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Analyse de la prise en compte de l'environnement, dont la biodiversité, par les ONG de développement belges

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par Salima Kempenaer
IGEAT-ULB - Master en Sciences et Gestion de l'Environnement  2010
  

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7.2.3. Les contraintes structurelles

Il a déjà été établi qu'une première difficulté faisant obstacle à une meilleure prise en compte de l'environnement dans l'appréciation des projets et programmes est le manque d'information et de formation des gestionnaires. D'autres caractéristiques structurelles et organisationnelles peuvent expliquer la faible intégration des préoccupations environnementales dans le travail du service D3.1.

En premier lieu, il faut se souvenir que si l'environnement est un des quatre thèmes transversaux prévus par la Loi de 1999, il en existe plusieurs autres (voir plus haut la description du schéma de présentation). Cette multiplicité des thématiques transversales complique le travail d'appréciation.

Deuxièmement, les gestionnaires interrogés ont signalé la complexité de certains dossiers soumis par les ONG « programmes » (dont la durée est, rappelons-le, de trois ans).

« Un gros programme, de 10 ou 15 millions d'euros, avec multiples pays, partenaires, thématiques, objectifs etc., c'est très difficile à suivre ». « Quand un dossier fait deux milles pages, dire qu'on le connaît sur le bout des doigts serait mentir. »

L'approche programmatique a donc complexifié les dossiers par le nombre de paramètres à évaluer. Les projets, plus courts, ne concernent qu'un volet et n'ont qu'un seul objectif spécifique. Leur évaluation est plus simple et plus précise, ce qui, d'après les entretiens, se reflète par le fait que le subside leur est plus fréquemment refusé.

L'organisation du système de rotation semble également poser problème. C'est surtout le cas des répartitions de dossiers survenant en raison d'un conflit entre le gestionnaire et les ONG. Le temps imparti pour réaliser l'évaluation ou le suivi en est parfois nettement diminué. Ensuite, apprécier le degré d'intégration de l'environnement dans un projet ou programme de développement pose les mêmes difficultés que l'évaluation de l'impact.

« La recherche de l'impact... C'est le St Graal. »

Les gestionnaires insistent sur l'importance des missions de terrain pour examiner, entre autres, la prise en compte effective de toutes les thématiques transversales.

« Ce qui nous permet de vraiment évaluer c'est quand on va sur le terrain et que là on voit si oui ou non, concrètement, l'ONG prend en compte l'environnement, le genre, etc. »

Enfin, les gestionnaires manquent d'outils adaptés pour apprécier l'intégration environnementale. Le seul dont ils disposent actuellement est la fiche d'appréciation. La promotion efficace du thème « genre » a conduit à la création d'une Check-list concernant l'intégration du genre dans l'identification et la formulation de projets et de programmes. Sans préjuger de la qualité de cet outil, on ne peut toutefois que constater qu'aucun outil similaire n'avait été créé jusqu'à maintenant pour l'environnement. La conception de la « boîte à outils d'intégration environnementale pour la coopération belge au développement » a pour ambition de combler cette lacune.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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