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Sexualité et VIH/ sida

( Télécharger le fichier original )
par Berry Francis Mélaine Xavier Yapi
Université d'Abidjan- Cocody - Maà®trise de sociologie option santé 2008
  

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I-3- La confiance protectrice

L'adhésion au préservatif est souvent mesurée par son utilisation au premier rapport, mais ce n'est pas toujours celui-ci qui représente un risque. Le premier rapport ne constitue pas forcément un baromètre de l'utilisation du préservatif, car celui-ci est parfois sacrifié justement après le rituel du premier rapport (souvent protégé, surtout s'il n'est pas précoce), qui symbolise la porte d'entrée pour une relation de confiance.

Dans l'imaginaire de l'individu, l'amoureux est pur, il ne peut constituer un danger. Ce déni du risque va de pair avec la croyance en la fidélité et la confiance mutuelles. A l'exception de quelques garçons, qui ont des rapports sans être amoureux de leur partenaire, la sexualité est conçue comme une expression de l'affectivité, un échange mutuel, un don de soi, un engagement et une preuve de confiance.

Le préservatif est alors interprété par les adolescents comme un geste pour " se préserver de l'autre " et une réaction de méfiance, démarche qui est contraire à leur représentation de l'amour. Ainsi, leurs connaissances sur les MST ne se traduisent pas toujours en pratique rationnelle d'évitement du risque. Le savoir reste parfois coupé de la pratique. Il n'est alors pas rare que les multipartenaires, qui ne font pas toujours le lien entre sentiments amoureux et pratiques sexuelles, soient ceux qui se protègent le plus. Bien connaître son partenaire amoureux et se faire confiance deviennent des " protections imaginaires " contre le sida.

Le préservatif devient synonyme de méfiance, de doute, de crainte, sentiments qui sont aux antipodes de l'amour, et par conséquent, nécessaire uniquement le temps que l'" inconnu " devienne " connu " et que la confiance s'installe (Mendes-Leite, 1993).

I-4- une banalisation de la maladie

On constate une diminution globale de la peur suscitée par les différents risques et maladies, sauf pour les maladies cardiaques et celles liées au tabac ou à l'alcool. En ce qui concerne le sida et les maladies associées, le niveau de crainte est le plus faible enregistré depuis 1994 : moins d'une personne sur quatre craint le VIH pour elle-même et cette proportion est plus faible encore pour les autres IST ou la tuberculose, alors que plus d'une personne sur deux déclare en 2004 craindre les accidents de la circulation ou le cancer

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus