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Evaluation des caractères agro-morphologiques chez 45 génotypes de riz dans les conditions de riziculture pluviale à  la station de recherche agronomique de Longorola (Sikasso)


par Ibrahima BERTHE
Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou - Ingénieur d'Agriculture avec grade de master 2021
  

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2.1.2.2. Activités socioéconomiques

Zone agro-sylvo-pastorale par excellence, son économie est focalisée sur le secteur primaire. Les principales activités de production sont fortement tributaires des conditions climatiques. En plus des productions agro-sylvo-pastorales, des activités de type commercial, artisanal et touristique rythment le quotidien des populations (PSDR-Sikasso, 2011).

v Agriculture

La Région de Sikasso dispose de 6 000 000 ha de terre favorable à l'agriculture dont 14 079 ha de Bas-fonds et plaines aménagées pour un potentiel de 150 000 ha aménageables. Environ 20 à 45% des superficies agricoles sont cultivées en coton et 10 à 30% consacrés au maïs selon les cercles. Le mil et le sorgho occupent environ 57% des superficies agricoles en céréales contre 37% pour le maïs et 5% pour le riz. En plus de ces spéculations agricoles, l'horticulture et l'arboriculture fruitière occupent des superficies assez importantes mais non quantifiées. L'agriculture occupe une place de choix du fait qu'elle regroupe le plus grand bassin cotonnier du pays (plus de 70% de la production nationale) (PSDR-Sikasso, 2011).

v Elevage

La Région de Sikasso, avec 16 % du cheptel national, est la 2ème Région d'élevage du Mali. Trois types d'élevage, toutes espèces confondues, se côtoient : l'élevage de subsistance, l'élevage d'épargne et l'élevage de rente ou embouche. L'élevage comme la plupart des autres

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activités du primaire souffre d'un manque de valorisation. Le problème de qualité des matières premières est aussi un facteur limitant son potentiel de croissance (PSDR-Sikasso, 2011).

v Pêche

La filière poisson comprend plus de 500.000 acteurs repartis dans plusieurs maillons qui sont l'approvisionnement, la production, la récolte, la transformation/ commercialisation. Les autres maillons de la filière comprennent des acteurs qui évoluent dans la collecte, le mareyage et la commercialisation. La production de poisson tourne autour de 14 000 tonnes/an (PSDR-Sikasso, 2011).

v Exploitation des produits de la forêt

Il s'agit d'une utilisation spontanée de produits (ligneux et/ou non ligneux) végétaux issus de la forêt pour accompagner la récolte (beurre de karité fabriquée à base de noix de Vitellaria paradoxa) ou pour compléter les provisions dans les périodes de soudure (feuilles séchées d'Adansonia digitata, calices séchés de Bombax costatum, fruits, etc.). Aussi, ces produits servent de matériaux de construction (branches mortes utilisées comme charpente), au chauffage (bois morts gisants) et à la pharmacopée (feuilles, écorces, racines, etc.) (PSDR-Sikasso, 2011).

v Artisanat

Il est surtout basé sur la confection du matériel agricole par les forgerons, les meubles par les menuisiers, les chaussures et les sacs par les cordonniers, les ustensiles de ménage par les potiers et les sculpteurs du bois (PSDR-Sikasso, 2011).

v Commerce

Il est l'activité majeure de la population. A cause de la situation frontalière entre trois pays (Côte d'Ivoire ; Burkina Faso et la Guinée Conakry), la région de Sikasso joue un rôle très important dans les échanges extérieurs du Mali. Elle exporte des produits agricoles et d'élevage, importe à son tour des produits pharmaceutiques et équipements. Les statistiques de 1999 ont donné un volume total d'exportation de 10,622 milliards contre 5,034 milliards d'importation. Ce qui fait que la balance commerciale de la région est largement excédentaire (PSDR-Sikasso, 2011).

2.2. Présentation de la structure d'accueil 2.2.1. Institut d'Economie Rurale (IER)

L'Institut d'Economie Rurale (IER) est la principale structure de recherche agronomique au Mali. Il a été créé en 1960 par l'ordonnance N°59/PG du 29 novembre en tant que service rattaché avant d'être érigé par l'ordonnance N° 01024/PRM du 22 mars 2001, en établissement

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public à caractère scientifique et technologique (EPST), Il a subi une mutation d'ordre institutionnel (EPA en 1993). L'IER a pour mission de :

Ø Contribuer à la définition et à la mise en oeuvre de recherche et d'études au service du développement agricole ;

Ø Élaborer et mettre en oeuvre des programmes de recherche agricole ;

Ø Assurer un appui technique au développement agricole y compris par des études ;

Ø Contribuer à la formation et à l'information scientifique et technique du personnel de recherche et du développement agricole ;

Ø Mettre au point des technologies appropriées pour l'accroissement de la production et l'amélioration de la productivité des cultures,

Ø Diffuser les résultats de recherches et d'études ;

Ø Fournir des prestations de services dans les divers domaines de sa compétence afin de générer des revenus.

2.2.2. Centre Régional de Recherche Agricole (CRRA) de Sikasso

Le CRRA de Sikasso est l'un des six centres Régionaux de Recherche Agronomique de l'Institut d'Economie Rurale. Il a été créé par arrêté N°5482/MAEE-CAB du 13 Décembre 1991.

Le CRRA de Sikasso est entièrement situé dans la zone sud du Mali et couvre la région de Sikasso (3ème région administrative).

Il a pour mission, la coordination technique, administrative et financière des activités de recherche agronomique dans la région de Sikasso. Le centre est responsable de la programmation à la base des activités de recherche et veille à la prise en compte des préoccupations des utilisateurs de résultats de recherche. Il veille au bon développement et fonctionnement des résultats entre la recherche agricole et ses partenaires (Administration, service régionaux, associations des producteurs, ONG etc.). Comme l'indique l'organigramme, le centre comprend :

y' Deux stations principales à savoir :

§ Station de Recherche Agronomique de Longorola ;

§ Station de Recherche Agronomique de N'Tarla.

y' Trois programmes de recherche et quatre délégations de programmes y interviennent à savoir :

§ Programme Coton,

§ Programme Riz Bas-fond,

§

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Programme Ressources Forestières,

§ Délégation du Programme Céréales,

§ Délégation du Programme Fruits et Légumes,

§ Délégation du Programme Bovin

§ Equipe Système de Production et Gestion de Ressources Naturelles (ESPGRN) et y' Trois sous-stations de recherche qui sont : Farako-Finkolo, Kébila et Tiérouala. 2.2.3. Présentation du programme riz de bas-fond

Le stage s'est déroulé au programme riz de bas-fond du Centre Régional de la Recherche Agronomique de Sikasso.

Le Programme riz de bas-fond est l'un des 17 Programmes de l'Institut d'Economie Rurale basé à Sikasso au sein du Centre Régional de la Recherche Agronomique. Il a été créé en 1994 à la suite d'une volonté de régionaliser les structures de la recherche et de rapprocher la recherche aux utilisateurs des résultats. Le Programme riz de bas-fond est l'héritier du Projet bas-fond IER/CIRAD. Le programme s'occupe de la riziculture de bas-fond et plaines inondables, de la submersion libre, flottante et de la riziculture pluviale stricte.

Le Programme compte actuellement 6 chercheurs nationaux évoluant dans 4 grands volets :

Ø Le volet Amélioration Variétale, chargé de la création et de l'amélioration des variétés de riz adaptées aux différentes conditions pédoclimatiques ;

Ø Le volet Défense des cultures chargé de la mise au point des méthodes de lutte appropriée contre les principaux nuisibles du riz (maladies, insectes et mauvaises herbes).

Ø Le volet Agronomie chargé de la mise au point de systèmes de cultures motivants, rentables et adaptés aux différents régimes hydriques.

Ø Le volet Hydraulique, chargé des questions d'aménagements et d'irrigation dans nos différentes parcelles

Les chercheurs sont assistés par des ingénieurs qui travaillent avec des techniciens et des agents techniques d'agriculture.

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3. GENERALITES SUR LE RIZ

3.1. Origine et histoire du riz (Oryza sp.)

Si le riz sauvage existe depuis des centaines de milliers d'années, le riz domestique remonterait à plus de 5 000 ans avant notre ère, en Chine centrale et au nord de l'Inde. Les domestications des riz japonica et indica auraient eu lieu de façon indépendante des deux côtés de l'Himalaya. La culture se répand vers le sud de l'Inde, à travers la Chine, en Corée, au Japon, en Indonésie, en Thaïlande. Elle se déplace vers l'Ouest, en Perse. En 320 avant J.C., Alexandre le Grand rapporte la culture du riz en Grèce. Les Arabes la répandent en Egypte. Au Xe siècle, ils l'étendent sur les côtes orientales de l'Afrique et à Madagascar. Les Maures introduisent le riz en Afrique du Nord et en Espagne. La culture s'étend en Italie au XVe siècle. Les Turcs l'introduisent dans une partie de l'Europe, les Portugais et les Espagnols aux Amériques (gnis-pedagogie, 2012).

Indépendamment de la diffusion asiatique et européenne d'Oryza sativa, l'espèce Oryza glaberrima est domestiquée en Afrique de l'Ouest. Les premières traces de la culture du riz, trouvées autour du Lac Tchad, remonteraient à 1 800 avant J.C. à partir du XVIe siècle, les variétés asiatiques apportées par les Portugais se sont ajoutées aux variétés locales. (gnis-pedagogie, 2012).

Les riz appartiennent au genre Oryza qui comprend plus de vingt espèces (le nombre dépend des auteurs) dont deux seulement sont cultivées : Oryza sativa originaire d'Asie et Oryza glaberrima, originaire d'Afrique. De nombreuses classifications de ces espèces en complexes, en tribus, et en séries ont été réalisées et elles se recoupent plus ou moins les unes les autres. La base de cette classification est l'organisation du génome (ploïdie et niveau d'homologie des génomes), mais elle est cohérente avec les caractéristiques morphologiques observées chez ces différentes espèces.

Oryza sativa a été domestiquée à partir d'Oryza rufipogon, espèce complexe incluant la forme pérenne et la forme annuelle anciennement nommée Oryza nivara.

Les principaux caractères qui séparent les riz cultivés de leurs ancêtres sauvages sont : la couleur du péricarpe, la dormance, l'aptitude à l'égrenage, la forme de la panicule, le nombre de talles et le format des grains La littérature sur la domestication d'Oryza glaberrima est beaucoup moins abondante. Elle aurait été domestiquée à partir d'une espèce sauvage annuelle Oryza. barthii (anciennement appelée O. breviligulata), elle-même issue de l'espèce pérenne Oryza longistaminata, dans le delta intérieur du fleuve Niger, il y a quelque 3000 ans). Son aire de répartition se limite à l'Afrique de l'ouest (Radanielina, 2010).

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3.2. Aspect botanique de la plante

3.2.1. Classification et Systématique du riz

Le riz appartient au genre Oryza, à la tribu Oryzeae, à la sous-famille Ehrhartoideae et à la famille Poaceae (Menguer et al., 2017).

Le genre Oryza comprend 24 espèces réparties dans le monde (Menguer et al., 2017). La phylogénie du genre Oryza s'étend sur environ 15 millions d'années d'histoire évolutive, un processus qui a créé diverses adaptations écologiques. Les espèces Oryza ont 11 types de génomes différents (AA, BB, CC, BBCC, CCDD, EE, FF, GG, KKLL, HHJJ et HHKK). (Menguer et al., 2017).

L'espèce sativa est subdivisée en trois sous-espèces basées sur la distribution géographique, la morphologie des plants et des grains, la stérilité des hybrides et la réaction sérologique. Il y'a le type indica, japonica et javanica. Le riz indica est le principal type cultivé dans les régions tropicales et sub-tropicales. Il existe au Sri Lanka, au Sud et au centre de la Chine, en Inde, à Java, au Pakistan, aux Philippines dans la plupart des pays africains et dans d'autres régions tropicales (Traoré, 2015).

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld