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Analyse de la diversité des champignons ectomycorhiziens et des ectomycorhizes du raisinier bord de mer (Coccoloba Uvifera l.) le long d'un gradient de salinité en forêt littorale

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par Raymond AVRIL
Université des Antilles et de la Guyane - Master 2 2009
  

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1. Diversite des sporophores

Au cours de la période de récolte (7 mois), nous avons identifié six espèces de champignons ectomycorhiziens : Inocybe littoralis, Inocybe xerophytica, Russula cremeolilacina, S. bermudense, Cantharellus cinnabarinus et Amanita arenicola. Les six champignons avaient déjà été répertoriés sous C. uvifera sur différentes plages en Guadeloupe (Bandou, 2005). Nous avons collecté 194 sporophores des six espèces fructifiant sous le houppier des 3 arbres sur sol peu salé (2%0) et 30 sporophores d'une espèce (S. bermudense) sous le houppier des 3 arbres en milieu salé (15%0) sur le transect. Parmi les 194 sporophores récoltés, on a trouvé 27 I. littoralis, 28 I. xerophytica, 32 R. cremeolilacina, 19 S. bermudense, 51 C. cinnabarinus et 37 A. arenicola. C. cinnabarinus appara»t le plus abondant et S. bermudense le moins représenté en milieu non salé (Figures 9A, 9B et 10). Par contre, on a trouvé que des sporophores de S. bermudense sous le houppier des 3 arbres poussant en milieu salé.

A B

+

+

*

*

*

Figure 9. (A) Sporophores de Scleroderma bermudense matures ouvertes en &toile liberant la sporee (*) et immatures fermees (+). (B) Sporophores de Cantharellus cinnabarinus.

Les sporophores étaient inégalement distribués le long du gradient de salinité. S. bermudense serait plus tolérant au sel que les cinq autres espèces. L'aptitude de ce champignon à résister au sel a été démontrée en particulier lorsqu'il est en symbiose avec C. uvifera (Bandou et al., 2006). La faible diversité des sporophores sous C. uvifera pourrait s'expliquer en partie par les conditions stressantes du milieu. En effet, le spectre des champignons colonisant C. uvifera est plus étroit que celui de C. pubescens et C. swartzi, deux espèces de Coccoloba distribuées à l'intérieur des terres en Martinique (Bessard et al., 2008).

Figure 10. Nombre de sporophores récoltés sous Coccoloba uvifera pendant 7 mois en milieu peu salé.

2. Diversité des morphotypes

Afin de déterminer la diversité des ECM, nous avons inventorié les MT ectomycorhiziens sur les racines des six arbres-mères et de leurs plantules le long du gradient de salinité. L'inventaire avait porté sur 3537 et 5366 apex racinaires examinés respectivement sur des arbres-mères et des plantules et en milieu peu salé. En milieu salé, l'inventaire avait porté sur 2668 apex racinaires examinés sur trois arbres vu qu'il n'y avait pas de plantules.

Sur 3537 apex racinaires d'arbres-mères en milieu peu salé, 57% ont été mycorhizés alors que chez les plantules, le taux de mycorhization était à peu près le même pour 5366 apex comptés. Au total, 9 MT ( mcgs, bcc, bff, bcf, jpf, bp, bfp, jpp et bbl), répertoriés sur la base de quelques caractères macroscopiques et microscopiques, étaient différents par la texture et la couleur du manteau, la présence d'anses d'anastomose, de cordons mycéliens et de sclérotes (Tableau 4; Figure 11). Sur les 9 MT répertoriés, 3 (bcc, bfp et jpp) ont été présents sur les plantules et les 6 autres (mcgs, bff, bcf, jpf, bp et bbl) ont été communs aux arbres-mères et plantules (Figure 12). Globalement, la fréquence des MT communs a été à peu près la même sur les arbres -mères et leurs plantules (Figure 12). Elle a été supérieure à celle des 3 MT présents uniquement sur les plantules. Les arbres-mères et leurs plantules partagent un cortège ectomycorhizien commun. Ces résultats suggèrent l'existence de réseaux ectomycorhiziens potentiels entre arbres-mères et plantules.

Tableau 4. Description des neuf morphotypes ectomycorhiziens sur quelques caractères macroscopiques et microscopiques.

Morphotype Couleur, texture Anse d'anastomose Cordon mycélien Sclérote

mcgs Marron clair, garni de soies - + -

bcc Blanc crème, cireux + + -

bff Brun foncé, feutré + + -

bcf Brun clair, feutré + + -

jpf Jaune p%ole, feutré - - -

bp Blanc, poilu + - -

bfp Brun foncé, poilu + + -

jpp Jaune p%ole, poilu + - -

bbl Blanc brillant, lisse + + +

(+), présence ; (-), absence

a) b) c)

d)

g)

h)

e)

f

i)

Figure 11. Morphotypes des arbres-mères et de leurs plantules en milieu peu salé. (a), bff ; (b), bcf ; (c), bfp; (d), bbl; (e), bp; (f), bcc; (g), mcgs; (h), jp ; (i) jpp (voir tableau 4 pour les abréviations).

Figure 12. Fréquence des morphotypes des arbres -mères et leurs plantules en milieu peu salé. Les valeurs assorties d'une même lettre ne sont pas significativement différentes au seuil de 5%.

En milieu salé, on n'a pas observé de plantules au pied des arbres. Ceci suggère que les plantules seraient sensibles au sel. Seuls trois MT (bff, bbl et mgcs) ont été présents le long du gradient de salinité, ce qui laisse penser que les champignons impliqués seraient tolérants au sel (Figures 12 et 13). Comme pour les sporophores, la diversité des MT est affectée par le sel.

Le nombre de sporophores et de MT n'étaient pas le même. On a trouvé moins de sporophores que de MT le long du transect. De plus, il n'a pas été possible d'identifier les MT et de les relier au mycélium de la base des sporophores. Compte tenu des limites du morphotypage des ECM, l'utilisation d'outils moléculaires nous a paru nécessaire pour caractériser les sporophores et les MT (Diédhiou et al., 2004 ; Diédhiou et al., 2009).

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