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Analyse de la prise en compte de l'environnement, dont la biodiversité, par les ONG de développement belges

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par Salima Kempenaer
IGEAT-ULB - Master en Sciences et Gestion de l'Environnement  2010
  

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3.1.1.1.L'intégration du développement dans les sciences de la conservation

Les impératifs de développement et la réduction de la pauvreté en particulier n'ont pas échappé au monde du conservationnisme. Les organisations de protection de la nature ont été les premières à se pencher sur l'intégration des préoccupations environnementales et des objectifs de développement. Ces initiatives portent le nom de projets intégrés de conservation et de développement ou ICDP (Integrated Conservation and Development Projects). Ce type de projets a été lancé dans les années 1980 par le WWF. Le terme ICDP couvre en réalité des approches diverses telles que la gestion communautaire des ressources naturelles (CBNRM, Community-Based Natural Resource Management), l'écotourisme ou la gestion communautaire de la faune sauvage (Community Wildlife Management). Le point commun de toutes ces variantes d'ICDP est la priorité donnée à l'objectif de protection de la biodiversité. Fondées sur le modèle Nexus mentionné précédemment, ces approches impliquent toujours la mise en défens d'une partie du

territoire, privant les communautés de l'accès à certaines ressources. Pour augmenter leurs chances de succès dans l'atteinte de l'objectif principal, ces projets mettent en place des outils de participation des « communautés locales » et prévoient des activités de développements censées leur bénéficier (Hughes et Flintan, 2001, pp. 4 et 5 ; Agrawal et Redford, 2006, pp. 15-23). Depuis quelques années, une nouvelle tendance se manifeste au sein des agences de protection de la nature, la « pro-poor conservation », que l'on peut traduire par « conservation en faveur de la réduction de la pauvreté ». Cette approche se veut différente par l'angle sous lequel elle envisage la fusion des objectifs de réduction de la pauvreté et de protection de l'environnement. En effet, d'après Roe et Elliott (2006, p. 59), la « pro-poor conservation » entend mettre la conservation de la nature au service de la réduction de la pauvreté, contrairement à ce qui avait été réalisé précédemment.

Malgré des intentions bienveillantes, les projets intégrés de conservation et de développement sont la cible de nombreuses critiques. En effet, comme le soulignent Hughes et Flintan (2001) la plupart des études font état de l'échec de ces approches. D'un point de vue socio-économique, les ICDP n'ont généralement pas engendré les bénéfices escomptés pour les populations locales. Basés sur des représentations simplistes de l'organisation sociale des communautés concernées, les ICDP ont même contribué à une détérioration du bien-être de ces communautés et ont eu des répercussions néfastes sur les rapports sociaux. En outre, ces défauts de conception compromettent dans le même temps l'objectif de conservation de la biodiversité (Li, 2002 ; Gibson et Marks, 1995 ; Barret et Arcese, 1995). Si les mauvais résultats des ICDP sont certainement attribuables au manque de connaissances des contextes locaux d'intervention, ils sont aussi imputables, comme nous l'avons suggéré ci-dessus, au manque criant de connaissances scientifiques sur la nature de la relation entre pauvreté et environnement (Agrawal et Redford, 2006, pp. 32-34).

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