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Croissance economique et protection de l'environnement : le cas du CO2 au Sénégal

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par Mouhamadou Moustapha LO
Université Gaston Berger -  2008
  

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CROISSANCE ET ENVIRONNEMENT :
UNE POLITIQUE DIFFICILE

Introduction

Depuis quelques siècles la politique de croissance économique a été fortement soutenue par les nations. Si cette croissance a des mérites, il faut, néanmoins, savoir qu'elle est à l'origine de plusieurs perturbations. Elle n'a pas beaucoup aidé à extirper le dénuement et les inégalités dans le monde. On constate l'enrichissement d'une minorité de personnes et la subordination d'une majorité. De plus, elle porte gravement atteinte à l'environnement.

Nous traiterons, respectivement, dans ce chapitre, les effets néfastes de la croissance sur l'environnement, les limites de la croissance et les difficultés d'administration de la nature.

Section 1 : Une croissance économique attentatoire à l'environnement

Définition

François PERROUX définit la croissance économique comme étant l'augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues, d'un indicateur de dimension : « le produit global net en terme réel ». Cette croissance semble ne laisser aucune place à l'environnement. Or, la pollution3 qu'elle induit influe négativement sur, pratiquement, tous les secteurs de l'économie et sur le Bien-être des populations - ce qui empêche même sa poursuite durable.

I / Les dommages de la croissance sur l'environnement Il y a les effets directs et les effets indirects.

A / Les effets directs de la croissance sur l'environnement

Il s'agit notamment de la destruction de la couche d'ozone, du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité.

3 e
·

L Article L.2.25 du Code de l'environnement au Sénégal définit la pollution comme : « toute contamination ou

modification directe ou indirecte de l'environnement provoquée par tout acte susceptible : d'affecter défavorablement une utilisation du milieu profitable à l'homme ; de provoquer ou de risquer de provoquer une situation préjudiciable à la santé, à la sécurité, au bien être de l'homme, à la flore, à la faune, à l'atmosphère, aux eaux et aux biens collectifs et individuels ». Article L.2.25 du Code de l'environnement au Sénégal

Croissance économique et protection de l'Environnement
1 / Pollution et destruction de la couche d'ozone

La couche d'ozone est une mince couche gazeuse stratosphérique, où la concentration d'ozone (O3) est maximale, protégeant la surface terrestre du rayonnement ultraviolet solaire. Elle se trouve entre 20 et 30km d'altitude. Elle est extrêmement fragile du fait de sa faible concentration en ozone (O3).

Cependant, la pollution entraîne une destruction de cette couche via notamment les réactions qui s'effectuent entre l'O3 et les composés des polluants. Cela expose ainsi les hommes aux rayons solaires et, partant, provoque de nombreux problèmes tels que maladies de la peau.

2 / Réchauffement climatique

Le réchauffement climatique signifie plus d'énergie dans l'atmosphère et les océans, l'augmentation des vagues de chaleur, l'élévation du niveau de la mer par dilation thermique des océans, l'augmentation des précipitations dans les zones qui en reçoivent beaucoup et, à l'inverse, une raréfaction des précipitations dans les zones déjà peu arrosées.

Pendant 10.000 ans, la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère est restée stable à quelques 280ppmv (partie pour million par volume) et la température de la surface terrestre ne s'était réchauffé que de 0.6°C (en 1800). Mais, après la révolution industrielle, elle a augmenté rapidement et dépasse désormais 380ppmv. A cause de cela - et d'autres gaz à effet de serre mineurs - la surface de la terre s'est réchauffé de 0.75°C. Selon les prévisions du GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) - compte tenu du rythme de croissance actuel - la température moyenne du globe augmentera d'environ 3°C d'ici 2100 par rapport à 1980-99 ; il est possible que la hausse soit plus marquée. En outre, il prévoit une hausse de 50% des émissions de gaz à effet de serre (GES). Toujours poursuit-il les coûts du réchauffement climatique pourront atteindre jusqu'à 5% du futur PIB mondial.

Par ailleurs, un réchauffement planétaire moyen de deux degrés Celsius (2°C) aurait pour effet :


·:* D'accroître : les risques de famine pour des millions de personnes, les problèmes de paludisme pour des centaines de millions d'autres, les risques d'inondation pour des millions de personnes et les risques de pénurie d'eau pour des milliards d'autres.

Les dommages seront principalement subis par les pays en développement et les populations les plus pauvres, en particulier en Afrique sub-saharienne, en Asie du Sud, et dans certaines zones d'Asie du Sud-est et d'Amérique latine.

Toutefois, ces experts pensent que pour limiter les conséquences, il faut stabiliser la concentration de dioxyde de carbone (CO2) à 400ppmv maximum, ce qui correspond à un réchauffement de la planète d'environ +2°C.

3 / L'atteinte à la biodiversité

La biodiversité est une contraction de « diversité biologique ». Elle désigne la variété et la diversité du monde vivant. Dans son sens le plus large, ce mot est quasi synonyme de « vie sur terre ».

Cependant, les actions de l'homme sur l'environnement et la pollution atmosphérique accentuent la disparition et la raréfaction de certaines espèces, animales ou végétales. Ce qui signifie une perte de biodiversité. Ainsi, les spécialistes estiment que les activités humaines ont porté le taux d'extinction des espèces à un niveau supérieur de 1 000 à 10 000 fois au taux naturel.

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