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Dépenses publiques et bonne gouvernance: cas du secteur de l'éducation de base au Burkina Faso

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par Aissata COULIBALY
Université de Clermont 1- CERDI - Master Economie du Développement 2008
  

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E. Conclusion de la sous partie et recommandations.

L'analyse précédente de la gouvernance d'un point de vue sectoriel au niveau de l'éducation, nous a permis d'appréhender les forces et les faiblesses du système, de déceler les situations à même de favoriser les fuites et de comprendre le rôle important jouer par les acteurs non étatiques ONG et APE notamment. Le secteur de l'éducation est assez bien déconcentré même si la décentralisation au niveau des communes reste un objectif à atteindre. Parmi les obstacles à une meilleure gouvernance, nous pouvons retenir entre autres, la répartition non transparente des allocations, la mauvaise circulation de l'information entre les différentes entités déconcentrés et l'administration centrale d'où sa mauvaise diffusion. Concernant le contrôle, le manque de moyens financiers et matériels est à la base de son mauvais fonctionnement et le fait également que le MEBA n'opère pas de suivi des recommandations faites par les différentes instances de contrôle telles que la Cour des comptes, ce qui ne peut que constituer un cadre favorable aux fuites.

De ces différentes failles, nous pouvons donc proposer les recommandations suivantes,

ü La mise en place d'un cadre de concertation entre les différents services déconcentrés et le MEBA afin d'asseoir un système efficace de partage de l'information, de sa diffusion ainsi qu'une règle de répartition cohérente des allocations au niveau de chaque région qui seraient suivi par eux.

ü Le gouvernement devrait renforcer les capacités de l'inspection générale des services en terme de capacités (moyens humains techniques et financiers) vu le rôle stratégique de l'éducation de base pour la réduction de la pauvreté qui n'est plus à démontrer.

ü Le suivi des recommandations faites par les différentes instances de contrôle.

ü Une meilleure coordination entre les différents acteurs qui interviennent dans le financement de l'éducation ainsi que l'Etat. Ces acteurs pourront essayer de fédérer le contrôle de l'exécution des dépenses.

ü Les PTF pourront notamment appuyer le gouvernement en matière de contrôle et de suivi des crédits délégués en temps que mesures d'accompagnement à la déconcentration.

ü Finalement, il serait plus pertinent de mettre en oeuvre en partenariat avec l'INSD des enquêtes de suivi des dépenses au niveau de l'éducation fiables et de bonne qualité qui permettent d'apprécier la traçabilité des fonds telles que les PETS (Public Expenditure Tracking Survey), ce qui n'a pas encore été fait et limite l'estimation des fuites.

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