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Le régime juridique de l'insurrection : une étude à  partir des cas libyen et syrien

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par Joseph Marcel II MBAHEA
Université de Yaoundé II - Master II Droit public international et communautaire 2013
  

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CONCLUSION PREMIERE PARTIE

Parvenu au terme de la première manche du ce travail sur l'encadrement des insurrections en Libye et en Syrie par le droit interne, l'on peut retenir quelques points majeurs. De prime abord, il faut dire qu'il appartient à titre principal à tout Etat victime d'une insurrection, de trouver les voies et moyens pour y répondre. C'est un phénomène craint et hautement décrié en droit interne. Les évènements insurrectionnels en Libye et en Syrie n'ont pas dérogé à la sévérité et à la solidité de cette vérité. Celles-ci ont donné lieu à une riposte coléreuse de la part des autorités gouvernementales. Ceci se justifie en ce que l'insurrection porte atteinte à la sureté et à la stabilité de l'Etat. Aussi, elle préjudicie considérablement l'exercice des droits et libertés fondamentaux. Face à cela les autorités ne restent pas insensibles. Elles donnent une réponse répressive et énergique. Celle-ci consiste le plus souvent en un recours à la force, mais peut aussi déboucher sur une répression juridictionnelle. Mais avant toute réponse répressive hâtive et peut-être même fautive, les autorités gouvernementales gagneraient tout d'abord à s'interroger et examiner les causes de l'insurrection, essayer d'y apporter une solution satisfaisante afin de les obvier. C'est d'ailleurs ce que fait dans une mesure certaine le droit international. Bien qu'il intervienne dans les insurrections subsidiairement au droit interne, en les validant ou les invalidant selon les cas.

SECONDE PARTIE :

L'ENCADREMENT DES INSURRECTIONS EN LIBYE ET EN SYRIE PAR LE DROIT INTERNATIONAL

La multiplication dans les Etats de mouvements insurrectionnels lesquels prennent souvent des détours très sanglants, la boucherie humaine à laquelle on assiste, l'action des groupes armés qui s'illustrent par des exactions sur la population civile, et les violations graves et massives des Droits de l'Homme, n'ont pas laissé la société internationale indifférente.

En effet, le droit international n'est pas resté silencieux devant de tels évènements qui foulent au pied la dignité humaine, mettent en berne les droits et libertés fondamentaux de la personne, bien que lesdits évènements se déroulent à l'intérieur des frontières d'un Etat souverain. Les insurrections de 2011 en libyen et syrien en sont des illustrations. Il faut noter que ces situations d'insurrection sont encadrées par le droit international ici à titre subsidiaire car l'insurrection interpelle tout d'abord l'Etat qui en est victime.

Le Droit international a une position très flexible sur les questions insurrectionnelles. En général, il oscille entre considération et rejet à l'égard de l'insurrection. Il est pris dans le dilemme entre le souci d'encadrement des situations et entités qui bien que non reconnues, s'imposent tout de même eu égard de leurs actions sur la scène internationale, et le désir de faire profil bas, de les ignorer, les laisser dans l'anonymat juridique. L'objectif ici est de décourager les velléités insurrectionnelles, de nier aux insurgés une certaine légitimité qui serait préjudiciable aux Etats. L'on peut parler de Considération parce qu'en tant que conflit armé non international, l'insurrection est encadrée par deux principaux textes à savoir : l'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève de 1949, et le Protocole additionnel II auxdites conventions relatif à la protection des victimes des conflits armés non internationaux. Il s'observe également un phénomène de rejet de l'insurrection en Droit international. Cet état de chose est justifié par le fait que les insurgés sont des entités infra étatiques, qui sèment le trouble dans l'ordre international tant au sens propre qu'au sens juridique.

Cette logique est à l'origine de la controverse en droit international sur la validation des insurrections en Libye et en Syrie (Chapitre I) qui toutefois ont été finalement validées par le droit international (Chapitre II)

CHAPITRE I :

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius