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Contribution à  l'étude de la niche écologique de la Cigogne blanche Ciconia ciconia L. , 1758 (Aves, Ciconiidae ) et du Héron garde- boeufs Bubulcus ibis L. , 1758 (Aves, Ardeidae ) dans la région de Batna


par Naoual BOUKHTACHE
Université El Hadj Lakhdar Batna Algérie - Magister en agronomie 2008
  

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7.3- Formation des couples et parades nuptiales

Au stade de l'association nuptiale des deux sexes, le mâle délimite un territoire. Il choisit une place qu'il défend et à ce moment il devient agressif (GEROUDET, 1978 ; HANCOCK et KUSHLAN, 1989). La femelle initie la formation du couple en battant ses ailes sur le dos du mâle (VOISIN, 1991). Dans les salutations d'accueil, le mâle parcours lentement ses perchoirs ou se balance d'un pied sur l'autre en émettant des cris. Attirées par ce comportement, les femelles viennent roder autour du séducteur, se perchant tout près et l'observent en silence, le plumage collé au corps (BLAKER, 1969 ; GEROUDET, 1978 ; VOISIN, 1991). Il n'est pas rare qu'un mâle s'accouple avec plusieurs femelles (BLAKER, 1969 ; GEROUDET, 1978 ; FUJIOKA et YAMAGISHI, 1981 ; MC KILLIGAN, 1990).

7.4- Accouplement

La copulation a lieu au nid ou à moins de 50 cm de ce dernier. La femelle s'accroupit respire à petits coups. Le mâle saute sur cette dernière en s'accrochant des pieds et saisissant les plumes de la calotte ou du cou et en exhibant des mouvements rythmiques avant de baisser sa queue en vue d'établir le contact cloacal en battant des ailes pour maintenir son équilibre. Durant cet acte, le mâle caresse du bec les plumes du cou et de la tête de la femelle (BLAKER, 1969 ; VOISIN, 1991).

7.5- Construction du nid

La construction du nid est assurée principalement par la femelle, tandis que la collecte des matériaux est surtout le travail du mâle qui collecte des branchettes et des petits bâtons morts et séchés de 1 à 30 cm de longueur généralement trouvés par terre, ramassés avec le bec dans les endroits les plus proches de la héronnière, mais peut aussi arracher des brindilles d'arbres environnant la héronnière (JENNI, 1969 ; BLAKER, 1969 ; HAFNER, 1977 ; BREDIN, 1983 ; WHITFIELD et WALKER, 1999 ; DUBOURG et al., 2001).

7.6- Ponte

La ponte a généralement lieu environ 7 jours après la formation des couples (BLAKER, 1969 ; HAFNER, 1980). Le nombre d'oeufs par ponte varie entre 2 et 7 avec une moyenne de 3 à 4 oeufs par nid. Les oeufs blancs avec une nuance vert pâle ou bleu, sont de forme ovale large et un peu pointue (HEIM DE BALSAC et MAYAUD, 1962 ; ETCHECOPAR et HÜE, 1964 ; GEROUDET, 1978).

DARMALLAH (1989), estime la taille moyenne de la ponte à 3,3 oeufs dans la région d'El Kala. En Albufera, en Espagne, PROSPER et HAFNER (1996), signalent des moyennes de 3,4 à 3,9 oeufs et FRANCHIMONT (1985), à Asjène au Maroc, l'estime à 3,3 oeufs par nid. En Inde, HILALUDDIN et al. (2003), notent que la taille moyenne de la ponte et de 3,03 oeufs, contre 2,92 oeufs par nid dans la région de Béjaia (SI BACHIR et al., 2000). Selon SAMRAOUI et al. (2007) la taille moyenne de la ponte dans la colonie de Sidi Achour, à Annaba, est de 3,1 oeufs par nid.

La ponte est déposée parfois dès janvier, comme au Maroc (FRANCHIMONT, 1985). En Camargue, elle est réalisée en avril mai (HAFNER, 1977), alors qu'à El Kala, DARMALLAH (1989), note que la ponte est déposée dès le début du mois de mars. Dans la région de Béjaia, selon KASRI et LALOUNI (1998) et SI BACHIR (2007), le nombre d'oeufs par ponte varie de 1 à 5 avec exceptionnellement des pontes de 6 et 7 oeufs.

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