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Cartographie du risque d'insécurité à  Cotonou au Bénin


par Kocou Mano Hermann ATTUY
Université d'Abomey-Calavi - Master 2 Option: Gestion des Risques et Catastrophes 2019
  

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CHAPITRE I

REVUE DE LITTERATURE, CLARIFICATION DES CONCEPTS,
PROBLEMATIQUE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE

Ce chapitre présente, la revue de littérature, la clarification des concepts, la problématique et l'approche méthodologique.

1-1- La revue de littérature

La revue de littérature a permis d'appréhender les connaissances scientifiques qui ont été déjà élaborées sur la thématique ainsi que les outils et techniques appropriés pour la réalisation des objectifs de cette recherche. La synthèse bibliographique réalisée dans le cadre de cette recherche se rapporte aux études consacrées aux risques d'insécurité liée à la délinquance. Mais aucune étude spécifique n'a abordé la cartographie du risque d'insécurité à Cotonou au Bénin.

Le travail de BRILLON (1973) cité par Micheline AGOLI-AGBO (2002), parle des jeunes qui vivent mal les déstructurations socio-politiques et économiques que connait l'Afrique ce qui constitue un terrain éminemment favorable à l'éclosion et au développement des situations conflictuelles ou criminogènes. Abandonnés par leurs familles et sans soutien de la société, les jeunes défavorisés « ...glissent subrepticement de l'inadaptation à la prédélinquance, et de la délinquance de subsistance aux activités criminelles proprement dites » (HOCHET, 1992). René LEVY et Philippe ROBERT (1984), écrivent que la cristallisation, est bien fondée sur la délinquance, d'un sentiment d'insécurité dont le spectre d'origine est beaucoup plus large. Dulong dans son livre « sens et non-sens » (1981) dit que certaines couches sociales ou fractions de classes, qui craignent d'être abandonnées par l'État, trouvent dans la gestion de la délinquance une excellente illustration de cette appréhension, sur laquelle elles peuvent cristalliser leur peur. Et Verneuil (1981), s'inspire des recherches de RANULF (1964) et de D'Anjou

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& al. (1978), en présentant une version un peu différente, montre la spontanéité que les groupes en proie à l'insécurité économique, tendent à lui trouver un objet de cristallisation aisée; le sentiment d'insécurité préexiste à la campagne d'opinion, mais il a d'autres causes que la délinquance, et c'est la campagne en question qui le rabat sur celle-ci. Pour (Philippe ROBERT, 2013), l'insécurité découle surtout d'un message médiatique qui grossit de manière indue la criminalité. L'autre extrémité de l'insécurité est moins liée à l'expérience ou à l'exposition au risque délinquantiel. Moins expérientielle, elle est plus expressive (MAURIN, 2009).

Finalement, le sentiment d'insécurité apparaît surtout lié au rang social. Ceux qui bénéficient de multiples ressources éducatives, professionnelles, financières ne présentent guère de crispations sécuritaires. L'insécurité est donc quelque chose de complexe : sur une face réaction à un risque, sur une autre expression d'une préoccupation qui dépasse la seule délinquance. Toute manifestation particulière d'insécurité peut pencher plutôt d'un côté ou plutôt de l'autre. Dans le premier cas, on relèvera une forte consonance entre l'insécurité et l'exposition personnelle à la délinquance ou l'expérience que l'on en a, le risque personnel joue peu et l'on observe des situations contre-intuitives comme c'est le cas chez les périurbains de grande banlieue.

Dans l'article de (Robert POTTIER, 1997), il démontre que la peur et de préoccupation de l'insécurité correspondent à des cheminements différents : le premier dépend de l'exposition à la criminalité combinée avec la vulnérabilité physique ou sociale que l'on ressent ; le second prolifère dans des populations qui craignent de n'avoir pas les ressources pour faire face au changement, qui l'appréhendent donc et haïssent toute forme de désordre. Les peurs concrètes varient souvent dans des proportions importantes selon les situations, les circonstances, les personnes en cause, les localisations ; on ne peut pas les résumer par un chiffre simple. Pour une même personne, les scores de peur peuvent varier du tout au tout selon qu'elle parle de chez soi, de son quartier, des différents

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modes de transport, ou encore de la peur pour ses proches, notamment pour ses enfants. MEYER & AL (2001), de leur part, la télédétection et les SIG sont des outils particulièrement performants pour l'étude des risques naturels. En effet, en fonction de l'étendue de la zone étudiée, de la disponibilité des données spatiales et des objectifs visés, l'une ou l'autre approche peut être utilisée pour cartographier les risques.

1-2-Clarification des concepts

Pour une bonne compréhension des résultats de cette recherche, plusieurs concepts doivent être clarifiés.

La sécurité : selon le dictionnaire LAROUSSE est une situation dans laquelle quelqu'un, quelque chose n'est pas exposé à aucun danger, à aucun risque, en particulier d'agression physique, d'accidents, de vol, de détérioration.

Et le dictionnaire français vivant la définit comme un sentiment de confiance intérieure résultant du fait qu'on serait à l'abri de tout danger. Elle est appréhendée comme un état de paix, de tranquillité résultant du fait que les mesures propres à éviter tout désordre intérieur et à résister à toute. A en croire le Général Fernand AMOUSSOU (2016) elle est un ensemble des mesures prises par les pouvoirs publics pour parer aux menaces et aux risques susceptibles d'affecter la vie de la nation, notamment en ce qui concerne la protection de la population, l'intégrité du territoire et la permanence des institutions de la République. Selon (Mc SWEENEY, 1999) l'histoire des théories de la sécurité est marquée par deux idées principales :

- la sécurité est condition de l'existence de la communauté internationale interétatique et l'indépendance dans les relations internationales. C'est cette idée qu'a donnée naissance à la notion de sécurité collective.

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- La sécurité a trait à l'existence de l'État et à sa capacité à exercer le pouvoir. C'est aspect est celui qui a conditionné l'émergence du concept de sécurité nationale.

Dans cette étude, la sécurité est définie comme l''absence effective de danger matériel et s'exprime par le sentiment de tranquillité.

La sûreté : selon le petit LAROUSSE c'est un caractère précis, efficace de quelqu'un ou de quelque chose, sur lequel on peut compter d'une façon certaine https://www.larouse.fr. Ludovic PIETRE-CAMBACEDES (2010) de sa part, la sûreté correspond de façon générique à la démarche, ainsi qu'aux méthodes et dispositions associées, visant à limiter les risques de nature accidentelle, i.e. sans malveillance, étant susceptibles d'avoir des répercussions sur l'environnement du système considéré. Nous désignons ici par système l'objet de l'étude, de toute taille et nature (logiciel, organisation, installation industrielle, etc.), et par environnement l'ensemble des autres entités interagissant avec le système étudié et dont les caractéristiques et le comportement sont généralement moins connus et hors de contrôle ; Souvent confondues, les notions de sûreté et de sécurité se différencient par la nature des risques contre lesquelles lutter. La sécurité désigne les moyens humains, techniques et organisationnels de prévention et d'intervention contre les risques à caractère accidentel. Pour cette étude, la sûreté est l'ensemble des dispositions prisent permettant d'éviter la surprise afin d'assurer la quiétude de la population à Cotonou.

L'insécurité : désigne dans la vie quotidienne le sentiment fait d'anxiété ou de peur que peut ressentir un individu ou une collectivité devant ce qui peut devenir. C'est un sentiment ressenti, réel ou non, par une personne se trouvant dans une situation ou un lieu qui est perçu comme comportant de nombreuses carences concernant les garanties au sujet d'absence de danger. Il s'oppose au sentiment de sécurité ou de sérénité. C'est l'état d'un lieu qui n'est pas sûr, qui est soumis à la délinquance ou à la criminalité ; l'insécurité qui règne dans certaines banlieues.

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C'est le sentiment de vivre dans un environnement physique ou social favorisant les atteintes aux personnes et aux biens. https://www.larouse.fr. Pour Ph. Robert (1990), «L'insécurité est une représentation collective et question pénale». Dans le cas de cette étude c'est la délinquance et la criminalité dont est confrontée la population à Cotonou.

Délinquance : selon LAROUSSE c'est un ensemble des infractions commises en un temps et en un lieu donné https://www.larouse.fr. C'est également un ensemble de violations d'interdits légaux ou réglementaires (Claire GAVRAY, 2010).

Risque: Situation dans laquelle des enjeux vulnérables se trouvent face à la menace d'occurrence d'un aléa, qui aurait pour conséquences de graves pertes, dommages et dysfonctionnements; Il est aussi la menace dont la gravité sur l'homme, son environnement direct et ses installations, est telle que la société se trouve absolument dépassée par l'immensité du désastre. DUSAULX VOY (1796) de sa part, c'est un danger éventuel, plus ou moins prévisible, inhérent à une situation ou à une activité

Aléa : dans le Plan National de Contingence (PNC, 2020), aléa est défini comme un phénomène menaçant d'origine naturelle et/ou anthropique, susceptible d'affecter un espace donné, en particulier par la nature et la valeur des éléments exposés que cet espace supporte (hommes, biens, activités....); Il se caractérise par sa nature, son identité, son intensité, sa probabilité d'occurrence et sa fréquence quand elle peut être estimée. On distingue plusieurs types d'aléas à savoir : aléa socio naturel, aléa biologique, aléa géologique, aléa hydrométéorologique, aléas naturels, aléas technologiques.

Enjeu : dans le Plan National de Contingence (PNC, 2020), l'enjeu est tout ce qu'on peut gagner ou perdre avec la survenue d'un aléa; il détermine les personnes, biens, activités, moyens, patrimoine, systèmes... susceptibles d'être

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affectés par un aléa naturel ou anthropique et de subir des préjudices ou des dommages;

Vulnérabilité : est la probabilité pour un individu, une population, une localité ou pour quelque chose d'être plus négativement atteint que ses pairs, par une situation, un évènement imprévu, un aléa ou un choc (PNC, 2020).

Victimisation : est le fait d'être considéré comme victime d'un acte ou d'un phénomène donné (rejet social, catastrophe naturelle, agression, terrorisme, racisme, etc.). Le fait d'attribuer aux victimes la responsabilité de la situation dans laquelle elles se trouvent est un phénomène nommé `'double victimisation» ou victim blaming. (Robert PHILIPPE, 2013)

Cartographie : selon LAROUSSE c'est l'ensemble des opérations ayant pour objet l'élaboration, la rédaction et l'édition de cartes.

La cartographie est la science qui traite de l'établissement des cartes de toutes sortes. Elle englobe toutes les phases des travaux depuis les premiers levés jusqu'à l'impression finale (ONU, 1948). Mieux c'est l'ensemble des études et des opérations scientifiques, artistiques et techniques faites à partir des résultats

d'observation directes ou de l'exploitation d'une documentation pour
l'élaboration de cartes, de plan ou d'autres modes d'expression et de leur utilisation (Association Cartographique Internationale)

1-3-Problématique

Elle prend en compte la justification du sujet, les objectifs de recherche, les hypothèses de travail.

1-3-1-Justification du sujet

L'insécurité est devenue depuis quelques années un thème « à la mode » dans la plupart des médias ainsi que dans les discours de certains hommes politiques

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(Anthony GAROSCIO, 2006). Pour (Philippe ROBERT, 2013) l'insécurité découle surtout d'un message médiatique qui grossit de manière indue la criminalité. Ainsi les médias font une place globalement importante à la délinquance et aux crimes les plus spectaculaires et les plus effrayants qu'ils soient. Le facteur le plus important, à la fois générateur de l'insécurité et des conflits violents, est le sous-développement, avec ses corollaires de pauvreté et de misère (Micheline AGOLI-AGBO, 2002). Ainsi s'ajoute selon le (Rapport IPAR, 2016) la présence et la capacité de réponses des services de sécurité publique d'une part et le type de l'habitat d'autre part, posant ainsi la problématique de la gouvernance urbaine en l'occurrence les inégalités d'accès aux services publics entre les citoyens.

Etant un pays sous-développé, le Bénin à l'instar des autres pays de l'Afrique de l'Ouest n'est pas resté en marge quant aux questions de l'insécurité grandissante. D'après les données des enquêtes AFROBAROMETRE (2018), l'insécurité semble effectivement être à la hausse dans notre pays en découlant sur l'accroissement de la peur et de l'expérience de la criminalité. La commune de Cotonou en particulier ne se fait pas compter l'avènement du grand banditisme que connaissent les villes surpeuplées. A en croire (N'Bessa, 1997) le poids démographique de Cotonou est d'environ 10 % de la population Béninoise avec une densité moyenne de 8 490 habitants au km2 et 8 595 habitants au km2 en 2013 (INSAE, RGPH4, 2013). L'accroissement rapide et soutenu de la population urbaine de Cotonou entre 1960 et 1979 est dû à une forte immigration due à la concentration de l'administration publique, des entreprises publiques et privées et de nouvelles entreprises industrielles en particulier. En effet, le statut de capital économique et de ville portuaire qu'à cette dernière ajouté au climat socioéconomique, politique du moment multiplient la fréquence des infractions tels que le braquage à mains armé la disparition des enfants dans les écoles primaires et collèges, la cybercriminalité, le trafic de drogue, les meurtres etc. comment expliquer cela ? C'est ce que cherche à réaliser la présente recherche.

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De plus, la cartographie de ses types d'infractions enregistrées va permettre de connaître les zones d'insécurité à Cotonou. D'où le présent sujet « Cartographie du risque d'insécurité à Cotonou au Bénin ».

Dès lors, une série de questions mérite d'être posées :

Quels sont les facteurs géographiques et socioéconomiques de l'insécurité dans la ville de Cotonou ?

Comment cartographier les types d'insécurité dans la ville de Cotonou ? Quels sont les mesures pour réduire les risques d'insécurité à Cotonou ?

Pour répondre à ces questions des hypothèses ont été émises: 1-3-2- Hypothèses de travail

Les conditions naturelles associées aux spécificités socioéconomiques favorisent l'insécurité ;

Les types d'insécurité varient selon les arrondissements ;

La mise en oeuvre des stratégies préventives et réactives permettent de limiter le risque d'insécurité à Cotonou.

Pour vérifier ces hypothèses, des objectifs ont été fixés : 1-3-3- Objectif de recherche

L'objectif général de cette recherche est d'utiliser les techniques de la géomatique pour étudier et cartographier les risques d'insécurité et Cotonou. Trois objectifs spécifiques s'y dégagent. Il s'agit de :

Déterminer les facteurs géographiques et socioéconomiques de l'insécurité. Cartographier les types d'insécurité

Elaborer des stratégies préventives et réactives pour limiter les risques d'insécurités à Cotonou.

Pour mener à bien cette recherche, une approche méthodologique a été adoptée.

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1-4- Approche méthodologique

Dans le cadre de cette recherche, l'approche méthodologique est axée sur la collecte des données, le traitement des données et l'analyse des résultats.

1-4-1- Données utilisées

Dans le cadre de cette recherche, plusieurs données ont été utilisées. Il s'agit entre autres :

- des statistiques sécuritaires (crimes, délits et contravention) obtenues des commissariats d'arrondissement, à la Direction Départementale de la Police Républicaine Littoral (DDPR/L), à la Direction de la Sécurité Publique (DSP), au Centre de Documentation de Sécurité Publique (CDSP) et Ministère de l'Intérieur et de la Sécurité Publique (MISP); elles ont permis de déterminer l'évolution de la situation sécuritaire dans la Commune de Cotonou ;

- les données relatives à la démographie et les statistiques de revenus des ménages dans la Commune de Cotonou, sont tirés respectivement des bases de données de l'Institut National de Statistique et d'Analyse Economique (INSAE 2002 et 2013) et de la Mairie de Cotonou; elles ont permis de connaître l'évolution de la population ;

- des informations socio-anthropologiques sont obtenues par des questionnaires et par entretiens avec les personnes ressources. Elles ont permis d'apprécier les effets socio-économiques de l'insécurité dans la ville de Cotonou ;

- la prise de coordonnées avec le GPS des zones hautement criminogènes la conception de cartes par le logiciel ArcGIS 10.4

1-4-2-Collecte des données

Elle est une étape indispensable dans l'atteinte des objectifs de cette recherche. Elle comprend les étapes suivantes : les matériels et outils puis les techniques de collecte des données puis les enquêtes de terrain.

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1-4-2-1 Recherche documentaire

Cette partie consiste à faire des investigations dans les centres de documentation, des institutions spécialisées, les bibliothèques, les organismes susceptibles de fournir des informations relatives au sujet de recherche.

Le tableau I présente la liste des centres de documentation parcourus, la nature de l'information et les types d'informations recueillies.

Tableau I : Liste des centres de documentation et les types d'informations recueillies

Centres de documentation

Nature des documents

Types d'informations

recherchées

commissariats

d'arrondissement, à la
DDPR/L, à la DSP

Données des statistiques

sécuritaires (crimes,
délits, et contravention)

l'évolution de la situation

sécuritaire dans la Commune de Cotonou

INSAE

Données sur la

population du secteur
d'étude

Connaissances

démographiques et
socioéconomiques

MIRD

Ouvrages- thèses-

mémoires- rapports

d'étude et articles

Informations générales sur les techniques de rédaction du rapport de stage et le canevas de mémoire

Centre de Documentation

de Sécurité Publique
(CDSP)

Ouvrages- rapports

d'étude et articles ;
Données des statistiques

sécuritaires (crimes,
délits)

Evolution de la sécurité à Cotonou

Bibliothèque centrale de

l'UAC et site se recherche web

Ouvrages- thèses-

mémoires- rapports

d'étude et articles

Informations générales sur la

cartographie, sur la
méthodologie de recherche, et de rédaction

Mairie de la commune de Cotonou

Données

cartographiques et
statistiques

Données relatives au

développement local de la commune puis sur les risques

auxquels la population est
exposée

MISP

Ouvrages-articles- rapports

Informations générales sur la sécurité au Bénin

14

IGN

 

Autres données d'occupation du sol en Shapefile.

Information général sur

cartographie

Researchegate

https://www.researchgate.net/

Ouvrages- thèses-

mémoires- rapports

d'étude et articles

Informations générales sur les techniques de rédaction du rapport de stage et le canevas de mémoire

 

Source : Enquête de terrain, juin 2020

Ce tableau I présente les différents centres de documentations parcourus. Ceci a permis d'identifier les ouvrages scientifiques, les articles et les cartes (de base et thématiques), nécessaire à l'analyse du sujet. La recherche documentaire a été complétée par les informations recueillies lors des travaux de terrains.

1-4-2-2 Travaux de terrain

L'enquête de terrain a permis de descendre dans les unités de la police républicaine de la ville de Cotonou pour recueillir des informations pouvant favoriser l'analyse de la situation objet d'étude. Elle regroupe l'échantillonnage, les outils et les techniques de collecte des données.

? Echantillonnage

Vu la spécificité de la présente recherche, nous avons opté pour un échantillon aléatoire. Au total cent vingt (120) personnes ont été interrogées dans les treize (13) arrondissements de Cotonou (tableau II). Cet échantillonnage est pris suivant les exigences administratives et se présente comme sur :

? trois (03) fonctionnaires de la police républicaine par commissariat d'arrondissement

? trois (03) fonctionnaires de la police républicaine par unités spéciales de la ville de Cotonou

? trois (03) chefs quartiers par arrondissement,

15

? et douze (12) personnes ressources (cadres civils et militaires des ministères en charge de la sécurité et de la défense, responsables de société de sécurité privée).

Les personnes interrogées ont tous répondu aux critères :

o être âgé de 18 ans au moins ;

o avoir résidé régulièrement dans l'un des arrondissements de la ville de Cotonou au cours des cinq (05) dernières années ;

o avoir une connaissance sur la criminalité dans la ville de Cotonou. Tableau II : Effectif des personnes enquêtées par arrondissement

Arrondissements

FP/Commis sariats

FP/Unités spéciales

Chefs quartiers

Personnes ressources

Total

1er Arrondissement

03

03

03

1

10

2ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

3ème

Arrondissement

03

03

03

1

10

4ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

5ème

Arrondissement

03

18

03

1

25

6ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

7ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

8ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

9ème

Arrondissement

03

03

03

1

10

10ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

11ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

12ème

Arrondissement

03

03

03

-

09

13ème

Arrondissement

03

0

03

1

07

Total

120

Source : Enquête de terrain, juillet 2020

16

Au total cent vingt (120) personnes ont été interrogées dans les treize (13) arrondissements de Cotonou (tableau II).

? Outils et techniques de collecte des données

Divers outils et techniques de collecte des données ont été utilisés. Les outils de collecte des données utilisés sont:

w' le guide d'entretien et les fiches de questionnaires ont été adressés aux person nes ressources et aux groupes cibles afin de recueillir les informations pour atteindre les objectifs ;

w' le questionnaire pour recueillir les informations socio-anthropologiques, un appareil photo pour la prise de vue.

Dans le souci d'entrer en possession d'un maximum de données et d'informations fiables, plusieurs techniques ont été mises en oeuvre. Il s'agit de :

- l'observation directe qui permet d'appréhender les systèmes de production ;

- la Méthode Active de Recherche Participative (MARP), qui consiste à s'intéresser d'abord aux réalités quotidiennes des acteurs enquêtés. Cette méthode a pour objectif la collecte des informations relatives aux objectifs fixés ; entretien a permis de compléter les informations recueillies auprès de chaque commissaire et directeur de la Police Républicaine de Cotonou. Elle a permis également d'avoir la certitude sur les différentes informations recueillies de part et d'autre dans la Commune.

1.4.3- Traitement des données et analyse des résultats

Les questionnaires remplis sont codifiés et traités manuellement. La quantification des résultats d'enquêtes a été réalisée sur le score réel (réponses positives et négatives) de chaque rubrique du questionnaire et non à partir du nombre total de personnes interrogées. Les résultats obtenus ont permis de connaître les facteurs géographiques

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et socioéconomiques, les types d'insécurité et leur cartographier. La connaissance des types d'insécurité ont permis le calcul du risque et la criticité exprimés de la façon suivante :

Risque = Probabilité * Gravité = Aléa * Vulnérabilité

Criticité = Probabilité d'occurrence x Gravité. Pour ce, se référer à la matrice de criticité afin de :

V' de colorer la cellule de criticité du tableau

V' de caractériser le risque

V' d'envisager des actions de maîtrise du risque supplémentaire

Colorer la case de criticité en se basant sur la matrice de criticité ci-dessous :

V' Vert pour les risques acceptables et maîtrisé;

V' Orange pour les risques tolérables à surveiller

V' Rouge pour les risques inacceptables et non maîtrisés

Les informations sont résumées en tableaux et graphiques. La réalisation des histogrammes, des cartes et le calcul de certaines valeurs statistiques avec des tests paramétriques sont faits au moyen des logiciels tels que : le tableur Excel et ArcGIS 10.4.

L'analyse des résultats a été faite à l'aide de deux méthodes d'évaluation du risque appliqué à l'étude de cartographie du risque d'insécurité à Cotonou au Bénin. Les figures 2 et 3 présentent le canevas des modèles appliqué à l'étude du risque d'insécurité à Cotonou.

MATRICE DE CRITICITE

M1 M2 M3 M4

G4 4 16 36 64

G3 3 12 27 48

G2 2 8 18 32

G1 C=1 4 9 16

F1 F2 F3 F4
Tableau III : Matrice de criticité

Source : AFNOR 2002

CARACTERISATION DU RISQUE

RISQUES ACCEPTABLES

RISQUES TOLERABLES

RISQUES INACCEPTABLES ET NON MAITRISES

Tableau IV : Caractéristique du risque Source : AFNOR 2002

Les risques sont maîtrisés/ pas des mesures supplémentaires

Les risques sont maîtrisés mais restent sous surveillance

Les risques ne sont pas maîtrisés/ des mesures sont à prendre

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NB : La matrice de criticité ou matrice des risques qui n'a pas de règles standard pour les classes de Potentialité de Risque/hiérarchisation des priorités d'évaluation ainsi l'opération de groupements, laissée à l'appréciation des utilisateurs.

L'évaluation du risque selon le processus global d'appréciation et de traitement des risques par Norme ISO 31000 :2009 répond aux questions :

V' Que se passe-t-il et pourquoi (par identification des risques) ? V' Quelles sont les conséquences ?

V' Quelle est la probabilité d'occurrence ?

19

? Existe-t-il des facteurs permettant de limiter la conséquence du risque ou de réduire la probabilité d'occurrence du risque ?

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Figure 1 : processus global d'appréciation et de traitement des risques Source : Norme ISO 31000: 2009

En somme, le chapitre I a permis de s'imprégner des travaux scientifiques réalisés antérieurement et relatif au sujet de recherche à travers la revue de littérature afin de rendre plus aisée la compréhension du document. L'approche méthodologique adoptée a permis d'obtenir des résultats qui sont développés dans les chapitres suivants.

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"L'imagination est plus importante que le savoir"   Albert Einstein