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Contribution à  une étude sur la jouissance des droits de l'homme à  la santé mentale en République Démocratique du Congo: une approche clinique et psychosociologique des médecins aux CUK (Cliniques Universitaires de Kinshasa) de 2005 à  2010

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par Dieudonné NGALAMULUME BAKATUMANA
Université de Kinshasa - Diplôme d'études approfondies (DEA) 2010
  

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1.2.4.4 Définitions des quelques concepts de santé mentale et de comportement

La santé mentale étant un état de bien - être psychique susceptible d'être modifié par certaines expériences bio psychosociologiques et par des facteurs de milieu de vie, la description sommaire de certains états mentaux est actuellement nécessaire et utile.

Selon Public Health. Net TPO et OMS (2007, pp. 10, 35, 45, 54), nous présentons succinctement quelques états de santé mentale mineurs et de comportement qui passent inaperçus chez les prestataires de soins de santé, mais laissent un impact important sur le mode de perception et de communication. Les états de santé mentale ont la particularité de diminuer la capacité de jouissance du droit à la santé, des droits des patients et leur exercice, à savoir : stress, dépression, anxiété, traumatisme psychique, angoisse, frustration et détresse.

a) STRESS

Le mot « stress » provient de la langue anglaise, qui signifie « force, effort intense, pression ». En 1936, H. Selye utilisait ce concept en biologie cellulaire pour exprimer la réaction de l'organe à un excitant stresseur, qui peut être vivant, physique, chimique ou un événement troublant.

Actuellement, le stress est une réponse non spécifique de l'organisme à n'importe quelle demande à laquelle il doit faire face (coping, to cope).

Une infection, une intoxication mais aussi un grand plaisir, tout comme une grande douleur, constituent des agents stressants qui exigent à l'organisme un certain travail d'adaptation dont les manifestations non spécifiques viennent s'ajouter à l'action. La réaction est spécifique de chacun de ces agents stresseurs. Le stress est constamment présent au cours de toutes les circonstances de la vie, à des intensités qui sont variables. Si l'intensité est minime chez l'homme qui dort ou se repose, elle est alors très intense après un grave accident humain ou technique.

Adaptation au stress et le stress

Le stress est un état de tension qui perturbe la vie d'une personne avec des effets négatifs sur la santé mentale, physique et sociale. C'est une condition émotionnelle irritante qui se produit comme réponse à des stimulations (influence) extérieures diverses. Et le corps humain répond instinctivement à un danger immédiat (imminent) en nous préparant à une réaction mentale et physique au danger. La menace d'un danger appelle la défense, la protection et la fuite (évitement). La perception du danger donne des messages chimique, hormonal, vigilance augmentée et économie d'énergie psychosomatique et neurovégétative. Si le danger passe, le calme revient. Le stress est alors existentiel normalement, quand il dure trop longtemps, il devient pathologique et impose un sérieux impact sur la santé appelé « état de stress physique, psychologique et comportemental » (inadaptation sociale) 

b) Frustration

Selon L. Manuila et al. (op. cit.), le mot « frustration » est d'origine anglaise, c'est un état qui succède au refus conscient ou inconscient, actif ou passif d'un besoin. Il s'agit de mécanisme de défense dans le fonctionnement de l'appareil psychique. Le concept suggère un état de souffrance psychique créé par une situation ou un événement qui prive l'individu d'une satisfaction vitale à laquelle il pense avoir droit positif ou naturel. Ainsi, la frustration peut s'extérioriser par un comportement agressif ou être refoulée et latente, elle conduit à de divers troubles mentaux et de comportement.

Pour cette raison, la frustration procède par un état mental, de manque ou de privation des besoins fondamentaux ; cette menace vitale fait appel à une force ou efforts intenses de l'organisme humain, en vue de faire face aux besoins pressants, c'est l'état de stress qui peut être passager ou permanent.

Si le stress et la frustration sont intenses et durables, ils constituent un trouble mental et de comportement.

Pour les professionnels de santé en RDC, cet état mental est permanent en milieu du travail (hôpitaux publics).

En effet, la « frustration » selon Larousse (1978), provient du verbe « frustrer », priver de ce qui est dû, par exemple frustrer ses créanciers, ou les prestataires des soins de santé publique.

Elle est une situation où un état du sujet dont la conduite est modifiée par un obstacle ou un événement frustrant ; privation d'une satisfaction donnée selon les catégories.

Catégories d'événements frustrants :

· Frustration primaire : absence d'objet nécessaire à la satisfaction du comportement motivé (besoins) ;

· Frustration secondaire : absence de l'objet nécessaire avec obstacle passif externe (grille de séparation, nourriture, cachot) ;

· Frustration secondaire avec obstacle passif interne (complexe d'infériorité d'Adler A.)

· Frustration secondaire avec obstacle actif interne (conflit opposé + pulsions) ;

· Frustration secondaire avec obstacle actif externe (conflit d'interdits parentaux).

Les réactions à la frustration :

· Agression directe ou déplacée (décharge indirecte) ;

· Agression - isolement - hypersensibilité - « l'égoïsme » ;

· Culpabilité (voir psychologie de l'enfant) ;

· Agression déplacée à de formes complexes. Par exemple, l'ironie du sort ;

· Auto - agression pathologique.

c) Dépression

Pour Estelle Betvinik et al, (2000, p.50), la dépression est caractérisée par une humeur dépressive durable (plus ou moins deux semaines), associée à une perte d'intérêt social et de plaisir, sur le fond d'un sentiment de culpabilité et de désespoir. Elle peut être majeure ou mineure. Pour L. Manuila et al. (op. cit.), la dépression est un état mental caractérisée par un fléchissement du tonus neuropsychologique, accompagné de désespoir, fatigue, culpabilité et une détresse anxieuse.

La tendance à la suicidarité sous le « raptus dépressif » est une complication à crainte, en vue de protéger et de promouvoir le droit à la santé des victimes.

La dépression diminue suffisamment la capacité de jouir du droit dont on est titulaire et, engendre l'incapacité à le revendiquer ou à le défendre en termes des garanties.

Causes : souffrance morale, pathologie organique, traitement au psychotrope qui entraînent un ralentissement psychomoteur. Le non jouissance du droit à la santé est lié aux complications de la dépression : Conduite d'addiction, désinsertion socio - professionnelle, dépendance à l'hôpital et actes suicidaires (Raptus de dépression), perte de liberté et d'autonomie.

d) Névroses d'angoisse ou troubles anxieux

Définition : c'est une névrose d'angoisse associe à une anxiété chronique à des crises d'angoisse aigue, sans facteur déclenchant spécifique.

Actuellement, le DSM- IV (APA, 1992 ; 1994) structure celle-ci en troubles anxieux et la névrose d'angoisse associe selon les critères, l'attaque de panique, le trouble panique et les troubles anxieux généralisés. Le rapport avec le droit de l'homme à la santé se situe dans les complications vers la dépression, les conduites addictives, les anxiolytiques et la dépendance médicamenteuse, l'absence d'autonomie et de liberté individuelle, la conduite suicidaire (raptus anxieux).

En effet, le concept d'angoisse pour Yves Poinso et al. (1972, pp.17), S. Kierkegaard, est une possibilité d'une réalité de la liberté car, le passé semble anticiper l'avenir.

Le mot anglais « Anguish », distress, c'est un état de malaise général psychique et physique ; il s'accompagne de troubles neurovégétatifs ;

avec comme manifestation : insomnie, tachycardie, transpiration, pâleur, rougeur, asthénie ... Actuellement, l'angoisse est connue comme troubles anxieux (DSM - IV).

De même, l'angoisse est simultanément l'anticipation d'un danger et réaction à ce danger. Elle est à la fois signalée, symptôme et défense.

C'est une peur sans objet déterminé, signalée au Moi comme affects déplaisants.

Elle est une réaction directe de l'organisme à la coexistence de pulsion de vie (héros) et pulsion de mort (thanatos) dans la structure même du Moi (M. Klein). On distingue l'angoisse libre ou diffuse, l'angoisse normale (existentielle) et l'angoisse pathologique lorsque les modalités de résolution des conflits sont rigides ou déficients, faibles. L'émergence dans la conscience d'un désir réel amène à l'angoisse ambiguë. L'angoisse se rapporte aux manifestations physiques alors que l'anxiété est psychologique.

e) Détresse

De l'anglais « distress », la détresse c'est un état mental pathologique caractérisé par une défaillance grave d'une ou plusieurs fonctions qui menacent la vie d'un individu dans un délai rapide, en l'absence du traitement. C'est un état de désespoir, désarroi, embarras, abandon, péril et misère. Il constitue un état de violation des droits de l'homme et de manque de jouissance réelle du droit à la santé.

f) Anxiété

Le mot vient de l'anglais « anxiety », il est défini dans le DSM -IV comme une sensation psychique caractérisée par une crainte d'un danger imminent réel ou imaginaire, fondée sur les manifestations psychologiques.

g) Traumatisme psychologique

Les violations des droits de l'homme engendrent de traumatisme physique et psychique importants dans la société.

Selon le DSM-IV (APA, 1994), il s'agit d'une menace sérieuse à la vie et à l'intégrité psychique ou physique du sujet, sa famille ou l'entourage social. C'est un événement de confrontation dans le réel qui déborde les possibilités singulières des réactions du sujet, laissant l'impact de revécu, pour une durée de 0 à 3 mois. Les causes sont biopsychosociales selon le degré. Sans traitement, les complications sont des troubles de relation sociale, d'activités quotidiennes, d'inadaptation par peurs, pharmacodépendance...

. L'homme étant à la recherche du plaisir vital, le psycho traumatisme a un rôle désintégrateur de la personnalité chez l'individu victime ; alors le Moi profond (Conscient et inconscient) recherche sans cesse l'intégrité de la personnalité. Toutes nos conduites conscientes ou inconscientes sont déterminées par cette personnalité en perpétuel remaniement dynamique devant des situations singulières, conflictuelles. L'homme est appelé aux interactions sociales les plus élevées telles que la protection et la promotion des droits humains pour autrui et pour soi - même, en vue de l'accomplissement de l'équilibre personnel.

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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway