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Contribution à  l'étude de la niche écologique de la Cigogne blanche Ciconia ciconia L. , 1758 (Aves, Ciconiidae ) et du Héron garde- boeufs Bubulcus ibis L. , 1758 (Aves, Ardeidae ) dans la région de Batna


par Naoual BOUKHTACHE
Université El Hadj Lakhdar Batna Algérie - Magister en agronomie 2008
  

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8- Ecologie trophique

8.1- Composition du régime alimentaire

De nombreux auteurs dans le monde ont montré que le Héron garde-boeufs se nourrit essentiellement d'insectes : KADRY-BEY (1942) en Egypte, IKEDA (1956) au Japon, BURNS et CHAPIN (1969) en Louisiane (U.S.A.), SIEGFRIED (1966b, 1971c, 1978) en Afrique du sud, FOGARTY et HETRICK (1973) en Floride (U.S.A.), BREDIN (1983, 1984) en Camargue (France) et RUIZ et JOVER (1981) en Espagne, RICHARDSON et TAYLOR (2003) en Australie.

En Algérie, les résultats les plus notables, obtenus suite à l'analyse des pelotes de réjection des adultes ou des régurgitats de poussins montrent que l'espèce a principalement un régime alimentaire insectivore. Selon la région d'étude et la période de l'année, l'espèce se nourrit essentiellement d'orthoptères et de coléoptères (DOUMANDJI et al., 1992-1993 ; BENTAMER, 1998 ; HARIZIA, 1998 ; BOUKHEMZA et al., 2000-2004 ; SI BACHIR et al., 2001).

Le garde-boeufs est un oiseau insectivore par excellence. Toutefois, au sein d'une même région, sa nourriture subit des variations au cours des différentes saisons et des variations au cours des années. Parmi les invertébrés non aquatiques, SIEGFRIED (1966b-1971c), note l'importance qu'ont les vers de terre dans l'alimentation du garde-boeufs pendant la saison des pluies en Afrique du sud. En période de gel, les vers de terre, indisponibles, sont remplacés par des petits mammifères en Camargue (BREDIN, 1983-1984) et dans le delta Del Ebro en Espagne (RUIZ, 1985).

Des données assez ponctuelles, signalent également la prédation sur des poissons, des reptiles, des oiseaux et des mammifères (DUXBURY, 1963 ; CUNNINGHAM, 1965 ; HERRERA, 1974 ; TAYLOR, 1979). La consommation d'ectoparasites telles les tiques paraît également très occasionnelle voire même exceptionnelle (BATES, 1937 ; BEVEN, 1946 ; HOLMAN, 1946 ; SKEAD, 1963).

8.2- Milieux d'alimentation

Contrairement aux autres Ardéidés, le Héron garde-boeufs est un oiseau semiaquatique et dans certaines régions il est essentiellement «terrestre». Parmi les milieux aquatiques fréquentés, seuls les zones d'eau douce ou légèrement saumâtres sont exploitées. Selon VOISIN (1978), aucun garde-boeufs n'a jamais été vu dans les salins (exploitations de sel) de Camargue ; l'espèce niche pourtant non loin de là. Le garde-boeufs chasse et pêche, le plus souvent, dans des milieux pourvus d'une végétation assez abondante.

Le Héron garde-boeufs fréquente principalement les marais, les garrigues dégradées, les dépôts d'ordures, les champs labourés, les cultures basses, les mares temporaires, les plaines basses, les deltas ou les larges vallées, où cet échassier jouit des ressources abondantes pendant toute l'année, comme il fréquente les prairies, les zones boisées et les marécages (ETCHECOPAR et HÜE, 1964 ; DORST, 1971a ; VOISIN, 1979-1991 ; BREDIN, 1983 ; FRANCHIMONT, 1986b ; DOUMANDJI et al., 1988). Cela n'exclut nullement l'exploration des collines et des zones arides quand elles sont parcourues par le bétail (GEROUDET, 1978). L'espèce fréquente également des lieux d'importance mineure, comme les jardins cultivés près des agglomérations (CRAUFURD, 1965) ainsi que les bords des ruisseaux. Ces derniers ne sont fréquentés que pour s'alimenter en eau (FRANCHIMONT, 1986b).

Dans plusieurs régions du monde, les dépôts d'ordures sont de plus en plus fréquentés par le garde-boeufs (HAFNER, 1977 ; RENCUREL, 1972 ; DEAN, 1978 ; FRANCHIMONT, 1986b ; DOUMANDJI et al., 1988 ; BOUKHEMZA, 2000 ; YORIO et GIACCARDI, 2002 ; SI BACHIR, 2007).

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