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Croissance economique et protection de l'environnement : le cas du CO2 au Sénégal

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par Mouhamadou Moustapha LO
Université Gaston Berger -  2008
  

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CONCLUSION GENERALE

L'économie quoique ne prétendant pas à valider quelque système de valeur que se soit, ne saurait désormais éluder la question de la responsabilité des générations présentes et du Bien-être des générations futures. Un modèle de développement durable doit satisfaire les générations présentes et futures. Il ne devrait, toutefois, pas se poser un arbitrage entre le développement et l'environnement comme c'est le cas de l'inflation et le chômage (dilemme inflation-chômage). Il s'agit tout simplement de réconcilier deux politiques concourantes à un même objectif : le Bien-être collectif.

Définir le développement comme l'évolution d'une société qui utiliserait ses gains de productivité non pour accroître indéfiniment une production génératrice de dégradations de l'environnement, d'insatisfactions, de désirs refoulés, d'inégalités et d'injustices, mais pour diminuer le travail de tous en partageant plus équitablement les revenus de l'activité, ne constitue pas un retour en arrière par rapport à la critique du développement actuel. Cela ne condamne pas à rester à l'intérieur du paradigme utilitariste, si les gains de productivité sont obtenus sans dégrader ni les conditions de travail ni la nature. A partir du moment où l'on admet que l'humanité ne reviendra pas à l'avant-développement et que, de ce fait, les gains de productivité existent et existeront, leur utilisation doit être pensée et rendue compatible avec la reproduction des systèmes vivants.

Ainsi, la lutte pour la préservation de l'environnement n'est pas un combat contre le développement. Il ne s'agit pas de produire moins, mais de produire différemment. En fait, la lutte est engagée contre les externalités négatives qu'engendre le développement. La poursuite du développement est souhaitable mais pas au prix d'un sacrifice de l'environnement. Nous devons donc développer des outils encourageant le développement mais n'affectant pas le milieu naturel, pour ainsi dire, une promotion de l'éco-développement. Il faut savoir qu'un taux de croissance élevé (du PIB) n'est pas forcément synonyme de développement ou de Bien-être collectif. Il ne faut donc pas avoir le fétichisme du chiffre : 2% de croissance qui profite à tous, c'est peut-être mieux que 8% accaparés par quelques uns. Il faut cependant dire et répéter que la croissance des richesses produites est un formidable levier pour améliorer le sort de tous. Mais cela ne se fait pas sans des choix politiques qui disent clairement comment la croissance doit être utilisée ou au service de quels idéaux collectifs elle doit être mise.

Toutefois, la lutte ne doit pas être solitaire mais solidaire puisque les dégâts sur l'environnement affectent en même temps tous les pays du monde. Les hommes peuvent être individuellement innocents et collectivement responsables, tous coupables et victimes en même temps. Mais il faut observer quelques vigilances en se sens que les problèmes ne sont pas les mêmes selon les pays et partant les stratégies de lutte doivent différer. Les pays en développement ne doivent pas être les boucs émissaires. En réalité, ils n'ont pas, pour autant, détruit leur environnement et donc ne doivent pas subir les mêmes contraintes que les autres. Le prix du respect de l'environnement (les normes) ne doit léser personne. Il doit être relatif, équitable et être à la portée des moins avancés.

D'une façon générale, si l'on veut harmoniser l'expansion économique et la protection de l'environnement, il convient de reconnaître que la croissance peut comporter des avantages pour l'environnement et que la santé de l'environnement naturel est profitable à l'économie. Or, ce combat n'est pas encore gagné. L'environnement reste toujours un défi mondial.

A partir du moment où la croissance menace la reproduction de la nature, elle se trouve confrontée au caractère réel des flux (matériels et énergétiques) qu'elle transforme et, au très long terme, des phénomènes naturels. Elle est condamnée à redécouvrir qu'elle n'a pas seulement une dimension monétaire, mais qu'elle prélève aussi, transforme et rejette des flux réels et qu'en cela elle interfère avec les cycles naturels assurant la reproduction de la biosphère. A cet égard, un auteur disait : « la course effrénée à la croissance économique va atteindre son summum, et alors l'homme découvrira que l'argent n'est pas synonyme de Bien-être, encore moins de développement. Quand le dernier arbre sera coupé, la dernière rivière empoisonnée, les capacités d'autoépuration du milieu naturel dépassées et le dernier poisson mort, alors l'homme saura que l'on ne se nourrir pas seulement d'argent ».

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