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Etude socioéconomique de la pauvreté chez les communautés vivant dans les zones cacaoyeres

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par Christian René KOFFI
UFHB - Master 1 2015
  

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Section 4 :

La réalisation des récits de vie

Les récits de vie des ménages et des individus ont été réalisés à travers un canevas comprenant : (i) les données du ménage / l'individu; (ii) les activités économiques ; (iii) la documentation de l'activité quotidienne de la famille / du ménage / de l'individu ; (iv) les causes de la pauvreté telles qu'identifiées par le chef du ménage / l'individu ; (v) les manifestations de la pauvreté ; (vi) l'analyse les principaux problèmes auxquels le ménage / l'individu fait face : économiques, sociaux, psychologiques ; (viii) les liens avec les voisins et leur importance dans la survie du ménage / de l'individu ; (ix) l'accessibilité et la fréquentation des services sociaux de base.

Section 5 :

La réalisation des profils historiques

Les profils historiques des quartiers ont été réalisés à travers des fiches descriptives des communautés. Sur ces fiches, nous avons renseigné : (i) le nom du quartier ; (ii) la date de création ; (iii) la population ; (iv) le profil démographique ; (vi) les activités principales ; (vii) l'accessibilité ou l'enclavement ; (viii) les infrastructures sociales existantes ; (ix) les sources d'approvisionnement en eau potable ; (x) le type d'habitat ; (xi) les interventions ou initiatives de développement des partenaires externes ; (xii) l'existence d'organisations socio-professionnelles ; (xiii) les commentaires. Les profils historiques ont été réalisés avec l'aide des Mairies, des Agences de Développement Locales (ANADER, Conseil Régional, Directions Départementales de Ministères) et des leaders communautaires.

Section 6 :

L'observation participante

L'observation participante nous a permis de saisir la « culture de la pauvreté ». Ainsi, en suivant le cas exemplaire et particulièrement riche des travaux d'Oscar Lewis, on a utilisé des procédures qui se décomposent en trois temps.

Ø On a dans un premier temps, un enfermement monographique répété dans des figures du ghetto : les quartiers précaires de la ville de soubré (Oscar Lewis avait utilisé la même méthode pour les quartiers « vecindades » du centre de Mexico pour l'étude de la famille Sanchez (1963). « Bien que la Esmeralda ne soit qu'à dix minute du palais du gouvernement et du coeur de San Juan, c'est un quartier physiquement et socialement en marge de ville. Le mur qui le surplombe se dresse comme une sorte de symbole le séparant de la ville. La Esmeralda forme une petite communauté à part, avec un cimetière, une église, un petit dispensaire et une maternité ainsi qu'une école élémentaire. Il y a de nombreuses petites boutiques, des bars et des tavernes. Les maisons sont décrépites et les allées jonchées d'ordures » (Lewis 1969 : 791).

Ø Dans un deuxième temps, nous avons construit le modèle conceptuel provisoire qui a consisté à la catégorisation de la population « pauvres ». Ces pauvres n'appartiennent ni à la classe ouvrière, ni à la classe moyenne appauvrie, (comme le dit Lewis). Les pauvres ici, ce sont les  gens qui sont tout à fait au bas de l'échelle socio-économique, les ouvriers les plus défavorisés, les petits paysans, les ouvriers agricoles des plantations et cette grande masse hétérogène de petit artisans et commerçants (que Lewis nomme le « lumpenprolétariat » (1963 :29).

Ø Dans un troisième temps, nous avons appliqué la technique de l'observation participante sur le terrain afin de remplir progressivement le « modèle conceptuel provisoire » (Lewis 1963 :30) de la culture de pauvreté, conçue comme une culture de traits. En effet, le noeud de cette construction, c'est l'énumération des cinquante traits qui constituent la culture de pauvreté (Lewis, 1981 : 316 parle de soixante-dix traits). Sur le terrain, la présentation de ces traits s'est inspirée de quatre grands domaines du réel :

o Le rapport aux institutions de la société globale : il était question de voir la faiblesse ou l'absence d'intégration sociale, politique et économique et voir un rapport d'extériorité aux valeurs dominantes de la société. En pratique, cela s'est traduit par une observation de : (1) la scolarisation afin de voir si elle est faible ou nulle, (2) la participation syndicale ou politique afin de voir si elle est présente ou absente, (3) la protection sociale afin de voir si elle est présente ou absente, l'accès aux produits et espaces de consommation moderne afin de voir s'il y a accès ou non.

o Les rapports au sein de la « communauté des taudis » : généralement, l'environnement social immédiat du pauvre est fait de quartiers denses, de maisons manquant d'intimité, d'alcoolisme, de violence et de très peu d'organisation sociale au-delà du cadre de la famille. il s'était question d'observer si les rapports sont caractérisés par une faible organisation sociale, mais aussi l'existence d'un « sens de la communauté et d'un sentiment de territorialité » fort.

o La famille : Il s'est agi de voir si au niveau de cet espace de relations, le pauvre a été l'objet : (1) d'une enfance courte et non protégée, (2) d'une initiation précoce à la vie sexuelle, (3) d'une union libre et de « mariage consanguin » (4) d'abandon relativement fréquent (surtout pour les femmes et les enfants) et de (5) relations matriarcales.

L'individu : afin de voir si, tel que Lewis le représente dans la pauvreté, il se caractérise par des sentiments d'impuissance et de résignation, de dépendance et d'infériorité, par le fatalisme et l'absence de projet.

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