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Optimisation des méthodes de modélisation de la pollution du trafic automobile

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par Sadia REMILI
Université des sciences et technologie Mohamed Boudiaf d'Oran - Magister 2010
  

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2. Structure de la couche limite urbaine

Un cas particulier de la CLA est la Couche Limite Urbaine (CLU) qui se développe au-dessus des villes du fait de sa structure particulière (figure 6). En effet la ville se caractérise par une forte hétérogénéité des types de surfaces, des matériaux utilisés, des hauteurs des bâtiments, et par une longueur de rugosité beaucoup plus grande que les zones rurales ou même qu'une forêt homogène. Oke (1976) évoque un principe fondamental pour les recherches en climatologie urbaine qui ont suivi ses travaux ; il distingue la CLU de la Couche de Canopée Urbaine. Cette dernière englobe les éléments urbains rugueux, depuis le sol jusqu'au niveau moyen des toits.

L'échelle des processus existant dans ces deux couches est en effet à séparer ; dans la Couche de Canopée Urbaine, l'écoulement et les échanges d'énergie sont régis par des processus de micro-échelle, et dépendent précisément du lieu et du type de surface. La sous-couche rugueuse de la CLU est particulièrement perturbée. Bien qu'elle existe également pour un sol peu rugueux, son épaisseur devient beaucoup plus conséquente au-dessus d'une ville. Dans certaines conditions, elle pourrait atteindre plusieurs fois la hauteur moyenne des

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bâtiments (Arnfield, 2003). L'épaisseur de la sous-couche rugueuse est en général difficile à déterminer. Elle est souvent considérée proportionnelle à la hauteur de la Couche de Canopée Urbaine (Arnfield, 2003 ; Rotach, 2005), avec un facteur compris entre 2 et 5. Dans cette couche, l'écoulement ne vérifie pas les conditions d'homogénéité horizontale et de stationnarité nécessaires à l'application de la théorie de similitude de Monin-Obukhov (Annexe 1). Au contraire les flux turbulents varient fortement.

Figure 6. Représentation schématique de la couche limite urbaine (CLU) à méso
échelle (a), à l'échelle locale (b) et à micro-échelle (c) (Piringer et al, 2002).

La sous-couche inertielle est la zone située au-dessus de la sous-couche rugueuse et qui s'étend jusqu'au sommet de la couche de surface. C'est uniquement dans cette partie de la couche de surface que les conditions d'application de la théorie de Monin-Obukhov sont réunies. Le problème qui se pose au dessus des villes est que la sous-couche inertielle peut être très réduite voire même inexistante dans certaines conditions (Rotach, 2005). Dans tous les cas, l'altitude de mesure des flux turbulents

au-dessus des villes est donc un paramètre très important, puisqu'il conditionne l'application de la théorie de similitude de Monin-Obukhov.

Figure 7 : Cycle diurne de la CLA (Stull,1988 ; Delmas et al, 2005).

Pour une zone urbaine, la définition de la longueur de rugosité donnée pour les surfaces naturelles n'est plus valide, car la densité surfacique et la hauteur des éléments rugueux sont plus élevées (figure 7). En effet il faut ajouter une hauteur de déplacement à la longueur de rugosité pour obtenir l'altitude à laquelle le
profil logarithmique du vent moyen s'annulerait si on le prolongeait dans la couche de canopée urbaine.

Si l'on se place à méso-échelle, la présence d'une ville perturbe les caractéristiques de la CLA existant dans le milieu qui l'environne. En particulier, si le vent est suffisamment fort, une couche limite interne se développe à l'endroit du changement brutal de rugosité et de température de la surface. En effet, à la frontière d'une ville, la CLU prend forme et s'épaissit vers le centre de la ville. Une zone de transition se forme également au-dessus, à l'interface entre cette couche et la couche limite rurale. Plusieurs couches internes se succèdent si la ville est composée de quartiers bien délimités ayant une morphologie et des matériaux différents. La CLU forme un panache sous le vent de la ville, alors que près du sol la CLA est à nouveau influencée par la surface rurale. (Sylvie Leroyer, 2006).

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2.2 Influence d'une ville sur l'environnement

L'agglomération urbain se caractérise et se différencié des zones non et faiblement bâties, par :

- La production d'énergie anthropique, quantité d'énergie due au chauffage des habitations, à la circulation automobile, et aux industries. Cette grandeur est étroitement liée à la taille et la densité de la ville, sa fonction et son industrialisation, ainsi qu'à la zone climatique et aux besoins en chauffage.

- La réduction de la vitesse du vent dans les basses couches, en général en raison d'une augmentation de la rugosité de surface causée par les constructions. Ainsi, par exemple, à Londres , qui dispose d'un réseau de stations assez dense en comparaison avec celui des autres villes, sur une période allant de 1961 à1970, la vitesse moyenne du vent est souvent de 20 à 30% plus faible qu'en dehors de la ville (lee, 1984). Néanmoins, lors de condition anticyclonique très stables, la vitesse du vent peut localement être plus élevée en ville qu'à périphérie. Ceci peut s'observer lorsque le vent pénètre dans des rues parallèles au flux de circulation atmosphérique, qui vont donc le canaliser et l'accélérer par effet Venturi. Selon Oke (1978), un gradient de température entre la couche urbaine et la couche rurale suffisamment fort pourrait donner naissance à des brises soufflant de la compagne et convergeant vers le centre ville, de la même manière que sont générées les brises de mer.

- La nette diminution de l'évapotranspiration, due à la réduction de la végétation, ainsi qu'à l'imperméabilisation de la majorité des surfaces. Un bassin urbain répond donc plus vite aux précipitations, et les sorties d'eau par ruissellement y sont plus importantes : le stockage d'eau est moins important qu'à la compagne. Le réseau d'évacuation des eaux usées en soustrait un volume considérable.

- Un important stockage de chaleur en journée en raison des propriétés thermiques des matériaux des constructions. De plus, la verticalité des façades des immeubles augmente les surfaces d'échange de rayonnement par rapport à ce que l'on peut trouver en compagne.

L'importance de ces différents processus est fonction de la saison, des caractéristiques de la surface urbaine et des conditions météorologiques. Ainsi, à

titre d'exemple, on comprendra aisément que la production d'énergie due au chauffage des habitations prédomine en hiver, et que l'évapotranspiration est plus élevée après un épisode pluvieux.

Tous ces facteurs sont responsables de caractéristiques spécifiques sur l'environnement climatique de la ville, dont la manifestation la plus visible est l'îlot de chaleur urbain.(Nicola Ringenbach, 2002)

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