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Niveau, formation et évolution de la liquidité interne en RDC de 1980 a 2007

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par Jerome MONGA KISUBA
Université de Goma - Licence 2010
  

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III.3.3. LA REFORME MONETAIRE DE SEPTEMBRE 1983

Cette troisième grande opération de redressement monétaire a consisté essentiellement en la modification de la parité de 1Z = 0,1575 DTS en vigueur le 22 juin 1981 à 1Z = 0,03542 DTS en Septembre 1983, soit une dévaluation de 77,5% jusqu'à la fin de cette dernière année, le Zaïre ne s'était que très entament déprécié par rapport au dollar américain. L'écart entre le taux officiel et le taux parallèle s'était progressivement réduit grâce à une amélioration des apports en devises favorisée par la libéralisation des échanges extérieurs. Ces mesures de Septembre 1983 s'étaient inscrites dans le cadre d'un programme conclu avec le FMI. La persistance des déséquilibres nécessita la mise en place d'un autre programme en 1987, dont l'exécution fut rapidement interrompue en 1988 pour cause de non satisfaction des critères de performance convenus avec le FMI.

III.3.4 LA REFORME D'OTOBRE 199389(*)

Le contexte économique qui a prévalu avant cette réforme monétaire était invariablement le même comme pour les réformes précédentes, à savoir : le recul de l'activité de production, la détérioration des finances publiques, l'aggravation de l'inflation du fait de la monétarisation des déficits publics, la précarité des réserves de change, etc.

Cependant, deux problèmes nouveaux plus alarmants étaient apparus : un gonflement malsain des dépôts bancaires à partir des opérations de virement désordonnées, initiées par le Trésor public, et l'incapacité croissante des banques à répondre aux demandes de retraits des fonds exprimées par la clientèle en dépit d'une très forte circulation fiduciaire dans l'économie.

Les mesures monétaires prises en octobre 1993 ont consisté principalement en un réajustement de la parité de l'émission d'une nouvelle unité monétaire, le «  Nouveau Zaïre », au taux de 3 NZ=1USD, la parité interne était de 1NZ = 3.000.000Z. La suppression de ces zéros était conçue à la fois pour comprimer les coûts d'impression des signes monétaires et faciliter la comptabilisation et le dénouement des transactions.

Une partie des liquidités devait être gelée dans les comptes bancaires. Mais aucun contrôle strict ne fut exercé sur l'expansion monétaire. Par exemple, à la veille de la réforme monétaire, la circulation fiduciaire hors banques totalisait 27% de la masse monétaire, mais au 26 Novembre 1999 elle représentait 70% du stock monétaire. L'absence d'assainissement durable des finances publiques s'est avérée, encore une fois de plus fatale pour la réussite de la réforme monétaire. Qui plus est, au centre de cette réforme, des carences techniques fatales a retardé la mise en circulation de toute la gamme de billets prévus. L'absence par exemple des sous multiples permit aux vendeurs d'arrondir les prix aux unités supérieures. En outre, le très court délai d'échanger des billets fixés par le Gouvernement, n'autorisa point d'étendre l'opération de garder l'ancienne monnaie. Ce qui consacre l'existence de « deux espaces monétaires » différente jusqu'à la plus récente réforme de juin 1998.

* 89 - J. BUHENDWA BWA MUSHABA, « La Banque Centrale et l'économie Zaïroise »,les imprimés de Saint Paul, Kinshasa /LIMETE, octobre 1996, p 61

- BCC , op cit, P 91

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