (niveau du revenu individuel, hauteur des salaires,...), mais les effets de ces variabilités sur la croissance économique ne sont pas mécaniques.

C'est ainsi que le capital humain se développe au moyen de l'éducation, de la formation et de la santé, qui ont pour effet d'accroître la productivité qui fait entrer un pays dans la compétitivité quant à l'échange international. En clair, le capital humain permet aux individus de mieux gagner ou améliorer leurs conditions de vie. Les gouvernements, les employés et les employeurs doivent investir tous dans le capital humain en consacrant du temps et de l'argent à l'éducation, à la formation et à la santé.

c) Rapport entre l'emploi et croissance économique

L'emploi du travail comme facteur important de la production, son utilisation dépendra toujours de ce que l'économie souhaiterait produire et pour quelle quantité. Dynamiquement, on devrait s'attendre à ce que l'emploi puisse s'ajuster en fonction des performances de l'économie.

Il faudrait retenir que lorsque la croissance économique ralentit ou chute en dessous de son rythme habituel ou normal, le niveau de l'emploi diminue et vice-versa. C'est le cas que nous montre Arthur Okun, qu'il existe une corrélation assez forte entre la croissance et l'emploi. D'où, une forte croissance suppose la création de beaucoup d'emplois, son ralentissement suppose la création d'un nombre réduit d'emploi, et une forte récession suppose une destruction massive d'emplois.

C'est ainsi que nous pouvons dire que ce rapport peut sembler logique mais stable au moment où il n'y a aucun rapport de proportionnalité entre croissance et création d'emplois c'est-à-dire qu'une augmentation de 1,5% du PIB n'entraîne nécessairement pas une augmentation de 1,5% du nombre d'emplois crées ou une diminution du taux de chômage de 1,5% également, un même taux de croissance n'a pas le même effet sur l'emploi et sur le chômage dans deux pays différents.

d) Rapport entre la croissance et la répartition des revenus

La croissance économique ne peut pas être prêchée et appuyée sur le document, mais plutôt à travers le bien-être de la population en général. C'est pour cela que ses mérites découlent de sa capacité à améliorer les conditions de vie de la population où à réduire la pauvreté ; mais cela est rendu possible lorsqu'elle se fait accompagner d'une bonne répartition des ressources issues de la production.

C'est pour cette cause que la Banque Mondiale et le FMI ont lancé fin 1999 une initiative conjointe qui place la lutte contre la pauvreté au coeur des politiques de développement avec comme principaux leviers d'actions, la réalisation d'une croissance forte et la bonne répartition des fruits de la croissance.

Et puis, les pays à bas revenus souhaitent bénéficier d'une aide financière à taux concessionnels de la part de ces organisations ou d'un allégement de leur dette dans le cadre de ²l'IPPTE (initiative en faveur des pays pauvres très endettés) pour leurs permettre de préparer un programme de lutte contre la pauvreté. Donc, l'incidence de la pauvreté correspond à la fraction des pauvres dans la population ; et pour chaque niveau de revenu, il est possible de représenter sur une échelle logarithmique la densité de la distribution des revenus.

Par la représentation ci-dessous, l'indice de la pauvreté correspond à la surface localisée en dessous de la courbe de densité à gauche du seuil de pauvreté dans une collectivité.

Figure n°3. Effet de croissance au sein d'une collectivité

Population en dessous du seuil de pauvreté

Après

Légende

Rev1 : revenu 1

Rev2 : revenu 2

Avant

Seuil Rev1 Rev 2

Source : A. Mbo Nshue, croissance économique, une perspective africaine, 2014, Kinshasa, p73

En entraînant une croissance économique du revenu moyen (passage de Rev1 à Rev2), la croissance a réduit le nombre de pauvres. Ainsi, un effet de croissance pure se manifeste par une moindre incidence de la pauvreté alors que la distribution ou l'allure de la courbe de densité n'a pas changé au sein de la collectivité considérée. Ceci prouve qu'une meilleure distribution du fruit de l'activité économique entraîne une amélioration du bien-être collectif par une réduction de l'écart-type.

* 11 A. OMOMBO, op.cit, p.36

* 12 A. NSHUE MBO, op.cit. 2014, p.66

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery