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Contact et usage des langues dans l'espace médiatique algérien: de la créativité au quotidien

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par Moussa LAHOUAM
Université Badji Mokhtar Annaba - Master FLE 2015
  

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4- L'emprunt

Nous avons déjà proposé une définition de l'emprunt, celle de Dubois et Al. Pour plus d'explications sur les différentes formes de ce phénomène, nous proposons la description émise par Hamers. Ainsi, la linguiste souligne, à ce sujet, que les segments empruntés sont souvent limités au lexique et peuvent être un morphème, un mot et même une expression à condition que ce segment ne soit pas traduit, c'est-à-dire pris tel qu'il est. L'auteure définit l'emprunt comme « un mot, un morphème ou une expression qu'un locuteur ou une communauté emprunte à une autre langue, sans le traduire » 21(*).

Dans le cas algérien, l'emprunt algérianisé, se manifeste par une sorte de combinaison des traits linguistiques de l'arabe dialectal et du français. Il s'agit d'un métissage linguistique qui met en lumière l'émergence néologique, engendrée principalement par des situations de communications vécues par les locuteurs. Un procédé de production lexicale à propos duquel Kateb Yacine précise que : « le locuteur colonise à son tour la langue française et la charge d'écarts et particularismes pour exprimer son algérianité ».

5- Le code mixing et le métissage linguistique

Hamers et Blanc (1989 :455), considèrent ce mélange de codes, dans lequel un locuteur transfère un élément d'une langue dans la langue de base de son énoncé, comme une stratégie de communication. Les auteurs ajoutent « A la différence de l'emprunt, généralement limité à des unités lexicales, le mélange de codes transfère des éléments à des unités appartenant à tous les niveaux linguistiques et pouvant aller de l'item lexical à la phrase entière... ».

Les deux linguistes distinguent donc entre le code mixing où l'on peut transférer toutes les unités linguistiques sans exception aucune, et l'emprunt qui est limité à des unités lexicales. C'est d'ailleurs à ce dernier phénomène que nous consacrerons la suite du présent mémoire.

Dans cette perspective, il convient de préciser la conception et la définition que l'on associe au terme lexique.

6- Le lexique

Il est défini comme étant toutes les unités ou les mots qui appartiennent à une langue donnée, comme il est cité dans Le Petit Dictionnaire Larousse 2008 :

« Ensemble de mots formant la langue d'une communauté et considéré abstraitement comme l'un des éléments constituants le code de cette langue »22(*).

Pour bien cerner la définition de ce mot, les linguistes l'opposent au terme vocabulaire considéré comme un ensemble de mots que possède un locuteur ou que l'on utilise dans un domaine donné. Donc, à l'opposé du vocabulaire, le lexique peut être un ensemble de vocabulaires.

7- La créativité lexicale ou le néologisme

Concept défini, par le dictionnaire l'internaute, comme : « Ensemble des processus de formation de nouvelles unités lexicales »23(*). Le dictionnaire distingue deux sortes de néologismes : le néologisme de forme, unité lexicale pourvue d'une forme et d'un sens nouveaux, et le néologisme de sens, acception nouvelle pour une unité qui existait déjà dans la langue.

En Algérie, la néologie se situe à la fois sur le plan formel et sur le plan sémantique et qu'on désigne souvent par les termes de néologie de forme et néologie sémantique : La néologie de forme se manifeste généralement par rapport à l'usage traduisant un contexte spécifique, mais assez souvent par le besoin de créer de nouveaux mots pour exprimer des réalités nouvelles et ces mots finissent par devenir des emprunts : on dit « lmarché » pour désigner en français standard « le marché »

* 21 Hamers, in Moreau, 1997: 136

* 22 Dictionnaire Le Petit Larousse 2008, p.586.

* 23 Dictionnaire français Larousse, http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/n%C3%A9ologie/73001,consulté le 08/05/2015

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