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Gestion des finances publiques et son impact sur l'évolution de la croissance économique en RDC

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par Jules KASEYA
Université de Lubumbashi - Licence 2011
  

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2.1.1.2. CADRE POLITIQUE

L'histoire politique de la République Démocratique du Congo est caractérisée par la crise de légitimité du pouvoir au lendemain de son accession à la souveraineté tant nationale qu'internationale provoquant ainsi des guerres, des rebellions et des mutineries. Elle est dominée par une grande crise hégémonique des forces modérées soutenues par des pays occidentaux et des multinationales profitant dans la foulée l'exploitation illégale des ressources minières du pays.

Le gouvernement mis en place à l'issue des accords de Sun City du 17 décembre 2002 (accord global et inclusif), s'était fixé comme objectif prioritaire l'organisation du referendum pour doter le pays d'une constitution et l'organisation des élections libres, démocratiques et transparentes en vue de remettre le pouvoir au souverain primaire de choisir ses dirigeants et représentants, pari que ce gouvernement de transition avait réussi. La constitution étant adoptée et promulguée le 18 février 2006 par le chef de l'Etat et l'organisation des élections avec en toile de fond l'installation des institutions issues des urnes avec l'aide de la communauté internationale, le pays se dota depuis lors d'un ambitieux programme de reconstruction nationale sous le label des cinq chantiers de la République. La stabilité politique retrouvée, bien qu'il y a encore des poches d'insécurité surtout à l'Est du pays, le gouvernement active sa diplomatie pour faire entendre sa voix sur la scène politique internationale et cela se manifeste à travers sa participation remarquable dans des organisations régionales, dont dans certaines, le pays à travers son chef de l'Etat, assume la présidence tournante notamment la Communauté Economique des Etats d'Afrique Australe (SADC), la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC),le Marché Commun d'Afrique Orientale et Australe (COMESA), la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL).

Cela dit, voyons le cadre économique. 2.1.1.3.CADRE ECONOMIQUE

La gouvernance économique et financière en République Démocratique du Congo de façon générale nous révèle que le souci d'assainir le cadre macroéconomique est confronté aux difficultés d'ordre structurel paralysant ainsi la consolidation de la stabilité macroéconomique et la croissance, affectant très négativement les possibilités de réduction de la pauvreté et surtout l'atteinte même de quelques voire un OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement).

Cependant, bien que frappée de plein fouet par la crise financière internationale, les autorités de la République Démocratique du Congo, n'ont pas pour autant baisser les bras, avec une discipline exemplaire en matière de gestion et d'organisation ainsi qu'une gestion rigoureuse des deniers publics en se conformant aux instructions du Document Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSCRP) et de Plans d'Ajustement Structurel (PAS), documents imposés par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale, le pays a pu finalement accéder au fameux point d'achèvement de l'Initiative Pays

Pauvres Très Endettés (I-PPTE), quatre jours après la commémoration du cinquantième anniversaire marquant l'accession du pays à l'indépendance le 30juin 2010 à l'issue de la réunion des conseils d'administration du FMI et de la Banque Mondiale, bénéficiant de l'annulation d'environ 90% d'une dette odieuse évaluée jusqu'au premier semestre de 2010 à USD 13 milliards, et dont les service de la dette pesait lourdement dans le budget de l'Etat congolais.

A. DEVELOPPEMENT RURAL ET AGRICULTURE

Jusqu'en décembre 2008, « près de 80% de la population vivent en milieu rural avec comme activités principales : l'agriculture, la pèche et l'élevage » (Ministère du Plan/RDC, DSCRP juillet 2010, p.30).

En outre, en dépit des conditions naturelles favorables pour l'agriculture en République Démocratique du Congo et la fertilité de son sol, « 96% des terres arables bénéficient d'une saison culturale de plus de huit mois dans l'année, 135 millions d'hectares des terres agricoles, soit 34% du territoire national dont 10% seulement sont mise en valeur » (RDC, DSCRP juillet 2010, p.30).

Le sol congolais est encore à son état naturel, inexploité depuis que le Congo est Congo (RDC), ce qui implique que le secteur agricole connait une faible production entrainant l'insécurité alimentaire, la hausse des importations et la baisse des exportations des produits agricoles.

Il faudrait noter que le gouvernement congolais avait, depuis 2008, doté toutes les provinces du pays des tracteurs agricoles pour la relance de la production, mais le manque de suivi et d'un budget important ont toujours entrainé l'arrêt des engins et des travaux, à cela s'ajoute les problèmes de manque des pièces de rechange et de carburant. En outre, le disfonctionnement des trains et surtout pour la Société Nationale de Chemin de Fer du Congo et l'impraticabilité des routes dans l'arrière pays du fait de délabrement très avancé de cellesci, découragent les opérateurs économiques et agriculteurs qui assistent impuissamment à la destruction par la pluie de leurs produits suite à la non évacuation de ceux-ci de centres de production (villages) vers les centres de consommation.

américain a décidé d'exclure la République Démocratique du Congo depuis fin 2010 de son programme « AGOA », programme qui permet aux pays en développement d'exporter les produits agricoles vers les USA à des conditions douanières favorables. Pourtant, ce programme a permis de gagner en 2010 environ USD 300 millions. Il sied de noter aussi que le secteur agricole représente une part importante du PIB dont « 46,7% en 2005 et 47,4% en 2006 » (BAfD/OCDE, 2007-2008, p.233, p.258) pour ne citer que cela.

B. FORET ET ENERGIE

La forêt équatoriale de la République Démocratique du Congo est classée première en Afrique et deuxième au monde après l'Amazonie du Brésil, le pays joue un rôle important dans la préservation de l'environnement et des écosystèmes dans le monde. Mais le secteur forestier est surtout caractérisé par une exploitation irrationnelle de la biodiversité et de bois du fait de la faiblesse des autorités, le non respect des textes légaux et réglementaires en la matière ce qui facilite l'évasion, la fraude voire les détournements des recettes de l'Etat et la dégradation de l'environnement, la non application du code forestier et de la loi sur conservation de la nature.

« Dans le domaine de l'électricité, les projets prolifèrent. La SNEL (Société Nationale d'Electricité) a entrepris en 2005 un plan de sauvetage et de redressement sur deux ans, pour un total de 263,3 millions de dollars. La RDC dispose d'un gigantesque potentiel hydro-électrique, 100 000 mégawatts environ, dont 44 000 mégawatts concentrés sur le seul site d'Inga, qui comporte deux stations pour une capacité installée totale de 1774 mégawatts. En 2006 Inga n'a produit que 700 mégawatts. Plusieurs projets ont été déjà identifiés au départ d'Inga vers d'autres pays africains et notamment les pays de la SADC. Les estimations de couts indiquent qu'une centrale Inga 3 couterait 3,5 milliards de dollars pour une puissance installée de 3 500 mégawatts à l'horizon 2010. Le projet Grand Inga, quant à lui, exigerait des investissements de 5,66 milliards de dollars, pour une puissance installée de 13 500 mégawatts...

La RDC est l'un des rares pays d'Afrique oil les questions de désertification et de pénurie d'eau ne se posent pas. Dense, le réseau hydrographique comprend une trentaine des rivières totalisant plus de 20 000 kilomètres de berges et le fleuve Congo, long de 4 670 kilomètres avec, à l'embouchure, le deuxième débit le plus important du globe (40 000 m3 d'eau par seconde). La RDC est aussi le pays le plus arrosé du continent, avec une moyenne de ressources hydriques renouvelables de 900 km3par an, ce qui représente presque le quart des

ressources en eau douce du continent africain. Ce potentiel est immense et presqu'entièrement inexploité. Depuis quelques années, la RDC est sollicitée par ses voisins et certains organismes internationaux, en vue du transfert d'eau douce du fleuve Congo vers d'autres pays... » (BAJD/OCDE, 2007, p.239).

C. RESSOURCES MINIERES ET ELEVAGE

La République Démocratique du Congo possède d'importantes réserves en gisements de cuivre et de cobalt. Son sous sol regorge également beaucoup d'autres minerais notamment des gisements de diamants industriels et de joaillerie, aurifères, de Coltan, de plomb, de nickel, de cassitérite, de Fer, de cadmium, d'Argent, etc. Sur une cinquantaine des minerais recensés, le pays n'exploite qu'une dizaine seulement.

Classée parmi les dix pays de la méga biodiversité, la République Démocratique du Congo compte « 480 espèces de mammifères, 565 espèces d'oiseaux, 1000 espèces des poissons, 350 espèces de reptiles, 220 espèces de batraciens et plus de 10 000 espèces d'angiospermes dont 3000 seraient endémiques ». (RDC, DSCRP juillet 2010, p.31)

Dans ce pays aux dimensions continentales, l'élevage se pratique de façon artisanale dont l'élevage des bovins, des caprins, de porcs, et des volailles ainsi que la sylviculture et la pisciculture, dont la production ne suffit pas à satisfaire la demande intérieure. Il convient de noter que la production locale en viande, poissons, fruits, légumes voire épices est insuffisante face à la demande intérieure, ce qui pour conséquence de recourir à l'importation pour satisfaire la demande locale.

D. INDUSTRIE ET COMMERCE

Jadis important dans le pays, le secteur de l'industrie congolais est actuellement dominé par l'industrie minière de base située au Sud-est du pays avec l'afflux des multinationales, de quelques Petites et Moyennes Industries dans le textile, l'agroalimentaire, la chimie, le domaine de la production des biens d'équipements. Les entreprises publiques à caractère industriel et commercial en l'occurrence la GECAMINES, la MIBA et l'OKIMO sont actuellement en phase d'ouverture de leurs capitaux pour devenir des sociétés commerciales à l'issue du processus de privatisation des entreprises étatiques chapoté par le Comité pour le Pilotage et la Réforme des Entreprises Publiques (COPIREP) sous le patronnât du ministère du portefeuille.

Depuis un certain temps, le commerce (gros et détails) occupe aussi une place importante dans le PIB, tout juste après l'AGRIPEL (agriculture, pèche et élevage) surtout avec la prolifération des Petites, Moyennes Entreprises et Artisanat et contribue tant bien que mal à la création d'emplois et au budget de l'Etat.

E. TRANSPORT ET COMMUNICATION

Le transport est actuellement un casse-tête pour une bonne partie des congolais, surtout dans l'arrière pays. L'état de délabrement très avancé de certaines routes rend l'évacuation des produits agricoles en campagnes vers les centres urbains.

Fort heureusement, les efforts sont en train d'être déployés par les autorités qui font la construction et la réhabilitation des routes un des cinq chantiers de la République et une de leurs priorités. Le réseau de transport est constitué de 16238kilomètres de voies navigables, 5033kilomètres des voies ferrées datant pour la plupart de l'époque coloniale, 145000kilomètres des routes nationales et régionales connaissant un véritable coup de balai et des pistes secondaires rurales via le programme des cinq chantiers dans son volet routes, 7400kilomètres d'axes urbains qui sont aussi réhabilités et remis à neuf actuellement dans la plupart des grandes agglomérations du pays et 270 aéroports à travers tout le pays dont 5 aéroports internationaux (Ndjili à Kinshasa, Luano à Lubumbashi, Bangoka à Kisangani, aéroport de Goma et celui de Gbadolité).

Les transports ferroviaire et maritime sont gérés par la Société Nationale de Chemin de fer du Congo (SNCC) et l'Office National de Transport (ONATRA) respectivement au centre et à l'Est, et à l'Ouest du pays. A travers le tableau ci-dessous nous présentons de façon synthétique la situation de transport en République Démocratique du Congo.

Tableau n°9 : Présentation de quelques infrastructures de transports

ROUTES, VOIES FERREES ET

NAVIGABLES

DISTANCES

01

Routes d'intérêt national

58385 kilomètres

02

Routes d'intérêt local

86615 kilomètres

03

Ponts

1965 kilomètres

04

Voies Ferrées

5033 kilomètres

05

Voies Navigables

16238 kilomètres

PORTS FLUVIAUX

SOCIETE

01

Port de Kinshasa

ONATRA

02

Port d'Ilebo

SNCC

03

Port de Kalemie

SNCC

04

Port de Kisangani

ONATRA

05

Port de Mbandaka

ONATRA

06

Ports d'Ubundu et de Kindu

ONATRA

PORTS MARITIMES

SOCIETE

01

Port de Banana

ONATRA

02

Port de Boma

ONATRA

03

Port de Matadi

ONATRA

AEROPORTS ET AERODROMES

DISTANCES

01

Aéroports et aérodromes

270kilomètres

02

Aéroports et pistes goudronnées

24kilomètres

03

Aéroports et aérodromes non goudronnés

205kilomètres

Source : Elaboré par nous-mêmes sur base du DSCRP in Economie de la République Démocratique du Congo, FMI, 2006.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon