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Politique fiscale et croissance économique en zone CEMAC.

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par Addi HAMAN MAHAMAT
Université de Yaoundé II - Master II en Ingénierie Economique et Financière option Economie Mathématique et Econométrie 2013
  

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II.2-Mobilisation des recettes fiscales et variabilité de la croissance économique :
Une analyse empirique

Un autre fait important est que l'instabilité des recettes fiscales s'est révélée être une question cruciale depuis des décennies surtout en Afrique subsaharienne. Elle est souvent à l'origine de l'instabilité de la croissance, et les économies en développement en sont plus touchées que les économies développées22. Les travaux de Romer et Romer (2010) ; Posch (2011); et Afonso et Sousa (2009), en adoptant des démarches tout à fait différentes, le montrent ci-bien.

En effet, Romer et Romer (2010) recherchent l'effet des changements fiscaux sur l'environnement macroéconomique des Etats-Unis depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Ils mesurent les changements fiscaux à travers le «changement dans les recettes fiscales corrigées des variations conjoncturelles ». Leurs résultats montrent que toute hausse exogène des taxes de 1% réduit le PIB réel d'environ 3%, donc participe à déstabiliser la croissance économique. Posch (2011), sur données de panel des pays de l'OCDE de 1970 à

22 Mutascu et Danuletiu (2011)

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2004, utilisent une formulation en temps continu, pour mettre en évidence les effets de la fiscalité sur volatilité de la production et donc de la croissance économique. Ils trouvent que l'instabilité fiscale explique à 66% la volatilité de la croissance économique des pays concernés. Aussi, toujours en utilisant les données de panel, Ebeke et Ehrhart (2013), en se servant des travaux de Lim (1983), étudient les conséquences de l'instabilité des recettes fiscales sur 39 pays d'Afrique Subsaharienne au cours de la période 1980-2005. D'après les résultats de leurs estimations, la forte instabilité des recettes fiscales de cette zone, est responsable de la volatilité des dépenses publiques, composante cruciale pour la croissance à long terme (Barro, 1990 et Ramirez et Nazmi, 2003). De plus, ils constatent que l'aide étrangère, une dépendance moindre aux taxes commerciales et une plus grande dépendance sur les taxes indirectes intérieures conduisent de manière significative à de faibles niveaux de l'instabilité des recettes fiscales. Ces résultats sont presque les mêmes que ceux de Afonso et Sousa (2009) qui utilisent un modèle d'auto-régression structurelle bayésienne sur l'économie du Portugal. Ils constatent qu'un choc positif de 1% des recettes de l'État est capable de générer une réponse positive du PIB de 0,06%. Après cela, les effets macroéconomiques des chocs fiscaux s'érodent et finissent même par devenir négatifs.

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