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Tfc: inventaire dendrométrique et floristique des arbres du jardin botanique de Kinshasa


par Samuel ABANDA
Université de Kinshasa - Gradué en Sciences Agronomiques 2020
  

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RESUME

Au 21eme siècle, nul ne peut amoindrir le rôle indélébile que jouent les espèces floristiques aux survies de l'humanité, ainsi la présente étude a porté sur l'inventaire des arbres au sein de Jardin Botanique de Kinshasa.

Cette étude s'avère indispensable dans la mesure où elle apporte une plus-value sur la connaissance scientifique du jardin botanique de Kinshasa étant une aires protégées urbaines, hormis les valeurs socio-culturelles reconnues pour celles-ci.

Sur ce, 50 individus d'arbres ont été inventoriés dans une aire-échantillons de 0.9 ha représentant les 10% de la superficie totale boisée du jardin botanique de Kinshasa. Sur les 50 individus repartis en 20 espèces différentes, la richesse spécifique Aréale de ce peuplement est de 22,2 espèces/ha. La majorité des espèces appartiennent à la famille des Fabaceae avec 38% de taux d'occupation, suivi de la famille des Combretaceae avec 16%, ainsi que la famille des Myrtaceae avec 14%. Les espèces suivantes : (i) Eucalyptus citrodora représentant 10% d'abondance relative, (ii) Ceiba pentandra qui représentent 8%, et (iii) Terminalia superba qui représente également 8%. Ce sont des espèces abondantes car elles comptent plusieurs individus arbres.

La dominance relative prouve que les espèces comme Terminalia superba, occupe une surface terrière totale de 1.19 m2/ha soit une dominance relative de 18% ; Ceiba pentandra, avec une surface terrière totale de 0,79 m2/ha soit une dominance relative de 12%, et Millettia laurentii avec 0,66 m2/ha, soit une dominance relative de 10%. Ainsi la structure diamétrique a révélé que la majorité des espèces sont dans les deux premières classes, ce qui prouve qu'il s'agit d'un peuplement en plaine régénération. La productivité ligneuse démontre que l'espèce Terminalia superba avec un volume de 172,1097 m3, l'espèce Ceiba pentandra avec un volume de 107,9772 m3 et Pachyclasma tessmani qui a un volume de 56,0163 m3 sont donc des espèces dont la production ligneuse est plus élevée, ce qui se justifie par leurs surfaces terrières et leurs hauteurs.

Mots-clés : inventaire floristique, Arbre, dendrométrie, jardin botanique.

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INTRODUCTION

1. Mise en contexte de l'étude

Ces dernières décennies ont été marquées par une intensification de l'exode rural. En conséquence, depuis 2008 et pour la première fois dans l'histoire, plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement en zone urbaine. Les villes se remodèlent et modifient les paysages naturels au fil de leur expansion, créant des microclimats dans lesquels les températures, les précipitations et les vents diffèrent de ceux de la campagne environnante (FAO, 2017).

Avec le temps, il a été admis que la régression de la forêt urbaine et périurbaine se résument autour de l'accélération démographique. Les raisons de cette urbanisation croissante sont complexes. Elle s'explique essentiellement par un exode rural et une migration internationale, mais aussi par le mouvement des citadins vers les zones rurales qui deviennent urbanisées (UICN,2016).

Ainsi l'urbanisation accélérée des pays africains est un facteur prédominant dans la déforestation dans des milieux urbains. L'accroissement de la population, les tendances démographiques et le développement économique sont depuis longtemps reconnus comme les principaux vecteurs de modification de l'environnement (FAO,2020).

La RDC est le troisième pays au monde pour la croissance démographique en termes absolus (CAFI,2015). 15 villes comptent plus de 1 000 000 habitants (soit 20 millions d'habitants sur un total de 53). Elles exercent un impact fort sur le déséquilibre entre l'exploitation et la régénération naturelle (FAO,2010)

C'est le cas typique de la ville de Kinshasa qui connait une forte dégradation de son paysage et disparition d'espaces verts (Sambieni, et al, 2018).

Les foresterie urbaines sont comme des réseaux ou des systèmes incluant toutes les surfaces boisées, les groupes d'arbres et les arbres individuels se trouvant en zone urbaine et périurbaine, y compris, les arbres des parcs et des jardins, ainsi ces arbres sont les piliers des infrastructures vertes, reliant les zones rurales aux zones urbaines et améliorant l'empreinte de l'environnementale des villes, ayant pour objectif de gérer les forêts urbaines en vue d'assurer leur contribution optimale au bien-être physiologique, sociologique et économique de la société urbaine (FAO, 2017)

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Cependant, la nature a subi des altérations d'une ampleur considérable dans la plupart des régions du globe, ce qui a eu des conséquences principalement négatives sur la biodiversité et aussi, dans bien des cas, sur les groupes les plus vulnérables de la société (FAO,2020).

Enfin, certaines mégalopoles, comme Kinshasa, connaissent des situations très délicates : augmentations très fortes des populations urbaines dues aux conflits et à la pauvreté rurale, dégradation très importante des écosystèmes périurbains dans tous leurs bassins d'approvisionnement. (FAO,2010).

La violence croissante des phénomènes climatiques met en évidence l'importance des aires protégées pour les villes (UICN,2016).

En effet, dans ce cas, la ville de Kinshasa étant touchée par l'urbanisation et une démographie a forte échelle nécessite une prise en charge efficace et une bonne gestion de ses aires protégées urbaines. Car les aires protégées urbaines sont au coeur de la lutte qui vise à créer des perspectives durables pour la nature et les hommes. Leur importance ne peut pas être sous-estimée (IUCN,2016).

2. Intérêt de l'étude

La forêt urbaine de la ville de Kinshasa étant menacé par l'urbanisation, le Jardin Botanique qui est une aire protégée urbaine nécessite une gestion efficace quant à ce. Face à tous ces problèmes précités, il sera question de cerner l'impact de l'existence du jardin botanique de Kinshasa dans la lutte contre ces fléaux. Cependant, dans un premier temps, la connaissance des arbres de ladite aire protégée s'avère indispensable pour contribuer à sa gestion durable. C'est dans ce contexte que le présent travail s'inscrit.

3. Questions de Recherche

Les questions de recherche retenues pour cette étude sont les suivantes :

Ø La structure diamétrique est-elle dépendante de la classe de diamètre ?

Ø Le DHP et la hauteur des espèces explique-t-il mieux la production ligneuse ?

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4. Objectif de l'étude

Tout au long de cette étude, il sera question de connaitre :

Ø La composition floristique du jardin,

Ø L'abondance et la dominance relative du peuplement du jardin,

Ø La structure diamétrique et l'estimation de la production ligneuse.

5. Hypothèses

La ville province de Kinshasa étant une ville touchée par l'urbanisation et la démographie qui ont des effets néfastes sur la foresterie urbaine et périurbaine, les aires protégée ex-situ de la ville de Kinshasa (Jardin Botanique) assure la conservation de la flore, participe dans l'atténuation des effets de l'urbanisation sur l'environnement.

Outre l'introduction et la conclusion, le travail comporte trois chapitres. Le premier chapitre traite de la revue de la littérature ; le deuxième chapitre aborde le matériel et les méthodes ; et le troisième chapitre présente et discute des résultats.

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