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Etude des causes et conséquences socio-économiques de l'expansion des bidonvilles dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince

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par Eliccel PAUL
CTPEA - DES 2002
  

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2.7.- Échec de tentative d'amélioration du problème de logement

Les quelques rares institutions qui offrent le crédit immobilier ne sont pas accessibles aux catégories de gens de petites bourses. Ces institutions exigent trop de conditions auxquelles cette catégorie de gens ne peut satisfaire. La seule opportunité qui leur reste, c'est de se procurer un logement sous-normal pour les mêmes raisons que nous avons évoquées plus haut.

Les banques commerciales qui offrent le service de crédit visent seulement la catégorie des gens solvables et au taux d'intérêt élevé allant jusqu'à 30% l'an, suivant un échéancier très court variant entre 24 et 60 mois. Pour pallier ces contraintes financières en matière de logement, les décideurs ont créé en 1985 la BCI qui est une banque de crédit immobilier dont l'objectif principal était d'assurer le financement des projets d'immobilier et le développement du secteur de la construction. C'est ainsi que malgré le désintérêt du secteur privé vis à vis du secteur de la construction, on a pu répertorier une série de projets qui ont été exécutés comme par exemple :

v La construction du village des Meems réalisée par la MARKA.

v Le village ULDEKA situé à Delmas 33 (zone Charbonnières)

v Le projet du village TECINA.

v Le morcellement des terrains des grandes villas des zones du Juvenat, de Turgeau, de Chemin des dalles pour ériger des unités d'habitation.

Ce sont les gens à haut et moyen revenu qui ont pu bénéficier de ces constructions. Mais les gens à faible revenu constituant le véritable problème, continuent d'utiliser les terrains marécageux, situés dans les flancs de colline à titre d'affermage ou bien des terrains qu'ils envahissent pour se construire des habitats précaires.

Aujourd'hui, il est vrai qu'on reconnaît l'existence de quelques institutions comme la SOGEBEL qui finance des projets de logement, mais là encore, les gens à faible revenu ne font pas partie de leur clientèle, car ils ne remplissent pas les conditions de garantie exigées par ces institutions. L'une des premières conditions de garantie suppose que l'on travaille dans le secteur formel des activités économiques, alors que la plupart des gens appartenant à cette catégorie sociale mènent une vie d'expédient ou des activités dans le secteur informel qu'on appelle couramment en Haïti, le business. Donc, au départ, ces gens là sont déjà écartés. On peut dire entre autres, que le secteur privé n'a pas travaillé assez dans le sens d'un développent harmonieux de la ville de Port-au-Prince du point de vue de logement.

Le secteur public a pour sa part créé, depuis les années 50, un office d'administration des cités ouvrières (OACO). Cet organisme devait être restructuré au début des années 1965 pour devenir l'Office National du Logement chargé de pouvoir et d'autonomie pour agir avec délibération dans le domaine de logement selon le programme du gouvernement haïtien. Un fait saillant qui a marqué cet organisme, c'est que le budget qui lui était alloué ne lui permettait pas de remplir sa mission convenablement. Ce qui fait que l'office est réduit à un simple agent distributeur de terrain aux ménages défavorisés. Mais vers l'année 1976, l'Etat haïtien a élaboré un plan de développement pour la ville de Port-au-Prince. En ce sens, deux projets ont pu être exécutés :

v La réhabilitation du quartier de St Martin (1970-1982 ), 879 logements avaient été construits (financement FENU).

v Cité soleil (projet Drouillard 1982 -1986), 754 logements (financement FENU) et l' EPPLS.

On a vue que les différentes tentatives d'amélioration de la situation, n'ont pas empêché la bidonvilisation de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince. Les anciens quartiers au contraire se dégradent pour devenir des zones insalubres. Et même les cités construites par le secteur public, n'ont pas pris beaucoup de temps pour devenir des bidonvilles, c'est le cas du projet Drouillard par exemple. Les efforts qui ont été consentis dans le but de créer des organismes pour résoudre le problème de logement n'ont pas pu accomplir leur mission. Le gros problème reste encore non résolu, parce que les bidonvilles de l'aire métropolitaine de Port-au-Prince continuent à proliférer et d'autres sont en train de naître.

Toutefois, il faut admettre que malgré l'état critique de la situation du logement à Port-au-prince, des tentatives louables ont été faites en vue de stopper la prolifération des bidonvilles dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.


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