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La reintegration du Maroc à  l'Union Africaine


par Manne SORY
Université Africaine de Technologie et de Management  - Licence Professionnelle  2017
Dans la categorie: Droit et Sciences Politiques > Relations Internationales
   
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LA REINTEGRATION DU MAROC A L'UNION AFRICAINE | 2017

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AVERTISSEMENT

L'Unité de Formation et de Recherche des Sciences Juridiques et Politiques de l'Université Africaine de Technologie et de Management (UATM) n'entend donner ni approbation ni improbation aux opinions émises dans ce document. Elles doivent être considérées comme propres à leur auteur.

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DEDICACES

A :

Ma mère Foulératou DJIBRIL ;

Mon père Mohamed SORY ;

Mes frères et soeurs Bassim, Sirouz, Hadioullaye, Amina et Maïssarath.

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REMERCIEMENTS

y' Au Dr Jean Luc LAWSON, pour les conseils, la rigueur et la disponibilité malgré ses nombreuses occupations, ont été le moteur de ce travail de recherche.

y' Aux professeurs de l'UATM GASA FORMATION qui nous ont formés et conseillés tout au long de cette formation.

y' A toutes celles et tous ceux dont il n'est pas possible de citer ici les noms, mais qui n'ont pas manqué aucune occupation de m'encourager.

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EPIGRAPHE

« ... quand un corps est malade, il est mieux soigné de l'intérieur que de l'extérieur ».

Mohammed VI, juillet (2016), message adressé au 27e sommet de l'UA.

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SIGLES ET ABREVIATIONS

BMCE : Banque Marocaine pour le Commerce Extérieur

BRICS : Brésil Russie Inde Chine Afrique du Sud

CCG : Conseil de Coopération du Golfe

CEDEAO : Communauté Economique Des Etats de l'Afrique de l'Ouest

CEEAC : Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale

CEMAC : Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale

COMESA : Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe

CEN-SAD : Communauté des Etats Sahélo-Sahariens

COP : Conférence des Parties

EAC : Communauté d'Afrique de l'Est

FNM : Fondation Nationale des Musées

IDE : Investissement Direct Etranger

INED : Institut National d'Etudes Démographiques

IRIS : Institut des Relations Internationales et Stratégiques

NNPC : Compagnie Pétrolière Nationale Nigériane

OCP : Office Chérifien du Phosphate

OIT : Organisation Internationale du Travail

ONU : Organisation des Nations Unies

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ONG : Organisation Non Gouvernementale

ONHYM : Office National des Hydrocarbures et des Mines

OUA : Organisation de l'Unité Africaine

PIB : Produit intérieur Brut

RASD : République Arabe Sahraoui Démocratique

SADC : Communauté de Développement de d'Afrique Australe

SNI : Société Nationale d'Investissement

UA : Union Africaine

UE : Union Européenne

UMA : Union du Maghreb Arabe

ZLEC : Zone de Libre-Echange Continentale

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SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE 1

PREMIERE PARTIE : Le Maroc à l'UA : analyse d'un retour bien préparé 7

Chapitre I : Une stratégie continentale mis sur pied par le royaume 9

Section I : Le renforcement de la présence du Maroc en Afrique 9

Section II : De la politique du Maroc pour réintégrer 20

Chapitre II : Des mutations internes au continent 30

Section I : Un Maroc en quête de territoire 30

Section II : Un Maroc en quête de suprématie 37

SECONDE PARTIE : Le Maroc à l'UA : une réintégration à plusieurs

interrogations

45

Chapitre I : Des compétences au service de l'UA 47

Section I : Des apports politico-diplomatique 47

Section II : des apports économico-stratégique 55

Chapitre II : Une collaboration bénéfique pour tous 65

Section I : Une adhésion favorable aux deux parties 65

Section II : L'émergence d'un nouveau leadership du royaume chérifien 74

CONCLUSION GENERALE 83

ANNEXE 86

BIBLIOGRAPHIE 104

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INTRODUCTION GENERALE

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En ce début du XXIe siècle où le monde se transforme en plusieurs pôles d'influence de tout part, nombreux sont les pays qui sont conscients du fait « qu'aucun Etat ne pourra vivre isolé du monde extérieur et en autarcie ». Tous les pays du globe se mettent alors ensemble par affinité se basant pour la plupart sur leurs positions géographiques ou/et économiques. Les Etats africains, ayant compris cette politique, s'appuyant sur leurs convergences au vue de leurs divergences ont mis sur pied l'Organisation de l'Unité Africaine en 1963 peu après les vagues de décolonisation sur le continent, qui sera plus tard en 2002, remplacé par l'Union Africaine.

Ainsi, le royaume du Maroc ou royaume chérifien, pays du Maghreb arabe et situé au nord du continent, représente l'un des pays fondateurs de cette organisation à vocation continentale. Mais au vu des multiples Etats africains, le royaume du Maroc ne présente pas les mêmes caractéristiques comme la majeure partie des pays du continent. Le Maroc est un Etat unitaire, dont le régime politique est une monarchie constitutionnelle, dirigé par le roi Mohammed VI depuis 1999, qui a succédé à son père le roi Hassan II. D'une superficie totale de 710.850 ou 460.550km21, une population de plus de 33 848 242 habitants (2014) et avec un Produit Intérieur Brut (PIB) estimé à 109.201 milliards de dollars, le royaume du Maroc a une économie plutôt stable. Le royaume chérifien est membre de plusieurs groupements sous régionaux, notamment la Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), la Ligue Arabe ou encore l'Union du Maghreb Arabe (UMA) qu'il a quitté pour rejoindre la Communauté des Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Membre de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) depuis sa création en 1963, ce dernier quittera ses rangs plus tard suite à un problème lié selon le Maroc, à une question de souveraineté nationale. De ce fait, pour gagner le pari de l'ouverture et du repositionnement stratégique perdu en raison de son départ de l'OUA, le royaume chérifien s'est déployé depuis plusieurs années avec une diplomatie de tous ordres : économique, financière, culturelle, spirituelle et surtout de proximité dans le but de faire son grand retour au sein de la nouvelle institution panafricaine, l'Union Africaine (UA).

1 Le Maroc a une superficie totale de 710.850km2 en incluant le Sahara occidental, mais sans celui-ci il mesure 446.550km2

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En effet, l'Union Africaine est une organisation interafricaine créée en 2000 et installé en 2002 en remplacement de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA). L'Union Africaine compte actuellement 55 membres, soit tous les pays d'Afrique avec le retour du royaume du Maroc. Sa création procède d'une volonté de relancer le processus d'intégration régionale, condition essentielle pour le développement de l'Afrique2. Ses objectifs principaux sont de permettre l'intégration politique et socio-politique du continent, garantir la sécurité et la paix, de promouvoir la démocratie, les droits de l'homme et d'être la voie de l'Afrique à travers le monde.

Le problème du Maroc ayant motivé son départ de l'Organisation de l'Unité Africaine remonte dans les années 1970. Une période durant laquelle, le royaume du Maroc s'est vu privé (selon lui) d'une partie de son territoire national, revendiqué par les indépendantistes du Sahara Occidental et proclamé en République Arabe Sahraoui Démocratique (RASD) en 1974. Ce nouvel Etat intègre l'OUA en 1982, accepté par ses pairs, en application du principe de l'autodétermination des peuples à disposer d'eux-mêmes et de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Ce qui fait que le Maroc du roi Hassan II claque la porte deux ans plus tard, en 1984.

Si aujourd'hui le royaume du Maroc croît toujours fermement pouvoir disposer un jour ou l'autre de cette portion de terre reliée à ses provinces du sud, sa position reste à reconsidérer au sein de l'UA. Non seulement par rapport à son combat qui l'oppose aux indépendantistes pour avoir gain de cause sur le Sahara occidental et mais aussi, sur son apport dans l'accomplissement des objectifs de l'UA, au vu des alliées dont dispose la RASD au sein de l'organisation. C'est ce qui justifie le choix de ce thème intitulé « la réintégration du Maroc à l'Union Africaine ». Au-delà de présenter un intérêt scientifique non négligeable, l'analyse de cette question sur le Maroc et l'UA fait figure d'un sujet d'actualité. Cette étude nous conduira sans doute à visiter les disciplines scientifiques telles que les relations internationales, la géopolitique, la géostratégie, le sud dans les relations internationales, le droit international public, etc.

Après avoir passé plus de trente ans en dehors du cercle de l'organisation panafricaine, le royaume chérifien a su mener une véritable bataille sur tous les fronts, que ce soit diplomatique ou économique dans le but de pouvoir regagner sa place au

2 Lexique de science politique : vie et institutions politiques, 2e édition, Dalloz, Paris, p.571

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sein de l'UA. En Janvier dernier, lors du 28e sommet, le Maroc arrive à regagner sa place au sein de l'UA. Et à cette occasion, à la tribune de l'Union Africaine à Addis-Abeba en Ethiopie, le roi Mohammed VI déclarait : « il est beau le jour où l'on rentre chez soi ». Ces propos du souverain marocain viennent couronner l'intense politique africaine entreprise par le royaume après de longues années de séparation. La présence à nouveau du royaume du Maroc au sein de l'institution panafricaine ne peut de ce fait, être considérée comme une fin en soi, mais plutôt, elle doit être considérée comme le début d'une nouvelle page dans les relations entre le Maroc et son continent naturel.

Malgré le retour du Maroc au sein de l'UA, la situation qui l'a fait quitter les rangs de l'OUA, il y a plus de trois décennies, ne s'est tout de même pas résolue jusque-là. Si le Maroc pense qu'il s'agit d'une question de souveraineté nationale, d'autres (essentiellement la RASD et ses alliées) soulignent la volonté du Maroc d'annexer cette zone. Aujourd'hui, les lignes peuvent encore bouger à ce sujet. En effet, en trente-trois années d'absence, le monde en général et l'Afrique en particulier a subi une multitude de changement. Comme constater que le continent n'est plus dans l'Afrique des idéologies, du colonialisme ou de la guerre froide. Pour Mohamed Benhammon, « nous ne sommes plus dans un contexte de la guerre froide avec l'affrontement des deux blocs, nous ne sommes plus dans la logique des alliances en Afrique. Nous avons de nouvelles élites africaines beaucoup plus pragmatiques, plus réalistes, ouvert sur l'avenir. Nous avons aujourd'hui des Etats africains qui agissent dans le respect de leurs intérêts, loin de toute volonté de se soumettre à une quelconque directive de certains. Nous ne sommes plus dans la logique des grands et des petits Etats. Il y a un contexte qui permet de nouer un nouveau dialogue, dans un contexte culturel, politique international nouveau »3. Une preuve que malgré toutes ces années d'impasse, il pourrait y avoir une issue à ce conflit.

De ce qui précède, la présence à nouveau du royaume du Maroc au sein de l'Union Africaine soulève sans doute de nouveaux défis, et représente une nouvelle ère dans les relations internationales contemporaines. Ceci laisse subsister une série de questions à savoir :

3 Interview de Mohamed Benhammon, président du centre marocain des études stratégiques (CMES).

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Quelles conséquences d'ordres positives et négatives peuvent découler de ce retour ? Quels sont les revers et les envers de cette réadmission ? En sa qualité principale d'acteur économique avec un poids aussi considérable sur les Etats africains, le Maroc saura-t-il remplacer l'ancienne puissance dont la Libye du feu Mouammar Kadhafi faisait office au continent ? Le royaume du Maroc arrivera-t-il à travers sa politique menée depuis années, à faire exclure la République Arabe Sahraoui Démocratique (RASD) de l'UA ? En somme, quels sont les enjeux liés au retour du royaume chérifien à l'UA ?

Cette question central est d'autant plus pertinente qu'elle suscite beaucoup d'interrogations, étant une énigme pour certains, autant qu'elle est un soulagement pour d'autres. Le monde réside aujourd'hui dans un perpétuel changement. Chaque pays défend sa souveraineté, en s'accordant à une ouverture aux autres en raison de la mondialisation et de la globalisation. Mais dans cette idée d'ouverture à l'autre, le retour du Maroc dans les arènes de l'organisation panafricaine laisse fortement apparaître une question épineuse, celle de la RASD.

Le présent travail sur la réintégration du Maroc à l'Union Africaine répond à une délimitation temporelle et spatiale.

En ce qui concerne la délimitation temporelle, il couvrira en majeure partie la période de 1999 à nos jours. Cette période marque en vérité, non seulement l'intronisation du prince héritier Mohammed VI en tant que souverain du royaume chérifien succédant ainsi à son père le roi Hassan II, mais aussi, cette période marque l'aboutissement de la politique menée par le souverain chérifien pour se décrocher une réintégration au sein de l'Union Africaine. Il s'agit là, pour le souverain chérifien, le roi Mohammed VI de faire fonctionner les leviers qui mèneront le royaume du Maroc vers un développement politique et socioéconomique, et qui actionneront les manoeuvres politiques pour un retour sans faute de son royaume au sein de l'UA.

Du point de vue spatial, la présente étude englobe d'une manière générale, l'Afrique étant donné que l'Union Africaine reste le centre d'intérêt majeur associé à cette étude.

La présente étude qui aborde la question de la réintégration du Maroc à l'Union Africaine bâti sur l'ensemble des recherches documentaires à partir des ressources

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récupérées sur internet, conduit à faire une analyse sur les coulisses d'un retour bien préparé (Première Partie) du Maroc à l'UA.

Toutefois, cette réintégration est loin d'être une parole d'évangile pour beaucoup de personnes, vu qu'elle suscite plusieurs interrogations, au vue des enjeux et défis que présente l'Union Africaine (Seconde Partie).

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PREMIERE PARTIE

LE MAROC A L'UA : ANALYSE D'UN

RETOUR BIEN PREPARE

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Depuis plus de deux décennies, le royaume du Maroc a tourné dos à l'organisation continentale, l'Union Africaine. Après s'être nourri de faux espoirs sur une possible intégration à l'Union Européenne (UE) en vain, le royaume chérifien a décidé de revenir sur ses pas. Un tel retour, basé sur une véritable ambition de ressurgir dans les mailles du filet africain, consacre la politique marocaine à redéfinir sa politique étrangère. Après cette alternance au sommet de la royauté marocaine consacrant le fils héritier Mohammed VI au trône, le royaume du Maroc devra faire face à un nouveau défi dans le but de mieux se voir réintégrer dans le concert des Etats africains. Au cours de ses visites, les discours royaux sont ponctués vers cet objectif principal du royaume chérifien, celui de pouvoir accélérer son processus de réadmission au sein de l'Union Africaine. Sans doute, l'aspiration du royaume du Maroc à faire partie du cercle de l'institution panafricaine cache un autre objectif. Il s'agit essentiellement de la controverse sur le Sahara Occidental qui tient vraiment à coeur au Maroc.

Le royaume du Maroc s'appuie particulièrement sur leur opportunité à offrir une collaboration, une participation du royaume chérifien à l'émergence du continent. Tout son arsenal diplomatique qu'il déploie, qu'il soit économique ou politique, culturel ou religieux, répond à l'atteinte d'une seul et même finalité, l'Union Africaine. Contre toutes attentes, le Maroc devra de fond en comble, pouvoir baliser le terrain pour une réintégration prompte et sans contestation majeure au vue des divergences doctrinales et politiques qu'il entretient avec certains pays voisins ou même à l'intérieur du continent.

Pour ce fait, le roi Mohammed VI a construit autour de son royaume une stratégie visant l'ensemble du continent (Chapitre I). Celui-ci, conduit par un souhait d'avoir la possibilité de faire appui sur les mutations internes qu'a connu le continent (Chapitre II) pour parvenir à mieux faire avancer son dossier sur son retour au sein de l'Union Africaine.

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Chapitre I : Une stratégie continentale mise sur pied par le royaume

Depuis plusieurs années, le royaume du Maroc essaye de mieux s'afficher sur la scène internationale et particulièrement en Afrique dans le but d'améliorer sa représentation sur le continent africain. Cette volonté pour le royaume chérifien de s'intégrer dans les rangs des pays porteur du continent, se traduit par les multiples visites et investissements entrepris par ce dernier dans la plupart des pays africains. Sans doute, le royaume du Maroc possède plusieurs atouts qui lui permettent de s'aventurier au coeur des instances de l'institution panafricaine. Il mène pour ce fait une politique pour pouvoir réintégrer les rangs de l'UA (Section II), mais pour une politique réussie dans le cadre de cette réintégration, le royaume du Maroc entend d'abord accorder un privilège à sa visibilité sur le continent (Section I).

Section I : Le renforcement de la présence du Maroc en Afrique

Afin de s'imposer sur le continent et dans la sous-région maghrébine, le royaume chérifien a actionné son levier qui lui permettra de mieux s'afficher sur le continent. Le roi Mohammed VI se lance dans une vaste conquête à travers tout le continent en multipliant non seulement les visites officielles (Paragraphe I), ses soutiens à ses habituels alliés, mais les accords de coopération avec bon nombres de pays africains (Paragraphe II).

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