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Impact du taux d'interet et du taux de change sur la volatilité des banques tunisiennes


par Zied Zagrouba
faculté des sciences economiques et de gestion de Tunis - Mastere de recherche en finance 2016
  

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CHAPITRE I : LA VOLATILITE

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BOURSIERE

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Introduction

La volatilité est le fait d'avoir des mouvements de grande ampleur sur les marchés d'actions. Cela peut s'expliquer par l'annonce de nouveaux évènements économiques ou financiers qui peuvent influencer le marché comme par exemple une modification des taux directeurs de la banque centrale. Dans ce cas, les cours boursiers varient de façon cohérente avec ces informations. Un élément plus troublant de la volatilité actuelle et l'augmentation des mouvements considérables au sein d'une même journée sans qu'il y ait eu de nouvelles. On a l'impression qu'il y a une espèce de volatilité autonome ou intrinsèque au marché qui n'est pas simplement due au fait que les prix varient en fonction des « fondamentaux économiques ».Cela va plus loin, le marché lui-même a du mal à trouver son équilibre.

L'intérêt de la volatilité se concentre sur son rôle comme outil de gestion de risque survenu sur le marché financier en général et sur le marché boursier en particulier vu l'influence des risques sur la valeur de l'action, ceci nous conduit vers le rôle de la volatilité à maitriser le risque pour se couvrir contre ses effets néfastes.

Dans ce cadre, on va se concentrer dans la première section à définir et à introduire le concept de la volatilité en expliquant son utilité et ses types qui se manifestent sur les marchés financiers. Dans la deuxième section, on va présenter les différentes approches de mesure de la volatilité et les méthodes les plus utilisées pour les différents intervenants sur le marché. Dans la troisième section, on va s'intéresser aux facteurs qui affectent la variabilité des cours et par conséquent, les facteurs structurels et conjoncturels qui ont des incidences sur les fluctuations des cours en particulier le taux de change et le taux d'intérêt.

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Section1 : la volatilité boursière

I. Le fondement et l'évolution de la volatilité dans le temps

La volatilité est l'un des sujets les plus traités en finance à cause de ses impacts sur le marché financier et sur l'économie d'un pays. En effet, la volatilité est un indicateur essentiel pour les investisseurs, les ménages et les institutions financières qui représentent les acteurs du marché. On utilise la volatilité comme un critère de choix pour nous aider à acquérir les titres les plus rentables. Autrement dit, si le titre est volatile, l'investisseur peut avoir une grande probabilité de perte ou de gain, puisque le titre n'est pas stable. En effet, il peut être réservé à la hausse comme à la baisse. Les titres les plus volatils peuvent générer une rentabilité supérieure à ceux des mauvais. La volatilité est un critère très intéressant qui mérite d'être approfondi en étudiant ses impacts sur le marché financier.

L'intérêt de la volatilité est motivé par deux raisons :

? En premier lieu, c'est un outil de gestion de risque. Les analystes ne cherchent pas à maximiser la rentabilité mais à minimiser le risques vu l'incertitude et les mutations économiques et financières dans le monde entier. Ceci reflète l'importance de la volatilité comme un outil de gestion de risque.

? En deuxième lieu, pour se couvrir contre le risque, l'investisseur doit recourir à la volatilité pour se protéger contre les titres à risque élevé. C'est-à-dire, chaque investisseur cherche à se couvrir contre les différents risques des variations des prix des actifs financiers pour estimer ou anticiper les prix futurs de ces derniers.

Les recherches antérieures consistent à comprendre la volatilité du marché financier. (SHILLER, 1981) a appliqué le test des bornes de la variance sur les séries de l'indice S&P500 (1871-1979) et de l'indice Dow Jones (1928-1979). Leurs résultats ont révélé une volatilité des cours observés supérieure à celle des prix rationnels ex-postes. Dans une autre étude, (Adrian R. Pagan, 1990) a montré qu'une augmentation de la volatilité du marché (mesurée par le pourcentage de variation des prix ou bien le taux de rentabilité) engendre une probabilité importante de changements des prix.

La volatilité peut être causée par les changements des facteurs économiques. Elle peut également découler par les anticipations irrationnelles et les crises financières.

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Définition de la volatilité

La volatilité mesure la proportion d'une valeur mobilière ou d'un marché qu'il soit à la hausse ou à la baisse. Elle s'exprime en pourcentage. Sur une courte période, les titres qui ont une tendance à une forte variation, peuvent être considérés comme des titres volatils.

La volatilité n'est pas la même pour les actions et pour les obligations. En effet, pour les actions, la volatilité consiste à mesurer la volatilité relative d'un titre par rapport à l'ensemble du marché. Par exemple, suite à une augmentation d'une unité de l'indice de marché, il s'agit de voir comment notre titre va varier à la hausse ou bien à la baisse en utilisant le BETA.

Pour l'obligation, la volatilité est définie comme la durée de vie moyenne des flux financiers pondérés par leur valeur d'une manière générale, La volatilité est considérée généralement comme l'écart entre un prix de marché et les fondamentaux économiques, qui justifient rationnellement la valorisation de l'actif considéré. (SHILLER, 1981), (Nicholas Barberis, 2003) ont montré que la volatilité excessive des cours des titres est un phénomène pathologique. En effet, il semble improbable d'expliquer le niveau des actifs risqués en se basant uniquement sur le comportement dynamique des fondamentaux. En effet, plus la variable fluctue durant une période, plus elle est censée être volatile. La volatilité est associée à l'imprévu, l'incertain et au risque actualisée. En effet, plus la durée est longue, plus on obtient un risque plus élevé.

III. Les types de la volatilité

Nous utilisons généralement deux types de volatilité: La volatilité historique, et La volatilité implicite. La volatilité historique est calculée à partir des cours passés. La volatilité implicite est calculée à partir du prix des options existant sur le sous-jacent étudié (action, indice).

La volatilité implicite joue le rôle prédicateur puisque que la valeur du jour de la volatilité implicite annonce celle de la volatilité historique à venir. En fait, le prix des options est toujours défini dans le présent par des spéculateurs, qui réagissent en fonction de leurs anticipations et intuitions du moment. La volatilité implicite est calculée à partir du modèle de (Scholes, 1973).

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IV. Les Différentes approches de mesure de la volatilité

1. La beta

La beta est un instrument de mesure de la volatilité. Il permet généralement d'apprécier la sensibilité d'un actif par rapport à celle du marché. Le bêta peut décrire la sensibilité des mouvements d'une action par rapport aux variations de l'indice boursier :

? La sensibilité des mouvements d'une SICAV par rapport aux variations de l'indice boursier.

? La sensibilité des mouvements d'une action par rapport aux variations de notre portefeuille.

La beta est aussi un indicateur de risque : si l'évolution du marché est à la baisse, l'action sera susceptible de baisser moins que le marché si elle est inférieure à 1 et plus que le marché si elle est supérieur à 1.

Il y a donc un lien entre la rentabilité et le risque : plus le cours est censé pouvoir progresser fortement quand le marché est haussier, plus il a de risque de baisser fortement quand il est baissier. On peut aussi démontrer que plus le risque est élevé, plus le cours tend à être bas (phénomène de prime de risque), mais cela indépendamment du bêta puisque la prime de risque s'applique à l'ensemble du marché.

2. l'écart type

L'écart type est un outil très utilisé dans les études statistiques. Cet indicateur permet de mesurer la volatilité d'un titre. L'écart type est généralement utilisé pour la construction d'autres indicateurs.

Un écart type élevé indique que les données sont dispersées donc qu'il y a une volatilité importante. A l'inverse, un écart type faible témoigne d'une faible volatilité et d'une bonne anticipation des investisseurs. Plus les cours s'éloignent de leurs moyennes c'est-à-dire plus la différence entre les cours et la moyenne augmente, plus la volatilité est importante. L'écart type correspond à la racine carrée de la variance. La variance est la moyenne des écarts à la moyenne, le tout au carré.

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Où ó : écart type

N : nombre d'observation Xi : rendement de l'action

3. le modèle GARCH

Le modèle GARCH dans sa forme générique propose une estimation intuitive de la volatilité, cette dernière étant la somme des rendements passés pondérés. (Engle, 1982) a introduit l'hétéroscédasticité conditionnelle autorégressive (ARCH en anglais) pour distinguer les variation des prix. Apres cette première théorie, (bollerslev T. , 1986) a développé le modèle ARCH basé sur le modèle pour modéliser la variabilité de la volatilité des actifs financiers dans le temps.

Le modèle GARCH est présenté de la manière suivante :

Où :

R : Le rendement du jour t

: La variation conditionnelle du rendement 3.1 Modèle GARCH(1,1)

Le GARCH(1,1) est un modèle pour l'analyse de l'effet du taux d'intérêt et la volatilité des taux de change sur le rendement des titres des banques.

La sensibilité des actions bancaires renvoie à la fois aux changements du taux de change et du taux d'intérêt qui sont variables dans le temps. La crise est identifiée avec des pointes de volatilité et se référant ensuite à l'extension de l'incertitude sur les marchés financiers. La

méthode la plus utilisée pour les modèles d'estimation de la volatilité est le modèle GARCH(1,1).

Le modèle d'hétéroscédasticité conditionnelle autorégressive séminal (ARCH introduit par (Engle, 1982) ) a donné une poussée énorme à la fois à la construction du modèle économétrique et la recherche appliquée, il est utilisé afin de compenser pour le manque de représentation ARMA (p, q) pour les problèmes monétaires et financiers. Le processus de (Engle, 1982) a proposé de modéliser le temps variant la volatilité conditionnelle en utilisant les innovations passées pour estimer la variance de la série. En se basant sur le modèle ARCH, (bollerslev T. , 1986) a suggéré le modèle autorégressif hétéroscédastique conditionnelle (GARCH), qui est un important type de modèle de séries chronologiques pour les données hétéroscédastiques.

Le Modèle GARCH (p) génère des épisodes de fortes volatilités suivies par des périodes de faible volatilité. L'effet d'ARCH ou hétéroscédastique conditionnelle est la présence d'autocorrélation dans les résidus au carré. Il y a deux approches principales à identifier. Le premier test connu (Engle, 1982) est une régression de test Lagrange multiplicateur, à savoir la taille de la place de la R multiple échantillon qui suit un chi-carré avec p degrés de liberté qui analysent la présence de l'effet ARCH.

On peut écrire le modèle ARCH(m) comme suit :

(Moyenne conditionnelle)

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(Variance conditionnelle)

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