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Le commerce de la rue et l'occupation des espaces publics à  Lomé. Cas des trottoirs

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par Komla Dzidzinyo GBETANOU
Université de Lomé - Togo - Maitrise en sociologie 2010
  

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2.2. Des classes d'âges variés

L'âge de ceux qui travaillent sur les trottoirs est très varié (Tableau N° 1). Mais une simple observation, même sommaire indique qu'il varie de 6 à plus de 55 ans avec une forte représentation des jeunes. Ainsi, 52,3 % des enquêtés ont un âge compris entre 18 et 30 ans et 36,4 % un âge compris entre 31 et 40 ans. A celles qui exercent leurs activités dans la rue depuis leur jeunesse et qui sont aujourd'hui âgées de plus de 50 ans, il faut ajouter quelques femmes salariées du secteur moderne admises à la retraite forcée ou celles qui quittent volontairement les bureaux avant l'âge normal de la retraite dans le cadre de la retraite anticipée pour exercer leur talent dans la rue à cause du salaire dérisoire, lié à un faible niveau d'instruction. Dans certains cas, c'est la mère commerçante qui a atteint un âge avancé qui veut passer la main à sa fille instruite capable de tenir la comptabilité.

2.3. Des acteurs venus d'horizons géographiques divers

Les occupants de trottoirs et de carrefours viennent d'horizons géographiques divers (15,38 % de nigériens ; 4,39 % de ghanéens, de béninois et de maliens ; 2,19 % de sénégalais, avec une prédominance des Togolais (65,93 %). On rencontre tous les groupes ethniques du Togo ainsi que les représentants des pays voisins du Golfe de Guinée et du Sahel (Tableau N° 4). Parmi les Togolais, le groupe majoritaire est constitué de Mina et d'Ewé du sud traditionnellement commerçants, suivi des femmes tem ou kotokoli de la Région centrale. La vente des produits alimentaires locaux est exclusivement assurée par les Togolaises, tandis qu'elles se répartissent dans des proportions à peu près égales dans la redistribution des produits alimentaires importés avec les femmes yoruba du Nigeria.

Dans le groupe des étrangers, notamment africains, les ressortissants des pays sahéliens sont les plus nombreux. On peut citer les Nigériens surtout dans le petit commerce ambulant, et les Maliens. Quant aux Sénégalais, on les rencontre particulièrement dans la restauration, la couture, la bijouterie et la vente des statuettes ou objets d'art et les béninois dans la coiffure et celui de vulcanisateur.

Les Nigérians, parmi lesquels de nombreux Yoruba, et les Ibos, qui constituent aussi une minorité importante. Les premiers sont ceux qu'on appelle ici « des banquiers sous l'arbre». Ils constituent de véritables agents de change informels et les seconds sont spécialisés dans la friperie ; ils possèdent des magasins et des boutiques dans les principaux marchés de Lomé, mais exposent leurs marchandises sur les trottoirs

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