WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse de la diversité des champignons ectomycorhiziens et des ectomycorhizes du raisinier bord de mer (Coccoloba Uvifera l.) le long d'un gradient de salinité en forêt littorale

( Télécharger le fichier original )
par Raymond AVRIL
Université des Antilles et de la Guyane - Master 2 2009
  

précédent sommaire suivant

Aidez l'hopital de Montfermeil

CONCLUSIONS ET PERSPECTIVES

Ce travail a permis de révéler un gradient de salinité sur la plage de Bois Jolan, qui semble avoir un impact négatif sur la croissance de C. uvifera. Ë proximité de l'eau de mer, les arbres sont de petites tailles et rabougris alors que les arbres éloignés sont de plus grandes tailles avec un houppier bien développé sous lequel prolifere une importante régénération à partir de semis.

On a également noté une diversité de champignons ectomycorhiziens inféodés à C. uvifera le long du gradient de salinité. Cette diversité de champignons semble structurée par la salinité. En effet, 6 especes de sporophores (A. arenicola, I. littoralis, C. cinnabarinus, I. xerophytica, S. bermudense et R. cremeolilacina) ont été identifiés en milieu peu salé et seulement une espece (S. bermudense) en milieu salé. De même, neuf MT ont été répertoriés en milieu peu salé dont trois en milieu salé. L'étude de la diversité génétique des champignons à l'aide d'outils moléculaires (PCR- RFLP et séquençage de l'ITS) a permis de relier des sporophores aux MT et de montrer que des arbres-meres et leurs plantules partagent un meme cortège ectomycorhizien commun. Quatre sporophores (C. cinnabarinus, I. xerophytica, S. bermudense et R. cremeolilacina) ont été reliés à des MT, 2 sporophores (A. arenicola et I. littoralis) sont absents des racines de C. uvifera et 2 MT identifiés (Tomentella sp1 et Tomentella sp2) ne génerent pas de sporophores. La diversité des sporophores ne reflete donc pas celle des MT. Notre étude montre qu'il convient d'inventorier systématiquement les sporophores et les ECM pour avoir une bonne image de la diversité des champignons ectomycorhiziens de C. uvifera.

Les arbres-meres et leurs plantules ont en commun trois champignons ectomycorhiziens (S. bermudense, Tomentella sp1 et Tomentella sp2) majoritairement présents sur les racines échantillonnées le long du gradient de salinité. Ces trois champignons constituent des réseaux ectomycorhiziens potentiels reliant les arbres-meres et leurs plantules en milieu peu salé. Une hypothese que nous devrons démontrer est que certains champignons ectomycorhiziens permettraient aux arbres-meres « d'élever » leurs plantules en leur fournissant de l'eau et des nutriments (C en particulier) par le biais des réseaux ectomycorhiziens communs. De plus, ces réseaux fourniraient de l'inoculum nécessaire à l'établissement et à la survie des plantules. On pourrait considérer la forêt littorale à C. uvifera comme une « nursery » oti les plantules profiteraient des arbres-meres via les réseaux ectomycorhiziens commus.

précédent sommaire suivant






Aidez l'hopital de Montfermeil

Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour