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Croissance economique et protection de l'environnement : le cas du CO2 au Sénégal

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par Mouhamadou Moustapha LO
Université Gaston Berger -  2008
  

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Section 3 : Quelques recommandations générales

 

Equilibré le triangle de développement durable

Pour rendre le développement plus durable, il faut équilibrer le triangle de développement durable, c'est-à-dire de peser l'aspect social (insertion, promotion et gouvernance), économique (croissance, efficience et stabilité et environnement (biodiversité, ressources naturelles et pollution)

Aspect économique

Aspect social Aspect environnemental

Améliorer la recherche environnementale

La recherche environnementale est celle qui se préoccupe de comprendre les relations entre l'homme et son milieu, entre l'homme et ce qui l'entour : comprendre le présent et le passé pour pouvoir agir intelligemment sur le futur.

Education Relative à l'Environnement (ERE)

Le but de l'éducation relative à l'environnement est de former une population mondiale consciente et préoccupée de l'environnement et des problèmes qui s'y rattachent, une population qui ait les connaissances, l'état d'esprit, les motivations et le sens de l'engagement qui lui permettent de travailler individuellement et collectivement à résoudre les problèmes actuels, et à empêcher qu'il ne s'en pose de nouveaux. (UNESCO-PNUE, 1976).

Lutter contre la pauvreté

La pauvreté, surtout dans les PED, modifie, d'une part, les priorités (la protection de l'environnement devient un « luxe » que ces pays ne peuvent pas s'offrir dans bien des cas) et, d'autre part, empêchent que les réglementations protectrices, même lorsqu'elles existent, soient effectivement appliquées par les gouvernants. Donc la lutte contre la pauvreté est tout à fois un impératif moral et une nécessité pour la sauvegarde de l'environnement. « sans bonne protection de l'environnement, pas de développement viable ; sans développement, pas de protection de l'environnement qui vaille.

 

Miser sur la technologie

Comme nous l'avons vu précédemment, la concentration de CO2 augmenta avec la croissance économique, il faut donc, après l'application de mesures incitatives, promouvoir des technologies plus propres et plus efficaces, susceptibles de protéger la nature tout en faisant progresser le développement comme le montre la figure ci-dessous.

Figure 8 : rompre le lien entre croissance et dégradation de l'environnement

Indice quantitatif

Temps

Application Adoption de techniques

de mesures plus propres et

d'incitation à plus efficaces
la protection de

l'environnement

La technologie joue donc un grand rôle dans la lutte contre la dégradation de l'environnement particulièrement celle contre la pollution atmosphérique, en passant par des innovations de procédés (techniques) et de produits (les écolabels). De nombreux gouvernements considèrent l'innovation technologique comme l'un des principaux leviers sur lequel il faut s'appuyer pour promouvoir l'éco-développement, notamment à travers les implications suivantes :

technologie -, énergie pollution -, l' croissance économique un bien-être

Néanmoins, pour encourager les entreprises à innover, il faut également introduire des
réformes fiscales. Ces dernières peuvent favoriser l'innovation technologique et motiver le

secteur privé à investir dans la R&D ou dans les équipements propres.

 

Relativiser les mesures de protection

Un spécialiste indien disait : « jusqu'à présent les ressources communes ont été gratuites, ce
qui a aidé à l'industrialisation des premiers arrivants. Les négociations en cours visent à

.'enclore" ou à restreindre l'usage de ces ressources ce qui se traduit par des coûts plus élevés d'industrialisation pour les nouveaux arrivants (et ceux qui sont sur la voie). Il faut donc une répartition du fardeau imposé par la préservation de l'environnement, "équitable, mais asymétrie" au bénéfice du Sud ».

Efficacité dans l'utilisation des ressources naturelles

Plus qu'un devoir morale, la protection de l'environnement à travers la modération dans l'utilisation des ressources naturelles a dépassé le cadre d'un acte civique et se profile à l'horizon d'un comportement économique. Le paradigme absolu de l'économie réside dans le fait que les ressources sont rares et les besoins illimitées. C'est dans cette hypothèse fondamentale dépourvue de toute considération critique, que l'économie fut réellement construite.

Par conséquent, un développement économique fondé sur une utilisation absurde des ressources ne peut se poursuivre indéfiniment sans remettre en péril la capacité de survie de la planète. Il se pose un problème de gestion efficiente des ressources. Il faut changer, sans tarder, les modèles de croissances anciennes si l'on veut préserver l'intégrité à, long terme des, des systèmes naturels qui assurent le maintien de la vie sur terre.

Liée la politique économique et l'environnement : intégrer la variable
environnement

Pour assurer une croissance « viable » qui soit compatible avec les besoins des populations et les contraintes de la nature, il faut faire en sorte qu'un lien systématique s'établisse entre les politiques économiques et celle de l'environnement et ceci à tous les niveaux de l'administration dans tous les secteurs de l'économie.

 

Vers un « PIB vert »

Le « PIB vert » a été formule au sommet de « l'Arche » en 1989 par les chefs d'Etat des sept pays les plus industrialisés. Il s'agit d'un indicateur synthétique qui synthétise les données sur l'environnement en vue d'une édification à la prise de décision des pouvoirs publics et d'une évaluation stricte du niveau de production nationale incorporant tous les coûts et tous les facteurs en particulier le facteur naturel. Il s'agit, bref, d'une mesure destine à intégrer l'environnement dans la politique économique de sorte l'évaluation des progrès puisse refléter les vraies performances.

Développement « désirable »

La définition classique du développement durable issue de la commission Brundtland (1987) peut apparaître dépassée. En effet, il ne s'agit plus de viser la satisfaction des besoins lointains des générations futures mais la satisfaction actuelle des besoins : il ne s'agit plus d'anticiper des problèmes mais de les résoudre définitivement. Autant aujourd'hui proposer des solutions efficaces et définitives plutôt que de renvoyer l'étude aux générations futures.

Ainsi le développement durable peut laisser place au « développement désirable » qui regroupera l'ensemble des solutions viables aux problèmes environnementaux et sociaux que connait la planète. Ce nouveau modèle de développement, facteur de croissance économique et d'emploi serait une véritable « économie ouverte », basée sur l'économie sociale et solidaire, la dématérialisation, le ré-emploi-réparation-recyclage, les énergies renouvelables, le commerce équitable et la relocalisation

Deux attitudes à éviter

Les inquiétudes au sujet de l'environnement grandissent souvent de manière très désordonnée, très individualiste. Le sentiment d'ignorance et d'impuissance grandissent et cela conduit à deux attitudes dangereuses et qu'il faut bien éviter :

- Celle du protectionnisme excessif : « il faudrait tout protéger, tout conserver, au détriment du développement des sociétés humaines » ;

- Celle, au contraire, du « tant que rien n'est prouvé, continuons à produire, continuons à gaspiller ou à utiliser sans souci les ressources, faisons confiance absolue dans la technologie qui résoudra les problèmes au fur et à mesure qu'ils se présenteront ;

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