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Les effets des investissements directs étrangers sur la croissance des pays méditerranéens

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par Laà»la MKIMER
Université Sud Toulon Var - Master 2 recherche Macroéconomie  2009
  

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1.2. Littérature sur les IDE

Le sujet des investissements directs étrangers a été traité dans plusieurs disciplines économiques. Les diverses théories existantes qui se sont intéressés aux IDE évoluent dans le temps en vue de s'adapter avec les différentes formes que ces flux ont pris depuis le début du siècle.

En effet, Les auteurs ayant traités de l'IDE ont tenté de formaliser ses causes en développant ou en appliquant des approches théoriques. Certains des arguments avancés s'inspirent des théories de commerce, de l'investissement ou du marketing. Chaque théorie offre une explication relative à un IDE particulier ou contribue à l'explication des raisons sous-jacentes à l'IDE. Il n'existe cependant pas de théorie complète de l'IDE.

Suivant un ordre chronologique, l'analyse suivante mettra l'accent sur les théories qui se sont intéressés en particulier à l'impact des IDE sur la croissance économique. L'attention sera tiré vers les plus récents études et tests concernant les pays en développement notamment les pays méditerranéens.

Koizumi et Kopecky (1977) ont élaboré, dans le cadre d'un modèle d''équilibre général calculable, le premier schéma d'effet de diffusion des IDE sur la croissance. Dans ce modèle, la technologie est traitée comme un «bien public» et donc sa diffusion est de ce fait automatique. Ainsi, il existe des états stationnaires différents pour des pays possédant malgré tout la même fonction de production. En effet, si leurs ratios d'épargne évoluent différemment, l'intensité capitalistique au niveau stationnaire ne sera plus la même. (FOTSO NDEFO, 2003).

Findly (1978) dans le cadre d'un modèle classique montre que les IDE véhiculent le progrès technique dans les pays qui les reçoivent.

En étudiant l'effet de l'IDE sur la croissance économique et industrielle d'un échantillon de 73 pays en développement, Singh (1988) n'a pas trouvé d'effet significatif.

Brewer (1991) a montré empiriquement qu'il existe une corrélation négative entre la croissance économique et l'IDE. Une telle corrélation revient à l'effet de domination exercée par la firme étrangère qu'elle peut décourager la firme locale à développer son propre activité de R&D, cela veut dire que l'IDE peut avoir un effet négatif sur la croissance économique.

Blomstom et al. (1992), en étudiant l'effet de l'IDE sur la croissance, ont démontré que l'ampleur de celui-ci, dépend du stock de capital humain disponible dans le pays hôte. Ils ajoutent que cet impact peut se révéler négatif dans les pays dotés d'un faible niveau de capital humain. Les auteurs, mettent en lumière, l'effet positif de l'IDE sur la croissance du revenu, mais cet effet reste cantonné de l'interaction entre l'IDE et le capital humain. Ceci, confirme l'idée que les technologies avancées, résultat de l'IDE, ne peuvent accroitre le taux de croissance du pays hôte, que si elles interagissent avec une certaine capacité d'absorption de celui-ci. Au niveau de leurs tests ils démontrent que, la contribution de l'IDE à la croissance surgit une fois que l'interaction entre le capital humain et l'IDE a eu lieux. (ALAYA, 2004)

Par ailleurs, en utilisant une fonction de production néoclassique, Saltz (1992) a trouvé une corrélation négative entre le niveau de l'IDE et la croissance économique. Selon l'auteur, l'IDE augmente le niveau global de l'investissement, améliore dans certains cas la productivité, mais a tendance dans beaucoup d'autres, à réduire le taux de croissance. Pour confirmer ses conclusions, il a étudié la relation IDE-taux de croissance sur un échantillon de plusieurs pays divisés en deux groupes, selon qu'ils recevaient un IDE élevé ou faible. Il en conclut la corrélation entre IDE et taux de croissance est toujours négative dans les pays en développement, qui ont levé toute contrainte au rapatriement des bénéfices associés à l'IDE. L'auteur, avance aussi que, si l'IDE se traduit par une levée des capitaux du marché du pays hôte, ceci impliquerait une redistribution de capital des industries intensives en travail vers des industries intensives en capital, créant ainsi, une nette perte d'emploi et par suite de la demande de consommation. Un autre effet négatif de l'IDE peut résulter de l'extraction excessive de minerais ou la concentration de la production sur un bien particulier qui engendrerait une baisse des prix à l'exportation et une détérioration des termes de l'échange du pays hôte. (ALAYA, 2004)

Dans son étude, Hein 1992 n'a trouvé aucun effet significatif de l'IDE sur la croissance du PIB par tête de 41 pays en voie de développement.

De même ; en 2000 ; en utilisant un panel de 72 pays, Crankovic et Levine n'ont pas trouvé un effet significatif de l'IDE sur la croissance économique. Pourtant, ils ont constaté un impact positif et significatif de l'IDE sur la formation du capital domestique, quoique, cette relation semble être peu robuste et dépend de la spécification des régressions effectuées.

Dans le cadre de la croissance endogène, la première analyse des effets des IDE date de 1998, elle était réalisée par Borensztein.E, De Gregorio.J et Lee.J-W. Ces auteurs cherchent à tester l'effet de l'investissement étranger direct sur la croissance économique dans un cadre de régression cross-country, en utilisant des données sur les flux d'IDE en provenance des pays industriels et 69 pays en développement au cours des deux dernières décennies. Les résultats suggèrent que l'IDE est un vecteur important pour le transfert de technologie, contribuant ainsi à la croissance relativement plus que les investissements intérieurs. Cependant, la productivité plus élevée de l'IDE ne vaut que lorsque le pays hôte dispose d'un stock seuil minimal de capital humain. En outre, l'IDE a pour effet d'accroître l'investissement total dans l'économie de plus de un pour un, ce qui suggère la prédominance des effets de complémentarité avec les entreprises nationales (Journal of International Economics, 1998).

Dans un autre article paru en 2003, Blomstrom et Kokko signalent l'importance des firmes multinationales dans l'enseignement supérieur, ils montrent que les IDE pourrait avoir un effet significatif sur l'enseignement supérieur dans les pays hôtes à travers l'augmentation de la demande de travail, cela va pousser les gouvernements à investir davantage dans la formation et l'éducation.

Dans une étude plus récente, qui a porté sur 67 pays en voie de développement, Hermes et Lensink (2003), ont constaté un impact négatif de l'IDE sur la croissance. Cependant, cet effet devient positif lorsque la variable IDE est combinée avec le taux de scolarisation ou la variable décrivant le marché financier.

En adoptant la même logique, Durham (2004) et Alfaro et al. (2004) ont examiné la trilogie: efficacité et règlementation des marchés financiers- IDE - et croissance. Ils constatent que les pays dotés d'un meilleur système et une meilleure réglementation du marché financier sont mieux placés pour exploiter plus efficacement l'IDE et atteindre un taux de croissance plus élevé.

La Méditerranée : Etudes et résultats

Dans le cadre d'une étude basée sur des données portant sur six pays arabes (Arabie Saoudite, Oman, Maroc, Jordanie, Tunisie, et l'Egypte) sur la période 1978-98, Sadik et Bolbol (2001) ont constaté un effet significativement négatif de l'IDE sur la productivité globale des facteurs dans le cas de l'Arabie Saoudite, la Tunisie, et l'Egypte. Pour la Jordanie l'effet est

statistiquement insignifiant, alors que pour le Maroc et Oman, les résultats ne sont pas clairs. Les deux auteurs expliquent ceci par une grande vulnérabilité des taux de croissance de ces deux pays aux facteurs externes (la volatilité des prix du pétrole pour Oman et les aléas climatiques pour le secteur agricole marocain). (ALAYA, 2006)

Dans une étude qui a porté sur 9 pays du bassin sud et est de la Méditerranée (PSEM), Bouklia et Zatla (2001), ont abordé l'évaluation de l'effet de l'IDE sur la croissance économique. Ils ont constaté que l'IDE agit de façon faiblement significative sur la croissance des économies sud méditerranéennes.

Menegaldo et Moustier (2002) ont analysé les flux bilatéraux d'investissement direct étranger entre l'Europe et les pays du sud de la méditerranée entre 1985 et 1997.Ils ont proposé de tester la relation entre l'IDE et le commerce « les exportations et les importations ». Leur étude a fait apparaître une relation de cointégration dans le cas marocain, tunisien et turc ce qui a permis de conclure à l'existence d'une relation de long terme entre les investissements directs étrangers, d'une part, et les exportations et les importations, d'autre part.

Soliman (2003) applique un modèle économétrique sur 4 pays méditerranéens (l'Egypte, le Maroc, la Tunisie et la Turquie) sur une période de 23 ans de 1975 à 1997, il constate que l'IDE semble avoir un effet positif sur les exportations manufacturières, malgré que cet effet reste si faible pour générer une amélioration de la performance à l'exportation.

Pour tenter d'étudier l'effet de l'IDE sur la croissance économique, Darrat et al. (2005) ont mené une analyse comparative qui a porté sur 23 pays appartenant à deux régions différentes à savoir l'Afrique du Nord et le Moyen Orient (MENA) et l'Europe Centrale et Orientale.

A travers une estimation par les doubles moindres carrées ordinaires et en utilisant des données sur la période 1979-2002, ils constatent que les flux d'IDE stimulent la croissance économique seulement dans les pays candidats à l'UE. Alors que, l'effet de l'IDE reste négatif voire inexistant au niveau des pays du MENA et les pays non candidats à l'UE. Les auteurs expliquent ceci par la contribution de la candidature pour devenir membre de l'UE à la création d'effets positifs des flux IDE sur la croissance économique.

Dans le même cadre d'étude, Meschi (2006) conclue que l'IDE n'a pas d'effet positif sur la croissance économique des pays du Nord Afrique et du Moyen Orient. Elle attribue ce résultat à la forte concentration des IDE dans ces pays dans le secteur primaire et particulièrement le secteur des hydrocarbures.

A l'instar de ces résultats, malgré qu'il y a tendance à affirmer le lien positif entre la croissance économique et l'investissement direct étranger. La relation entre ces deux variables n'est pas dépourvue d'ambigüité.

L'image donnée par les analyses qui ont été effectués notamment sur les pays méditerranéens confirme davantage l'incertitude de l'effet positif de l'IDE sur la croissance de l'économie des pays en question. Ce manque de certitude peut s'expliquer par la faiblesse liée aux pays d'accueil d'une part, et la nature des IDE d'autre part.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.