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Analyse de la prise en compte de l'environnement, dont la biodiversité, par les ONG de développement belges

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par Salima Kempenaer
IGEAT-ULB - Master en Sciences et Gestion de l'Environnement  2010
  

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7.2. Trois dimensions

7.2.1. Attitude

Dans ce point, nous tenterons d'analyser les représentations de l'environnement et de son intégration qui peuvent être dégagées du contenu des entretiens. Nous nous efforcerons aussi d'apporter quelques données sur le degré de sensibilisation des gestionnaires aux questions environnementales. Il faut cependant préciser qu'aucune des questions posées lors des entretiens ne visaient explicitement à renseigner sur cette dimension. L'analyse repose donc sur l'ensemble du discours et sur les liens établis par les interviewés.

Du point de vue de la connaissance des thématiques environnementales, les gestionnaires admettent eux-mêmes qu'ils ne sont pas mieux préparés que les représentants des ONG ou tout autre citoyen lambda.

« Nous les gestionnaires, nous ne sommes pas des spécialistes mais des généralistes. Donc on ne peut pas maîtriser toutes les spécificités, qu'elles soient géographiques, thématiques, techniques etc. »

Le poids de la sensibilisation individuelle est aussi un facteur clef. Certains fonctionnaires de la DGCD, y compris certains gestionnaires D3.1, sont connus pour la ferveur avec laquelle il s'emploie à promouvoir l'une ou l'autre cause qui leur est chère.

« Les thèmes transversaux comme l'environnement, on les évalue selon notre sensibilité. [...] C'est pour ça que pour apprécier un programme, le gestionnaire ne le fait jamais seul. »

Concernant la représentation de l'environnement, les quelques données extraites des entretiens semblent montrer que les thématiques les plus connues sont celles qui sont le plus souvent médiatisées ou qui font l'objet d'une convention internationale telles que le changement climatique, la déforestation, la désertification.

« Et puis l'environnement, c'est large aussi. Ça peut être la déforestation, l'érosion des sols etc. »

La focalisation médiatique sur certains thèmes et la succession de ces thèmes au devant de la scène du développement (le genre, les droits de l'enfant, le sida etc.) ont pour conséquence de discréditer les démarches en leur faveur et de donner une impression « d'effet de mode ».

« Toutes ces thématiques qui petit à petit doivent devenir prioritaires, ce sont des voeux pieux pour le moment. »

Enfin, il semblerait qu'il n'existe pas une vision claire de ce que devrait être l'intégration environnementale. Les remarques formulées à l'égard des dossiers (qui pointent l'absence de référence claire à l'environnement) semblent montrer que l'intégration environnementale est assimilée à la présence d'objectifs environnementaux, ne fussent-ils que secondaires.

« Puis, il ne faudrait pas non plus qu'elles [les ONG] se dispersent. On leur demande de se spécialiser donc on ne peut pas leur demander qu'elles fassent en plus de l'environnement. »

Le tableau de prise en compte des thèmes transversaux mentionné dans le point précédent risque, en posant la question de l'intégration en termes d'échelonnement des objectifs, d'alimenter cette confusion. En effet, il faut le répéter, l'objectif de l'intégration est d'améliorer la qualité des interventions et « l'intégration environnementale la plus aboutie est rarement la plus visible » (Ledant, 2008, p. 14).

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