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Etude socioéconomique de la pauvreté chez les communautés vivant dans les zones cacaoyeres

( Télécharger le fichier original )
par Christian René KOFFI
UFHB - Master 1 2015
  

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Chapitre 7 :

Présentation des données issues de l'enquête

Section 1 :

Présentation des données quantitatives

Tableau 9 : Résultat 1

 

Effectif

%

Côte d'Ivoire

36

62,0

Mali

4

6,8

Burkina Faso

11

18,9

Guinée

2

3,4

Autre

5

8,6

TOTAL

58

100,0

Source de l'enquête

Graphique 1 : Données 2

Tableau 10 : Données 3

 

Fréquence

%

 
 
 

Manque de terre

12

20,6

Manque de moyens de subsistance

14

24,1

Manque d'argent

23

39,6

Manque d'enfants

0

00,0

Manque de main d'oeuvre

7

12,0

Autre

2

3,4

TOTAL

58

100,0

Source : Données de l'enquête

Tableau 11 : Données 4

 

Fréquence

%

Quand on a des difficultés de nourrir sa famille

16

27,5

Quand on n'a pas de maison ou d'habitat décent

2

3,4

Quand on ne peut aider ses parents et voisins

0

-

Quand on n'a pas de travail

11

18,9

Quand on n'a pas de terre à cultiver

12

20,6

Quand on est malade ou handicapé

1

1,7

Quand on n'a pas d'estime au sein de sa communauté

0

-

Quand on ne possède aucun bétail

0

-

Quand on n'a pas les moyens de se soigner et de soigner les membres de sa famille

5

8,6

Quand on n'a pas les moyens d'assurer la scolarisation de ses enfants

8

13,7

Quand on ne sait pas lire et écrire

3

5,1

Quand on n'a pas de relations sociales

0

-

TOTAL

58

100,0

Source : Données de l'enquête

Tableau 12 : Données 5

 

Fréquence

%

Accès facile

6

10,3

Accès difficile

52

89,6

TOTAL

58

100,0

 

Source : Données de l'enquête

Tableau 13 : Données 6

 

Fréquence

%

Approvisionnement en eau potable

3

5,1

Construction d'écoles

7

12,0

Construction de dispensaires

10

17,2

Alphabétisation

5

8,6

Habitat

1

1,7

Désenclavement

21

36,2

Activités productrices

9

15,5

Autre

2

3,4

TOTAL

58

100,0

Source : Données de l'enquête

Tableau 14 : Données 7

 

Fréquence

%

Former et éduquer les populations

3

5,1

Désenclaver et développer les infrastructures routières

9

15,5

Aider les populations à s'organiser et l'encadrer

2

3,4

Fournir à la communauté un appui matériel et financier

2

3,4

Développer les services sociaux de base

21

36,2

Développer les activités génératrices de revenu(AGR)

16

27,5

Promouvoir la justice sociale

4

6,8

Autre

1

1,7

TOTAL

58

100,0

Source : Données de l'enquête

Section 2 :

Présentation des données qualitatives

Tableau 15 : perception endogène de la pauvreté selon les communautés

catégories sociales

Terminologie en langue locale

signification

Critères d'identification

Bété

`'poi''

-manque d'argent

-manque de moyens de subsistance

-manque d'habit

-manque de biens matériels

-qui vit à la charge d'un parent

-sujet passif sans voix

ni pouvoir ni relation sociales

-habité par un sentiment d'impuissance

-qui vit seul

Baoulé

`'yalê''

-manque d'argent

-manque de moyens de subsistance

-manque de biens matériels

-ne peut travailler la terre par ses propres moyens

-dépend des autres

Vit dans le dénuement matériel

Malinké

`'fantaya''

-manque d'argent

-manque de moyens de subsistance

-manque de biens matériels

-sans pouvoir

-relations sociales

-vit dans le dénuement matériel

-qui manque d'habitat décent

Source : chercheur

Dans cet état de manque, trois ressources sont communément citées :moyens de subsistance, ressources financières et biens matériels. Cette perception de la pauvreté cadre avec les définitions institutionnelles qui la perçoivent sous le prisme de manque et/ou d'indisponibilité de ressources indispensables pour satisfaire les besoins essentiels ;c'est à dire, une situation dans laquelle la majorité de la population vit avec un bas niveau de revenus ne permettant pas de satisfaire leurs besoins et dans laquelle les ressources disponibles dans l'économie, même si elles sont équitablement distribuées, sont à peine suffisantes pour subvenir aux besoins essentiels de la population, et ce, de façon soutenable.

Il ressort de ce tableau que la pauvreté n'est pas, ou plutôt n'est plus seulement un état de dénuement matériel, mais elle serait à la fois :

o un état de dénuement matériel marqué par l'absence de ressources suffisantes ;

o un état d'exclusion découlant d'une impossibilité de participer à la vie de son groupe et/ou de la société et d'une impossibilité à s'exprimer.

Encadré 1 : Extrait de l'entretien avec le chef Bété

« La sous-préfecture d'Okroyou compte 22 villages, avec environ 8000 campements. Selon le RGPH qui s'est déroulé en 2014, Okrouyo compte 13.000 habitants. La pauvreté ici, est une réalité. Il faut dire que tous ceux qu'on croit être des planteurs, ne sont pas tous des vrais. Sur cent planteurs, il y a 20% qui sont de véritables planteurs, avec plus de cinq hectares de cacao. Les 80% eux, ne possèdent que des plantations moins de trois hectares. Il y a plusieurs raisons qui font que nous sommes pauvres. D'abord, tout est cher ici. Je peux même dire que ceux qui sont vivent dans les grandes villes telles qu'Abidjan, vivent mieux que nous dans la mesure où tout est cher. Je vous donne un exemple, le kilo de viande avec os est à 2.500f et 3.000f pour la viande sans os. Nous avons aussi un autre problème, qui est celui des terres. Nous avons cédé nos terres aux allochtones et étrangers. Il n'y a plus de terre à cultiver, mais les gens continuent à venir dans notre zone ; cette forte présence humaine ne fait qu'entretenir la cherté de vie. Les populations d'ici sont toutes tournées vers les cultures d'exportations (cacao, hévéa) et personne ne fait du vivrier. Ceux qui possèdent encore des portions de terre, qui pouvaient bien encore s'intéresser au vivrier, ne le font pas. Selon eux, c'est moins rentables par rapport à l'hévéa et le cacao. Les quelques personnes qui cultivent le vivrier, ont une bonne raison de vendre cher leur produit. Nous avons aussi d'autres problèmes, qui doivent être résolus. Ici à Okroyou, il n'y a qu'une seule école primaire, on n'a pas de collège public. Ce qui fait que les enfants sont obligés de parcourir de longues distances pour se rendre à l'école. Nous n'avons pas de routes et c'est vraiment difficile d'écouler nos produits sur le marché. Je pense que pour réduire la pauvreté dans notre zone, il faut d'abord sensibiliser la population aux cultures vivrières et accompagner les coopératives de femmes en ce sens. Il faut aider la jeunesse à se prendre en charge avec des projets d'insertion économique comme le fait actuellement l'ANADER. C'est un acte à saluer. Je crois que si les jeunes sont occupés, le banditisme va diminuer dans notre zone. » 

Entretien réalisé avec Monsieur GBOGOU Rabé, chef de communauté Bétéd'Okrouyo.

Source : chercheur

Encadré 2 : Extrait de l'entretien avec le président de coopérative

« Quand on venait ici, c'était par rapport aux travaux de l'Aménagement de la Région du Sud-Ouest(ARSO) dans les années 70. Quand on a fini les travaux, j'avais un peu d'argent, j'ai acheté la forêt avec les autochtones Bakwé et puis j'ai commencé à planter cacao. Au début, c'était difficile parce que je n'avais pas d'argent parce que le champ ne produisait pas encore. Je travaillais pour les gens, dans des plantations que je nettoyais, pour avoir de quoi de vivre. Tout le monde me connaît parce que j'ai travaillé dans leur champ. Aujourd'hui, mon champ est en production, je peux dire que ça va. Avant c'était facile d'avoir forêt, mais il y en a plus. Ceux qui ont un peu, ne veulent plus vendre, ils préfèrent mettre ça en garantie. Les jeunes qui sont venus de la ville, veulent faire leur champ, mais il n'y a plus de forêt ; souvent les parents ont tout vendu et les enfants ne peuvent rien faire. C'est ça même qui fait qu'il y a beaucoup de pauvres. A cause de problème de route, tout est cher ici. Les femmes qui vont chercher leur produit, quand elles envoient, elles vendent ça cher. »

Entretien réalisé avec M. DABIRE Joseph, Président de coopérative

Source : chercheur

Encadré 3 : Extrait de l'entretien avec le sous-préfet

« Pour ma part, je pense que la pauvreté est liée à plusieurs facteurs. Les plantations de cacao étant vieillissantes, donc moins productives. Les populations doivent aussi diversifier les cultures en s'orientant vers le vivrier, pour s'assurer une autosuffisance alimentaire. L'absence d'infrastructures routières, faible capacité des services sociaux de base, les conflits fonciers, qui distendent la cohésion sociale. Voilà autant de difficultés que vivent les populations d'ici. Pour corriger le tir, il faut vraiment sensibiliser les populations aux cultures vivrières, prendre des mesures contre la vente ou la garantie de terre, créer des infrastructures, renforcer la capacité de celles qui existent déjà ».

Entretien réalisé avec Monsieur PARE Grégoire, Sous-préfet à Okroyou.

Source : chercheur

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