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Peche et conservation du poisson par les populations de Nziou et de Londji I dans la region du sud Cameroun: une analyse anthropologique des choix et finalités des savoir-faire des pecheurs


par Moise Mvetumbo
Universite de Yaounde 1 - Master en anthropologie 2013
  

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II-CADRE HISTORIQUE ET HUMAIN

II-1-Populations locales

Selon plusieurs sources (ONDOUA, P., 1988:27; EMENO, R., 2005:20), les anciens Batanga établissent leur point de départ de Mbédi, le créateur et père des côtiers. Ce dernier avait cinq fils dont Duala-So Mbedi, Isubu Mbédi, Malimba Mbédi, Ekolé Mbédi et Mutanga. Pour ce qui est de leur itinéraire et de leur implantation sur la côte, il convient de rappeler qu'après leur départ de l'Est du Nil, les descendants du père créateur connurent de multiples difficultés qui se résument en guerres et divisions. C'est sous ce climat que les fils de Mutanga Mbedi prirent la route de l'ouest qui les conduisit en bordure de l'océan atlantique vers la fin du 17ème siècle (1659-1670). Ces derniers s'installèrent progressivement jusqu'à la fin du 18ème siècle. Ce n'est qu'à leur arrivée que chaque sous groupe choisissait son site d'implantation, en fonction des opportunités qui s'y trouvaient. C'est ainsi qu'une partie des Bapuku du grand groupe Batanga sont devenus les habitants du village Londji I.

II-2-Communautés étrangères

L'implantation des ressortissants nigérians (Ibo et Calabar) remonte au début du 20ème siècle notamment dans les années 1920. Cependant, la vague la plus importante des pêcheurs se situe autour des années 1970. Ces derniers se sont détachés de leurs frères installés dans la région du Sud-ouest du Cameroun à la recherche des zones de pêche encore sous exploitées.

III-L'ASPECT SOCIOCULTUREL ET ECONOMIQUE

Le quotidien des habitants est rythmé par plusieurs évènements aux spécificités nombreuses.

III- 1-L'Aspect socioculturel

Au village Londji I, la vie des populations est animée par une multitude de manifestations culturelles.

III-1-1-Organisation sociale

Au-delà des populations locales et d'autres ethnies camerounaises présentes, la localité de Londji I a vu s'implanter plusieurs ressortissants nigérians à l'instar des Ibo et Calabar. Pour faciliter la gestion des personnes et des biens, le village est subdivisé en cinq blocs dirigés chacun par un chef de bloc nommé par le chef supérieur. Comme instrument de communication, les populations utilisent le français, l'anglais et le pidgin comme langues de dialogue de masse. Cependant, au niveau de chaque groupe restreint, la langue maternelle est le vecteur d'échange le plus employé.

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III-1-2-Gestion des conflits

La gestion des différends entre les populations est soumise à deux types d'instances: Instances traditionnelles et instances légales.

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote