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Contribution à  l'étude de la niche écologique de la Cigogne blanche Ciconia ciconia L. , 1758 (Aves, Ciconiidae ) et du Héron garde- boeufs Bubulcus ibis L. , 1758 (Aves, Ardeidae ) dans la région de Batna


par Naoual BOUKHTACHE
Université El Hadj Lakhdar Batna Algérie - Magister en agronomie 2008
  

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8.3- Association avec d'autres animaux

Les garde-boeufs peuvent se nourrir isolément, mais l'association est la règle générale qui peut être intra ou interspécifique. Dans le cas d'association intraspécifique les groupes sont alors composés d'individus de différents âges, des deux sexes et avec d'autres échassiers (SKEAD, 1956).

Par ailleurs, l'association avec d'autres animaux domine très largement l'écologie et le comportement alimentaire du Garde-boeufs. Ce dernier est le plus souvent associé à des mammifères à l'origine sauvages et maintenant à du bétail domestique (BLAKER, 1969).

Grâce à cette technique, ils absorbent 50 % de plus de nourriture que les autres oiseaux, pour un effort moindre (HEATWOLE, 1964 in BLAKER, 1971 ; WHITFIELD et WALKER, 1999).

Plus récemment, les garde-boeufs ont pris l'habitude de suivre même les machines agricoles dans toutes les régions couvertes par son aire de répartition (BREDIN, 1983 ; WHITFIELD et WALKER, 1999 ; DUBOURG et al., 2001).

8.4- Mode de chasse

Chez le garde-boeufs, avant «le coup de bec», le cou est tendu puis le bec est propulsé vers l'avant légèrement ouvert et se ferme sur la proie. Les petites proies sont avalées d'un seul coup avec un rapide hochement de la tête (BREDIN, 1983). Les grosses proies sont tuées par une compression au niveau du cou, le bec agissant comme une puissante paire de pinces avec une agitation latérale violente (BLAKER, 1969).

Le Héron garde-boeufs est spécialiste dans la marche sur la terre. En suivant le bétail et les machines agricoles, il accroît l'efficacité de la recherche de nourriture et se procure d'avantage d'aliments que s'il se nourrissait seul. En suivant les commensaux, les gardeboeufs utilisent des comportements variés, incluant la marche rapide, la course, la capture à l'affût des insectes, le glanage, le balancement latéral de la tête et du cou, la marche lente, les sauts successifs et les captures aériennes des insectes (BREDIN, 1983 ; HANCOCK et KUSHLAN, 1989).

8.5- Digestion des proies

Les hérons sont connus pour avoir des sucs digestifs très acides et très puissants, certains peuvent même digérer les os de poissons (GEROUDET, 1978). BREDIN (1983), a montré que lors du passage dans le tractus digestif du garde-boeufs, des dents de moutons ont été totalement digérées ne laissant que peu de traces et uniquement dans les pelotes. La

vitesse de digestion est élevée et varie suivant les proies : les poissons et les grenouilles, par exemple, sont digérés dans les six heures (VINOKUROV, 1960 in BREDIN, 1983).

Les hérons, régurgitent des pelotes qui contiennent des parties non digestibles des proies consommées : poils, os, plumes, chitine (HIBBERT-WARE, 1940 ; KUSHLAN, 1978). Généralement, une seule pelote est rejetée par jour avant le lever du soleil (BREDIN, 1993).

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