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Analyse de la prise en compte de l'environnement, dont la biodiversité, par les ONG de développement belges

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par Salima Kempenaer
IGEAT-ULB - Master en Sciences et Gestion de l'Environnement  2010
  

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7.2.2. Le service ONG et les autres groupes stratégiques

Quelle est l'influence des interactions entre différents acteurs sur le travail du service D3.1 et, partant sur leur évaluation de l'intégration environnementale ? C'est ce que nous allons aborder dans ce point. Les gestionnaires de ce service sont confrontés quotidiennement à plusieurs groupes d'acteurs qui ont leurs propres logiques.

Un premier groupe d'acteurs est celui des experts indépendants engagés pour apprécier les projets et programmes. Leur collaboration étroite avec les gestionnaires fait d'eux des acteurs clefs. Or, ces derniers ont très souvent des domaines d'expertises ou des thèmes privilégiés. Cette caractéristique transparaît bien évidemment dans leur évaluation des dossiers. Par ailleurs,

certains experts collaborent depuis longtemps avec la DGCD et les gestionnaires D3.1. La confiance qui s'établit alors peut nuire quelque peu à la qualité de l'évaluation.

« À force d'avoir toujours les mêmes experts sur les mêmes dossiers, on finit par prendre des habitudes et être un peu moins rigoureux, c'est pourquoi j'ai fini par faire appel à un nouvel expert. »

Un deuxième acteur fondamental révélé par les entretiens est le ministre de la Coopération au Développement. Ses choix et décisions sont naturellement déterminants pour le fonctionnement de l'institution. C'est aussi le cas en ce qui concerne la mise en exergue de certains thèmes transversaux.

« Chaque ministre a son dada, son fer de lance : pour tel ministre c'était le genre, pour tel autre c'était le droit des enfants, peut-être que le suivant ce sera l'environnement. [Les thèmes transversaux] C'est aussi une question de personnalités. »

Les interactions les plus importantes dans le cadre de notre recherche sont celles qui interviennent entre les gestionnaires D3.1 et les ONG. Nous avons déjà constaté que les rapports entre bailleurs de fonds et ONG pouvaient être tendus (Chetaille, 2007 ; Totté et Hadjaj-Castro, 2004 ; Delveter, Fonteneau et Pollet, 2004). Cela a été confirmé par les résultats des entretiens, qui font état de relations parfois même conflictuelles. Des tensions ou conflits peuvent conduire au transfert du dossier concerné d'un gestionnaire à un autre, réduisant parfois considérablement le temps imparti pour l'appréciation et le suivi d'un dossier. Cet état de fait doit néanmoins être nuancé. Faisant part des difficultés éprouvées par les ONG pour traduire leurs intentions sur papier, et par les gestionnaires pour les déchiffrer, un gestionnaire fit le commentaire suivant :

« Il ne faut pas oublier le dialogue humain entre les gestionnaires et les ONG, où les discussion peuvent porter sur cette problématique [l'environnement]. »

Des relations de confiance existent donc aussi entre les gestionnaires et les ONG. À l'instar des relations entre gestionnaires et experts, il faut veiller tout de même à ce qu'une entente trop manifeste n'affecte pas la rigueur du travail d'appréciation.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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