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Contribution à  l'étude de la niche écologique de la Cigogne blanche Ciconia ciconia L. , 1758 (Aves, Ciconiidae ) et du Héron garde- boeufs Bubulcus ibis L. , 1758 (Aves, Ardeidae ) dans la région de Batna


par Naoual BOUKHTACHE
Université El Hadj Lakhdar Batna Algérie - Magister en agronomie 2008
  

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5.2- Etat actuel des populations

5.2.1- Dans le monde

Depuis le début du XXème siècle, le garde-boeufs est une espèce en pleine expansion tant par l'évolution de son aire de répartition que par l'augmentation locale de ses effectifs (SIEGFRIED, 1978 ; BREDIN, 1983).

En Afrique, à partir de l'Afrique tropicale, l'espèce s'est répondue à travers toute l'Afrique méridionale dès la fin du siècle dernier (BREDIN, 1983). Ainsi, la colonisation a débuté à l'extrême sud entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle avec une augmentation des effectifs et des territoires occupés depuis la fin des années 1920 (VINCENT, 1947 ; SKEAD, 1956 ; SIEGFRIED, 1965-1966a).

En Afrique du Nord, le Héron garde boeufs a également colonisé de nouvelles régions de plus en plus méridionales. Au sud du Maroc, par exemple, cette espèce se reproduit jusque dans la région de Ouarzazat (THEVENOT et al., 1982) et à Tiznit depuis 1994 (KUSHLAN et HAFNER, 2000).

En Europe, l'espèce n'était jadis commune qu'en Andalousie au XIXème (IRBY, 1895 in SARASA et al., (1994) ; RIDDEL, 1944 ; VOISIN, 1991). Ce n'est qu'à la fin des années 1960 que l'on observa une progression vers le nord (FERNÁNDEZ-CRUZ, 1975). Selon KUSHLAN et HAFNER (2000), depuis les années 1980, la distribution et les effectifs des couples nicheurs du Héron garde-boeufs ont connu un grand essor, estimés à la fin des années 1990, ils dépassent les 100.000 couples.

En France, la première observation du garde-boeufs en Camargue remonte à 1953 et sa première reproduction à 1969 (HAFNER, 1970). Il a atteint la Brenne depuis 1992 où il devient aujourd'hui une espèce banale (TROTIGNON, 2005). En Drôme et Ardèche, FATON et coll. (2001), ont recensé deux couples nicheurs en 1995 et 30 couples en l'an 2000. Il a niché pour la première fois en Grèce en 1991 (GOUTNER et al., 1991) et en Roumanie depuis 1997 (MUNTEANU, 1998). L'espèce, nichant depuis les années 80 en Sardaigne, compte actuellement plusieurs centaines de couples (GRUSSU, 1997) et un effectif augmentant en Italie (GRUSSU et al., 2000, GUSTIN et al., 2001).

En zone semi-aride, en Israël, plusieurs nouvelles colonies ont été signalées (SHY, com. pers. in KUSHLAN et HAFNER, 2000) et même dans le delta du Nil depuis 1990

(MEININGER et al., 1994). Selon KUSHLAN et HAFNER (2000), en sus de ces nouvelles colonisations, les populations déjà implantées dans le bassin circumméditerranéen ont connu une nette progression des effectifs au cours de la dernière décennie.

Sur le continent américain, bien que la première capture de cette espèce remonte à 1937 (BLAKER, 1969), ce n'est qu'à partir des années 1950 que l'on commença à assister à une véritable conquête du nouveau monde (BREDIN, 1983).

D'après plusieurs auteurs, le Héron garde-boeufs a colonisé le nouveau monde durant ce dernier siècle. Il est observé aux Etats-Unis aux années 1940 (SPRUNT, 1953 in FOGARTY et HETRICK, 1973 ; PALMER, 1962 in MILLER, 1979) ; déclaré aux états d'Est, en Pennsylvanie, par GRUBE, 1962 (GRUBE, 1963), et à l'Ouest, au Colorado, en 1964 (BAILEY et NIE'DRACH, 1965 in MILLER, 1979). Par ailleurs, le garde-boeufs est observé en Amérique centrale, à Costa Rica en 1954 (SLUD, 1957) et au Mexique par ZIMMERMAN en 1971 tout en citant qu'il est déclaré déjà en 1964 par ALDEN (ZIMMERMAN, 1973).

En Amérique du Sud, B. ibis est signalé pour la première fois au Pérou par STOTT en 1957 (MC FARLANE, 1975). Ce dernier auteur ajoute qu'à cause de sa grande dispersion, le Héron garde-boeufs est observé dans plusieurs régions du Pérou, à l'Est et à l'Oust, même à des altitudes de 3.500 m et le long de toute la zone côtière, bien qu'il est plus abondant dans les régions du nord. En effet, sa première nidification à Cuba est notée en 1957 (ARENDT, 1988) et en Colombie en 1958 (LEHMANN, 1959). KREBS et al. (1994) et BROOKS et DA'VALOS (2001), signalent sa dispersion aux îles Caraïbes (Antilles) à partir de ces régions (Amérique du Sud) durant cette même période (aux années 1950) tout en soulignant que sa dispersion est continue jusqu'à nos jours (observé pour la première fois à l'Île-à-Vache aux années 1990-2000).

Selon BREDIN (1983), en plus de l'expansion naturelle, certains individus furent introduits en Australie par des éleveurs pensant qu'ils débarrasseraient le bétail de ses parasites. Au Japon, IKEDA (1956), a noté un accroissement sensible de ses effectifs dès les années 1950.

Parallèlement à cette expansion, la sous espèce B. i. coromandus à commencer à coloniser l'Australie, effectivement à partir des années 1940 (MORRIS, 1970 in MADDOCK, 1990 ; MADDOCK et BRIDGMAN, 1992) et par la suite elle a atteint la Nouvelle Zélande aux années 1960 (TURBOTT et al. 1963 ; GRANT, 1964), période depuis laquelle le nombre d'oiseaux n'a pas cessé d'augmenter (HEATHER, 1978-1980-1982-1986-1991 ; PRATT,

1979 ; CHILD, 1985 ; MORRISON, 1987 ; JACKSON et OLSEN, 1988 ; MADDOCK, 1990 ; MADDOCK et GEERING, 1993 ; DOWDING, 1991).

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