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Les enquêtes 123 dans la construction des comptes économiques locaux: expériences du programme ECOLOC

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par Hugues KOUADIO
ENSEA, Abidjan - Etude et recherche 2008
  

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Introduction

Dans les pays développés en général, les travaux sur les comptes économiques locaux se sont focalisés sur la ville. Ces travaux se sont intéressés à la mesure de la contribution des villes au développement économique. Ils peuvent être classés en trois grands groupes : ceux qui se sont focalisés sur la caractérisation des échanges notamment par type d'agents dans la ville ; ceux qui privilégient l'élaboration d'agrégats économiques locaux pour déterminer ensuite la contribution de ces espaces infranationaux à la création de richesse nationale ; ceux qui privilégient une analyse systémique prenant en compte les effets de rétroaction des activités économiques urbaines sur les agrégats macroéconomique nationaux.

Les résultats sont significatifs et pertinent avec moins de problèmes conceptuels et de disponibilité statistique. La prise en compte de l'espace dans les travaux de planification nationale s'est imposée depuis grâce à la mise en place des politiques d'aménagement du territoire et de développement régional.

Dans le Tiers-monde en générale, la question des indicateurs du développement économique local est de plus en plus d'actualité depuis la mise en place des politiques de décentralisation. L'information socio économique à l'échelle locale est indispensable pour la conduite de politiques économiques locale axées autour du marketing territorial, de la compétitivité des territoires et de la génération des revenus préconisés par le contexte institutionnel de la décentralisation. De plus l'Etat dans sa mission de stabilisation et de redistribution nationale se doit de disposer d'indicateurs de développement économique local et ce d'autant plus que les divergences dans les structures et les évolutions des espaces infranationaux vont de plus en plus s'affirmer.

Or les informations socio-économiques dans les pays en développement et en Afrique en particulier, n'ont aucune dimension spatiale. Elles recouvrent le pays en entier et concerne les indicateurs de gestion macroéconomique. Les entités décentralisées disposent rarement d'un système d'information économique et sociale permettant de développer des stratégies locales, basées sur une bonne connaissance des tissus économiques locaux. Les Recensements Généraux de la Population et de l'Habitat (RGPH) sont réalisés au mieux tous les dix ans et les comptes économiques nationaux encore perfectibles ne peuvent se prêter à un exercice de désagrégation.

Par ailleurs, les chercheurs sont confrontés à la difficulté de quantification de la contribution du secteur informel ; sa contribution à la production de richesse est peu ou pas prise en compte. Cette contrainte est majeure dans le cas d'élaboration de compte des villes d'autant plus que le secteur informel est principalement urbain. Cette production du secteur non structuré concerne une grande partie de la production de la ville. Sa sous-estimation biaiserait fortement la production de villes.

Nous nous proposons, dans le cadre de ce papier, d'apporter des éléments de réponse pour la prise en compte du secteur informel dans l'élaboration des comptes économiques locaux à travers l'expérience de la démarche Ecoloc. La démarche ECOLOC est un programme de relance des économies locales qui vise à appuyer les collectivités locales dans l'élaboration et la mise en oeuvre des stratégies de développement économique et local. Elle a été mise en oeuvre sur une trentaine d'économies locales au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire.

On applique les même principes de la comptabilité nationale afin d'élaborer les agrégats économiques similaires à ceux qui sont habituellement construits au niveau national. Le secteur informel et des aspects des comptes de certains secteurs institutionnels sont appréhendés à travers les enquêtes de type 123. On arrive ainsi à mesurer l'importance relative des secteurs et la production locale brute des villes secondaires et de leurs hinterlands. Une schématisation des résultats montre qu'une ville côtière de 150 000 habitants avec un hinterland de 250 000 habitants produit une richesse locale d'environ 75 milliards de FCFA dans la ville et 38 milliards de FCFA dans l'hinterland alors qu'une ville sahélienne de même poids produit seulement 60 milliards de FCFA dans la ville et 30 milliards dans l'hinterland.

Le reste du papier est organisé comme suit. La première section définit le secteur informel et le mode de mesure adopté dans le cadre de la démarche Ecoloc. La seconde section expose la méthodologie d'élaboration des comptes avec la prise en compte du secteur informel. Avant la conclusion, la troisième section présente les principaux résultats des comptes de la ville et de sa zone d'influence à partir des expériences en Afrique de l'Ouest.

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