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Investissements directs étrangers et politiques d'attractivité. Cas du Maroc

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par Mustapha MAGHRITI
Université Mohammed V Rabat - Thèse pour l'obtention du diplôme des études supérieures en relations économiques internationales 0000
  

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LES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS:

«UNE REVUE DE LITTERATURE » INTRODUCTION :

La décision d'investissement à l'étranger nécessite des études préalables plus difficiles que la décision d'investissement national.

En effet, le contexte politique, financier, les circuits économiques des pays étrangers sont mal connus, les incitations fiscales étrangères et les législations sociales différent selon les pays, les comportements sociaux sont particuliers. Ces décisions d'investissement à l'étranger occupent une place importante dans la littérature économique et ont fait l'objet d'un débat très animé entre théoriciens de l'économie internationale.

En effet, de multiples théories ont été élaborées pour approcher les investissements directs à l'étranger; elles ont analysé les raisons d'implantation et de délocalisation des entreprises multinationales à l'étranger. Ces investissements ont sensiblement évolué (au niveau de leur nature, forme, modalité, orientation) au fil des années et les théories reproduisent, sur le plan conceptuel, ces changements.

Jusqu'aux années soixante-dix, la plupart des IDE ont été effectués par des entreprises américains, en réponse à la croissance des marchés des pays de la communauté économique européenne.

Dans le milieu des années 70, il y a eu décélération des investissements américains en Europe, en même temps, que s'accéléraient les ID européens et Japonais à l'étranger.

La crainte d'un climat protectionniste à inciter les entreprises à se délocaliser pour contourner les barrières douanières (investissements du Japan en Europe dans la perspective du marché unique).

Ce chapitre commencera par définir ce que l'on entend par investissement direct à l'étranger (section I) avant d'exposer les théories explicatives des motifs d'implantation des entreprises multinationales à l'étranger (section II).

Section I: Investissements directs étrangers: Définition et concept.

L'investissement direct étranger (IDE) est une notion qu'il n'est pas aisé à définir. Elle est complexe et statistiquement difficile à évaluer.

Il faut faire en premier lieu le distinguo entre l'IDE et l'investissement en portefeuille.

Les IDE sont définis par le fond monétaire international (FMI) comme les investissement destinés à créer ou à accroître une forme d'intérêt permanent dans une entreprise et qui entraînent un certain contrôle sur la gestion de cette dernière.

On entend généralement par investissement direct:

-L'achat, la création ou l'extension de fonds de commerce aux succursales.

-Les différentes opérations ayant pour effet de prendre ou d'accroître le contrôle d'une société à savoir:

Les opérations en capital: prises de participation, souscription à des augmentations en capital

Avances, prêts et cautions.

Une autre définition retenue par l'organisation mondiale du commerce (OMC) ou la conférence des nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) définit l'IDE comme l'action d'un investisseur, basé dans un pays donné (pays d'origine), qui acquiert des actifs dans un autre pays (pays d'accueil), avec l'intention de les gérer. Autrement dit, c'est au niveau du pouvoir de gestion qu'on distingue un investissement direct d'un investissement en portefeuille. Ce dernier est constitué des titres financiers: obligations, actions et autres titres qui conservent un caractère de placement sans objectif de participation à la gestion. Ces investissements de portefeuille, effectués par des particuliers, des entreprises ou des services publics, concernent principalement les souscriptions publiques (bons du trésor) et les emprunts sur le marché des capitaux privés.

Lorsqu'une entreprise effectue un investissement direct à l'étranger, elle devient une multinationale.

Cependant, la définition ci-dessus pose plusieurs problèmes de méthode qui ne pourront être abordés ici:

-à partir de quel part du capital (20%, 25%...) tracera-t-on la frontière entre IDE et investissement en portefeuille? La nécessité statistique conduira à établir des seuils qui auront des significations différentes selon les cas. Une entreprise qui détient 5% du capital d'une autre, lorsque l'ensemble des actions est extrêmement réparti dans le public, possède un pouvoir de gestion réel, tandis que la détention de 20% du capital face à un actionnaire ne donnera même pas le droit à la minorité de blocage. Les Etats-Unis ont mis la barre à 10% la plupart des pays européens à 20%.

-D'autre part, la détention du capital n'est pas le seul moyen d'exercer un pouvoir étranger sur des entreprises étrangères sur les entreprises nationales, sans nécessité de participation au capital: crédit international, sous-traitance et autres pouvoirs d'influence. Il existe également plusieurs formes d'alliances industrielles où la gestion est par définition partagée, tout en s'accompagnant de transferts d'investissements et de pouvoir de gestion?

-La dernière question a trait à l'impossibilité d'assimiler les IDE et les transferts de capitaux entre pays (dans un sens au moment de l'investissement et dans le sens opposé au moment du rapatriement des profits). En effet, les IDE ne se limitent pas à des importations nettes d'actifs au profit des pays d'accueil, lors d'une création d'un rachat ou d'une augmentation de capital. Une part de plus en plus grande d'IDE résulte du réinvestissement local des bénéfices nationaux (IDE sans transfert de capitaux) ou d'emprunt local (également sans transfert international). De même une part de plus en plus grande des profits réalisés sera effectuée à des opérations internationales sans rapatriement vers le pays d'origine. Ces mouvements d'investissements sans transfert international conduisent à dire que les flux d'IDE dépassent dans tous les pays, les statistiques issues des balances des paiements.

Dans le cas marocain, les investissements étrangers figurent, au niveau de la balance des paiements, dans le compte de capital et d'opérations financières du secteur privé sous le nom de prêts et investissements. Ce sous-compte, lui même, est réparti en:

-Investissement direct

-Investissement en porte feuille

-Autres, il s'agit des prêts et avances en comptes courants d'associés. Le tableau ci-dessus illustre et localise la place des investissements directs au niveau de la balance des paiements.

TABLEAU N° 1 BALANCE DES PAIEMENTS AU MAROC

 

RECETTES

DEPENSES

SOLDES

A-COMPTE DES TRANSACTIONS COURANTES BIENS

Marchandises générales

Biens importés sans paiement

et réexportés après transformation

Achats de biens dans les ports

SERVICES

Transports

Voyages

Services de communication

Services d'assurance

Redevances et droits de licence

Autres services aux entreprises

Services fournis ou reçus par les administrations publiques N.C.A

REVENUS

Revenus des investissement privés

Revenus des investissement et des emprunts publics

TRANSPORTS COURANTS

Publics

Privés

B-COMPTE DE CAPITAL ET D'OPERATIONS FINANCIERES

CAPITAL

Transferts des migrants

OPERATIONS FINANCIERES

SECTEUR PRIVE

Crédits commerciaux

Prêts et investissements

SECTEUR PUBLIC

Crédits commerciaux

Prêts

Opérations avec le FMI

ENGAGEMENTS EXTERIEURS

Comptes étrangers en DH convertibles

Comptes en DH convertibles RME

Comptes convertibles à terme

Autres

AUTRES OPERATIONS

Règlements intervenus à partir des comptes étrangers en DH convertibles N.C.A

Ajustement au titre du transport et assurance sur marchandises

D-ECART STATISTIQUE TOTAL

 
 
 

Source : Office des Changes

TABLEAU N° 2 REPARTITION DES INVESTISSEMENTS ETRANGERS PAR NATURE

 

Recettes

Dépenses

- Investissement étrangers:

Investissements directs

Investissement en portefeuille

Prêts et avances en comptes courants d'associés

-Total

 
 

Source : Office des Changes

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