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La relation inflation-chômage en zone CEMAC


par Jean-Baptiste IDAGA
Université Omar Bongo - Master 2024
  

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CHAPITRE III : ESTIMATION DES MODÈLES ET RESULTATS.

Ce chapitre se consacre, d'une part à l'estimation des modèles (section 1), et d'autre part, à la présentation des résultats (section 2).

Section 1 : Estimation des modèles.

Dans cette section, il sera question de décliner brièvement les différents facteurs qui fondent le choix de nos modèles, les méthodes d'estimation ainsi que les différents tests, dans un premier temps. Et dans un second temps, nous exposons la source des données collectées.

1.1- Modèle linéaire dynamique :

Choix de l'estimateur du modèle autorégressif de Pesaran et al (1999).

Le modele retenu pour notre étude à savoir le panel dynamique ARDL developpé par Pesaran et al (1999) renferme trois (3) estimateurs différents : l'estimateur de groupe moyen (MG) de

Pesaran et Smith (1995), l'estimateur de groupe moyen combiné (PMG) mis au point par Pesaran et al. (1999) et l'estimateur dynamique à effets fixes (DFE).

Les trois (3) estimateurs tiennent compte de l'équilibre à long terme et de l'hétérogénéité du processus d'ajustement dynamique (Demetriades et Law, 2006) et sont calculés selon le maximum de vraisemblance. Par ailleurs, Blackburn et Frank (2007) ont souligné la différence fondamentale entre les techniques d'estimations sus mentionnées (MG, DFE et PMG).

Selon les deux auteurs, la technique MG estime N régressions de séries chronologiques et fait la moyenne de leurs coefficients. Cependant, cet estimateur ne tient pas compte du fait que certains paramètres peuvent être les mêmes d'un groupe à l'autre. Tandis que pour la technique DFE, les points à l'origine peuvent différer d'un groupe à l'autre alors que tous les autres coefficients et variances d'erreur sont contraints d'être identiques. Quant à l'estimateur PMG, il implique la fusion de la mise en commun de la moyenne des coefficients. Cet estimateur permet aux points d'intersection, aux coefficients à court terme et aux variances d'erreur de différer librement entre les groupes, mais limite les coefficients à long terme à être les mêmes.

Cependant, pour opérer le choix entre les méthodes MG, PMG et DFE, le test de Hausman est utilisé afin de vérifier s'il existe une différence significative entre ces estimateurs. Le point nul de ce test c'est que la différence entre l'estimation de PMG et MG ou celle de PMG et DFE n'est pas significative. Ainsi, si la valeur nulle n'est pas rejetée, l'estimateur PMG est recommandé car il est efficace. L'alternative est qu'il existe une différence significative entre PMG et MG ou PMG et DFE et que la valeur nulle soit rejetée. S'il y a des valeurs aberrantes, l'estimateur moyen peut avoir une grande variance et, dans ce cas, le test de Hausman aurait peu de puissance.

La PMG sera utilisée si la valeur p est non significative au niveau de 5 %. En d'autre part, s'il se trouve qu'il y'a une valeur p significative, l'utilisation d'un estimateur MG ou DFE est appropriée. Une autre question importante est que la structure de décalage de l'ARDL devrait être déterminée par un critère d'information cohérent.

Etapes de l'estimation du modèle linéaire.

Afin d'estimer la relation linéaire entre l'inflation et le chômage à court et à long terme en zone CEMAC, nous allons procéder en plusieurs étapes :

? Spécification du modèle :

La présente étude contribue au débat sur la relation entre l'inflation et le chômage en ayant recours à l'estimateur de panel ARDL. En effet, le choix d'un modèle dynamique s'expliquerait par la nécessité d'intégrer les effets dynamiques passés des variables liés aux multiples évènements qui se seraient produits durant la période considérée de notre recherche et qui auraient contribué à la complexité du système économique des pays de la CEMAC.

Ce modèle est particulièrement attrayant en ce qu'il tient compte de l'hétérogénéité qui peut être présent dans le panel (Shin et al, 2014). En effet, les disparités structurelles des pays de l'échantillon pourraient justifier l'application des estimateurs du panel ARDL, en ce sens que les pays de l'échantillon n'ont pas les mêmes caractéristiques structurelles. Cependant, il nous convient, au regard de la littérature économique, d'ajouter l'opérateur des premières différences (??) dans la spécification de notre modèle :

??CHOi,t i,k ??CHOi,t-k i,1,l ??Pibi,t-l +

öi,2,l??Invi,t-l + öi,3,l??Tinti,t-l + öi,4,l??Tchi,t-l + öi,5,l??Popi,t-l ) + èi,1CHOi,t-1 + èi,2Infi,t-1 + èi,3Pibi,t-1 + èi,4Invi,t-1 + èi,5Tinti,t-1 + èi,6Tchi,t-l + ????,7Popi,t-l +

??i,t (11)

Avec,

ï Ä : opérateur de différence première ;

ï ?? : constante ;

ï ??, ??, ??1, ??2, ... , ??5 : effets à court terme ;

ï ??1, ... , ??7: dynamique de long terme du modèle ;

ï ?? ~ iid (0, ó) : terme d'erreur (bruit blanc).

Comme pour tout modèle dynamique, nous nous servirons des critères d'information (AkaikeAIC, Shwarz-SIC et Hannan-Quin) pour déterminer les décalages optimaux (p, q, r) du modèle de panel ARDL, par parcimonie (Jonas Kibala, 2018). De plus, nous retenons également deux types d'hypothèses à partir de l'équation (11), représentant la relation de long terme.

La première équation (10) représente l'hypothèse nulle, pour l'absence de co-intégration (H0)

: ??1 = ??2 = ??3 = ??4 = ??5 = ??6 = ??7 = 0, alors que l'hypothèse alternative est (H1) : ??1 ? ??2 ? ??3 ? ??4 ? ??5 ? ??6 ? ??7 ? 0. Ensuite, la statistique F calculée est évaluée avec la valeur critique (limite supérieure et inférieure) donnée par Pesaran et al. (2001).

ï Statistique descriptive des variables :

Elle nous permet d'avoir une vision synoptique sur l'ensemble de la série. Elle nous renseigne généralement sur les caractéristiques de tendances centrales (Moyenne, Maximum et minimum) mais aussi sur les caractéristiques de dispersion (Variance, écart-type).

ï Matrice de corrélation des variables sur la période 1994-2022 :

Le teste de corrélation permet de mesurer le degré de liaison et de dépendance entre deux ou plusieurs variables.

Test de multi-colinéarité :

La multi-colinéarité est un problème fondamental dans l'analyse des séries multivariées. Elle apparait lorsque deux ou plusieurs variables mesurent le même phénomène. Dans une régression, la multi-colinéarité est un problème qui survient lorsque certaines variables de prévision du modèle mesurent le même phénomène.

La multi-colinéarité est un problème à ne pas négliger car elle peut augmenter la variance des coefficients de régression, les rendant plus instables et difficiles à interpréter. Pour tester la multi-colinéarité entre nos variables, nous recourons au test de Klein.

Hypothèses :

H0 : présence de multi-colinéarité ;

H1 : absence de multi-colinéarité.

? Test d'homogénéité de Swamy (1970) :

Il est important dans l'analyse des séries en données de panel de savoir si le processus générateur de la série suit une spécification homogène ou hétérogène. Cela revient donc à tester l'égalité des coefficients dans la dimension individuelle. Autrement dit, de voir s'il y'a ou non des spécificités individuelles entre les éléments de l'échantillon. Cela revient, dans ce cas, à vérifier si l'ensemble des pays de notre échantillon présentent des caractéristiques identiques ou au contraire, qu'ils présentent un caractère différent d'un pays à l'autre. Pour ce faire, nous utilisons le test de Swamy (1970), développé pour les panels où N est petit par rapport à T et qui permet une hétéroscédasticité de la section transversale.

Hypothèses :

H0 : homogénéité des coefficients entre individus ;

H1 : hétérogénéité des coefficients entre individus.

La règle de décision est que si la probabilité de chi-2 est inférieure au seuil de risque de 5%, cela montre que l'échantillon est hétérogène.

? Test d'endogénéité et de spécification des effets individuels :

Le test de Hausman (1978) qui est essentiellement un test de spécification, nous permet de voir quel type de spécification se prête le mieux à nos données. En effet, ce test nous permet de savoir si nos données obéissent à une spécification à effets fixe ou à effets aléatoire. Il est donc question de déterminer si les coefficients des deux estimations (fixes et aléatoires) sont statistiquement différents. De plus, c'est un test qui peut être appliqué dans le traitement des problèmes d'endogénéité. De ce fait, nous nous intéressons particulièrement à la statistique du

Chi-2 ; dans ce cas, si cette statistique est inférieure à 5% on accepte l'hypothèse nulle ; si par contre elle est supérieure à 5%, on ne peut accepter cette hypothèse.

Hypothèses :

H0 : modèle à effets fixe ;

H1 : modèle à effets aléatoire.

ï Test de dépendance interindividuelle :

La dépendance interindividuelle peut etre due à des effets spatiaux ou pourrait etre due à des facteurs communs non observés. C'est pourquoi il faut tester l'existence de telle dépendance des variables et de panel. Puisque le panel étudié a un N petit et un grand T, les tests de Lagrange Multiplier de Breusch-Pagan (1980), CD de Pesaran (2004) et LM adj de Pesaran et al (2004) vont etre mobilisés pour le cadre de cette étude. De ce fait, si la probabilité Pr?5%, on accepter l'hypothèse nulle d'indépendance individuelle. Ainsi, nous allons donc recourir aux tests de première génération pour déterminer la stationnarité de nos variables, dans le cas contraire les tests de stationnarités de deuxieme génération seront utiles.

ï Test de stationnarité :

Les problèmes de non stationnarité sont l'un des problemes fréquemment rencontrés dans l'analyse des séries chronologiques. Le test de stationnarité ou test de racine unitaire permet d'évaluer la tendance de chaque variable dans le temps. Son objectif est de rechercher la présence de racine unitaire dans le but de minimiser les risques de régressions fallacieuses (Engel et Granger, 1969).

De plus, il permet de définir l'ordre d'intégration nécessaire avant l'application de toute technique de co-intégration sur les données. Parmi les tests de stationnarité, on distingue essentiellement les tests de première génération (ces derniers supposent que les individus dans le panel sont indépendants) d'une part, parmi lesquels on retrouve les tests les plus usuels comme : le test de Levin-Lin-Chu (LLC, 1993), le test de d'Im-Pesaran-Shin (IPS, 1997), le test de Fisher Chi-carré (ADF Fisher), le test de Breitung et Das (2005), le test de Phillips et

Perron (PP) et, en d'autre part, les tests de deuxième générations tels que le test de Bai et Ng (2004), Choi et Chue (2007), Moon et Perron (2004), Phillips et Sul (2003) et Pesaran (2007).

Le choix du type de génération de test dépend de l'hypothèse vérifiée dans le test de dépendance interindividuelle.

ï Détermination du nombre de retards optimaux :

Pour éviter de choisir la mauvaise taille de modèle, il est essentiel de connaître le nombre de retards du modèle ARDL. Pour ce faire, nous utiliserons dans cette étude le nombre minimum de retards pour le critère d'information d'Akaike (AIC) et le critère d'information Bayesian (BIC).

ï Test de co-intégration :

Le test de co-intégration sert à détecter s'il y a une ou plusieurs relations de long terme entre deux ou plusieurs variables pouvant être combinées avec les dynamiques de court terme du modèle. Dans la littérature, les relations entre phénomènes sont généralement examinées à l'aide des méthodes de co-intégration standards telles que celle d'Enger et Granger (1987) et de Johansen (1988) entre autres. Toutefois, ces tests de co-intégration usuels préconisent l'utilisation de variables intégrées de même ordre I(0) ou I(1). De plus, ils sont adaptés pour les échantillons de grande taille.

Afin de pallier ces insuffisances, Pesaran et al. (2001) ont développé une nouvelle approche plus flexible et moins contraignante que les techniques précédentes appelée modèle autorégressif à retards échelonnés (ARDL). Elle est préférée aux méthodes d'Enger et Granger ou de Johansen du fait de la présence de séries intégrées à différents ordres, sur petit échantillon et en présence de variables explicatives endogènes (Narayan, 2005). Ainsi, l'ARDL donne la possibilité de traiter simultanément la dynamique de long terme et les ajustements de court terme. De ce fait, nous utiliserons pour cette étude, les tests de Pedroni (2004) et de Westerlund (2007).

ï Estimation du modèle linéaire dynamique à court et à long terme :

Après avoir vérifié que les variables ne sont pas intégrées d'un ordre égal ou supérieur à I(2) et que les séries sont co-intégrées, l'étape suivante consiste à estimer la régression ARDL linéaire de panel spécifiée par l'équation (12) au moyen d'une estimation de groupe de moyennes regroupées (PMG), des estimateurs à effets fixes et aléatoires (DFE) et de l'estimateur du groupe de moyenne (MG). Ainsi, nous procéderons par une analyse des résultats des estimations de court terme et de long terme réalisés à travers les différentes méthodes susmentionnées. La durée de décalage appropriée est définie sur la base des critères d'information d'Akaike (AIC) et d'information Bayesian (BIC).

ï Tests de diagnostic du modèle :

La validation du modèle est une étape cruciale de l'estimation d'un modèle, car il permet de vérifier s'il n'y a pas violation d'une des hypothèses de normalité des résidus, d'autocorrélation des erreurs ou d'hétéroscédasticité des erreurs. Cependant, l'estimation du modèle de panel ARDL trouve son intérêt en présence de violation d'une de ces hypothèses. En effet, ce modèle est robuste aux problemes d'autocorrélation et d'hétéroscédasticité ainsi, il permet d'obtenir des résultats robustes indépendamment de la taille de l'échantillon (Harris et al, 2003). A cet effet, nous ne procèderons pas à la vérification de ces hypothèses. En outre, il sera par contre question de corriger, en cas de présence, le probleme de dépendance transversale en recourant aux méthodes d'erreur standard de Driscoll et Kraay (1998).

Par ailleurs, le constat selon lequel la relation entre l'inflation et le chômage semble être positive en temps normal et négative pendant les cycles économiques (King et al, 1995 ; Fisher, 1993) suggère qu'il peut y avoir des effets de seuil dans la courbe de Phillips. Ainsi, au-delà de l'estimation de la relation dynamique entre inflation et chômage dans le cas des économies de la CEMAC, nous avons également tenté d'examiner cette possibilité d'effets de seuil. Pour ce faire, nous allons utiliser la régression non-linéaire de seuil à effets fixes proposée par Hansen (1999).

1.2- Modèle non linéaire à effet de seuil.

Spécification du modèle non linéaire à seuil de Hansen (1999).

Le modèle de régression de seuil de panel (PTR) non dynamique à effet fixe, développé par Hansen (1999) et promu par Wang (2015), est adopté dans cette étude pour estimer le seuil d'inflation optimal des pays de la CEMAC sur des données allant de la période de 1994 à 2022. Le modèle est implémenté en divisant les données en différents groupes selon une variable observable qui peut être considérée comme un paramètre de régime. Si au moins une valeur seuil est trouvée dans un régime, cela implique que la relation entre l'inflation et le chômage n'est pas linéaire. Cela indique également l'exploration de la possibilité d'autres régimes. Dans ce cas, le modèle identifie les seuils de manière séquentielle (Manzoor Hussain et al, 2021).

Ainsi, l'équation (10) est réécrite en un modèle à seuil unique comme suit :

Yi,t = ???? + â'Xi,t(?) + öZi,t + åi,t (12a)

Avec, Xi,t(?) = { Xi,t et ??' = (â1' â2')

Xi,t( qi,t ?

Où, Yi,t la variable dépendante qui est dans le cas de notre étude le chômage, la variable seuil qi,t , l'inflation, qui représente aussi notre variable d'intérêt Xi,t , et ? le paramètre de seuil. Quant à Zi,t, il représente le vecteur des variables de contrôle (Pib, Inv, Tint, Tch, Pop). L'indice i indexe le pays individuel tandis que l'indice t indexe l'année. (
·) est la fonction indicatrice, qui est égale à 1 ou 0, selon le terme de la condition.

L'équation ci-dessus divise les observations en deux régimes, en fonction de la valeur relative de la variable de seuil qi,t par rapport au paramètre de seuil ?. Les régimes sont identifiés par les paramètres de pente â1 et â2. Le paramètre åi,t est le terme d'erreur, qui est supposé indépendant et distribué de manière identique (iid) avec une moyenne nulle et une variance infinie. Pour des seuils ? donnés, la pente â peut être estimée par les moindres carrés ordinaires.

La somme résiduelle des carrés (RSS) est calculée à partir de l'équation estimée ci-dessus, qui est également fonction du paramètre ?. Le seuil optimal est obtenu lorsque RSS est minimal. La prochaine étape cruciale consiste à déterminer la signification statistique du point de seuil dans un tel modèle non linéaire.

L'équation (12a) ci-dessus peut etre spécifiée ainsi qu'il suit :

CHOi,t = ???? + â'infi,t(?) + öZi,t + åi,t (12b)

Etapes de l'estimation du modèle non linéaire.

Afin d'analyser la relation non linéaire et de déterminer les effets de seuil dans la relation entre l'inflation et le chômage en zone CEMAC, le présent document adopte la procédure suivante :

Étape 1 : Analyse graphique de non linéarité entre l'inflation et le chômage dans les pays de la

CEMAC.

Étape 2 : Un modèle à seuil unique est ajusté pour tester la signification de l'effet de seuil. Ici, H0, â12. Sous H0 : il n'y a pas d'effet de seuil dans le modèle (c'est-à-dire modèle linéaire). Si H0 est rejeté, cela signifie que le modèle n'est pas linéaire.

Étape 3 : Le nombre de seuils est déterminé en estimant les effets de seuil des modèles de manière séquentielle avec différents seuils. Le processus de test se poursuit jusqu'à ce que l'hypothèse nulle soit acceptée.

Etape 4 : Cette étape se consacre à l'estimation de la régression de seuil dans le modèle de seuil retenu à l'étape 3.

Etape 5 : Dans cette dernière étape, nous effectuons des tests post-estimation afin de valider nos estimations. Nous testons notamment la normalité des résidus, l'autocorrélation des résidus et l'hétéroscédasticité des résidus.

Source des données.

Les données utilisées dans cette étude proviennent des rapports de la BEAC, des sites de la Banque Mondiale et du FMI. L'étude couvre la période allant de 1994 à 2022 et porte sur les six (6) pays de la CEMAC, soit un échantillon de taille 174.

Le choix de la période d'étude s'est fait en tenant compte de la disponibilité des données. Par ailleurs, l'étude a retenu comme logiciel statistique : Eviews13 et Stata15 pour la réalisation des tests, des estimations et, des représentations graphiques.

Nous utiliserons, pour cette étude, une double démarche économétrique dans laquelle nous analyserons dans un premier temps, la relation dynamique de court terme et de long terme entre l'inflation et le chômage dans les économies de la CEMAC, puis dans un second temps, nous adoptons une analyse non linéaire à effets de seuil afin d'évaluer le niveau optimal d'inflation au-delà duquel la relation entre l'inflation et le chômage en zone CEMAC se détériore.

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