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Croissance economique et protection de l'environnement : le cas du CO2 au Sénégal

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par Mouhamadou Moustapha LO
Université Gaston Berger -  2008
  

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Croissance économique et protection de l'Environnement
SOMMAIRE

SOMMAIRE 1

LISTE DES SIGLES UTILISES 2

INTRODUCTION GENERALE 3

CHAPITRE 1 CROISSANCE ET ENVIRONNEMENT : UNE POLITIQUE DIFFICILE 9

SECTION 1 : UNE CROISSANCE ECONOMIQUE ATTENTATOIRE A L'ENVIRONNEMENT 10

SECTION 2 : LES LIMITES DE LA CROISSANCE 20

SECTION 3 : LES DIFFICULTES LIEES A L'ADMINISTRATION DE LA NATURE 26

CHAPITRE 2 VERS UNE CROISSANCE NON PREJUDICIABLE A L'ENVIRONNEMENT : UN DEVELOPPEMENT DURABLE 34

SECTION 1 : POURQUOI DEVRAIT-ON AGIR DANS L'IMMEDIAT 35

SECTION 2 : LES CONTROVERSES AUTOUR DE L'ENVIRONNEMENT : THESES EN VIGUEUR 40

SECTION 3 : POLITIQUES ENVIRONNEMENTALES : VERS UN DEVELOPPEMENT DURABLE 51

CHAPITRE 3 TEST D'APPLICABILITE DE LA COURBE DE KUZNETS ENVIRONNEMENTALE : EXEMPLE DE LA POLLUTION DE CO2 AU SENEGAL 60

SECTION 1 : LA LITTERATURE SUR LES LIENS ENTRE CROISSANCE ET ENVIRONNEMENT : 61

SECTION 2 : TEST SUR LA RELATION CROISSANCE-ENVIRONNEMENT AU SENEGAL 67

SECTION 3 : QUELQUES RECOMMANDATIONS GENERALES 81

CONCLUSION GENERALE 85

BIBLIOGRAPHIE 87

TABLE DES MATIERES 96

Liste des sigles utilisés

MIT : Massachusetts Institute of Technology

CKE : Courbe de Kuznets Environnementale

GES : Gaz à Effet de Serre

GIEC : Groupe d'experts Intergouvernementale sur l'Evolution du Climat CCNUCC : Convention Cadre des Nations Unis sur le Changement Climatique PED : Pays en Développement

PIB : Produit Intérieur Brut

CMP : coût marginal de pollution

CME : Coût Marginal d'Épuration PNB : Produit National Brut

IDH : Indice de Développement Humain

CO2 : dioxyde de carbone ; SO2 : dioxyde de soufre , NOx : Oxyde d'azote PPP : Le Principe Pollueur- Payeur

OCDE : Organisation de Coopération et de Développement Economique PI : Pays Industrialisés

(R&D) : Recherche Développement

ANDS : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie ERE : Education Relative à l'Environnement

CSE : Centre de Suivi Ecologique

TEP : Tonne Equivalent Pétrole

MCO : Moindres Carrés Ordinaires

ADF : Augmented Dickey Fulle

INTRODUCTION GENERALE

A l'heure actuelle, les préoccupations environnementales ont pris une place prépondérante dans les débats politiques nationaux et internationaux. Les problèmes environnementaux provoquent, ainsi, l'inquiétude de l'opinion publique. Elles s'inscrivent désormais dans les choix politiques et économiques.

En effet, tout au départ le capitalisme était fondé sur les exploitations minières et forestières. C'est par la suite qu'est apparu le phénomène de la croissance économique, précisément vers les années 1500. Si l'on emprunte la définition de François Perroux, on peut dire que la croissance est l'augmentation soutenue, au cours d'une longue période, d'un indicateur de dimension ou d'une grandeur économique telle que le Produit Intérieur Brut (PIB).

Ce n'est, toutefois, que vers les années 1700 que commencèrent à se modifier véritablement les techniques et l'organisation de la production grâce aux révolutions industrielle et agricole.

Mais avec l'accès au développement « à l'occidentale », du Japon et des USA, la pression sur les ressources et la dégradation de l'environnement deviennent de plus en plus préoccupantes.

Aussi, en 1960, avec le retour aux idées malthusiennes à travers le principe de la thermodynamique - ce principe nous dit que la terre est un système fermé sur la matière et, partant, l'utilisation des ressources entraîne une dégradation de l'énergie mais aussi une dissipation de la matière -, l'atteinte à l'environnement est-elle perçue comme étant une limite aux possibilités de poursuite de la production et de la consommation.

D'autre part , la dynamique des « verts » mais aussi les choix émotionnels provoqués par certaines catastrophes comme celle de Tchernobyl, ou l'inquiétude éveillée par les atteintes continuelles à l'environnement dont témoignent la détérioration de la couche d'ozone par la pollution atmosphérique, les pluies acides, ou les pollutions fluviales, les problèmes de gestion des déchets, la déforestation et la surpêche, ont contribué à cette maturation de l'opinion. Un constat s'impose : le marché ne guide pas toujours efficacement les agents économiques et la croissance ne satisfait pas les exigences environnementales.

Toutefois, c'est réellement vers les années 90, notamment avec la convention de Rio (1992) et le protocole de Kyoto (1997), que vont se soulever sérieusement les inquiétudes et les incertitudes sur ce bien qui jusqu'ici se voyait attribuer une valeur d'échange nulle mais aussi une capacité illimitée : l'environnement.

Le code de l'environnement du Sénégal1 définit l'environnement comme : « l'ensemble des éléments naturels et artificiels ainsi que des facteurs économiques, sociaux et culturels qui favorisent l'existence, la transformation et le développement du milieu, des organismes vivants et des activités humaines. D'une façon plus simple, l'environnement est l'ensemble des conditions naturelles et culturelles dans lesquelles les organismes vivants se développent. D'où, donc, la nécessité de protéger l'environnement.

Cela dit, la prise en compte de l'environnement relève plus d'une nécessité qu'un devoir moral, car la survie de l'homme en dépend. Cette prise en compte doit s'inscrire, cependant, dans un cadre de développement durable, c'est-à-dire un développement qui satisfait les besoins présents sans contraindre les générations du futur à satisfaire les leurs (rapport de Brundtland).

Pour tenter, dès lors, de préciser au mieux le concept de développement durable, certains auteurs ont donné une définition précise focalisée sur les aspects physiques du développement durable. Ils insistent pour que les ressources naturelles soient utilisées de manière à ne pas éliminer, dégrader, ou tout au moins à ne pas diminuer leur caractère « renouvelable » pour les générations futures, tout en maintenant leurs stocks à un niveau effectivement constant et non déclinant.

D'autres insistent, par ailleurs, sur une notion plus vaste énonçant que l'utilisation des ressources aujourd'hui ne devrait pas réduire les revenus réels dans le futur. Sous-tendant cette notion il y a la conception que les décisions actuelles ne devraient pas affaiblir les projets de poursuite de l'amélioration des conditions de vie du futur. En effet l'économie s'inscrit dans une dynamique de promotion du développement à travers l'amélioration des conditions de vie présentes et futures.

Cependant, la destruction de l'environnement peut se manifester sous plusieurs formes : la pollution ( de l'air, de l'eau et même sonore), la congestion des villes dangereuses, les déchets nucléaires et autres, la destruction des espaces sauvages, la dégradation des écosystèmes de grande valeur, le surexploitation des ressources naturelles (halieutiques et énergétiques), les risques des accidents, la diminution de la fertilité par la dégradation des sols, la perte de biodiversité etc. la liste est loin d'être exhaustive.

1 Code de l'environnement du Sénégal ; Article L 12.13

Mais dans cette étude nous traiterons seulement le cas de la pollution atmosphérique et de l'utilisation intensive des ressources naturelles.

En effet, l'augmentation de la production est nécessaire pour parvenir à éradiquer la pauvreté sur la terre en nourrissant les milliers de personnes qui n'ont pas un accès facile à l'alimentation. Mais, cela n'est possible qu'à travers une augmentation des ressources telles que les ressources énergétiques. Or, ces dernières sont responsables des rejets de substances polluantes appauvrissant la couche d'ozone et dégradant l'environnement. Sous un autre angle, les perturbations et les méfaits sur l'environnement vont à long terme empêcher, si rien n'est fait, toute forme de vie sur terre.

Ainsi, devient-il très pertinent voire très opportun de se poser un certain nombre de question à savoir : croissance économique et protection de l'environnement peuvent-elles aller ensemble ? En d'autres termes, la destruction de l'environnement causée par les effets néfastes de la croissance, tels que la pollution, ne constituerait-elle pas, à long terme, un frein à la croissance économique et donc au développement ? Au cas échéant, quelles sont les mécanismes permettant de résoudre ce problème, c'est-à-dire comment concilier croissance et environnement ?

Par ailleurs, les pays en voie développement sont sur la voie d'une forte industrialisation et cela crée des inquiétudes sur le monde de demain. En fait, les pays industrialisé ont passé par le stade d'une forte industrialisation avant de passer à la tertiarisation de leur économie. De plus ils ont atteint les limites même de la capacité d'autoépuration de leur milieu. Alors, qu'en sera-t-il, si les PED doivent suivre l'exemple des PI ? Donc, compte tenu de tout cela, comment les pays en voie de développement devront-ils faire pour surmonter les nouvelles exigences en terme de protection de l'environnement dans la mesure où les coûts de protection sont très élevés alors que leur revenu peine à satisfaire leurs besoins élémentaires ?

Toutefois, il faut savoir la question de l'environnement n'a pas la même ampleur partout. Les dégâts sur l'environnement ne sont pas, partout, ressentis de la même façon. Aussi, les relations observées entre croissance et environnement peuvent-elles différer d'un pays à un autre rendant ainsi les remèdes spécifiques ou propres à chaque Etat.

Dans tous les cas, même si les discours sur la soutenabilité de l'environnement ont été nombreux, la réalité reste singulière : la finalité de l'activité économique ne saurait se confiner aux seuls objectifs dictés par le carré magique de Kaldor.

Un nouvel ordre mondial, une dimension humaine, d'inspiration darwinienne (causalisme) doivent renaître, pour prôner le respect du cadre de vie car la durabilité et les conditions d'une poursuite saine de l'activité économique supposent un espace « propre » susceptible d'accueillir les projets du futur.

Pendant longtemps, la question de l'environnement a été longtemps occultée dans les décisions politico-économiques ce qui a exacerbé les dégâts et causé beaucoup de problèmes. Certains considèrent la protection de l'environnement comme étant un luxe, d'autres (les PED essentiellement), par contre, pensent que ce n'est pas une vraie priorité. Nous comptons donc, à travers cette étude, persuader les autorités, du moins celles des PED, que la question de l'environnement est primordiale et ne doit pas donc être reléguée au second plan d'autant plus que beaucoup de défaillances économiques trouvent leur explication dans les multiples atteintes sur l'environnement. Nous voulons, ainsi, montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre croissance et protection de l'environnement ; tout dépend des moyens, des techniques et des stratégies qu'on utilise pour satisfaire les besoins.

Plus simplement, cette étude servira à éclairer la politique et à aider à une prise de décisions en vue d'un développement économique viable, socialement équitable et écologiquement rationnel ; un développement qui ne sacrifie ni les générations présentes ni ne compromet le Bien-être de celles du futur, mais qui allie efficacité, propreté et sobriété dans l'usage des ressources.

Mais, à la possibilité d'agir s'attache un impératif de vigilance au risque d'étouffer la croissance économique et donc le progrès économique. Car la protection de l'environnement ne doit pas compromettre la croissance de l'économie - nécessaire pour la satisfaction des besoins.

Aujourd'hui beaucoup de pays ont parvenu, à travers des politiques environnementales efficaces et incitatives, à intégrer la protection de l'environnement dans les priorités économiques, et partant ont pu allier croissance et protection de l'environnement. On peut, à cet effet, citer l'Allemagne, notamment avec la politique de labellisation (« Ange bleue »), et aussi la France avec le « marketing vert ». D'autres pays, également, se sont retournés vers les ressources renouvelables qui sont moins pollueuses et plus sûres, mais, certes, plus couteuses.

D'ailleurs, il ne sert à rien d'économiser des ressources qui, de toute façon, sont épuisables et dont les prix ne cesseront de croître du fait de leur raréfaction progressive. Cela ne fait que transférer le problème dans les comptes des générations du futur. Une solution définitive s'impose.

Ainsi, beaucoup d'exemple montrent qu'il est possible de relever en même temps ces deux défis majeurs que sont croissance et protection de l'environnement. Ceci nous conduit, donc, à avancer les hypothèses suivantes :

Par l'utilisation des ressources renouvelables et en misant davantage sur la technologie, on peut aboutir à : mieux être qualitatif et mieux vivre économique.

Toute amélioration de l'environnement se traduit à long terme par une augmentation de la production et donc une croissance.

En diminuant, ou en modifiant, pour dire substituer, les forces de contribution de certains secteurs polluants dans l'économie, ont peut aboutir à cet idéal.

L'activité économique n'accélère pas l'entropie2 si elle se trouve dans les limites des capacités de régénération de ces cycles.

La croissance économique, même si elle respecte les critères environnementaux et ne

provoque pas d'accroissement de la consommation des ressources naturelles ou de production de déchets, ne sera peut être pas suffisante pour prévenir un effondrement environnemental à long terme. On doit aussi imposer des contraintes aux comportements de l'Homme.

Dès lors, l'accomplissement de ce travail a nécessité une longue revue de la littérature sur la question, des entretiens très avancés avec des spécialistes et des visites dans les structures agréées dans ce domaine, notamment, la direction de l'environnement et des établissements classés, la direction de l'analyse, de la prévision et des statistiques, la direction de l'énergie, le centre de suivi écologique (CSE). Nous avons également exploré le champ « Internet » et, ainsi, consulté de nombreux sites sur l'environnement.

2 En thermodynamique, grandeur qui mesure la dégradation de l'énergie d'un système. L'entropie mesure le degré de désordre d'un système par rapport à son état initial probable.

Cependant, la méthode qui sera utilisée dans cette étude consistera, après une revue de la théorie sur la question de l'environnement, à faire un test économétrique sur la relation entre la croissance économique et un indicateur de dégradation de l'environnement : la pollution. Pour cela, nous avons choisi la zone d'étude Sénégal - qui depuis quelques années fait de nombreux efforts en matière de protection de l'environnement et, aussi, qui a ratifié le protocole de Kyoto - et le cas de la pollution de CO2 - qui est l'un des gaz à effet de serre les plus graves et où effectivement il existe des données pour le Sénégal. Ces tests seront réalisés avec le Logiciel E-views.

En conséquence, ce travail est divisé en trois chapitres. Dans un premier temps, nous exposerons les dégâts de la croissance sur l'environnement et les difficultés liées à la protection de l'environnement. Ce qui nous permettra dans un second temps de passer en revue les différents instruments de politiques environnementales et leurs limites pour enfin dans un troisième et dernier temps faire des recommandations suite aux résultats de l'analyse économétrique.

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