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Les effets des investissements directs étrangers sur la croissance des pays méditerranéens

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par Laà»la MKIMER
Université Sud Toulon Var - Master 2 recherche Macroéconomie  2009
  

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1.1.3. Firmes multinationales

Une multinationale se compose d'une société mère et de filiales ou sites dans au moins un autre pays, généralement dans de très nombreux pays même. Il importe que la société mère contrôle complètement ou en partie ces sites.

L'expression firme ou société « multinationale » apparut pour la première fois en 1960 sous la plume de D.E. Lilienthal (1960) : « De telles sociétés, qui ont leur siège dans un pays, mais qui fonctionnent et vivent également soumises aux lois d'autres pays, j'aimerais les définir ici sous le nom de sociétés multinationale ». Le sujet allait ensuite susciter une riche floraison de travaux. L'intrusion des « multinationales » dans la science économique correspondait au développement des activités des grandes entreprises américaines dans le monde au lendemain de la seconde guerre mondiale, ressenties souvent par les Européens ou les Latino-américains comme une atteinte à leur indépendance économique nationale.

En 2004, l'UNCTAD estimait le nombre d'entreprises multinationales dans le monde à 64 000, comptant quelque 866 000 filiales occupant 53 millions de travailleurs. Avant, les filiales étaient surtout des répliques de la société mère et servaient leur marché régional. Aujourd'hui, les firmes multinationales se forment et croissent par annexions

d'entreprises, rachats, fusions et autres alliances stratégiques sont des conglomérats représentant une concentration énorme de capital. Elles évoluent pour devenir des chaînes de production complexes, les filiales se spécialisant dans l'un ou plusieurs maillons de la chaîne.

Ce sont aussi des structures qui permettent des transferts de capitaux et de technologies. On peut ainsi produire des composantes différentes dans des pays très variés en vue d'optimiser les potentialités de chaque contexte de production.

Pour développer leur stratégie à l'échelle mondiale, les FMN réalisent des Investissements Directs à l'Etranger. A travers les quels la multinationalisation entrainent des conséquences plus ou moins positives ; selon que le pays soit indépendant ou en développement ; à savoir : les firmes peuvent créer des emplois grâce à l'implantation et aux petites entreprises soustraitantes, elles introduisent de nouvelles technologies , elle stimulent la concurrence et obligent les entreprises nationales à être plus dynamiques ,elles se maintiennent à la pointe du progrès en matière de salaire, d'avantages sociaux, de formations... , elles offrent un plus grand choix pour le consommateur parce que la production est diversifiée. En outre, il est fort de constater que l'activité croissante des firmes multinationales à l'étranger ainsi que la multiplication de ces implantations entraînent le développement des échanges intra-firmes.

Toutefois, ces firmes disposent de capitaux si importants qu'elles peuvent imposer des prix ou obliger le gouvernement à mener des actions déterminées. La concentration du capital amène ainsi un pouvoir concurrentiel à l'État -un contre pouvoir- que l'économie marché initiale, faite de petits entrepreneurs, ne connaissait que fort peu, du moins jusqu'à la fin du XIXe siècle. Certains critiques de la société contemporaine estiment que le poids de ces entreprises est si grand qu'elles transforment le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif en des marionnettes des volontés des firmes multinationales.

De plus, Le but poursuivi par une FMN est toujours dans la logique d'une politique de firme : le profit. Ce n'est jamais de résoudre les problèmes : ce qui est nécessaire aux pays n'est pas conciliable avec les intérêts des firmes.

En 1993, Dunning dans ses études sur les FMN considère cinq types de firmes multinationales selon leur comportement vis-à-vis le choix de leurs lieux d'implantation.

-Elles s'implantent dans une économie afin d'acquérir des ressources particulières, la main d'oeuvre à moindre coût par exemple.

- Elles recherchent la rentabilité de l'approvisionnement sur le marché local. En tenant compte de la taille du marché dans l'arbitrage entre exporter vers une économie à l'étranger ou s'y implanter.

- Elles recherchent la diversification des risques l'efficacité de l'économie d'échelle.

-Elles cherchent à renforcer leur compétitivité ou profiter de la baisse de compétitivité de leurs concurrents en achetant des actions à l'étranger dans le but de promouvoir leurs objectifs de long terme.

-Le dernier type regroupe les firmes qui adoptent des stratégies d'investissement pour échapper à des restrictions afin de soutenir l'activité d'autres filiales ou tout simplement des investissements passifs dans le but d'accroître le capital.

1.1.4. Croissance économique

Le terme « croissance » désigne l'augmentation du volume de la production de biens et de services d'une année sur l'autre. Les chroniqueurs économiques parlent ainsi d'accélération ou de ralentissement de la croissance pour caractériser une année particulière.

Si, dans le langage courant, on emploie souvent le terme de « croissance » dans le cadre d'évolutions à court terme, les économistes l'utilisent conventionnellement pour décrire une augmentation de la production sur le long terme. À court terme, les économistes utilisent plutôt le terme d'« expansion », qui s'oppose à « récession », et qui indique une phase de croissance dans un cycle économique.

Selon François Perroux, la croissance économique est «l'augmentation soutenue durant une ou plusieurs périodes longues d'un indicateur de dimension : pour une nation, le produit global brut ou net, en termes réels». La croissance économique correspond donc à l'accroissement de la quantité de biens et de services produits dans un pays au cours d'une période donnée.

La croissance décrit ainsi un phénomène plus restreint que le processus de développement, lequel intègre généralement, au-delà du revenu par tête, l'espérance de vie et le niveau d'éducation. Sur la base de l'histoire des pays dits développés, la croissance apparaît comme la condition sine qua non du développement. Par ailleurs, la croissance n'est qu'une des composantes du développement qui est une notion plus abstraite et qualitative. Il peut donc y avoir croissance sans développement et inversement.

Au sens strict, la croissance décrit un processus d'accroissement de la seule production économique. Elle ne renvoie donc pas directement à l'ensemble des mutations économiques et sociales propres à une économie en développement. Ces transformations au sens large sont, conventionnellement, désignées par le terme de développement économique. Selon François Perroux, « le développement est la combinaison des changements mentaux et sociaux d'une population qui la rend apte à faire croître, cumulativement et durablement, son produit réel global. ».Le terme de « croissance » s'applique alors plus particulièrement aux économies déjà développés.

La croissance économique est généralement mesurée par l'utilisation d'indicateurs économiques dont le plus courant est le Produit intérieur brut (PIB). Il offre une certaine mesure quantitative du volume de la production. Afin d'effectuer des comparaisons internationales, on utilise également la parité de pouvoir d'achat, qui permet d'exprimer le pouvoir d'achat dans une monnaie de référence. ). Pour éviter le problème dû à l'augmentation des prix, la croissance est calculée en "monnaie constante" (hors inflation), le P.I.B. étant corrigé de l'augmentation de l'indice des prix. Ceci permet de calculer une croissance en volume.

Croissance = [PIB(n) - PIB (n-1)] / PIB (n-1)

L'indicateur du PIB reste cependant imparfait comme mesure de la croissance économique. Il est pour cela l'objet de plusieurs critiques : il ne mesure ainsi pas, ou mal, l'économie informelle. D'autre part, s'il prend en compte la production des services publics gratuits, il ne mesure pas l'activité de production domestique (ménage, potagers, etc.).

En outre, Une croissance du PIB n'implique pas nécessairement une élévation du niveau de vie. En effet, si la croissance démographique est plus rapide que la croissance du PIB, le PIB par habitant diminue.

Rostow.W, économiste et historien américain, dans son livre célèbre datant de 1960 « Les étapes de la croissance économique - un manifeste anti-communiste » affirme qu'un pays voulant connaître une forte croissance devait progressivement 5 étapes.

La première est le point de départ ; il l'appelle la société traditionnelle et est caractérisée par une faible croissance du fait d'un progrès technique très limité. La deuxième étape, appelée conditions préalables au démarrage, voit le progrès technique valorisé et l'apparition d'un esprit d'entreprise.

Ensuite, le démarrage correspond à une tendance à la généralisation des changements de l'étape précédente à l'ensemble des activités économiques; de nouvelles industries se développent, le progrès technique se généralise. C'est la période de la révolution industrielle qui nécessite un taux d'épargne et un taux d'investissement de plus de 10%. Puis, c'est la marche vers la maturité grâce à des taux d'épargne et d'investissement qui peuvent atteindre 20%, au développement d'une multitude d'autres secteurs d'activité ; dès lors, un progrès soutenu est possible qui permet à la croissance économique de dépasser celle de la population. Enfin, la dernière phase est celle de l'ère de la consommation de masse au cours de laquelle se développent les industries de biens de consommation durables et les activités de service.

Robert Solow a été le premier à proposer un modèle formel de la croissance. D'inspiration néoclassique, ce modèle se fonde sur une fonction de production à deux facteurs : le travail et le capital. La production résulte donc exclusivement de la mise en combinaison d'une certaine quantité de capital (moyens de production) et de travail (main d'oeuvre).

Le modèle de Solow se fonde sur l'hypothèse que les facteurs de production connaissent des rendements décroissants, c'est-à-dire qu'une augmentation de ceux-ci dans une certaine proportion engendre une augmentation dans une proportion plus faible de la production. Il pose également comme hypothèse que les facteurs de production sont utilisés de manière efficace par tous les pays. En posant que la population connaît un taux de croissance que Solow qualifie de « naturel » (non influencé par l'économie).

Le modèle déduit trois prédictions :

Augmenter la quantité de capital augmente la croissance.

Les pays pauvres auront un taux de croissance plus élevé que les pays riches. Ils ont en effet accumulé moins de capital, et connaissent donc des rendements décroissants plus faibles.

Les économies vont atteindre un point où toute augmentation des facteurs de production n'engendrera plus d'augmentation de la production. Ce point correspond à l'état stationnaire. En fait, les économies n'atteignent jamais ce stade, en raison du progrès technique qui accroît la productivité des facteurs.

Autrement dit, pour Solow, sur le long terme, la croissance provient du progrès technologique. Toutefois, ce progrès technologique est exogène au modèle, c'est-à-dire qu'il ne l'explique pas mais le considère comme donné.

Ce constat a incité les économistes à développer des modèles dans lesquels la déterminants de la croissance sont endogènes, donc l'apparition de la nouvelle théorie de la croissance ou la théorie de croissance endogène a mis l'accent sur l'existence des externalités technologiques et de connaissances qui viennent contrebalancer les effets des rendements décroissants, donc l'accumulation du capital peut bien rendre compte d'une croissance soutenue.

Parmi les déterminants de la croissance à savoir : richesses naturelles, environnement extérieur, population, innovation, connaissance, cohérence du développement, on retrouve l'investissement. Alors que, les principales conclusions des travaux des économistes, confirment qu'il n'y a pas qu'un seul déterminant simple de la croissance économique.

Dans le cadre des modèles de croissance néoclassique de type Solow, vu l'hypothèse des rendements décroissants, l'effet des IDE est limité, il affectera la croissance uniquement à court terme, tandis que la croissance à long terme ne peut résulter que du progrès technique et/ou la croissance de la population qui sont exogènes. Par contre, L'IDE peut contribuer significativement à l'accroissement du stock des connaissances dans le pays d'accueil, en améliorant le niveau des qualifications aux firmes locales tout en offrant un nouveau savoir faire en management.

L'amélioration des qualifications peut avoir lieu par une formation formelle des travailleurs ou par le Learning-by-doing au sein des filiales étrangères. L'IDE en améliorant le stock des connaissances du pays hôte, aura aussi bien un effet à court terme qu'à long terme sur l'économie d'accueil, et augmente le taux de croissance de long terme (OCDE, 2001).

Plusieurs facteurs (capital humain, l'accumulation du capital, le commerce international et la politique gouvernementale), qui selon la théorie de la croissance endogène expliquent la croissance à long terme, peuvent être véhiculés par l'IDE. L'IDE, est supposé, stimuler la croissance, par la création d'avantages comparatifs dynamiques conduisant au transfert de technologie, l'accumulation du capital humain et l'intensification du commerce international. Ces avantages dynamiques, souvent connus sous le nom des spillovers, sont liés les uns des autres, complémentaires, et ne doivent pas être étudiés séparément. E n effet, le gain engendré par l'IDE sur un facteur de la croissance est susceptible de stimuler le développement des autres facteurs, formant ainsi, une sorte de synergie (Bende et al.2000).

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