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La nomination des animaux par Adam, dans l'Occident latin du XIIe au XVe siècle. Etude iconographique

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par Maÿlis Outters
Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines - Master 2 d'histoire médiévale 2006
  

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Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines

Unité de Formation et de Recherche des Sciences Sociales et des Humanités

Histoire médiévale

Mémoire de deuxième année de Master :

Maÿlis Outters

La nomination des animaux par Adam

dans l'Occident latin du XIIe au XVe siècle.

Étude iconographique

2006

Sous la direction de Monsieur Bruno LAURIOUX

et de Madame Marie-Anne POLO de BEAULIEU

Introduction

Le premier acte du propriétaire d'un animal est de lui donner un nom, tous les chiens en ont, chaque mouton a reçu le sien du berger. Par cet acte l'homme s'approprie l'animal, il devient son maître. Mais le nom est rarement dû au hasard, il peut correspondre à un aspect physique ou comportemental de l'animal. Et cet acte de nommer l'animal remonte selon la tradition chrétienne aux premiers jours de la Création, c'est même le premier acte officiel de l'Homme.

Les récits bibliques du cycle de la Création plantent tout d'abord le décor du paradis terrestre dans lequel se trouvait Adam. Les exégèses contemporaines ont divisé le récit de la Création en deux parties. Deux mains semblent avoir rédigé ce récit, et les deux textes ont été accolés. Le récit «yahviste» est de tradition plus ancienne et reflète le mieux les croyances tribales d'Israël véhiculées oralement. Le récit sacerdotal, qui a été mis par écrit par les prêtres en exil à Babylone, fixe le début de l'Histoire sainte par la création de l'univers.

D'après le récit de tradition «sacerdotale» (Gn. I), Dieu fit le jour et la nuit et leurs luminaires, le ciel peuplé d'oiseaux, la mer grouillante de poissons et la terre habitée par les bêtes et les hommes.

Après avoir créé l'environnement de l'homme, Dieu instaure une hiérarchie parmi les créatures. À l'homme, qu'il fit mâle et femelle (Gn I, 27), il donna la supériorité sur toutes les créatures terrestres, animales comme végétales.

Le récit «yahviste» (Gn. II) centré sur l'homme, donne quelques précisions quant à cette supériorité de l'homme. Dieu demande à Adam de nommer tous les animaux pour qu'il puisse ainsi se les approprier et les dominer, car «nommer c'est à la fois savoir et avoir»1(*). Les noms des animaux déterminent leur fonction sur la terre, Adam manifeste donc dans cette scène son discernement, sa science et son pouvoir, son rôle de seigneur de la terre. Toute la sagesse d'Adam trouve sa source dans cet épisode, avant l'acte du péché originel qui va en partie ruiner la réputation du premier couple.

Cette rencontre entre Adam et les animaux devait aussi combler le sentiment de solitude du premier homme. Dieu dit : non est bonum esse hominem solum faciamus ei adiutorium similem sui2(*) , cette aide sera utile, entre autre, à la reproduction du genre humain. Adam passe alors en revue tous les animaux, mais aucun animal ne lui convient, aucun ne comble sa solitude, aucun ne lui ressemble. D'où l'indispensable création d'Ève qui suit le passage de la nomination des animaux.

Dans les commentaires, cette scène de la nomination des animaux est occultée par d'autres passages de la Création. En amont par la création des animaux et de l'homme, et plus largement de tout l'univers, en aval par la création de la femme et surtout par tout le récit du péché originel. La nomination des animaux se retrouve écrasée entre ces deux grands temps de la Genèse. Elle fait partie des actes de la Création, puisque l'imposition du nom parachève la création des animaux qui obtiennent ainsi une raison d'être, mais elle appartient aussi au récit de la vie du premier homme3(*). Notons ainsi que le jeu d'Adam (XIIe s.), premier drame liturgique en langue vulgaire, retrace la vie du premier homme en ignorant la scène de la nomination, Adam est avant tout le premier pécheur. La faible place qu'occupe la scène dans les commentaires, dans la pensée médiévale explique le peu de représentations iconographiques qui la concernent.

On retrouve cette représentation iconographique4(*) dans quelques bibles où l'enluminure tient une place particulière. Car si dans la plupart des bibles médiévales une des rares pages enluminées est l'initiale de la Création représentant les Six jours de la Création, la nomination des animaux est rarement comprise dans ces six jours. Il faut donc attendre le XIVe siècle, et le développement des bibles historiales richement enluminées, spécialement celle de Guiart des Moulins qui connût un grand succès durant deux siècles. L'enrichissement des manuscrits de la Bible, multiplie les enluminures de la «nomination des animaux».

Le genre littéraire qui nous offre le plus grand nombre de représentations de la nomination des animaux est celui du bestiaire. Les bestiaires font partie des manuscrits les plus richement enluminés, car ils sont destinés en grande partie à l'aristocratie et une enluminure accompagne chaque article d'animal. Certains bestiaires introduisent leurs énumérations d'animaux par le récit de la Création et plus particulièrement par la dénomination des animaux accomplie par Adam. En premier lieu parce que la Bible reste une référence pour beaucoup d'ouvrages savant, considérée comme le plus vieux livre de l'humanité, son ancienneté lui donne autorité. En second lieu parce qu'Adam est le premier qui donna les noms aux animaux qui sont répertoriés dans le bestiaire, «de même que les bêtes se présentent devant Adam lorsqu'il leur donne leurs noms, de même elles passent ensuite devant le lecteur du bestiaire en un défilé solennel de symboles»5(*). Enfin beaucoup de bestiaires placent la scène de la nomination des animaux dans les chapitres sur le bétail, en suivant le texte des Étymologies d'Isidore de Séville (†636), qui est la base de tous les bestiaires médiévaux avec le Physiologus.

Nous disposons aussi du cas d'une encyclopédie, Le Livre des propriétés des choses de Barthélemy l'Anglais († v. 1250), encyclopédie très diffusée qui introduit son chapitre sur les animaux terrestres par la nomination que fit Adam. Si les enlumineurs aiment à représenter les différents animaux mentionnés, rares sont ceux qui représentent la nomination des animaux.

Enfin pour enrichir ce corpus d'enluminures, nous avons jugé utile de nous référer à des mosaïques, des fresques et des tapisseries du XIe et XIIe siècles, qui furent certainement des modèles recopiés. La mosaïque de la Création de Saint-Marc de Venise, elle-même héritière de modèles byzantins, a eu un certain rayonnement sur les enluminures des bestiaires.

De l'étude iconographique, ressortent plusieurs types de nomination.

Selon la représentation fidèle de la scène biblique, Adam est nu, Dieu est présent en personne ou symboliquement. L'enlumineur cherche à reproduire plus ou moins fidèlement des éléments du paradis terrestre.

Le deuxième type cherche plutôt à montrer une hiérarchie entre l'homme et l'animal et la puissance de l'homme. Cette supériorité s'exprime en premier par le vêtement d'Adam dont la présence ne peut qu'être significative, puisqu'au moment de la nomination Adam est censé être nu. Adam est vêtu comme un patriarche ou comme un évangéliste des enluminures carolingiennes, il peut être assis sur un trône, tenir un phylactère, il n'est plus créature parmi les créatures, il est roi de la Création. L'homme créé à l'image de Dieu est comparable au Dieu créateur. L'époque de l'explosion des écoles et des universités ne pouvait ignorer le premier acte savant de l'homme. Adam est le premier maître, parfois vêtu et coiffé comme un maître médiéval, trônant en chaire et qui enseigne ses vérités.

D'autres enluminures mêlent les deux passages de la Genèse traitant de la domination de l'homme sur le monde animal (Gn. I, 26 et II, 19-20), ce qui explique la présence occasionnelle d'Ève : c'est au genre humain que revient cette domination. Le deuxième récit de la création n'est que la version sensible d'un premier récit idéal6(*).

Une autre piste parait intéressante à explorer : les animaux. Dans la Bible, aucune mention n'est faite des animaux amenés et nommés par Adam, l'artiste est alors libre de choisir ses animaux (s'il ne recopie pas un manuscrit). Ils sont soit les représentants d'un groupe, soit une référence symbolique. Comme l'a noté Michel Pastoureau l'animal a connu une formidable promotion dans le christianisme médiéval par rapport à l'Antiquité païenne. «Le Moyen Âge chrétien le place sur le devant de la scène et le dote d'une âme plus ou moins rationnelle»7(*). L'animal est avant tout symbolique pour l'Église, chaque animal choisi dans une enluminure a une raison symbolique.

L'époque paléochrétienne offre l'iconographie la plus développée au niveau quantitatif de la nomination des animaux, elle suit en grande partie le modèle d'Orphée charmant les animaux8(*). Puis il faut attendre le XIIe, pour retrouver cette scène sur les fresques des églises en Ombrie, dans les mosaïques vénitiennes puis dans les bibles et dans les bestiaires. Le XIIIe siècle connaît un véritable enrichissement qualitatif et quantitatif des enluminures. La surenchère d'enluminures, que connaissent les derniers siècles du Moyen Âge, nécessite de nouveaux sujets iconographiques, ou une élaboration d'anciens sujets. C'est dans ce contexte que se multiplient les enluminures sur la nomination des animaux. Elles se multiplient aussi pour d'autres raisons culturelles ; d'une part l'intérêt intellectuel pour le nom et d'autre part l'intérêt artistique pour les jardins et plus spécialement le jardin paradisiaque, qui fait que les scènes du paradis terrestre sont richement enluminées.

En effet à partir du XIIe siècle un nouveau débat divise les sphères philosophiques et théologiques de l'Occident Médiéval. La question des universaux donne du fil à retordre aux plus grands penseurs des siècles du Moyen Âge central et tardif. Les noms imposés par les hommes aux réalités deviennent objet de débat : ont-ils une existence réelle, ou seulement intellectuelle, sont-ils corporels ou incorporels, mais aussi, quelle est l'origine de ces notions générales ? Est-ce justement Adam le premier homme qui les a inventés, ou l'humanité, qui peut alors nommer, et comment nomme-t-il ? Ces questions autour du nom vont en quelque sorte permettre aux intellectuels de s'identifier les uns par rapport aux autres, et alimenter les nombreux débats entre écoles, puis entre universités.

L'intérêt du Moyen Âge pour l'origine des mots s'exprime aussi par l'étude des étymologies qui est quasi systématique, pour comprendre un mot, depuis Isidore de Séville, qui est le grand référent du Moyen Âge.

Enfin, il est intéressant de constater que notre actuel système de désignation des personnes s'est installé du XIe au XIIIe siècle. La pénurie du stock de prénoms a provoqué l'apparition des noms. Les hommes ont dû se différencier, s'identifier par l'emploi d'un surnom.

Par ces quelques exemples nous voyons que le nom a un importance capitale et qu'il intéresse au plus haut point philosophes et théologiens.

Or le passage de la Genèse qui est l'objet de notre étude nous montre les premières nominations de l'homme. La Bible est la première référence pour les théologiens, par elle doivent s'éclaircir les questionnements de l'homme. C'est ainsi qu'Isidore de Séville se reportera au passage de la Genèse sur la nomination des animaux pour introduire son propos sur les animaux domestiques dans ses Étymologies. Une vaste problématique se pencherait sur l'impact de cette scène sur ces questions. Dans notre étude, nous chercherons à comprendre comment l'iconographie représente ces questionnements, ces notions liées à la nomination. Quels sont aussi les évolutions quant à la réflexion sur le nom, et comment sont-elles figurées sur les enluminures ? Les enluminures sont souvent des condensés de théologie, où peuvent être illustrées plusieurs notions.

Pour analyser les différentes sources qui s'offrent à notre étude, nous avons donc cherché dans les sites iconographiques des bibliothèques9(*), dans les catalogues de bibliothèques, ou autres supports, des enluminures sur la nomination des animaux. Ce travail de recherche fait, nous avons effectué un dépouillement systématique des sources, autant que possible, autour du manuscrit : datation, auteurs, enlumineurs, destinataire, possesseur, langue. Une grosse partie de ce travail a été effectué en master 1. Puis nous avons identifié le texte en rapport avec l'enluminure  : le passage de la Genèse, le commentaire d'Isidore de Séville sur ce passage, dans ses Étymologies, pour les bestiaires, ou encore des gloses dont celle inspirée de l'Historia scholastica de Pierre le Mangeur (†1180) et la glose ordinaire issue de la bible française du XIIIe siècle10(*) . Ces enluminures ont été comparées entre elles, les spécialités de chacune identifiées et dans la mesure du possible expliquées. Les récurrences aussi ont été notées pour reconnaître des idées générale, acceptées par tous. Les absences de certains animaux ont été relevées.

Pour les différentes interprétations il a été nécessaire de chercher chez les auteurs médiévaux, leurs explications et leurs commentaires. En premier lieu ceux qui auraient pu influencer les enlumineurs. À commencer par saint Augustin qui est l'un des Pères de l'Église le plus influent au Moyen Âge, puis d'autres intellectuels médiévaux, «ceux qui font métiers de penser et d'enseigner leur pensée»11(*), qui ont pesé dans la pensée médiévale et dans les esprits. Au même rang que saint Augustin, les commentaires de la Genèse des Pères de l'Église ont une place importante dans la pensée médiévale, ils servent souvent de fondement aux commentaires médiévaux. Après la renaissance du XIIe siècle qui apporte un renouveau dans les Arts et un épanouissement de la culture patristique latine, le bouillonnement philosophique du XIIIe siècle, dans les écoles et les universités, renouvelle la manière de voir les choses. Un choix a du alors être fait entre les théologiens, les philosophes et les intellectuels. Nous avons choisi ceux dont les idées ont été reprises et ont apporté une nouveauté dans la théologie comme Robert Grosseteste (†1253), Thomas d'Aquin (†1274), Albert le Grand (†1280) et Maître Eckhart (†1328), mais aussi ceux qui véhiculent les idées communes, acceptées par tous, comme Isidore de Séville (†636) ou Honorius Augustodunensis (XIIe s.).

Dans notre corpus iconographique nous retrouvons l'homme face aux animaux, l'homme dominant les animaux. C'est un schéma, souvent lié à un mythe religieux, que l'on retrouve dans beaucoup de civilisations. Dans l'Orient Ancien, Enkidu compagnon de Gilgamesh doit choisir entre la vie parmi les animaux, qu'il protège, et la vie parmi les hommes12(*) , la civilisation de l'Ancien Testament, nous montre Noé qui sauve l'espèce animale du Déluge, puis dans la culture gréco-romaine Orphée charme et dompte tous les animaux par son art musical.

Le christianisme médiéval, issu des traditions hébraïque et gréco-romaine, interprète cette domination à sa manière. Jusqu'au XIIIe siècle la plupart des manuscrits de notre corpus sont l'oeuvre de clercs, inspirés par des écrits de clercs. Les enlumineurs qui ont représenté la nomination des animaux par Adam, ont soit recopié l'enluminure d'un autre manuscrit, soit ont été inspirés par un modèle intellectuel ou un concept théologique, en rapport avec le passage de la Genèse. Aux XIVe et XVe siècles, les schémas restent les mêmes, bien que la touche laïque soit pour certains manuscrits de plus en plus lisible. Pouvons nous en déduire une certaine vision des clercs sur le monde animal ? Les animaux ayant été nécessairement choisis, sélectionnés dans le parc animalier à disposition des enlumineurs, quels sont ces animaux ? Quel reflet peuvent-ils nous donner de la société médiévale ? Quelle évolution constater quant au choix des animaux et que révèle-t-elle ?

Par la nomination, Adam n'est plus seulement le premier homme, mais il devient aussi roi de la création. en nommant les animaux il prouve qu'il les connaît. Comment est représenté l'Adam «savant», celui qui est dans la pleine connaissance divine ? Quelle place obtient-il dans la théologie médiévale ?

De plus, ce sujet iconographique nécessite parfois la représentation du paradis terrestre. Il est le pendant du paradis céleste, l'un se trouvant à l'alpha et l'autre à l'oméga. La société médiévale est une société eschatologique, pour qui le Paradis est le but ultime à atteindre. Du moins les clercs essayent de sensibiliser le chrétien à ce but. La vision du paradis terrestre, à travers l'iconographie de la nomination des animaux est alors très intéressante. Quel est ce Paradis idéal perdu par le péché de l'homme, comment est-il considéré, peut-on là encore constater une évolution dans cette représentation ? Dans quels manuscrits retrouvons- nous les images les plus développée du paradis ?

Plus largement quels sont les différents enjeux liés à la nomination d'après les commentaires et comment ces enjeux sont-ils rendus dans l'iconographie ? Quelle évolution constater à travers les textes et les images quant à l'interprétation de cette scène ? Qu'indiquent ces interprétations sur le monde contemporain, que reflètent-elles de la pensée médiévale ? Quel écart peut-on constater entre les enluminures et le texte ?

Nous répondrons à ces diverses interrogations en deux parties.

La nomination des animaux touche quatre notions fondamentales : la parole, la science, l'autorité et la sexualité. En parlant, en nommant d'autres créatures, l'homme se distingue foncièrement de l'animal. Par la nomination, Adam met à jour son omniscience en trouvant un nom qui correspond à chaque animal : la nomination et la connaissance sont deux notions intimement liées. L'homme obtient la suprématie sur le monde animal, il devient seigneur de l'Éden. Cette scène précédent la création de la femme a des conséquences sur la relation qui unira les deux humains.

Cette iconographie reflète aussi l'image du paradis terrestre. Le choix des animaux, des végétaux et l'agencement du jardin nous montrent que le paradis terrestre est un lieu imaginaire. L'harmonie qui règne entre Adam et les animaux aidée par l'angélique nature, nous montre un endroit rêvé par les clercs, et à travers eux peut-être par certains laïcs. Le monde animal qui a aussi perdu l'accès au paradis terrestre par la faute de l'homme, mais qui respecte le dessein que Dieu a sur lui, est un exemple à suivre.

* 1 Cl.-G. Dubois, Mythe et langages au XVIe siècle, Paris, 1952, p. 46.

* 2 Vulgate, Gn II, 18 : Il n'est pas bon que l'homme soit seul, faisons lui une aide semblable à lui

* 3 Dans la Bible du XIIIe siècle ce passage est la première mention du nom Adam, La Bible française du XIIIe siècle. Édition critique de la Genèse, présenté par M. Quereuil, Genève, 1988, p.107.

* 4 Les enluminures sont réprtoriées en fin de volume dans l'ordre chronologique.

* 5 X. Muratova, «Adam donne leurs noms aux animaux. L'iconographie de la scène dans l'art du Moyen Âge et ses traits particuliers dans les manuscrits des bestiaires enluminés du XIIe et du XIIIe siècles», Studi Medievali, 3ème série, XVIII, t. 2, 1977, p. 373.

* 6 D'après Philon d'Alexandrie dans M. Alexandre, Le Commencement du Livre de la Genèse. La version grecque de la Septante et sa réception, Paris, 1988, p. 278.

* 7 «Le Moyen Âge chrétien face à l'animal» dans M. Pastoureau, Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental, Paris, 2004.

* 8 X. Muratova, «Adam donne leurs noms aux animaux...», art. cit., p. 368.

* 9 Dépouillement des sites d'enluminures de bibliothèques anglaises, américaines, allemandes, francophones, espagnoles et italiennes. www.enluminures.culture.fr, pour les bibliothèques municipales de France ; mandragore.bnf.fr, pour la BNF ; liberfloridus.cines.fr, pour la BSG, se référer à la bibliographie pour les autres bibliothèques.

* 10 La Bible française du XIIIe siècle est composée de la Vulgate rectifiée par les corrections de l'université de Paris en 1226, et entièrement glosée par la glossa ordinaria, La Bible française du XIIIe siècle. Édition critique de la Genèse, prés. par M. Quereuil, op. cit.

* 11 J. Le Goff, Les Intellectuels au Moyen Âge, Paris, 1957, réed. 1985, p. 4.

* 12 H. Massoudy, L'Histoire de Gilgamesh, Paris, Alternatives, 2004

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.