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Les forces armées camerounaises face aux enjeux militaires dans le golfe de Guinée: le cas du conflit de Bakassi

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par Ernest Claude MESSINGA
Université de Yaoundé II-SOA - Master en science politique 2007
  

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II.3- A-t-elle été une source permanente de renseignements et de matériels d'appoint en urgence pour le Cameroun ?

Lors des incidents de 1981 entre le Cameroun et le Nigeria sur la surface maritime de Bakassi où le Nigeria avait perdu 5 soldats après les tirs de feu camerounais, l'on n'est pas arrivé à un conflit ouvert malgré l'état d'alerte grâce à l'implication française. La France, après avoir livré des armes et munitions au Cameroun, mobilisera ses avions de combat basés au Gabon ainsi que d'autres appareils en veille à Bouar en République Centrafricaine. Cette diplomatie coercitive de la France avait contribué à dissuader le Nigeria (Onana Mfege 2004 : 88-89).

Cela ne fut pas le cas lors des escarmouches de février 1994 à 1996 entre soldats nigérians et camerounais dans la zone maritime querellée. Malgré le

positionnement temporaire à Douala (Cameroun) en 1994 de deux hélicoptères PUMA et des Commandos Parachutistes français dans le souci d'élaborer une gesticulation (Dumoulin 1997 : 21), la France s'est limitée à livrer quelques informations à l'Etat Major de guerre camerounais dirigé par le Commandant de l' «Opération Delta ». Ces renseignements ont permis aux forces camerounaises d'être au parfum des manoeuvres du camp adverse et de pouvoir déjouer toute offensive (Onana Mfege 2004 : 91).

Au-delà de ces renseignements, la France a contribué matériellement en livrant quelques armes et munitions aux forces camerounaises. Elle a également contribué à la préparation et à l'équipement du Bataillon Spécial Amphibie camerounais composé de fusiliers marins commandos. Ce bataillon a bénéficié d'un matériel leur permettant de manoeuvrer dans la mangrove d'après les sources militaires camerounaises.

Mais d'après les autorités militaires camerounaises, l'aide de la France n'a pas été à la hauteur de leurs attentes. Conformément aux accords, la France devait aider le Cameroun à rétablir sa souveraineté sur la presqu'ile de Bakassi à travers un renfort en ressources humaines et matérielles. La France ne pouvant pas aller à l'encontre de ses intérêts, s'était contenté de simuler une participation aux cotés du Cameroun.

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