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Le projet de zone monétaire unique en afrique de l'ouest: fondements, état des lieux et analyse prospective

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par Souleymane DABONE
Institut Diplomatique des Relations Internationales (IDRI) - Diplôme d'Etudes Superieures en Diplomatie et Relations Internationales 2007
  

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I.3. La structure du commerce extérieur

Le tableau 1 (sur la page qui suit) montre la part importante qu'occupent les biens primaires dans les exportations des pays membres de la CEDEAO.

Au Sénégal par exemple, les produits halieutiques représentent le tiers des exportations. Et bien que cela puisse faire l'objet d'une transformation sur place et générer de la valeur ajoutée, la proportion de poissons entiers frais ou congelés dépasse 85 %. Au Burkina Faso, Mali, Bénin et Togo, le coton atteint ou dépasse 50% du montant des exportations. Sur les millions de tonnes produites par la région, 95 % sont exportées sous forme de coton fibre, sans faire l'objet d'aucune transformation. La proportion est identique en ce qui concerne les grains, qui ne sont pas plus utilisées dans les chaînes agro-alimentaires régionales que ne le sont les tourteaux. La Côte d'Ivoire, quant à elle, dépend toujours fortement de la demande de cacao et de café malgré la crise interne qui la secoue depuis 2003. Les exportations nigérianes d'hydrocarbures représentent de leur coté 94 % des recettes d'exportations du pays. Le tiers de ce total est ensuite réimporté après avoir été raffiné à l'étranger.

Pour certains auteurs, la prédominance des hydrocarbures dans les exportations du Nigeria, fait que cette dernière sera un poids pour les autres Etats membres de la CEDEAO

dans le cadre d'une Union monétaire, en référence au critère de la symétrie des chocs ; même si la réserve commune de devises peut être utilisée en cas de chocs externes.

Tableau 1 : Principaux produits exportés de 13 Etats membres de la CEDEAO en 2003

Pays

 

Produits dont la part dans les exportations extra-CEDEAO est d'au moins 10%

Bénin

 

Coton (59%) ; noix de cajou, de coco, du Brésil (11%)

Burkina Faso

 

Coton (64%)

Côte d'Ivoire

 

Cacao (61%)

Guinée-Bissau

 

noix de cajou, de coco, du Brésil (85%)

Mali

 

Coton (85%)

Niger

 

Uranium (54%) ; animaux vivants (20%)

Sénégal

 

Pétrole raffiné (16%) ; dérivés du phosphore (12%)

Togo

 

Ciment (29%) ; coton (13%)

Gambie

 

Arachide (17%)

Guinée

 

Aluminium (60%)

Ghana

 

Cacao (52%)

Nigeria

 

Hydrocarbures (94%)

Sierra Leone

 

Diamants (58%) ; café (22%)

 

Source : Nations Unies, base contrade, www.intracen.org

 

Si on peut affirmer avec Diallo (1996), Ouédraogo (1999), et Dedehouanou (2002) que la CEDEAO ne constitue pas une zone monétaire optimale (ZMO), on peut aussi soutenir qu'avec ses caractéristiques propres, elle offre un argument pour construire une Union monétaire. En effet, les obstacles à la mobilité des facteurs de production, le mauvais fonctionnement du marché du travail, les causes de l'extrême extraversion de la zone, notamment le poids des produits primaires et la faiblesse du commerce intra régional, peuvent être levés dans le cadre d'une plus grande intégration des économies en Afrique de l'Ouest. Même si, pour ces auteurs la chose n'est pas explicitement exprimée, elle transparaît cependant à travers ces notes de Ouédraogo (2003) pour qui : «à la notable exception du Nigeria, (...) l'extension de l'UEMOA à tout autre Etat de l'Afrique de l'Ouest se traduira par

un relèvement du critère (importance des échanges réciproques) et donc un progrès vers l'optimalité de la zone monétaire».

Vu que la théorie est orientée sur le non recours à l'instrument taux de change, quels avantages la CEDEAO peut elle avoir à abandonner le taux de change comme instrument de stabilisation face aux chocs externes ?

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius