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Création du SAMU-SMUR en République de Guinée

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par Dr Nanamoudou Condé
ESSEC Paris Défence - Master II 2013
  

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III-4. ASPECTS ETHIQUES DE LA MEDECINE D'URGENCE.

La pratique de l'Aide Médicale Urgente est régulée en France par le Code de Déontologie Médicale qui réaffirme, dans sa version de 1995, le rôle central du médecin « au service de l'individu et de la santé publique », dans toute entreprise sanitaire, comme la seule personne compétente à même de pouvoir répondre, de façon légitime, si ce n'est exclusive, aux questions de santé de l'individu et de la société. Cette approche place le médecin, en tant qu'opérateur décisionnel privilégié et responsable, au centre d'une réflexion éthique sur les valeurs de la médecine moderne et l'expose inévitablement au double paradoxe qu'énonce Paul Ricoeur (1) : « Au départ, un premier paradoxe : la personne n'est pas une marchandise, ni la médecine un commerce ; mais la médecine coûte et elle coûte à la société. Un deuxième paradoxe : la souffrance est privée, la santé est publique ». Compte tenu des nouvelles orientations de l'AMU et des risques de dérives déontologiques, les acteurs internationaux de l'AMU ont réaffirmé leur attachement aux fondements éthiques de leur identité médicale lors des Deuxièmes Journées de Médecine d'Urgence organisées par l'European Council of Resuscitation (ECR) qui se sont déroulées à Lisbonne le 7 décembre 1990.

Ainsi, les partenaires internationaux de «SAMU de France» se sont engagés solennellement et librement à appliquer et promouvoir, dans l'ordre, les 4 principes fondamentaux énoncés dans la Déclaration de Lisbonne :

Déclaration de Lisbonne

Cette déclaration reprend les quatre principes bio-éthiques énoncés aux Etats-Unis en 1978 par le « Rapport Belmont » (2), exposant les conclusions de la Commission Nationale pour la Protection des Sujets Humains dans la Recherche Biomédicale et Comportementale : Autonomie, Bienfaisance, Non-Malfaisance et Justice.

Première exigence : « Respecter et promouvoir l'autonomie de la personne humaine. » Deuxième exigence : « Améliorer la qualité de vie. » Troisième exigence : « Réduire toute forme de iatrogènie. » Quatrième exigence : « Promouvoir l'Equité et la Justice. »

 

Cette perspective place le médecin au centre des enjeux éthiques de l'AMU (3,4). Ces enjeux éthiques en matière de santé sont aussi une préoccupation dans les pays émergents (5,6,7,8,9).

III-4.1. « Respecter et promouvoir l'autonomie de la personne humaine »

Sur le thème de la liberté et des droits fondamentaux, énoncé dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, il s'agit pour le médecin d'aider le patient à retrouver l'autonomie dont l'a momentanément privé l'état de détresse qui a justifié l'intervention de l'AMU. Ce principe pose l'autonomie de la personne humaine comme une norme absolue, s'appliquant aussi bien à la relation médecin-patient (secret médical), qu'à l'exigence d'autonomie du médecin dans l'exercice de sa profession.

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