Partie 1
- Comment allez-vous aujourd'hui ?
- Pouvez-vous me parlez de ce que vous avez ? Comment est-ce
que c'est arrivé etc ? votre histoire de vie.
Partie 2
- Finalement, qu'est ce qui a le plus changé dans votre
façon de vivre ? (Régime alimentaire, activité physique,
tabac...)
- Est-ce qu'il y a des choses qui ont été plus
difficiles que d'autres à modifier ?
- Et aujourd'hui, diriez-vous que vous êtes en bonne
santé ?
- Comment vous envisageriez l'avenir ? Comment voyez-vous
l'avenir ? Plutôt sombre/claire ? (Qu'est-ce qui vous fait dire ça
?)
Encadré 1 Guide d'entretien
33
médicamenteuses et non-médicamenteuses dans le
but d'en ressortir les degrés de dévolution du patient et
l'empreinte de son environnement. Aux prémices de la construction du
guide, les questions étaient beaucoup très fermées et trop
précises. Suite à cela, un guide avec des questions plus ouvertes
centrées sur des thèmes a vu le jour de façon à ce
que les enquêtés se sentent plus libres de leur parole et d'avoir
une représentation plus fidèle de leurs pensées qui
n'auraient pas pu être mises en lumière avec un entretien
directif. Néanmoins, à l'inverse de ce dernier, nous avions
prévu d'aiguiller les patients avec les possibilités de relance
et d'interaction dans la communication, ce qui fait d'ailleurs toute la force
de l'entretien semi directif.
Après avoir constitué son itinéraire
thérapeutique, il a été convenu de poser la question
portant sur les différentes prescriptions qu'il a eu, de la
difficulté ou non de les suivre, et de l'impact sur son quotidien
(changements, transformations) : « Pouvez-vous me parler de ce que vous
avez ? Comment c'est arrivé ? ». L'objectif est de comprendre
à quel type d'observance il a eu recourt (médicamenteux ou non),
son degré de conformité (« Finalement, qu'est ce qui a le
plus changé dans votre façon de vivre ? »), et les
conséquences dans la vie de tous les jours. Nous voulions aussi savoir
quelles difficultés le patient avaient rencontré, comment il les
a surpassées (où pourquoi il n'est pas arrivé à le
faire), ou plus précisément les obstacles et résistances
qui ont pu faire barrage (« Est-ce qu'il y a des choses qui ont
été plus difficiles que d'autres à modifier ? »),
est-ce que le patient a dû suivre un programme d'ETP, en quoi
consistaient les prescriptions non médicamenteuses (activité
physique, arrêt du tabac, arrêt ou diminution de l'alcool ?), les
ressources ou obstacles propres à l'environnement, si il s'est senti
seul face à la maladie, ainsi que son point de vue sur sa situation
(« Et aujourd'hui, diriez-vous que vous êtes en bonne santé ?
»).
Lors du dernier séminaire de l'année scolaire
précédente, nous avions convenu de rajouter une question portant
sur le sentiment de maîtrise sur la maladie : « Et aujourd'hui,
diriez-vous que vous êtes en bonne santé ? Comment voyez-vous
l'avenir ? Plutôt sombre, plutôt clair ? Qu'est-ce qui vous fait
dire ça ? ». Cette dernière interrogation forme le socle de
notre problématique de recherche. En effet, il est là
précisément question de l'espace de dévolution du patient,
est-ce
34
qu'il pense qu'il a réellement une réelle
maîtrise sur ce qui peut lui arriver, on cherche à savoir son
sentiment de contrôle sur la maladie et son évolution, quelle est
l'implication du patient dans sa prise en charge. Avec cela, nous tenterons de
comprendre le sens que les individus donnent à leurs actions, comment
ils agissent et pourquoi ils le font.
Passation
Afin de rentrer en contact avec des patients atteints de
maladies cardiovasculaires, nous nous sommes rapproché du club Coeur
et Santé de Pessac, qui dépend de l'association de
cardiologie d'Aquitaine affiliée à la fédération
française de cardiologie. Ses principales missions sont d'informer les
individus sur les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires, la
participation à des campagnes de prévention, plusieurs
manifestations en lien avec cette problématique, et la mise en place de
séances d'activité physique adaptées. Le club investi des
locaux de l'hôpital Haut-Lévêque une fois par semaine les
jeudis matins pour des activités de ré adaptation cardiaque et
selon M. Hervé, le délégué régional de
l'Association de cardiologie Nouvelle Aquitaine avec qui je suis rentré
en contact et qui a fait l'intermédiaire entre moi et les patients du
club de santé, c'est un lieu qui vise deux publics cibles : les patient
post opératoire ainsi que ceux qui nécessitent des actions de
prévention. Pour lui, essayer de faire sortir les individus de la
sédentarité (qu'il différencie de la pratique du sport)
comporte de nombreux bienfaits sur le temps long. En ce qui concerne les
patients atteints de maladies oncologiques, la mise en contact a
été facilitée par un réseau que nous connaissions
déjà puisqu'il s'agit de l'association On est là3
dans laquelle j'étais membre. De ce fait, j'ai pu leur exposer mon
projet de recherche lors d'une réunion et la présidente de
l'association l'a partagé par la suite avec les autres membres qui
n'étaient pas présent. Pour ce public, les réponses ont
été rapides et les individus étaient très
volontaires, probablement en raison de ma proximité avec eux (mon
âge ayant sans doute aussi joué un rôle clé). En ce
qui concerne les patients du club Coeur et Santé, M. Hervé
a joué un rôle primordial puisque c'est lui qui leur a
parlé de ma recherche en amont et joué le rôle
d'intermédiaire auprès des patients.
3 Association de soutien pour les jeunes qui ont
été atteint de maladie oncologique
35
Ces derniers ont été plutôt enthousiastes
à l'idée de participer à cette recherche et qu'on
s'intéresse à leur ressenti à l'exception d'une seule
personne qui s'est sentie contrainte de faire cet entretien, était
réfractaire et avait peur que son nom apparaisse dans des publications
rendues publics, bien qu'elle nous ait donné des données
intéressantes à collecter. D'ailleurs, c'est la seule
enquêtée qui n'a pas voulu que nous utilisions le dictaphone,
outil que nous avons choisi d'utiliser afin d'avoir une retranscription
exhaustive des échanges et de pouvoir nous concentrer sur le guide
d'entretien durant ce dernier.
Contrairement au public relatif aux maladies oncologiques,
nous n'avions pas de terrain de complicité avec ceux des pathologies
cardiovasculaires (pas la même affection et un écart d'âge
relativement important). Nous étions profane, c'est pourquoi au
début des entretiens nous ressentions quelques fois de la
méfiance et il a pu être difficile d'avoir les réponses que
nous voulions ou de ré orienter l'échange. La relation avec ces
patients était donc bien différente d'autant plus que le cadre
était beaucoup plus formel : l'entretien avait lieu dans une
pièce mise à notre disposition à cet effet, nous
étions assis sur une chaise l'un en face de l'autre.
A l'inverse, quand nous devions rencontrer un patient atteint
de pathologie oncologique, nous nous sommes rendu dans une brasserie ou dans un
bar, ce qui a pu rassurer les individus en question et les amener à se
livrer plus facilement. Donc, nous avions là des cadres bien distincts.
Cependant, il nous a semblé qu'après un laps de temps (environ
les dix premières minutes), les patients atteints de maladie
cardiovasculaire ont semblé « baisser la garde » et s'ouvrir
plus facilement (en général). Car, même si nous
évoquions plus haut le manque de terrain de complicité avec eux,
il s'agissait pour la plupart d'hommes (juste une femme, ce qui peut
s'expliquer par la prévalence plus élevée de ces
pathologies chez les hommes de plus de 50 ans), ce qui constitue un point
commun non négligeable. De plus, nous pouvons faire l'hypothèse
que mon âge jeune a pu également les mettre en confiance, ces
derniers ne se sentant pas sous le contrôle comme ça aurait pu
être le cas avec quelqu'un de plus âgé qu'eux. Notons que
chacun des patients interrogés de chaque groupe se fait suivre par un
médecin (certains plus régulièrement que d'autres bien
entendu). La durée des entretiens
36
varie de 35 minutes à 1heures10, ils sont en moyenne
plus long chez les patients du groupe des maladies cardiovasculaires.
Nous avons pu rencontrer des individus issus de
catégories socio professionnelles variées, et qui ont
modifié notre position (quelques fois la proximité était
plus ténue que d'autres, si certains patients ont pu proposer le
tutoiement, certains exigeaient que l'on reste sur le vouvoiement). Ainsi,
chaque entretien avait sa configuration propre. Si quelques patients voyaient
d'un bon oeil notre statut d'étudiant, ce n'était pas le cas pour
tous. Nous avons utilisé quelques stratégies pour que la
barrière entre nous soit la plus fine possible. L'une d'entre elles
consistait à enlever la peur du contrôle médical en
dissipant les doutes sur notre recherche et en insistant sur le fait qu'il
s'agissait d'une recherche dans le domaine des sciences humaines. Alors, je
n'allais pas interroger leur pathologie mais plutôt leur façon de
vivre, d'appréhender les choses, de penser (« il n'y a pas de bonne
ou de mauvaise réponse, vous me dites que ce que vous avez envie de me
dire »), le but étant de les rassurer et de « réduire
la distance avec nos enquêtés » (Pichon Marianick, 2015, p.
89). Bien entendu, nous avons eu recourt à l'anonymisation et les noms
ont été changé dans un soucis de discrétion.
Posture du chercheur
Dans sa revue, Bourdieu nous parle de l'illusion biographique
(1986) et traite de la notion « d'histoire de vie ». L'article en
question a pour but de démystifier les récits des individus : ces
derniers auraient tendance à vouloir, en parlant d'eux, dégager
une cohérence quitte à édulcorer leur discours (bien que
ce ne soit pas conscient). Ainsi, les récits comportant plusieurs
anecdotes et étant exhaustifs ne seraient en fait qu'une version
modifiée de la réalité. Pour Passeron, ces discours ne
sont qu'une illusion « se berçant de l'incertitude que rien n'est
insignifiant » (Bourdieu, 1986, p. 6). Lui et Bourdieu sont d'accord pour
affirmer que les récits sont pour la plupart suggestifs : « se
faire l'idéologue de sa propre vie en sélectionnant » (id.,
p. 69). Par conséquent, nous partons du postulat que la
réalité ne peut pas être à cent pour cent
retranscrite et nous devons prendre conscience que l'illusion biographique est
à l'oeuvre dans les entretiens que nous ferons. De plus,
l'enquêteur serait dans cette situation complice de cette modification du
récit
37
en raisons des « connexions propres à donner
cohérence » (id., p. 69) qui ont lieu de par l'entretien ainsi que
de l'interaction qui en résulte entre l'enquêteur et
l'enquêté. Ce dernier va inconsciemment construire une
cohérence à son discours et, donc, le transformer.
Difficultés
Comme nous l'avons vu précédemment, l'une des
principales difficultés que nous devions surmonter était dû
au contexte de l'entretien des patients atteints de maladie cardiovasculaire :
cadre très normé peu propice à une volonté de se
confier comme cela aurait été le cas dans une brasserie ou
à domicile (environnement rassurant). A l'inverse, un tel contexte a
probablement eu pour effet de renforcer notre position de chercheur et
d'empêcher des échanges libérés. Aussi, nous avons
mis en évidence un biais significatif : les patients qui sont dans les
associations de santé et particulièrement le club Coeur et
Santé (l'aspect de la mise en mouvement des corps étant plus
présent que dans On est là où c'est l'aspect social
qui est mis en avant) acceptent à minima un processus de guérison
(compliance) et s'investissent dedans, il y a une volonté, aussi petite
soit-elle, et ils croient probablement en leur capacité de pouvoir agir
sur leur santé. Par conséquent, cela élimine de fait les
patients qui ne souhaitent pas s'investir et adhérer aux associations,
ceux pour qui le sentiment de maîtrise est le plus bas, ceux dont
l'espace de dévolution est le plus réduit. Nous avions
également prévu de faire passer des entretiens avec des
professionnels de santé afin de comparer leurs arrière-plans
(Searle, cité par Garfinkel, 2009) avec ceux des deux groupes de
patients. Les données que nous aurions eu auraient alors
été intéressantes d'un point de vu anthropodidactique afin
de mettre en évidence leurs points de convergence ainsi que leurs
divergences. Nous aurions alors pu avoir une représentation du bon et du
mauvais patient pour le corps médical et comprendre les
différences entre les attentes de ce dernier et ceux des malades.
Malheureusement, nous n'avons pas pu obtenir ces représentations, le
personnel soignant s'étant montré difficilement disponible,
notamment en raison de la situation sanitaire actuelle. Nous nous sommes donc
concentré sur les données des patients,
38
bien que nous ayons conscience qu'une telle recherche aurait
eu plus d'impact si nous avions pu rencontrer des professionnels de
santé.
Analyse des données
Comme nous l'avons vu précédemment, nous avons
enregistré les entretiens à l'aide d'un dictaphone dans un soucis
d'exhaustivité. Ensuite, après les avoir retranscrits, nous les
avons découpés en unités minimales de sens (mots, groupe
de mots, phrases) que nous avons regroupé sous des catégories
sémantiques. L'objectif étant de faire ressortir une forme de
rationalité et de voir la représentation des patients sur
l'impact d'une maladie et son observance, nous avons fait plusieurs
regroupements de ces items sous les catégories qui sont disjointes deux
à deux : une unité sémantique doit appartenir à
seulement une catégorie sémantique. Voici ci-dessus les
catégories que nous avons décidé de mettre en avant dans
notre recherche :
|
Changements médicamenteux
|
Changements non
médicamenteux
|
Obstacles
|
|
Ressources
|
ETP
|
|
|
|
|
|
|
|
Maîtrise
|
Observance
|
Avenir
|
Solitude
|
Tableau 2 catégories sémantiques
Avec les changements médicamenteux et non
médicamenteux, nous voulons comprendre quelles pathologies induisent le
plus de prise de médicaments et lesquelles demandent un changement (plus
ou moins important) des modes de vie. Dans les obstacles nous avons mis en
évidence ce qui fait barrage à la bonne observance, il y a deux
types de résistances : intrinsèques (propres à l'individu
tels que des difficultés physiques ou cognitives) et extrinsèques
(obstacles environnementales, tout ce qui a trait au contexte). A l'inverse,
les patients sont également aidés par des ressources : qu'est ce
qui va les pousser à se conformer, à changer, à s'arracher
à leur habitus ? Nous leur avons également demandé
s'ils
39
ont bénéficié de l'éducation
thérapeutique. Cependant, un patient a associé à l'ETP des
conseils qui lui ont été donnés afin de bien supporter son
traitement de chimiothérapie, ce que nous ne pouvons associer à
l'ETP à proprement parler, qui sous-tend alors toute une
procédure bien précise : diagnostique éducatif, programme
personnalisé et évaluation individuelle à la fin du
programme pour voir s'il a acquis les compétences nécessaires. En
effet, il y a régulièrement une incompréhension et un
manque d'information sur ce qu'est réellement l'ETP. Ensuite, deux
patients atteints de pathologie cardiovasculaire nous ont dit n'avoir pas suivi
d'ETP mais ont quand même bénéficié d'aide pour
savoir comment changer leur alimentation : « j'ai eu un entretien avec
une diététicienne et on a eu une séance d'activité
cuisine pour faire attention aux graisses et à la façon de
cuisiner » (M. Luc). « Alors après pour
l'équilibre j'essaie de suivre les conseils de la
diététicienne quand faire se peut » (M. Noa).
La maîtrise constitue une catégorie essentielle
de notre mémoire et nous avons pu récolter beaucoup de groupes de
souffles liées à celle-ci. On touche là au coeur de notre
recherche en voulant savoir si les patients pensent avoir un pouvoir sur leur
santé et ce qui peut leur arriver. Donc, est ce qu'ils sont
réellement acteurs de leur guérison ? Dans quels cas avons-nous
mis en évidence un sentiment d'impuissance ? Dans l'observance, il est
question de la facilité ou non de suivre les recommandations du
professionnel de santé selon l'individu, bien que nous ayons
déjà des éléments pertinents dans les
catégories des obstacles et des ressources. Ici, nous voulons savoir si
le patient pense être bon observant ou pas. La question de l'avenir,
quant à elle, se rapproche de celle de la maîtrise. Nous voulons
savoir si l'individu anticipe sur ce dernier, est-ce qu'il est optimiste,
pessimiste, quelle est sa vision des choses. Le thème de la solitude et
sans aucun doute celui où nous avons le moins de précisions. La
question en elle-même étant difficile à poser, les
40
patients ne nous ont pas toujours donné beaucoup de
précisions sur ce sujet et il a été difficile de les
orienter pour qu'ils explicitent davantage.
Par la suite, nous avons codé les récurrences
des items afin d'avoir une vue d'ensemble des profils de patients.
|
IDNUM
|
NMED
|
Obstacles
|
Ressources
|
ETP
|
CVSC
|
|
Lise
(Lymphome d'Hodgkin)
|
3
|
2
|
4
|
0
|
0
|
|
Indi
(Lymphome d'Hodgkin)
|
2
|
0
|
1
|
0
|
0
|
|
Alex
(Leucémie)
|
2
|
1
|
0
|
0
|
0
|
|
Flavien
(Cancer du
testicule)
|
1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
|
Jean
(Infarctus)
|
2
|
0
|
2
|
1
|
1
|
|
Roger
(Infarctus)
|
2
|
1
|
2
|
1
|
1
|
|
Luc (infarctus)
|
3
|
3
|
2
|
0
|
1
|
|
Noa
(Incapacité cardiaque)
|
3
|
1
|
1
|
0
|
1
|
Tableau 3 Nombre d'items par catégorie partie 1
41
|
IDNUM
|
Maîtrise
|
Prescriptions non
médicamenteuses
|
Avenir
|
|
Lise (Lymphome
d'Hodgkin)
|
1
|
0
|
0
|
|
Indi (Lymphome
d'Hodgkin)
|
0
|
0
|
1
|
|
Alex (Leucémie)
|
0
|
1
|
0
|
|
Flavien (Cancer du
testicule)
|
0
|
0
|
1
|
|
Jean (Infarctus)
|
1
|
1
|
0
|
|
Roger (Infarctus)
|
1
|
1
|
1
|
|
Luc (Infarctus)
|
1
|
1
|
1
|
|
Noa (Incapacité
cardiaque)
|
0
|
1
|
0
|
Tableau 4 Nombre d'items par catégorie partie
2
Ces tableaux nous permettent d'avoir un point de macro sur
l'ensemble des comportements de nos enquêtés. NMED correspond aux
changements non médicamenteux qui ont eu lieu (ce qui nous
intéresse dans cette recherche). Les obstacles correspondent aux
résistances qu'ont identifié les individus, les ressources,
à l'inverse, sont les apports qu'ils ont pu avoir afin de se conformer
à une bonne observance. Puis, vient l'ETP, que nous avons
mentionné précédemment. CVSC défini les pathologies
cardiovasculaires, la maîtrise le sentiment de contrôle des
patients, les prescriptions non médicamenteuses sont les conseils ou
prescriptions qui ont été prodigués aux patients en vue
d'une bonne
42
observance non médicamenteuse. Enfin, il y a
également la perception qu'ils ont de leur avenir. Pour l'ETP, CVSC,
maîtrise, prescriptions non médicamenteuses et avenir nous avons
choisi un codage binaire, 1 étant l'apparition de l'item dans le
discours.
III. ANALYSES ET RESULTATS DES ENTRETIENS
|