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Essai d'etude evaluative des projets de developpement executes par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en ville de Goma


par Frank Enjili Matata
Institut Supérieur de Développement Rural des Grands-Lacs - Licence 2022
  

Disponible en mode multipage

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INSTITUT SUPERIEUR DE DEVELOPPEMENT RURAL DES GRANDS LACS

« ISDR-GL »

BP : 376 Goma

ESSAI D'ETUDE EVALUATIVE DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT EXECUTES PAR CAJED ET LEUR IMPACT DANS LA PROTECTION DE L'ENFANCE EN VILLE DE GOMA

Par Frank ENJILI MATATA

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du diplôme de licence en développement rural

Option : Organisation Sociale.

Niveau de technicité : A0

Directeur : CT. Robert GASHEKERO

Encadreur : Ass. NDUSHABANDI Martin

Année Académique 2021-2022

DECLARATION

Je soussigné Frank ENJILI MATATA, déclare que le présent travail de recherche portant sur « Essai d'étude évaluative des projets de développement exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en ville de Goma », est les fruits de mes propres efforts et n'a jamais été présenté dans une autre institution supérieure et universitaire. Je reconnais avoir mentionné toutes les sources d'information.

Fait à Goma le ...... / ...... /2022

Frank ENJILI MATATA

CERTIFICATION

Je soussigné CT. Robert GASHEKERO avoir dirigé ce travail de l'étudiantFrank ENJILI MATATA intitulé « Essai d'étude évaluative des projets de développement exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en ville de Goma », l'originalité de cette recherche est que la facette explorée et exploitée n'a jamais été étudiée par d'autres chercheurs. C'est pourquoi, nous le recommandons à la section pour qu'il soit évalué.

Fait à Goma le ...... / ...... /2022

CT. Robert GASHEKERO

IN MEMORIUM

A notre mère Patience MATATA BATUNDI partie trop tôt avant que le coq ne chante et à notre grand-mère KASAKE MWEMBAMBA l'unique qui ne cessait de se battre et de se sacrifier pour nous malgré sa vieillesse. Nous aurions voulu terminer nos études à vos côtés et fêter ensemble notre réussite, mais hélas... ! Que vos âmes reposent en paix !

DEDICACE

A Mr Faustin MUSHEREBEBA et à Mme Clémentine SIFA LUANDA

Frank ENJILI MATATA

REMERCIEMENTS

Ce travail de mémoire n'est pas seulement les fruits d'un effort personnel. Il a été rendu possible grâce à la synergie des plusieurs personnes qui ont tant soit peu intervenues des différentes manières.

A l'ensemble du corps académique, scientifique et administratif de l'ISDR-GL/Goma nous disonsmerci infiniment pour la formation et pour vos enseignements de qualité et spécialement au directeur de ce mémoire CT Robert GASHEKERO et à l'encadreur Assistant NDUSHABANDI Martinqui nous ont guidé et orienté malgré leurs multiples occupations. Grâce à vos efforts et rigueurs nous sommes devenus artisan du développement ;

Notre grande reconnaissance va tout droit à MrFaustin MUSHEREBEBA et à MmeClémentine SIFA LUANDA qui sans eux, on aurait dû arrêter nos études universitaires à mi-parcours. Puisse Dieu vous bénir richement et vous protéger à jamais. Vous resterez longtemps notre souvenir ;

Nous adressons également nos sincères remerciements à notre papaN'SENGO WITANENE et à notre maman Victorine MAHESHEd'avoir pris soins de nousdepuis notre petite enfance à nos jours ; A notre famille BATANGI plus spécialement à BATONFA KINIA, notre père et aux oncles et tantes TCHATETIRWE KINIA, KAPATA KINIA, TAPALE KINIA et Noëlla KINIA nous disons merci pour la volonté de nous soutenir en dépit des multiples obstacles de la vie ;

A tous les membres de notre famille et connaissances qui nous ont soutenus d'une manière ou d'une autre à savoir Maman SALOME KATSUVA, Mme Gentille DUSABE, Mr THAWITE MWIRA,Dr SIVA, Mr Tatien AGANZE, Papa John RUZINGE, Fidèle OMBENI MAHESHE, ZAINA BAHATI, Mme Jilly, Mr Flavien KIZITO, Mr Justin DEMSHA, Mme Sandrine NIYINGIZE, ... nous disons grand merci ;

Sans pour autant oublier mes frères, soeurs et amis notamment, MAPENZI KINI, AJUA KINIA, MUNGUIKO KINIA, Charmant KINIA, Grévy BATANGI, Fidèle KINIA, BYERAGI BAHAVU, NDOOLE NGASHANI, AMBROISE ALIMASI, SADIKI ALIMASI, NZAJI LUKENGU, Ephrem NDAYISHIMYE, Patience MUTUMAYI, Julienne BUSHIRI, ... pour leur fraternité au-delà de la nature humaine au cours de notre parcours académique ;

A nos camarades de lutteDamien KUBIHAMUKULU, NIKUZE Béatrice, NABALIAHAMWABO Patience, Christelle BIRINGANINE, Abbé Toussaint DUSABE SERUTOKE, ISAYA KATUNZI, Christian CISHANGI, ... nous disons infiniment merci pour leur collaboration et l'esprit d'équipe.A vous tous dont les noms n'ont pas été cités sur cette page et qui, de loin ou de près, avaient participé à la réalisation de ce travail, recevez nos remerciements les plus sincères venant du fond de notre coeur.

Frank ENJILI MATATA

ABREVIATIONS ET SIGLES

ACL : Analyse du Cadre Logique

AFDL : Alliance des Forces Démocratique pour la libération du Congo

AGR  : Activités génératrices des revenus

APE  : Agence de la Protection de l'Enfant

APCLS: Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain

BM:Banque mondiale

CADBE  :Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant

CAFOD  : Catholic Agency for Overseas Development

CAJED :Concert d'Action pour Jeunes et Enfants Défavorisé

CDE : Convention relatif des Droit de l'Enfant

CICR : Comité Internationale de la Croix-Rouge

CT  : Chef de Travaux

CTO :Centre de Transit et d'Orientation

CNRD: Conseil National pour le Renouveau et la Démocratie

DDR : Désarmement, Démobilisation, Réintégration

EAFGA : Enfant Associé aux forces et Groupes Armés

ENA : Enfant Non Accompagné

ENS : Enfant Séparé

ESFGA : Enfant Sortie de Force et Groupes Armés

FARDC: Forces Armés de la République Démocratique du Congo

FAO:l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture

FDLR: Force Démocratique pour la libération du Rwanda

FIDA:Fond international pour le développement de l'agriculture

FOCA: Forces Combattantes Abachunguzi

GCP  : Gestion du Cycle de Projet

HCR : Haut- Commissariat pour les Réfugiés

ISDR-GL : Institut Supérieur de Développement Rural des Grands-Lacs

MCL : Matrice du Cadre Logique

MONUSCO : Missions de l'Organisation de Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo

ODD : Objectifs de Développement Durable

OMD : Objectifs du Millenaire pour le Développement

ONG : Organisation non Gouvernementale

ONGD: Organisation non Gouvernementale de Développement

ONU : Organisation des Nations Unies

PAMI : Programme d'Appui à la lutte contre  la Misère

RDC : République démocratique du Congo

TDR  : Technicien en Développement Rural

TFC  : Travail de Fin de Cycle

UE :L'union européenne

UNICEF : Organisation des Nations Unies pour l'Enfance

VIH  : Virus Imino Humaine

TABLE DE MATIERES

DECLARATION i

CERTIFICATION ii

IN MEMORIUM iii

DEDICACE iv

REMERCIEMENTS v

ABREVIATIONS ET SIGLES vi

TABLE DE MATIERES viii

RESUME DU TRAVAIL x

SUMMARY WORK xii

0.INTRODUCTION GENERALE 1

0.1. ETAT DE LA QUESTION 1

0.2. PROBLEMATIQUE 4

0.3. HYPOTHESES 7

0.4. OBJECTIFS DU TRAVAIL 8

0.5. CHOIX ET INTERET DU SUJET 8

0.5.1. CHOIX DU SUJET 8

0.5.2. INTERET 8

0.6. DELIMITATION SPATIALE, TEMPORELLE ET DANS LA MATIERE 9

0.6.1. Délimitation spatiale 9

0.6.1. Délimitation temporelle 9

0.6.2. Délimitation dans la matière 10

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL 10

CONCLUSION PARTIELLE 10

CHAPITRE I : PRESENTATION DU CAJED ONGD ET GENERALITES SUR LE SUJET 11

I.1. PRESENTATION DE L'ONGD CAJED 11

I.1. Historique de CAJED ONGD 11

I.2. Adresse et rayon d'action du CAJED 12

I.3. Objectifs du CAJED 12

I.4. Réalisations de CAJED 12

I.5. Organigramme de CAJED-ONGD 14

I.6. Fonctionnement du CAJED 15

I.7. Autres membres du personnel de CAJED 19

I.8. LE CTO/CAJED et son rôle 20

I.9. Statistique des enfants encadrés par CAJED-ONGD de 2021 à 2022 21

I.2. REVUE DE LA LITTERATURE 22

I.2.1. DEFINITION DES CONCEPTS CLES 22

I.2.2. APPROCHES THEORIQUES 23

SECTION 1. GENERALITES SUR LE PROJET 23

SECTION 2. FAIBLESSES ET CADRE NORMATIF DE LA PROTECTION DE L'ENFANCE 34

CONCLUSION PARTIELLE 40

CHAPITRE II. APPROCHE METHODOLOGIQUE, PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS DE L'ENQUETE 41

II.1. APPROCHE METHODOLOGIQUE 41

II.1.1. CADRE DE RECHERCHE 41

II.1.2. TYPE DE RECHERCHE 41

II.1.3. METHODES, TECHNIQUES ET OUTILS 41

II.1.4. POPULATION ET CHOIX DE L'ECHANTILLON 43

II.1.5. COLLECTE DES DONNEES 43

II.2. PRESENTATION DES RESULTATS DE L'ENQUETE 43

II.2.2. Interprétation des résultats de l'enquête 43

DISCUSSION DES RESULTATS DE L'ENQUETE 54

CONCLUSION PARTIELLE 56

CHAPITRE III. PROPOSITION DES STRATEGIES SUR L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINE A LA PROTECTION DE L'ENFANCE EN VILLE DE GOMA ET SES ENVIRONS 57

III.0. INTRODUCTION 57

III.1. ANCIENNES STRATEGIES 57

III. 2. NOUVELLES STRATEGIES 58

III.3. DÉVELOPPEMENT ET OPÉRATIONNALISATION DE LA STRATÉGIE 61

III.4. ANALYSE DES PARTIES PRENANTES 67

III.5. STRUCTURE DE MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE GLOBALE DE L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINES A LA PROTECTION DE L'ENFANCE 71

III.6. Mobilisation des ressources 71

CONCLUSION GENERALE 72

BIBLIOGRAPHIE 74

ANNEXES 77

RESUME DU TRAVAIL

Le travail qui a constitué l'essentiel de notre réflexion s'intitule : « Essai d'étude évaluative des projets de développement exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en ville de Goma » il a visé à contribuer à l'amélioration des projets de développement destinés à la Protection de l'enfance en ville de Goma.

Pour y parvenir, quatre objectifs ci-dessous ont constitué le fil conducteur de la recherche entre autres : contribuer à l'amélioration des projets de développement destinés à la Protection de l'enfance en ville de Goma ; identifier les problèmes rencontrés par l'ONGD CAJED dans l'exécution des projets destinés à la protection des enfants ; dégager l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la protection de l'enfance ; et enfin, proposer des stratégies pour améliorer les projets de développement exécutés par l'ONGD CAJED en matière de la Protection de l'Enfance.

Dans l'objectif de tester les hypothèses anticipativement et chercher à atteindre les quatre objectifs de l'étude, nous avons fait recours aux méthodes et techniques suivantes : méthodes descriptive, analytique et statistique et les techniques : documentaire de questionnaire, d'observation et d'échantillonnage. Une enquête a été diligentée auprès de 54 individus dont 31 enfants et 23 Agents du CAJED-ONGD.

Après analyse, traitement et discussions des résultats des données, nous avons abouti aux principaux résultats que voici : 34,8% de nos enquêtés pensent que les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma par la formation professionnelle (en menuiserie, coupe-couture, mécanique), 21,7% affirment qu'ils contribuent à la réunification familiale des enfants, 17,4% disent qu'ils contribuent à la scolarisation des enfants, 13,0% disent qu'ils contribuent à la prise en charge psychosociale et 13,0% autres pensent qu'ils contribuent à l'hébergement des enfants.

L'impact qui découlent des projets exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance est selon 47,8% de nos enquêtés, le retour à la vie normale des EAFGA, 30,4% parlent que les projets du CAJED réduisent les antivaleurs (délinquance juvénile) et 21,7% disent les projets du CAJED facilitent l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique, art culinaire...).

Cependant, certains problèmes bloquent l'efficacité des projets destinés à la protection de l'enfance. 39,1% de nos enquêtés ont affirmé que l'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés est un problème majeur, 21,7% parlent du faible niveau des revenus ménager, 17,4% parlent du financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants, 13,0% disent que l'insécurité, la pauvreté des familles, faible financement freinent les projets et 8,7% parlent de l'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles.

Eu égard à ce qui précède,39,1% de nos enquêtés pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants serait une solution pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la protection de l'Enfance, 39,1% suggèrent l'instauration de la sécurité comme solution, 13,0% conseillent d'intensifier les suivis et les visites familiales après réunification des enfants et enfin, 8,7% soulèvent l'utilisation optimale des financements. Quant aux enfants abordés à cette question, En dépit de ce qui précède, les stratégies pour l'adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance ont été préconisées par nos enquêtés : 32,3% pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants est une solution, 22,6% disent qu'il y ait renforcement des capacités des encadreurs sociaux, 19,4% pensent qu'il faut instaurer la sécurité, 16,1% pensent qu'il y ait utilisation optimale des financements et 9,7% préconisent l'intensification de suivis et de visites familiales après réunification des enfants.

En effet, il découle de ces résultats que toutes nos hypothèses ont été confirmées. Ces résultats ont conduit à l'élaboration d'une stratégie globale d'amélioration des projets destinés à la protection de l'enfance ont été adoptées avec 6 axes dont l'Accompagnementdes enfants à travers le relèvement économique de leurs responsables directes ; Investir dans la jeunesse touchée par les conflits armés par la création de l'emploi ; Instaurer la sécurité de la population ; Intensifier le suivi et les visites familiaux après réunification des enfants ; Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par une intégration communautaire facile et l'utilisation optimale des financements.

Mots clés :étude, évaluative, projet, développement, protection de l'enfance

SUMMARY WORK

INTRODUCTION GENERALE

Les questions sur l'efficacité et l'exécution des divers projets de développement ne cessent de se poser dans le monde scientifique par les acteurs sociaux.

Cependant, plusieurs projets ou programmes ont déjà été élaborés et exécutés par les organismes internationaux, nationaux et locauxpour pallier aux problèmes dont sont victimes les enfants. Ces derniers sont marginalisés et martyrisés, exploités et abandonnés, utilisés dans des forces et conflits armés mais aussi exposés à des maladies et ou à la mort.La protection de l'enfance est inscrite dans la convention relative aux droits de l'enfant (CDE) et intégré dans les objectifs de développement durable (ODD). Etant universelle, la protection de l'enfance vise tous les enfants partout dans le monde qu'ils vivent dans les pays riches ou pauvres.Malgré cette reconnaissance, les conditions de marginalité et d'abandon dans lesquelles continuent à vivre nombreux enfants dans la société constituent pour eux un danger imminent pour l'avenir.Et,malgré les multiples programmes élaborés, c'est du coup admettre que dans le domaine protection de l'enfance, que la plupart de projets exécutés par les ONG n'ont pas abouti aux résultats attendus. Cette situation peut paraître curieuse d'autant plus que des fonds alloués dans ce domaine seraient tropgigantesques.

En effet, CAJED-ONGD pour pallier aux problèmes auxquels les enfants sont victimes, s'efforce d'intervenir et d'orienter ses actions dans la promotion des enfants et jeunes défavorisés. Elle organise l'accueil, l'hébergement des enfants, médiation et réunification familiale, appui pédagogique, matériel et logistique aux enfants et jeunes encadrés en scolarisation, en formation des métiers et en attente d'orientation.Ainsi, la complexité sociale et culturelle du contexte des projets du CAJED, la synergie des parties prenantes telles que la MONUSCO, UNICEF, UPADERI, PAMI, CAFOD, CICR etc. et le rôle joué par les enfants en tant qu'acteurs sociaux et bénéficiaires devraient être pris en compte pour élaborer des interventions de leur protection efficace.

0.1. ETAT DE LA QUESTION

Dans le cadre de ce travail, nous relevons quelques études qui ont été menées dans ce domaine afin de présenter leurs apports à la science et prouver l'originalité de notre recherche.

1. NOLEX FONTIL (2009) réalise que la problématique de la gestion des projets communautaires, d'une part, s'articule fondamentalement autour de l'implication des acteurs de base et de l'ancrage social des actions, lesquelles font défaut et d'autre part, elle se manifeste par une insuffisance des résultats tant à court terme pour les effets qu'à long terme pour les impacts. En outre, on enregistre une certaine confusion des ONG sur le terrain. Cette confusion se traduit par une duplication des actions sur un même territoire ; elles sont souvent conduites selon des approches d'exécution antagonistes. Il conclut, en disant que l'essentiel de la problématique se pose au tout début du processus de gestion des projets de développement communautaires, c'est-à-dire, à la phase d'identification. Ainsi, n'étant pas rigoureusement maitrisée, les manquements à cette phase du projet se répercutent à toutes les autres étapes de son cycle de vie en agissant négativement sur les critères de qualité du projet tels : la pertinence, l'efficacité, l'efficience, l'impact, etc.

2. Judith KONYAOLE (2001) nous relate que« l'aide n'est plus ce qu'elle était ».Cette situation s'explique du fait que les bailleurs eux-mêmes sont confrontés à des choix plus que difficiles afin de remettre en ordre leurs propres comptes et soutenir une activité socio-économique insuffisante (fonds pour palier au chômage, pour répondre aux catastrophes naturelles, pour lutter contre le terrorisme, etc.).

A cet effet, l'auteur pense que pour atténuerle cadre des risques financiers, les problèmes courants relatifs à la gestion des ressources humaines et à la gestion des immobilisations du projet que l'Audit Organisationnel soit systématiquement introduit dans le cycle du projet afin de s'assurer à priori de l'organisationdes activités et donc de l'orientation des ressources mises à la disposition ; de prévoir la mise en place au niveau de tous les projets de développement d'un système de « comptabilité accessible à tous » ; de recruter de façon beaucoup plus rigoureuse afin de remettre la gestion des fonds dans les mains de personnestrès compétentes ; qu'un système soit mis en place par les pays bénéficiaires conjointement avec les bailleurs pour assurer la formation systématique et continue de l'équipe de direction des projets aux procédures des bailleurs et enfin, le changement des habitudes qui s'opère depuis quelques années doit continuer son bout de chemin ; ceci est l'unique occasion à saisir pour relever les défis, gagner la confiance absolue des bailleurs et mettre fin à la marginalisation des populations et des gouvernements africains par rapport aux bailleurs de fonds et rendre ainsi l'aide plus efficace.

3. Marcelin CHIZUNGU MUSHAGALUSA (2002)fait des analyses sur le terrain et cherche à épingler les causes profondes du phénomène « enfant-soldat » ainsi que les différents procédés d'enrôlement des enfants dans les forces et groupes armés. Cet auteur étudie, par ailleurs, d'une façon large, les modalités pouvant être envisagées en vue d'une démobilisation et d'une réinsertion sociale réussie des enfants-soldats en R.D.C. Il conclut qu'en R.D.C. les enfants ont subi des dégâts énormes liés à leur enrôlement dans les forces et groupes armés. Parmi ces dégâts cet auteur mentionne entre autres le développement du phénomène enfant-soldat, les massacres et tueries des populations civiles parmi lesquelles figurent les enfants, ainsi que la séparation entre les enfants et leurs parents.

4. Jackson AMANI NZAYO (2015)a voulu savoir si l'ONGD-CAJED apporte une réelle contribution sur l'amélioration des conditions de vie de la jeunesse désoeuvrée de la ville de Goma et leur réinsertion dans la vie socio-économique et professionnelle ou au contraire son existence n'est qu'une organisation de trop dans un paysage de plus en plus pollué par la présence des organisations de tous genres.

Il conclut que l'impact de l'ONGD-CAJED dans l'amélioration des conditions de vie des jeunes désoeuvrés, est la réinsertion socio-économique, la réinsertion socio-professionnelle, la réinsertion familiale, l'apprentissage des différents métiers et l'éducation des jeunes désoeuvrés.

Ainsi, il recommande aux autorités urbaines de lutter contre la jeunesse désoeuvrée et que les jeunes soient aidés économiquement et psychologiquement, de créer l'emploi pour les occupermais aussi d'installer une structure étatique dans la ville de Goma qui permettra d'identifier les jeunes désoeuvrés. Les autorités devraient appuyerles institutions qui encadrent la jeunesse et surtout à l'ONGD-CAJED qui s'occupe de la jeunesse désoeuvrée.

5. AZOMBWA KOLOSOKO (2008) cherchait à savoir l'impact des activités des ONG sur l'amélioration des conditions de vie des enfants vulnérables. Dans son hypothèse, il dit que les actions de l'ONG-CAJED oeuvrant en faveur des enfants vulnérables contribueraient à l'amélioration de leurs conditions de vie. Il finit par dire que le CAJED se bat du jour au lendemain pour contribuer à l'auto-prise en charge des enfants vulnérables. Cependant, il dit que sur 80 enfants vulnérables encadrés par CAJED en ce temps-là, 52 d'entre-eux soit 65% proposent la création des ateliers de couture, de menuiserie et des garages automobiles pour la création d'emploi.

En effet, ce présent travail se démarque des précédents en ce sens qu'il se propose de procéder par une étude évaluative des projets de développement exécutés par CAJEDdans le domaine protection de l'enfanceen ville de Goma.

0.2. PROBLEMATIQUE

Depuis la signature en l'an 2000 de la déclaration sur les OMD constituant le cadre de référence mondiale pour les décideurs internationaux et nationaux, on retiendra qu'aujourd'hui que leur atteinte semblerait être de plus en plus utopiques.

La question relative à la protection des enfants constitue un des goulots d'étranglement dans le développement des pays du monde. L'accroissement en nombre des enfants orphelins, abandonnés, séparés, affectés et/ou infectés du SIDA, des enfants dans la rue et des enfants délinquants, des enfants soldats pose de graves problèmes quant à la gestion de leur situation par les gouvernements que par les organisations de développement. Pourtant, dans la plupart des cas, il apparait que l'enfant est plus victime qu'auteur de sa situation alors qu'en réalité il a besoin d'une protection spéciale et des soins appropriés(UNICEF, 2005).

A l'issu de la première et de la deuxième guerre mondiale, il a été constaté que les enfants, d'une manière particulière, étaient touchés par des effets négatifs dont ils étaient pourtant victimes. Il y a lieu de citer parmi ces effets : la perturbation du système éducatif (suite à la destruction des infrastructures scolaires, à la séparation des familles, etc.), l'augmentation en nombre des enfants orphelins et abandonnés, des troubles psychologiques et du traumatisme chez les enfants ayant assisté au déroulement de la guerre, etc. C'est dans cette optique, d'ailleurs, que les Etats du monde avaient reconnu la nécessité d'assurer une protection efficace aux enfants(UNICEF, 2005)

Des études montrent qu'entre 25 à 50% de tous les enfants signalent avoir été victimes d'abus physiques graves et fréquentes. On estime également que 215 millions d'enfants sont impliqués dans le travail qui est une forme de leur d'exploitation dont parmi eux 115 millions sont employés dans des travaux dangereux. Ce chiffre effrayant montre l'ampleur des violations de la protection de l'enfance dans le monde. Ces violations sont peu reconnues et insuffisamment signalées, ce qui constitue un obstacle au respect des droits des enfants. Elles sapent également le développement sain et la survie des enfants. Ces violations se produisent dans tous les pays, cultures et groupes socio-économiques(Medrano T., at.al. 2012)

L'histoire du développement des pays de la sous-région, longtemps caractérisé par des
systèmes politiques fermés nous enseigne que depuis les années 1960, les différents résultats
dans l'exécution des multiples projets de développement ont donné des résultats mitigés : les
échecs sont restés nombreux, les succès rares ou incertains malgré les quantités
impressionnantes de ressources financières, et l'espoir légitime suscité.(Claude OUATTARA,2003)

Cependant, en Afrique l'enfant est au coeur d'une pauvreté et d'une insécurité routinière et persistante. Malgré les affichages symboliques, l'exaltation de l'enfant comme « richesse commune » masque le sort déplorable qui lui est réservé dans des sociétés qui bafouent quotidiennement sa dignité humaine : écoles vétustes ou inexistantes, hôpitaux mouroirs, logements insalubres, migrations forcées, violences de toutes sortes, viols et abus sexuels, mutilations génitales, enrôlement dans les conflits, travail pénible ou forcé, esclavage, malnutrition, etc. Cette liste non exhaustive pourrait être utilement complétée par celle des pratiques culturelles négatives dont certains africanistes les classer dans le sarcophage des coutumes africaines.(Jean-Didier BOUKONGOU, 2020)

La victimisation des enfants africainss'inscrit dans des contextes économiques, socioculturels et politiques.Les agressions physiques, sexuelles et psychologiques subies par les enfants dans des situations de paix ou de guerre, dans leur environnement familial ou communautaire, constituent des obstacles à leur survie et à leur développement harmonieux. Au vu des images diffusées par les chaînes internationales de télévision à propos des enfants mal nourris et malades au Soudan, à l'est du Congo (RDC), en Somalie, au Niger et ailleurs en Afrique, il peut paraître superflu de proposer une lecture critique d'une Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant (CADBE).(Jean-Didier BOUKONGOU, 2020)

En RDC, la crise prolongée liée aux conflits armés cycliques qui affectent le pays il y a plus de deux décennies a entraîné des conséquences néfastes sur les enfants. Ces derniers sont victimes d'enrôlement, des violences sexuelles, de séparation volontaire avec leur famille et autres abus. Les agences humanitaires et de protection de l'enfant s'activent chaque jour pour apporter des réponses aux problèmes auxquels ils sont confrontés.(CAJED, 2019)

En province du Nord-Kivu, les enfants sortis des forces et groupes arméssont exposés au risque d'enrôlement et ré-enrôlement suite à l'activisme des groupes armés étrangers et ses factions d'une part et d'autre part des groupes armés nationaux. De même, des opérations militaires de l'armée nationale FARDC visant la traque de ces groupes armés, ont des effets néfastes sur les enfants qui s'y trouvent. En effet, certains enfants réussissent à s'échapper et se rendent à la MONUSCO. Le territoire de Nyiragongo quant à lui reste le bastion du cycle des violences non structurées par des meurtres, enlèvements, viol, kidnappings, ... et un foyer de recrutement des enfants dans des groupes armés.(CAJED, 2019)

Ainsi, la ville de Goma demeure jusqu'à présent un carrefour où tous les présumés enfants associés aux forces et aux groupes armés qui réussissent à s'échapper et qui atteignent n'importe quels sites de la MONUSCO sont ramenés presque chaque jour pour vérification, certification et prise en charge en structures d'encadrement transitoire (Centre de Transit et d'Orientation et Familles d'accueil transitoires). Il convient de signaler que tous les enfants vérifiés ne sont pas EAFGA, certains parmi eux sont certifiés ENA ou enfants séparés. La plupart de ces enfants sont issus des familles déplacées dont le coût de la vie dans le camp est intenable. Par ailleurs d'autres enfants affectés par les conflits fuient la misère de leurs familles et viennent chercher le travail dans les ménages à Goma. Ces enfants se trouvent exploiter.

Les enfants ayant connu des situations difficiles dans leur développement méritent d'être soutenus précisément par les organisations qui ont une vision de protection et d'encadrement afin de les apprendre la maturité, pour qu'ils soient responsables et se sentent concernés de leurs situations et qu'ils sachent prendre une décision rationnelle pour leur futur. Ainsi, les organisations de protection des enfants ont le devoir de préparer pour eux de bons sentiers pour que leur futur ne soit épineux ni une montagne formée des roches.

On reconnaît volontiers qu'un projet de développement est un ensemble d'actions limitées dans l'espace et dans le temps. Mais la vraie mesure de sa réussite réside dans les changements durables et autonomes qui continueront de se produire auprès des populations cibles et de l'ensemble de la communauté après que l'aide et les acteurs extérieurs ne soient retirés. Bref, l'appropriation de changement effectué. Cette appropriation devrait se traduire par une dynamique durable d'auto-animation, de réflexion et d'analyse des problèmes vécus et de prise en charge des risques d'échec ou de réussite des actions du développement par les acteurs du milieu bénéficiaire.(HAMIDOU B., 1992)Mais que constate-t-on dans la réalité ?

A la lumière de ce qui précède, il y a lieu de se poser les questions suivantes :

§ Question principale :

Comment les projets de développement exécutés par CAJED contribuent à la protection de l'enfance en ville de Goma ?

§ Questions spécifiques :

F Quels sont les problèmes auxquels se heurtel'ONGD-CAJED dans l'exécution de ses projets ?

F Quel est l'impact des actions de l'ONGD-CAJED dans la protection de l'enfance?

F Quelles sont les stratégies à envisager pour que lesprojets de CAJED continuent à contribuer à la protection de l'Enfance ?

0.3. HYPOTHESES

Selon Quivy RAYMOND et Luc Van CAMPENHOUDT (1988), définissent l'hypothèse comme étant « une tentative d'explication des faits formulés au début de la recherche, destinée à guider l'investigation et à être abandonnés ou maintenus d'après les résultats d'observation ».

a. Hypothèse principale :

Les projets de développement exécutés par l'ONGD-CAJED dans la protection de l'enfance contribuent à la scolarisation des enfants, à l'hébergement, à la réunification familiale, à la prise en charge psychosociale, à la formation professionnelle en menuiserie, coupe et couture, mécanique.

b. Hypothèses spécifiques

ü L'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés, le faible niveau de revenus des ménages et rupture familiale des enfants déjà réunifiés dans les familles, le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants seraient des problèmes auxquels se heurte l'ONGD-CAJED dans l'exécution de ses projets ;

ü L'apport d'un surplus pour l'encadrement des enfants en diverses activités des coupe-couture, en mécanique, art culinaire, alphabétisationet la réduction des antivaleurs (délinquance juvénile) à l'endroit des enfants serait l'impactdes actions ou des projets de développement exécutés par CAJED-ONGD ;

ü Accompagner les enfants à travers l'octroi des AGR à leur responsable directe,Investir dans la jeunesse touchée par les conflits armés en créant des emplois, instaurer la sécurité de la population, intensifier le suivi et les visites familiales après réunification des enfants, faciliter la réhabilitation mentale des enfants pour une intégration communautaire facile et l'utilisation optimale des financements seraient des stratégies à envisager pour que les projets de l'ONGD CAJED continuent à contribuer à la protection des enfants.

0.4. OBJECTIFS DU TRAVAIL

a. Objectif global

L'objectif global de ce travail est de contribuer à l'amélioration des projets de développement destinés à la Protection de l'enfance en ville de Goma.

b. Objectifs spécifiques :

- Identifier les problèmes rencontrés par l'ONGD CAJED dans l'exécution des projets destinés à la protection des enfants ;

- Dégager l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la protection de l'enfance ;

- Proposer des stratégies pour améliorer les projets de développement exécutés par l'ONGD CAJED en matière de la Protection de l'Enfance.

0.5. CHOIX ET INTERET DU SUJET

0.5.1. CHOIX DU SUJET

Pour François DEPELTEAU (2000)le choix d'un sujet est un acte purement subjectif. Il va de soi que ce choix se fasse en fonction de l'expérience passée et de la personnalité du chercheur. Ce choix dépend énormément de l'enseignement, de l'environnement social dans lequel évolue le chercheur.

Ainsi, le choix de ce sujet n'est pas un fait hasardeux. Il a été choisi par un constat personnel étant donné que des nombreux enfants se retrouvent encore dans un état de vulnérabilités accrues. Certains d'entre eux vivent dans la rue et dorment à la belle étoile. Les autres se trouvent séparés de leurs propres familles et vivent actuellement soit dans une famille d'accueil ou soit dans un centre d'encadrement ou foyer social. Certains même font partie des groupes armés et subissent des graves violations.Peu importe où ils se trouvent, leur condition de vie reste inefficace. Nombreux enfants sont marginalisés et rejetés dans la société à leur triste sort. Semble-t-il que leurs droits fondamentaux reconnus dans la charte de droits de l'enfant ne sont tout à fait pas respectés. Et malgréla diversité d'ONG internationales et localeset de projets réalisés à leur faveur, le bien-être des enfants n'est pas jusque-là effectif pour améliorer leurs conditions de vie.

0.5.2. INTERET

L'intérêt de notre sujet d'étude découle de sa pertinence personnelle, sociale et scientifique au regard du contexte protection de l'enfance.

F Intérêt personnel :

Au niveau personnel, ce thème a attiré l'attention vu les conditions de marginalité et d'abandon dans lesquelles vivent nombreux enfants dans la société qui, pourtant constituent une couche sociale vulnérable, à l'instar des femmes, des vieillards, etc. En effet, ce travail nous renvoie à analyser d'une façon générale les projets de développement exécutés par les ONGD dans le cadre de leur protection. Par cette recherche, nous aurons une connaissance approfondie sur les problèmes auxquels se heurtent les ONGD et avoir un regard critique sur les méthodes de planification, de suivi et d'évaluation des projets destinés aux enfants.

F Intérêt socio-économique :

Sur le plan social, ce travail vise à améliorer les conditions de vie des enfants et renforcer leur mode de vie à partir du programme établi. C'est à l'ensemble de la société et des agences de la protection de l'enfance qu'il revient d'apporter les changements nécessaires pour permettre aux enfants de jouir pleinement à tous les aspects de la vie de leurs droits fondamentaux, ce qui renvoie au niveau politique, à la question de droits de la personne humaine et au niveau social, à la bonne gestion des projets conçus pour les enfants vulnérables.

F Intérêt scientifique :

Le présent travail vise sur le plan scientifique, la qualité à éveiller de plus en plus la curiosité de plusieurs chercheurs, pour tous ceux qui voudront traiter et orienter leur sujet d'étude dans le même angle que le nôtre. Il incombe en outre, d'un document de référence aux institutions en charge de la protection de l'enfance.

0.6. DELIMITATION SPATIALE, TEMPORELLE ET DANS LA MATIERE

0.6.1. Délimitation spatiale

Dans l'espace, cette étude s'estfocalisée dans la ville de Goma, Province du Nord-Kivu en RDC et plus particulièrement au CAJED-ONGD.

0.6.1. Délimitation temporelle

Temporairement, l'étude va se réaliser au cours de l'année 2022 soit du mois de Janvier à Novembre. Pendant ce temps, plusieurs enfants vulnérables et victimes des conflits armés bénéficient d'une prise en charge au sein du CAJED-ONGD.

0.6.2. Délimitation dans la matière

Dans la matière, notre travail se focalise surl'étude évaluative des projets développement exécutés par CAJED ONGD dans le domaine Protection de l'Enfance en ville de Goma.

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Pour une démarche logique, le présent travail se subdivise en trois chapitres outre l'introduction générale et la conclusion. Le premier chapitre présente CAJED-ONGDet la généralité sur les projets de développement et sur la protection de l'enfance ; le deuxième chapitre, traite de l'Approche méthodologique, présentation et la discussion des résultats d'enquête et en dernier lieu, le troisième chapitre propose des stratégies sur la Protection de l'Enfance.

0.8. Difficultés rencontrées

Toute recherche scientifique est plus souvent heurtée aux contraintes. Ainsi, la conduite de cette recherche s'est vue confrontée à certaines difficultés d'ordre méthodologique et pratique sur le terrain qu'il convient de relever. Elles sont entre les suivantes :

F L'indisponibilité de certaines publications pertinentes sur l'étude évaluative des projets de développement exécutés dans la protection de l'enfance. Ce qui a limité nos marges de manoeuvre dans la constitution de la revue de la littérature ;

F Sur le terrain, les difficultés sont liées à la réticence de certains agents à nous fournir les données pour des raisons confidentielles et de politiques du travail.

CONCLUSION PARTIELLE

Impérieusement, dans cette partie du travail nous y avons présenté une introduction générale dans laquelle différents points y ont été abordés et développés.

Ainsi, notre introduction comporte l'état de la question qui présente quelques auteurs et travaux précédents traités dans ce même domaine tout en faisant une démarcation nuancée sur l'originalité de notre travail, d'un questionnement entraînant la formulation des hypothèses. De cela, nous nous sommes fixé les objectifs à atteindre pour l'amélioration des projets de développement destinés à la Protection de l'enfance en ville de Goma tout en délimitant spatialement, temporairement et dans la matière notre travail.

CHAPITRE PREMIER : PRESENTATIONDU CAJED ONGD ET GENERALITES SUR LE SUJET

I.1.PRESENTATION DE L'ONGD CAJED

I.1. Historique de CAJED ONGD

Le concert d'Actions pour Jeunes et Enfants Défavorisés « CAJED » est une Organisation Non Gouvernementale de Développement, fondée le premier octobre 1992 par un groupe de laïcs chrétiens du Diocèse de Goma sous le nom de CEAFOJER (Centre d'accueil et de formation pour les jeunes et enfants de la rue). Il est né dans le souci de se mettre au service des enfants défavorisés (enfants de la rue et autres enfants en situation particulièrement difficile) non seulement en suscitant en eux un nouvel élan à leur épanouissement, au développement de leurs propres capacités et en leur assurant un accompagnement dans la vie jusqu'à la maturité afin qu'ils puissent devenir utiles à eux-mêmes et à la société, mais également en apportant la contribution à faire valoir les droits de l'enfant.

La nomination CEAFOJER avait un caractère discriminatoire et ne prenait pas en compte tous les enfants. C'est pourquoi, on a préféré la nomination « CAJED » qui prenne en compte toutes les catégories confondues des enfants désoeuvrés.

Pour la réalisation de ses activités en faveur des enfants défavorisés, CAJED coopère avec des partenaires qui partagent les mêmes buts que lui. C'est notamment CAFOD, Unicef, Emmaüs International, Emmaüs Afrique, PAMI, UPADERI, CARITAS, CICR, Diocèse de Goma, etc.

Cependant, CAJED connait certaines difficultés, à savoir :

* Une forte dépendance extérieure, et

* Le nombre d'enfants et jeunes défavorisés augmente au lieu de diminuer.

I.2. Adresse et rayon d'action du CAJED

Le CAJED exerce ses activités en République Démocratique du Congo, principalement dans la Province du Nord-Kivu. Il a un bureau de la coordination dans les périphéries du Quartier Ndosho, au village Bugamba II, chefferie de Bukumu, Nord-Kivu, RDC.

I.3. Objectifs du CAJED

La mission principale du CAJED est d'organiser, dans divers domaines d'interventions, des actions visant globalement la promotion des enfants et jeunes défavorisés. Pour y arriver, CAJED organise les activités ci-après :

· Rencontre, écoute, identification, sensibilisation des enfants de la rue et autres en situation particulièrement difficile ;

· Visites, médiations et réunifications familiales, enquêtes et suivis de réunifications familiales ;

· Ateliers et réflexions avec les enfants et jeunes défavorisés ;

· Campagnes de sensibilisation à l'hygiène ;

· Animation culturelle, sportive, des jeux et de loisir ;

· Appui pédagogique, matériel et logistique aux enfants et jeunes encadrés en scolarisation, en formation de métiers et en attente d'orientation ;

· Accueil et hébergement des cas sociaux aux centre CAJED et ;

· Appui à la réinsertion socio-économique des Enfants Sortis de Forces et Groupes armés et d'autres enfants affectés par les conflits armés.

I.4.Réalisations de CAJED

L'Institution CAJED a déjà réalisé plusieurs activités notamment :

· Acquisition des infrastructures de base propres à l'ONGD CAJED (immeuble abritant les bureaux, un bâtiment qui abritant les ateliers de couture, d'électricité et électronique et des foyers d'accueil ;

· Alphabétisation fonctionnelle ;

· Scolarisation de la plupart d'enfants retirés de la rue et formation en métiers (menuiserie, couture, pâtisserie, électricité et électronique) ;

· Réunification en familles propres ou en famille d'accueil, hébergement des cas sociaux foyers/CAJED ou en ménages autogérés ;

· Prise en charge transitoire et accompagnement psychosocial des enfants ex-combattants dans le Centre de Transit et d'Orientation et

· Réinsertion socio-économique des ex-Enfants Associés aux forces et Groupes Armés et autres enfants vulnérables et amélioration de leur environnement protecteur à Goma et dans d'autres lieux dans lesquels CAJED intervient.

AG

Commission de surveillance/contrôle

CA

Coordination

PROGRAMMATION

Administration et de finance

Supervision programmes urgences

Patrimoine

I.5. Organigramme de CAJED-ONGD

Supervision programmes Education

Administration

Logistique

Comptabilité

Unité de protection

Supervision programmes Protection

Magasin &patrimoine

P1

CAISSE

P2

P2

P2

Charroi et automobile

Secret. & Communication

Personnel »

P1

P2

P1

P1

Sécurité »

I.6. Fonctionnement du CAJED

Le CAJED est composé par quatre organes, selon les attributions de chacun nous avons : l'Assemblée Générale ; le conseil d'Administration ; la commission de Surveillance et ; la coordination.

I.6.1. L'AssembléeGénérale

C'est l'organe suprême de concertation, d'orientation de la politique générale de l'institution. À sa tête il y a un président du conseil d'Administration. Elle se réunit une fois par an en session ordinaire et chaque fois que les circonstances l'exigent. Elle se réunit en section extraordinaire.

I.6.2. Le Conseil d'Administration

Il est chargé de la bonne marche du fonctionnement de l'institution devant l'Assemblée Générale. Cet organe se réunit une fois par semestre. Il est composé de sept membres à savoir :

- Un président,

- Un vice-président,

- Un secrétaire Rapporteur et,

- Quatre conseillers.

Cependant, il peut siéger en session extraordinaire en cas d'urgence ou chaque fois que les circonstances l'exigent. Ils ont un mandant de 3 ans renouvelable une seule fois.

I.6.3. La Commission de Surveillance de Contrôle

Elle est chargée de la bonne marche du fonctionnement de l'institution devant l'Assemblée Générale. Elle est composée de 3 membres élus par l'Assemblée Générale selon leurs compétences. Ils sont chargés de contrôle de la gestion globale de l'organisation. Ils ont un mandant de 3 ans renouvelables une seule fois.

I.6.4. La coordination

Elle exécute le rôle de contrôler la gestion globale du personnel et patrimoine du CAJED. Elle récapitule les activités opérationnelles suivant les objectifs poursuivis par le CAJED. La coordination du CAJED est composée par des membres dont le Coordinateur est placé à la tête. Ses membres sont :

a. Le Coordinateur :

Sous la responsabilité du Président du Conseil d'Administration (CA) en sigle, le Coordinateur assure la planification des activités du CAJED sur le plan administratif, financier, technique et social. Celui-ci a pour attributions : Superviser les services techniques, administratifs et financiers dans l'optique de la vision et mission du CAJED ; Élaborer les plans stratégiques de l'organisation ; Rechercher les financements des programmes et des projets du CAJED ; Assurer la facilitation des activités de formation, d'échange et de concertations organisées par le CAJED ; Finaliser et approuver tout document technique, administratif et financier avant sa soumission aux organes et aux partenaires ; Assurer la représentation du CAJED auprès des partenaires techniques ; Administrer et faire la gestion journalière de l'institution ; Concevoir et élaborer les projets et faire le suivi de ces projets ; Représenter l'institution en cas d'un problème ;Exécuter les tâches données par le Conseil d'Administration.

b. Le Chef du personnel :

Sous la supervision du Coordinateur, il doit tenir à jour les dossiers du personnel ;Proposer à l'application du règlement intérieur et des procédures de gestion administrative du personnel et répartition des tâches ; Planifier les congés des agents ;Assurer la médiation interpersonnelle entre les agents et la hiérarchie ; Gérer le personnel et le coter ; Planifier les stages des personnes extérieures ; Établir les états de besoin dans le cadre de son service et les soumettre au coordinateur ; Assumer la responsabilité du matériel mis à sa disposition et sa maintenance ; Discuter le salaire global avec les employés ; Collaborer avec les autres chefs de services pour gérer les dossiers individuels du personnel en matière de sanction et de récompense ; Exécuter toute autre tâche lui confiée par la hiérarchie.

c. Le secrétaire :

Sous la supervision du coordinateur, il doit s'enquérir de l'emploi du temps du coordinateur ; Rappeler au coordinateur les rendez-vous en attente et en programme d'autres ; Réceptionner, dépouiller et enregistrer tous les courriers entrants ; Distribuer les différents courriers provenant de la coordination ; Faire et mettre régulièrement à jour un répertoire d'adresses ; Assurer le bon classement du courrier et bien tenir les archives ; Assumer la responsabilité du matériel mis à sa disposition et sa maintenance ; Rédiger les correspondances, les saisir ou s'assurer de leur saisi et de leur expédition ; Rassembler tous les courriers et correspondances adressés au Coordinateur et les lui soumettre à temps ; Jouer le rôle du rapporteur à toutes les réunions de la coordination avec les chefs de services respectifs et avec les tiers ; Consulter le service compétent pour répondre à toute sollicitation extérieure en cas d'absence du Coordinateur si un intérimaire n'a pas été désigné et ; Faire toute autre chose sur demande ou par autorisation du Coordinateur.

d. Le chargé de Programme :

Sous la responsabilité du Coordinateur, il doit assister le Coordinateur à mettre en place un système cohérent de suivi-évaluation des principaux indicateurs de rendement du plan directeur ; Assurer la facilitation des activités, charges et concertations organisée par le CAJED ; Assurer, à côté du Coordinateur, la direction des différentes études, enquêtes et publications des résultats du monitoring ; Identifier et analyser les demandes de nouveaux besoins des membres et du staff de la coordination et suggérer des réponses appropriées notamment sous forme des formations et recyclages conséquents ; Élaborer des dossiers techniques de projets et rapports techniques de projets et rapports à soumettre aux partenaires ; Superviser la gestion des unités de production en collaboration avec le Chargé de finances et le Logisticien ; Superviser la gestion des écoles et des autres projets ; Assurer la mise en application et le respect de la politique de protection du CAJED ainsi que de ses valeurs ; Faciliter la mise en relation des membres avec d'autres structures locales ; Produire tout autre travail lui demandé par le Coordinateur.

e. Le chargé de finance :

Il élabore les budgets provisionnels et opérationnels annuels, les demandes de financement en collaboration avec le chargé de programme et le Coordinateur ; Assure le suivi du budget mis à la disposition du CAJED et produit le tableau de suivi budgétaire à présenter au Coordinateur pour approbation ; Vérifie les pièces justificatives de l'utilisation des fonds remis aux membres et agents pour exécution des activités ou projets ; Prépare les états de besoins et chèques pour signature et retrait des fonds à la banque ; Garder les pièces dans le coffre-fort ainsi que le chéquier ; Fournit des conseils en gestion comptable, financière et matérielle au personnel et aux membres du CAJED, ONGD ; Veille à la déclaration et au paiement des taxes et impôt dont le CAJED est assujetti ; Prépare le document des frais de séjour pour les personnes qui vont en mission  et renforcer les capacités de gestion des agents sous sa supervision.

f. Le Comptable :

Sous la responsabilité du Chargé de finance, celui-ci produit tout travail lui demandé par le chargé de finance ; Tient les livres et le journal de banque en garantissant le bon classement des pièces et archives comptables ; Produit les rapports et états financiers conformément au manuel de procédures de gestion sur demande de la hiérarchie ; Assiste le Chargé de fiances dans l'élaboration des tableaux de suivi budgétaire ; Enregistre les justificatifs d'utilisation des fonds remis aux membres et agents pour exécution des activités et projets ; Fournit des conseils de gestion financière aux membres du CAJED ; Supervise la tenue de la caisse ; Assure la passation des écritures comptable ; Prépare les ordres de paiement pour la sortie des fonds sur orientation du Chargé de finances ; Effectue les dépôts et retrait des fonds en banque ; Tient les fiches d'amortissement des matériels du CAJED ; Renforce les capacités de la gestion des agents sous sa supervision ; Exécute tout autre travail demandé par son supérieur hiérarchique.

g. Le logisticien :

Sous la responsabilité du Chargé de finances, celui-ci s'occupe des services généraux (charroi, magasins et gardiennage) ; Centralise et oriente toutes les commandes sélectionnées par les services (Prix, quantité et qualité) ; Aménage les circuits d'approvisionnement et de distribution des matériels ; S'assure du bon fonctionnement du matériel roulant de l'organisation en tenant compte de la destination de chaque engin, l'objet et la durée de sa mission, la quantité de carburant à consommer et la personne à déplacer ; S'assure que toutes les clés de contact des engins non en mouvement sont en sécurité et bien gardés ; S'assure que les magasiniers et agents affectés aux dépôts ne détiennent pas de clés en dehors des heures de services ; Tient les registres des matériels du projet ; Veille à l'entretien et maintenance régulier des matériels, bâtiments et concession du CAJED ; Centralise les états de besoin en matériels de projets et rédiger les demandes des prix et les offres des prix ; Assure le suivi du patrimoine de l'organisation ; Étudie le marché et identifie la meilleure condition d'approvisionnement en veillant sur le respect du manuel de procédures ; Effectue les achats et gère les stocks ; élabore les rapports mensuels de stocks et de distribution ; Assure le suivi du patrimoine de l'organisation ; Rend compte de son travail au Chargé de fiance.

I.7. Autres membres du personnel de CAJED

Il s'agit de tous les agents qui ne font pas partis de la coordination mais qui travaillent pour l'organisation, soit à la coordination ou soit dans des projets qui sont du ressort de cette dernière, notamment les chauffeurs, la caissière, les infirmiers, les éducateurs permanents (pour les écoles), les assistants sociaux et encadreurs ( pour les SET) et les gardiens chargés de la sécurité.

a. La caissière :

Sous la supervision du comptable, la caissière doit tenir journellement les livres de caisse ; Décaisser et percevoir les espèces en suivant les normes comptables et administratives en la matière ; Transmettre les documents comptables de paiement au comptable pour saisie et imputations dans les documents ad hoc ; Présenter journellement les documents de la caisse ; Classer et garder les documents comptables en sa possession dans la discrétion ; Rendre compte de son travail au comptable.

b. Le chauffeur :

Sous la supervision du Logisticien, le chauffeur doit tenir à jour le carnet du bord du véhicule ; Effectuer des courses pour l'organisation ; Effectuer des missions et sorties de services avec le personnel selon l'itinéraire arrêté par le Logisticien ; Faire le contrôle et signaler au Logisticien en cas de besoin, l'arrivée à terme des pièces constructives de dossier des véhicules ; Établir des états de besoin revenant de son domaine et les soumettre au Logisticien ; Faire le suivi de l'entretien et réparation des engins roulants ; Veiller à la propreté des véhicules et motos de l'organisation ; Exécuter toute autre tâche lui demandée par le Logisticien.

c. Le gardien :

Sous la surveillance du Chef de service logistique, le gardien ou chargé de sécurité doit assurer la sécurité des biens et des personnes se trouvant dans la concession du CAJED ou celle de la structure dans laquelle s'effectue le projet dans lequel il est affecté ; Veiller à la propreté du jardin et de son entourage ; Tenir le registre des visiteurs et mouvement de véhicule du CAJED ; Annoncer l'arrivée des visiteurs et introduire les demandes d'audiences après des agents ou responsables concernés ; Exécuter tout autre travail lui demandé par son chef direct.

d. L'infirmier :

Sous supervision du chargé de programme, il doit gérer le dispensaire et assurer les soins de santé aux enfants et aux agents ; Assurer l'animation sanitaire dans toutes les unités d'encadrement du CAJED ; Formuler les éléments des avant-projets à soumettre au Chargé de programme ; Assurer la responsabilité du matériel mis à sa disposition ainsi que sa maintenance ; Établir des états de besoin dans le cadre de son service et les soumettre au Chargé de programmes ; Intervenir dans les projets de son ressort ; Produire des rapports d'activités ; Exécuter toutes autres tâches lui confiées par la hiérarchie ; Les agents psychosociaux ; Ce sont des agents qui s'occupent de toutes les activités liées à l'encadrement des enfants se trouvant dans des structures d'Encadrement Transitoire dans lesquelles ils sont affectés. Les structures concernées sont : le CTO, les FAT et les CV.

I.8. LE CTO/CAJEDet son rôle

Ce Centre de Transit et d'Orientation avait commencé ses activités depuis 2005 en facilitant le passage de l'ESFGA de la vie militaire à la vie civile.Il sert :

F Établir des relations de confiance entre encadreur et enfant dès l'accueil chaleureux jusqu'à la réinsertion de ce dernier ;

F Mettre en place avec les enfants un mode de vie communautaire et participative, contribué au bien-être de l'autre tant au CTO qu'en famille et dans la communauté d'accueil de l'enfant ;

F Préparer l'enfant à une vie civile et communautaire par des activités de l'accompagnement psychosocial qui permettent à l'enfant d'oublier ce qu'il faisait dans l'armée ( vol et viol, pillage, violence, insultes, désobéissance) et apprennent à celui-ci la vie pacifique avec les autres enfants qu'il doit considérer comme ses frères et les encadreurs qui sont à la place de ses parents pendant sa prise en charge transitoire ;

F Mettre l'enfant à l'abri de toute forme d'insécurité car le CTO est un lieu de sécurisation et de protection des ESFGA.

I.9. Statistique des enfants encadrés par CAJED-ONGD de 2021 à 2022

Tableau I. Statistiques des enfants encadrés par CAJED-ONGD pour l'année2021

NORD-KIVU/CAJED-ONGD

Total annuel 2021

Filles

Garçons

Total

Entrés/Nouveaux cas vérifiés et assistés

8

72

80

Anciens cas en SET

3

81

84

ENAs identifiés

0

4

4

ENAs pris en charge

0

10

10

Retournés

 

0

8

8

Cas de réinsertion pour l'année 2021

Nouveaux cas Réinsertion

Scolaire

39

21

60

Professionnelle

0

0

0

Economique

4

16

20

Synthèse

43

37

80

Source :CAJED-ONGD, Base des données, 2022

Tableau II. Statistiques des enfants encadrés par CAJED-ONGD pour l'année 2022

NORD-KIVU/CAJED-ONGD 2022

Total annuel 2022

Filles

Garçons

Total

Nouveaux cas Réinsertion

Scolaire

0

3

3

Professionnelle

0

26

26

Economique

39

105

144

Synthèse

39

131

173

ENAs réinsérés

ENA

Nouveaux cas Réinsertion

Scolaire

0

0

0

Professionnelle

4

0

4

Economique

23

3

26

Synthèse

27

3

30

Source :CAJED-ONGD, Base des données, 2021

I.2. REVUE DE LA LITTERATURE

Cette partie est subdivisée en deux parties à savoir la définition des concepts clés et approche théorique. Cette dernière quant à elle contiendra deux sections dont les généralités sur le projet de développement et les faiblesses ainsi que le cadre sur la protection de l'enfance.

I.2.1. DEFINITION DES CONCEPTS CLES

Pour une meilleure compréhension, il est très crucial de définir ici les mots clés de notre thème d'étude :

1. Étude : c'est un travail de l'esprit qui s'applique à connaître, à approfondir quelque chose.

C'est aussi un effort intellectuel orienté vers l'observation et la compréhension des êtres, des choses, des événements, etc. : L'étude du milieu, de la nature.

2. L'évaluation est une appréciation systématique et objective d'un projet, d'un
programme ou d'une politique, en cours ou terminé, de sa conception, de sa mise en
oeuvre et de ses résultats sur le développement.Il s'agit de déterminer la pertinence des objectifs et leur degré de réalisation, l'efficience, l'efficacité, l'impact et la viabilité par rapport au développement. (BASILE KOUDJE, 2020)

3. Projet de développement :Daniel (2003) définit un projet de développement communautaire comme une action réalisée dans un objectif socio-économique orienté vers la satisfaction d'un besoin collectif de base (alimentation, santé, éducation, travail, infrastructures de base, information, connaissances, etc.) d'une communauté d'hommes et de femmes leur permettant de s'épanouir dignement. « Il tente d'en valoriser les qualités (ressources, atouts, valeurs), d'en minimiser les handicaps, d'en contourner les contraintes ». Il implique des groupes d'intérêts divers notamment des membres de la communauté, les autorités locales et des agents externes d'appui technique et financier.

4. Exécuté : exécuter c'est mettre à effet, mener à accomplissement ce qui est conçu par soi (projet), ou par d'autres (ordre). C'est aussi rendre effectif (un projet, une décision) ; faire (un ouvrage) d'après un plan, un projet.( https://www.larousse.fr dictionnairesfrancais)

Exécuter le projet c'est l'action de coordonner tous les moyens (humains, matériels & financiers) mis à disposition dans le but d'atteindre les objectifs escomptés. La mise en oeuvre d'un projet fait appel à la gestion de plusieurs éléments : le cadre du projet, le coût, le personnel, le système de communication, le système d'acquisition des biens & services, le contrôle de qualité, etc.

5. Protection de l'enfance : La protection de l'enfance vise à garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l'enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation.( https://solidarités-santé.gouv.fr familles-enfance).

I.2.2. APPROCHES THEORIQUES

Cette partie contient deux sections dont les généralités sur le projet de développement et les faiblesses ainsi que le cadre sur la protection de l'enfance.

SECTION 1. GENERALITES SUR LE PROJET

1. Etymologie et définition du projet

L'introduction du concept projet dans notre vocabulaire, vulgaire comme scientifique, nous vient du mot latin « projectum» de « projicere », Le préfixe pro signifie qui « précède dans le Temps» et le radical «  jacere » signifie «jeter ». Depuis, la gestion de projet s'en est approprié le terme et en a fait une expression d'un sens moins riche, invariable, mais nettement plus précis. Tel que défini par le PMI (2000) : « Un projet est une entreprise temporaire décidée dans le but de créer un produit, un service ou un résultat unique." Paradoxalement, selon la littérature scientifique de la gestion de projet, cette définition ne correspond que partiellement à la définition généralement acceptée.

2. Gestion du cycle de projet

L'union européenne (UE), la Banque mondiale (BM), le Fond international pour le développement de l'agriculture (FIDA) et l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont développé chacun des phases de cycle de projet en raison de leurs procédures différentes.

L'approche de la Gestion du cycle de projet (GCP) se présente comme une démarche méthodologique de préparation, de mise en oeuvre et d'évaluation des projets et programmes basée sur une approche impliquant les différentes parties prenantes du projet.La GCP permet d'avoir un cadre de gestion moins rigide et moins linéaire. Ainsi, le gestionnaire a une marge de manoeuvre en cours de cycle puisqu'il a la possibilité d'intervenir à tout moment pour rectifier les inadéquations de la logique de formulation (objectifs/activités/moyens/résultats), grâce à une évaluation continue des actions entreprises.

Bien que les phases du cycle de projet varient d'une institution à l'autre, il faut dire que d'une façon générale, tous les cycles de projet entrant dans le cadre de la coopération au développement se composent de trois grandes phases qui sont : une phase de préparation de projet, une phase de mise en oeuvre du projet et une phase d'évaluation du projet.

La Gestion du Cycle de Projet contribue à garantir que :

v Les projets appuient les grands objectifs de la politique des bailleurs de fonds et de ses partenaires au développement ;

v Les projets correspondent à une stratégie convenue et soient pertinents par rapport aux problèmes des groupes/bénéficiaires ciblés ;

v Les projets soient réalisables, ce qui veut dire que les objectifs sont réalistes compte tenu des contraintes liées à l'environnement et aux capacités des acteurs impliqués ; et les avantages générés par les projets soient durables. Pour faciliter l'obtention de ces résultats ;

v La gestion du cycle de projet :

- Requiert la participation active des parties prenantes clés et vise à promouvoir l'appropriation locale ;

- Exploite l'approche du Cadre Logique (ainsi que d'autres outils) pour réaliser un certain nombre d'analyses clés (y compris celles des parties prenantes, des problèmes, des objectifs et des stratégies) ;

- Incorpore les critères clés d'appréciation de la qualité à chaque étape du cycle du projet ;

- Requiert la fourniture de document(s) clés de bonne qualité à chaque phase (avec concepts et définitions largement utilisés), pour appuyer une prise de décision éclairée.

La gestion du cycle de projet s'articule autour d'un cycle de projet, ce qui assure que tous les aspects du projet sont pris en compte. Une valeur fondamentale de la méthode de GCP est que les aspects du projet sont réexaminés tout au long de son cycle. Cela assure que tout changement intervenu sera inclus dans la conception du projet. En conséquence, les projets sont plus susceptibles de réussir et d'être durables.

3. Quelques méthodes de planification, de suivi et d'évaluation des interventions des organismes de développement

Il existe plusieurs méthodes de planification, de suivi et d'évaluation que les organismes internationaux utilisent souvent pour faire le choix du projet ou programme mais aussi pour suivre et faire des jugements de valeur afin d'en dégager les limites. Cependant, en ce qui concerne notre travail, nous nous baserons surtout à la méthode d'analyse du cadre logique (ACL).

F Analyse cadre logique (ACL) :

Cette dernièreest considérée comme une « aide à la réflexion ». Elle permet d'analyser et d'organiser l'information de façon structurée, de sorte que les questions importantes soient posées, que les points faibles soient identifiés et que les décideurs soient en mesure de prendre des décisions éclairées fondées sur une meilleure compréhension de la raison d'être du projet, des objectifs visés et des moyens grâce auxquels ces objectifs vont être atteints. (Commission européenne, 2004)

Il faut distinguer l'ACL, qui est un processus analytique (comprenant l'analyse des parties prenantes, l'analyse des problèmes, la fixation d'objectifs et le choix d'une stratégie), de la matrice duCadre Logique (MCL) qui, tout en nécessitant également l'analyse des objectifs de la stratégie et des risques potentiels, constitue le produit de la méthode d'analyse.

A. Qu'est-ce que le cadre logique ?

Le cadre logique est un outil qui a été développé dans les années 1970 et utilisé depuis lors par de nombreux organismes différents.

Cette méthode implique la mise en forme des résultats d'une analyse de manière à présenter de façon systématique et logique les objectifs d'un projet/programme. La mise en forme doit refléter les liens de causalité entre les différents niveaux d'objectifs, indiquer comment on peut vérifier si les objectifs ont été réalisés et définir quelles sont les hypothèses, échappant au contrôle du projet/programme, susceptibles d'influencer sa réussite. Les résultats principaux de ce processus sont résumés dans une matrice (le cadre logique) qui décrit les aspects les plus importants d'un projet ou programme.

B. Les limites du cadre logique

Le cadre logique s'est avéré utile pour les personnes chargées de la préparation et de la mise en oeuvre de projets. Il leur permet de mieux structurer et formuler leur réflexion et de l'exprimer d'une façon claire et standardisée. Si les politiques sont mal conçues, ou si la logique « ne tient pas », le cadre logique devrait en révéler les contradictions, bien qu'il ne soit pas en mesure, à lui seul, de concevoir de meilleures politiques.

Le cadre logique n'est donc qu'un outil pour améliorer la planification et la mise en oeuvre. Toutefois, un outil, aussi bon soit-il, ne peut pas, à lui seul, garantir des résultats positifs. La réussite d'un projet/programme dépend de nombreux autres facteurs, tels que la capacité organisationnelle de l'équipe ou des organismes responsables de la mise en oeuvre.

C. Etapes du cadre logique

L'élaboration d'un cadre logique comporte deux étapes, qui se déroulent progressivement dans les phases d'identification et d'instruction du cycle de projet :

a. L'étape d'analyse : durant cette étape la situation existante est analysée pour développer une vision de la « situation future souhaitée » et sélectionner les stratégies à utiliser pour y parvenir. L'idée clé est que les projets ou programmes sont conçus pour résoudre des problèmes rencontrés par des groupes cibles ou bénéficiaires, femmes et hommes, et répondre à leurs besoins et intérêts.

Il existe quatre types d'analyse à effectuer :

- L'analyse des parties prenantes ;

- L'analyse des problèmes (image de la réalité) ;

- L'analyse des objectifs (image d'une situation future améliorée) ;

- L'analyse des stratégies (comparaison de différentes options en réponse à une situation donnée).

b. L'étape de planification : durant cette étape l'idée de projet se traduit en un plan opérationnel pratique, prêt à la mise oeuvre. C'est à cette étape que le cadre logique est élaboré, et que les activités et ressources sont définies et intégrées dans leurs calendriers respectifs.

F Modèle cadre logique :

Selon Nancy L. PORTEOUS (2009), le modèle logique constitue un outil indispensable de planification qui favorise la réussite d'une évaluation en matière de projet. Ce modèle permet de compiler et de visualiser les informations concernant un projet donné à l'aide d'un schéma, afin de favoriser la compréhension des enjeux de l'intervention. Il est souhaitable d'élaborer le modèle logique du projet à l'étape de sa planification. Au cas où il n'y a pas de modèle logique ou quand le modèle logique n'a pas été défini, les évaluateurs sont contraints d'en élaborer en sur la base des documents (rapports, compte rendu de réunions...) du projet.

Il nous paraît intéressant de définir ici les termes communs qu'on utilise dans un modèle logique pour décrire les principaux éléments d'un projet.

F Quoi ? : Les composantes d'un projet sont des séries d'activités étroitement liées, les activités sont les mesures mises en oeuvre par le projet pour parvenir aux résultats désirés.

F Qui ? : On peut dire que les groupes cibles sont les clientèles, individus, groupes, collectivités ou organismes à qui s'adresse le projet.

F Pourquoi ? : Les résultats sont les changements que l'on compte effectuer par l'entremise du projet.

D'autres éléments communs aux projets non moins importants sont aussi à relever. Ce sont en l'occurrence :

- Les intrants : sont les ressources qui permettent la réalisation des activités ;

- Les extrants : sont les services, les éléments ou les biens produits par les activités ;

- Les facteurs contributifs : représentent ce qui explique que les activités ou les intrants produisent les résultats (l'intérêt, la participation ainsi que la réaction des bénéficiaires vis-à-vis du projet) ;

- Les facteurs externes : sont des éléments situés à l'extérieur du champ d'intervention du projet, mais qui peuvent exercer une influence sur ce dernier.

Bien qu'indispensable pour la réussite d'une évaluation de projet, le modèle logique peut comporter certains risques et inconvénients. L'utilisation du modèle logique exige parfois du temps. Par ailleurs, il ne s'agit que d'une représentation de la réalité par un simple modèle qui ne saurait prendre en compte tous les volets du projet. On risque de simplifier le projet, par exemple en omettant d'illustrer de façon adéquate le contexte du projet et les influences externes pouvant agir sur lui. On risque aussi de transformer des systèmes complexes en systèmes linéaires.

4. L'évaluation des projets

a. Définition

Il existe un grand nombre de définitions de l'évaluation. Sa définition dépend du contexte dans lequel elle utilisée.

Pour DE KETELE (1986), évaluer signifie examiner le degré d'adéquation entre un ensembled'informations et un ensemble de critères adéquats à l'objectif fixé, en vue de
prendre une décision. L'évaluation a pour but ultime de porter un jugement de valeur sur uneactivité, un service ou n'importe quelle partie du projet. Ce jugement sera toujours
basé sur des critères et des normes explicites ou non.

Cependant, CHAMPAGNE at.al. (1985), nous fait voir que l'emploi du terme jugement ramène l'évaluation à déterminer si les objectifs du projet ont été atteints ou non. Or l'évaluation doit aussi chercher à savoir comment le projet fonctionne et dans quel contexte, quels sont les problèmes ou les questions qu'il soulève, quels effets non voulus en résultent, qui touche et quelles sont les principales fonctions de l'évaluation ?

b. L'évaluation comme processus régulateur des actions du projet

L'évaluation d'un projet est le moment pendant lequel, les acteurs du projet se donnent le temps de vérifier l'adéquation entre les activités, les démarches, les règles, les règlements choisis et les objectifs de départ.

La régulation peut tendre à maintenir l'équilibre du fonctionnement par rapport à une norme, à un projet en opérant les erreurs, les déviations, en palliant les dysfonctionnements et en valorisant les réussites et tout ce qui va dans le sens du projet initial (C'est la régularisation). Mais, la régulation peut aussi infléchir le sens même de la règle antérieurement fixée ou le projet, être une mise en question des normes, des règles, une divergence.

La régulation, est d'ailleurs décrite en trois types par Michel Vial (1997) et trouve sa place dans un projet d'intervention. Il s'agit de la régulation cybernétique, la relation systémique et la régulation comme un complexe.

1) La régulation cybernétique :

Il s'agit là en premier lieu, de bien préciser la nature de la tâche à accomplir, de définir les résultats attendus, puis de contrôler ce qui a été produit. Ce contrôle peut être le fait des différents acteurs du projet, les partenaires exécutifs lors de la mise en oeuvre du projet, un expert externe en évaluation (consultant) ou les bénéficiaires du projet qui exercent une auto-évaluation. De toutes les manières, il est question de vérifié si le produit réalisé est conforme au produit attendu.

De toutes les manières il est question de vérifier si le produit réalisé est conforme au produit attendu. Si tel n'est pas le cas, il est indispensable de procéder à un réajustement pour obtenir un produit convenable à celui attendu sous forme d'évaluation d'adaptation.

2) La régulation symétrique :

La régulation systémique, à la différence de la régulation cybernétique, elle se centre sur le processus. Pour fonder cette différence, Michel Vial (1997) op.cit., parle de divergence. Au lieu de corriger l'erreur commise dans la régulation cybernétique, il faut l'exploiter. Ce qui amène les acteurs du projet à dévier du cap initial sans sortir du domaine d projet.

3) La régulation comme un complexe :

Cette régulation intègre la régulation cybernétique mais aussi la régulation systémique. En effet, le produit et les acteurs de la production passant par les processus sont tous concernés.

Il s'agit alors d'une complémentarité et non d'une opposition. C'est pourquoi, Michel Vial (1997) op.cit., propose des termes comme : articuler, conjuguer, mettre en lien. L'évaluation doit donc intervenir à tous les stades de la mise en oeuvre d'un projet.

c. L'évaluation externe

Une évaluation est qualifiée d'externe lorsque la structure qui souhaite évaluer ses actions fait appel à des experts extérieurs.

ü Avantages de l'évaluation externe :

Elle est nécessaire car l'extériorité rend plus probable son indépendance, son impartialité et son objectivité.

Parmi les arguments présentés en faveur de l'évaluation externe, NADEAU (1981), cite une plus grande objectivité ; l'aptitude à inclure des critères évaluatifs qui concernent les prémices organisationnelles de base ; la possibilité d'agir comme agent médiateur s'il existe des conflits internes ; un statut mieux protégé ; une plus grande facilité à éviter des tâches indésirables et qui ne font pas partie de l'évaluation. Une telle évaluation serait la bienvenue car elle permettrait aux acteurs du projet de déceler ses failles et de les corriger.

Un autre avantage de l'évaluation externe est qu'elle favorise l'obtention de financement. En effet, la plupart des bailleurs de fonds exigent une évaluation externe pour les actions financées. Cependant, force est de constater qu'il n'est pas possible d'effectuer une évaluation externe de toutes les actions car pour assurer un suivi plus complet des activités, les agents sont invités à évaluer eux-mêmes les actions dont ils assurent la conduite.

d. L'évaluation interne

L'évaluation interne est réalisée par les acteurs du projet eux-mêmes.

ü Avantages de l'évaluation interne :

Son exercice permet une appropriation par le plus grand nombre d'agents possible, de la pratique et de la culture de l'évaluation. Il contribue à la rationalisation des méthodes de travail.

Parmi les arguments formulés en faveur de l'évaluation interne, NADEAU (1981) op.cit., relève plus d'aptitudes à développer une connaissance détaillée de l'organisation et de ses programmes et une meilleure position pour faire de l'évaluation continue.

Pour Jacques DANANCIER (2004), il s'agit avant tout d'initialiser une dynamique dans laquelle le souci d'appréciation des évolutions aura une place quantitativement et fonctionnellement plus ample et plus continue. Pour cet auteur, les formes que peut revêtir l'évaluation interne dans un système sont multiples. Ainsi propose-t-il trois formes :

F L'évaluation de conformité attachée à lecture générale des prestations et de l'organisation ;

F L'évaluation de conformité attachée à la relecture générale des prestations et de l'organisation ;

F L'évaluation dynamique interne de projet dans sa dimension qualitative fonctionnelle et de résultat, elle accompagne le déroulement des actions ;

F Les évaluations d'autodiagnostic et évaluation du partenariat.

Pour DANANCIER (2004) op.cit., « les premières sont en lien direct avec la dynamique de projet, les deux dernières tendent à répondre à une préoccupation contemporaine dont nous mesurons régulièrement l'ampleur d nos fonctions... ». Si les arguments ne manquent pas pour justifier le bien-fondé de l'évaluation, c'est que celle-ci nous permet de nous fixer des objectifs et d'y aboutir car comme le dit Yvan ABERNOT (1996),« l'amélioration de l'évaluation par celle des objectifs, car si l'on ne sait pas où l'on va, il est difficile de s'y rendre et de savoir s'il reste beaucoup de chemin à parcourir ». L'atteinte des objectifs d'une évaluation s'appuie sur des normes et standards qui participent vigoureusement à la professionnalisation des experts.

e. Suivi de l'évaluation

L'évaluation exige une réponse explicite de la part des autorités auxquelles s'adressent ces recommandations. Il peut s'agir de mesures en matière de gestion d'un plan d'action ou d'un accord précisant clairement les responsabilités (dont celle de rendre compte).

Il doit y avoir un suivi systématique de l'application des recommandations formulées dans l'évaluation qui ont été acceptées par la direction ou les organes directeurs. L'application des recommandations découlant de l'évaluation devrait faire l'objet d'un rapport périodique adressé aux organes directeurs ou au chef de l'organisation.

5. Phases constitutives d'une équipe projet

Henri-Pierre MADERS (2000), présente cinq phases du processus de constitution d'une équipe projet performante, c'est-à-dire capable d'atteindre l'objectif fixé en respectant les contraintes de temps :

§ L'observation : pendant laquelle les membres de l'équipe projet apprennent à se connaitre. Il constitue le premier stade d'une équipe projet performante et le point de passage obligé. Un travail commun des membres de l'équipe va consister à se découvrir suffisamment pour envisager une meilleure coopération ;

§ La cohésion : pendant laquelle les membres de l'équipe projet commencent à se constituer une histoire commune. Elle est le second point de passage obligé. L'équipe projet après les présentations doit se créer une histoire, des conditions qui doivent permettre à chaque membre de voir chez les autres les similitudes et les dissemblances par rapport à lui-même. La réussite de cette étape permet d'éviter certains conflits ;

§ La différenciation : pendant laquelle les membres de l'équipe projet apprennent à respecter les comportements, compétences et convictions de leurs coéquipiers sans jugement de valeur mais comme autant de ressources pour l'équipe. A ce niveau, les personnels se connaissent, on des souvenirs en commun et éprouvent du plaisir à être ensemble. Cependant, il va leur falloir accepter le fait que, si certains aspects les rapprochent, il en existe aussi qui les différencient, les éloigne nt, qu'il faut savoir exploiter les ressources supplémentaires ;

§ L'organisation : pendant laquelle l'équipe projet s'organise en fonction des compétences et des motivations de chacun de ses membres. Chacun de membres de l'équipe a sa place. Cela constitue l'objectif de ce stade car, reconnaître les talents de chacun ne suffit pas, il faut les combiner ;

§ La production : pendant laquelle le chef de projet manage l'équipe au quotidien pour en développer la cohésion, la motivation et la compétence et ainsi arriver à l'objectif. Il constitue le cinquième stade et l'aboutissement du processus.

L'équipe projet organisée peut enfin produire avec efficacité à condition qu'une dynamique soit entretenue, dynamique de succès, de motivation, de cohésion. Cependant, pour Henri-Pierre MADERS, l'organisation d'une équipe projet mise en place a une durée de vie limitée : « si un des membres de l'équipe projet quitte le projet (pour un projet prioritaire ou pour accéder à un responsabilité opérationnelle « qui ne se refuse pas »), si les objectifs sont modifiés, si de nouvelles solutions technologiques apparaissent (instrument), si de nouveaux acteurs sont intégrés en cours de route... l'organisation sera à revoir ; ce qui nous ramène au stade de l'observation, la cohésion, de la différenciation, de l'organisation et de la production ».

6. Les conditions de réussite d'un projet

Dans le cours d'élaboration, suivi et évaluation des projets, R.GASHEKERO (2020) cite quatre conditions de réussite d'un projet :

a. Le réalisme :

- Etre réaliste, c'est s'assigner des buts : c'est savoir identifier les phénomènes sur lesquelles on peut agir à court moyen et long terme et ceux sur lesquels on ne peut rien. Il convient donc d'éviter de tout faire.

- Etre réaliste, c'est aussi connaître les limités et la pertinence des moyens qui sont à notre disposition et être capable de les maîtriser.

- Etre réaliste, c'est encore prévoir avec la maximum rigueur

- Etre réaliste, c'est donc se fixer des objectifs précis que l'on sait pouvoir atteindre avec les moyens disponibles, en connaissant de façon concrète ce qui peut être changé, de ce qui ne peut pas être.

b. La motivation :

Les motivations sont les raisons que l'on se donne pour agir. Sont motivés ceux qui ont de bonnes raisons pour agir et qui y croient. Il n'y a pas de place dans le développement pour les blasés (les dégoûtés) et les routiniers, le rond-de-cuir. Ne réussissent que ceux qui ont une volonté ferme et qui voient clairement les buts à atteindre. Réussissent ceux qui « prennent les taureaux par les cornes » en étant clairvoyant, sans tomber dans l'activisme.

Pour qu'un projet réussisse, le gestionnaire planificateur des projets doit donc prendre routes les dispositions et précautions qui s'imposent pour que tous les acteurs impliqués dans l'opérationnalisation du projet soient motivés.

c. La participation :

Elle ne se situe pas forcément au niveau des populations mais à celui des cadres locaux qu'ils soient fonctionnaires ou civils.

d. L'organisation :

Le résultat recherché sera obtenu par une série d'opérations étroitement dépendantes les unes des autres, qui doivent être réalisées dans un certain ordre et d'une façon permanente (partie sur le management des projets). Il faudra des organes qu'il faut (important), une bonne définition des tâches. L'homme qu'il faut à la place qu'il faut, etc.

SECTION 2. FAIBLESSES ET CADRE NORMATIF DE LA PROTECTION DE L'ENFANCE

1. LES FAIBLESSES DE LA PROTECTION PAR LES ONG

Les faiblesses liées à la protection de l'enfant par les ONG sont à rechercher dans la nature de leur intervention et dans leur organisation sur le terrain.

a. La nature de l'intervention

L'intervention des organisations non gouvernementales, nationales ou internationales, en faveur de la protection de l'enfant consiste en des actions de caractère social ou des plaidoyers afin que les situations de violation prennent fin.

v Le caractère essentiellement social de l'intervention

Un large volet de l'intervention des ONG est de caractère social et caritatif et consiste en des dons en faveur de l'enfance malheureuse ou en difficulté notamment en conflit avec la loi. Ce volet consiste aussi en la prise en charge des enfants infectés ou affectés par le VIH/SIDA. Mais limitée à ce volet, la protection ne vise là que les effets d'une situation sans en rechercher les causes.A titre, il s'agit notamment :

Ø Des facteurs conjoncturels (facteurs politiques et militaires et leurs impacts d'une part, absence ou mauvais fonctionnement de l'appareil étatique et leurs conséquences d'autre part) : le contexte de crise a créé des conditions favorables ou aggravantes pour la violation des droits de l'enfant ;

Ø Des facteurs structurels c'est-à-dire d'un côté le contexte historique, socio-économique et culturel et de l'autre la faiblesse du cadre normatif interne et de l'engagement de l'Etat dans les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme.

Tous ces facteurs favorisent les violations faites aux droits de l'enfant, que ce soit le droit à la non-discrimination, le droit à la vie , à l'identité et à la nationalité, le droit à la protection sociale et contre les pires formes de travail et les autres exploitations, les droits aux libertés, le droit à l'éducation, à la santé, tous ces droits qui ont amené les Nations à faire de l'enfant « un sujet de droit...reconnu dans ses capacités » et dont l'« avis est davantage pris en compte à différents niveaux...». (Françoise Martinetti, 2007)

S'attaquer aux effets pour soulager les enfants est vital, mais cibler les racines pour enrayer les causes semble plus apte à engendrer des solutions durables. C'est pourquoi les actions de plaidoyer des ONG sur le terrain sont indispensables mais sont en bute à des difficultés liées au contexte politique.

v Les difficultés du plaidoyer des ONG

Les ONG qui s'investissent dans le plaidoyer ne disposent pas d'un réel moyen de pression supplémentaire en dehors des rapports circonstanciés, périodiques ou des rapports alternatifs devant les organes de garantie du système international ou du système régional. Ces ONG disposent de peu de moyens de contrainte juridique et politique face à des acteurs insensibles et insuffisamment imbus de valeurs de la personne humaine. Or un plaidoyer efficace pour la défense des droits humain suppose la mise en jeu d'actions à intensité graduelle, allant des campagnes de sensibilisation et d'information aux marches et sit-in en passant par les négociations, des communiqués de presse, des déclarations ou toutes autres actions visant à obtenir la cessation des violations des droits humains ou empêcher leur commission.

b. L'organisation des ONG sur le terrain

Les ONG sont inégalement réparties sur le territoire. Elles manquent de coordination entre elles relativement à leurs activités, ce qui là aussi crée des chevauchements à l'instar de la répartition dans les zones couvertes.

v L'inégale couverture du territoire

Les ONG choisissent leurs zones de couverture en fonction de l'intérêt et de l'évaluation de la situation faite par chacune d'elles. C'est ainsi que certaines régions ont pu bénéficier de l'afflux massif d'ONG qui s'y sont installées et opèrent depuis ou même avant le déclenchement de la crise. Avant de s'installer les ONG opèrent des découpages territoriaux et des rattachements de localités. Seules sont bénéficiaires de leurs actions, les localités qui se retrouvent dans les délimitations par elles faites. Ces délimitations ne se soucient pas de la couverture du territoire entier du pays et les critères varient en fonction de leurs domaines d'intervention.

v Le manque de coordination et le chevauchement des activités liées à la protection

Ce manque de coordination existe au niveau du choix des zones de couverture et des activités que mènent ces ONG.

S'agissant du manque de coordination au moment du choix des zones de couverture, chaque ONG ne tient pas compte de l'existence sur place d'autres organisations avant de se décider à couvrir telle ou telle zone. En conséquence, plusieurs ONG intervenant sur le même plan se retrouvent concentrées dans les mêmes régions sans nécessairement que cette concentration soit justifiée par des besoins particulièrement énormes et pressants de protection.

Par ailleurs, les activités relatives à la protection étant multiformes, il y aurait plus d'efficacité dans la couverture des mêmes régions par des organisations intervenant sur des volets différents de sorte que leurs activités soient complémentaires les unes des autres. Or sur le terrain, il est remarqué que ces activités se chevauchent et donnent des résultats qualitativement et quantitativement insuffisants.

2. CADRE NORMATIF DE LA PROTECTION DE L'ENFANCE

Aux termes de cette sous partie, nous allons dégager ce cadre normatif dans les instruments juridiques internationaux et dans les instruments juridiques nationaux.

2.1. Au plan international

Au plan international, s'il faut décrire les instruments juridiques qui abordent ou profitent à la protection spéciale de l'enfant, nous relevons la Convention relative aux droits de l'enfant (A) et la Charte des droits et du bien-être de l'enfant (B).

A. La Convention relative aux droits de l'enfant

F De la responsabilité des parents et de la protection spéciale

Les Etats parties s'emploient de leur mieux à assurer la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et d'assurer son développement. La responsabilité d'élever l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux parents ou, le cas échéant, à ses représentants légaux. Ceux-ci doivent être guidés avant tout par l'intérêt supérieur de l'enfant. Pour garantir et promouvoir les droits énoncés dans la présente Convention, les Etats parties accordent l'aide appropriée aux parents et aux représentants légaux de l'enfant dans l'exercice de la responsabilité qui leur incombe d'élever l'enfant et assurent la mise en place d'institutions, d'établissements et de services chargés de veiller au bien-être des enfants ».(Article 18 point 1 et 2 de la Convention relative aux droits de l'enfant)

De cette disposition s'ensuit la compréhension selon laquelle l'Etat doit se rassurer que les parents puissent assumer leur responsabilité vis-à-vis de leurs enfants ; or le fait pour les enfants de se retrouver dans la rue et mendier prouvent à suffisance que les parents ont manqué à cette obligation de responsabilité et, si cela est dû à leur incapacité d'assurer la survie de leurs enfants faute de moyens, il faut alors une assistance matérielle.

C'est pourquoi l'article 20 de la CDE dispose que « Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciale de l'Etat.

Les Etats parties prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme à leur législation nationale.Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme du placement dans une famille, de la Kafalah de droit islamique, de l'adoption ou, en cas de nécessité, du placement dans un établissement pour enfants approprié. Dans le choix entre ces solutions, il est dûment tenu compte de la nécessité d'une certaine continuité dans l'éducation de l'enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique ».

B. La Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant

F De l'assistance et de la protection spéciale

S'agissant de l'assistance et de la protection spéciales, les Etats parties à la présente Charte, compte tenu de leurs moyens et de leur situation nationale, prennent toutes les mesures appropriées pour :

- Assister les parents ou autres personnes responsables de l'enfant, et en cas de besoin, prévoir des programmes d'assistance matérielle et de soutien, notamment en ce qui concerne la nutrition, la santé, l'éducation, l'habillement et le logement ;

- Assister les parents ou autres personnes responsables de l'enfant pour les aider à s'acquitter de leurs tâches vis-à-vis de l'enfant, et assurer le développement d'institutions qui se chargent de donner des soins aux enfants.

De ce qui précède, il est fait mention d'assister les parents ou autres personnes responsables de l'enfant, en établissant des programmes d'assistance sur les besoins élémentaires de l'enfant, une obligation qui incombe aux Etats parties, de telles dispositions, lorsqu'elles sont prises en compte en aidant les parents de s'acquitter de leurs tâches, diminueraient le nombre des enfants qui s'exposent à la mendicité, tout simplement parce que les parents sont butés par le contexte de précarité.

L'article 25 de la Charte dispose que « 1. Tout enfant qui est, en permanence ou temporairement, privé de son environnement familial pour quelque raison que ce soit, a droit à une protection et une assistance spéciale.

Les Etats parties à la présente Charte s'engagent à veiller à :

· Ce qu'un enfant qui est orphelin ou qui est temporairement ou en permanence privé de son milieu familial, ou dont l'intérêt exige qu'il soit retiré de ce milieu, reçoive de soins familiaux et remplacement, qui pourraient comprendre notamment le placement dans un foyer d'accueil, ou le placement dans une institution convenable assurant le soin des enfants ;

· Ce que toutes les mesures nécessaires soient prises pour retrouver et réunir l'enfant avec les parents là où la séparation est causée sur un déplacement interne et externe provoqué par des conflits armés ou des catastrophes culturelles ».

Ayant découvert ce qui est prévu au niveau international sur la question de cette protection spéciale, passons alors au cadre normatif sur le plan national.

2.2. Au le plan national (dans les instruments juridiques nationaux)

Dans ce paragraphe, nous allons comme nous l'avions fait au paragraphe précédent, indiquer les instruments juridiques nationaux qui profitent à la personne de l'enfant, d'abord nous avons la Constitution et la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant.

a. La Constitution :

La Constitution de la République démocratique du Congo telle que modifiée par la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 consacre dans son article 123 point 16 que « sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, la loi détermine les principes fondamentaux concernant la protection des groupes vulnérables ».

Cette disposition constitutionnelle est claire qu'il revient à la loi de déterminer les principes fondamentaux des groupes vulnérables, nous signalons que par groupes vulnérables l'on peut entendre l'ensemble des personnes, voire des animaux qui peuvent être blessés aisément, or les enfants également, en vertu de leur immaturité physique et même intellectuelle peuvent facilement être blessés. Voilà pourquoi, il y a une législation qui les protège.

Il s'agit alors de la loi portant protection de l'enfant qui consacre les mesures relatives à un des groupes vulnérables en la personne de l'enfant.

b. La Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant :

Au regard de l'article 62 point 1 de la loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant voici ce qui est disposé : « Est considéré comme en situation difficile et bénéficie d'une protection spéciale, notamment : 1. l'enfant rejeté, abandonné, exposé à la négligence, au vagabondage et à la mendicité ou trouvé mendiant, vagabond ou qui se livre habituellement au vagabondage ou à la mendicité ». Or, au sens de la présente loi, il faut en entendre par enfant en situation difficile, comme dispose l'article 2 point 4 « l'enfant qui ne jouit pas de ses droits fondamentaux et qui n'a pas accès aux services sociaux de base tels que la santé, le logement, l'alimentation et l'éducation ».

En effet, il ressort de l'article 63 alinéa 1er de cette loi que « La protection spéciale se réalise à travers les mécanismes de tutelle de l'Etat tels que prévus par la loi, le placement social et autres mécanismes de prise en charge appropriés».

CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce premier chapitre nous avonsde présenté le milieu d'étude qui est CAJED-ONGDtout en expliquant sa finalité en ce qui qui concerne la protection de l'enfance. Nous avons ensuite illustré les mots clés en rapport avec notre sujet. Chaque concept nous résume l'idée intelligible de mots clés que nous venons d'analyser.

La réflexion sur les projets de développement exécutés par CAJED dans la protection de l'enfance est vécue avec ampleur et fait l'objet de diverses opinions de la part des acteurs sociaux. Généralement, les projets destinés aux enfants nécessitent des moyens gigantesques car cela inclut la prévision des programmes d'assistance matérielle et de soutien, notamment en ce qui concerne la nutrition, la santé, l'éducation et la formation professionnelle, l'habillement, le logement ainsi que la recherche familiale aux ENA (Enfants non-accompagnés) ou ES (Enfants séparés).

Nous allons tout de suite passer au deuxième chapitre qui va nous nous fournir les différents résultats relatifs à notre recherche scientifique.

CHAPITRE II. APPROCHE METHODOLOGIQUE, PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS DE L'ENQUETE

Toute investigation qui se veut scientifique nécessite une méthodologie à suivre en vue d'arriver à des résultats fiables et objectifs. En effet, la méthodologie dicte concrètement la manière d'envisager ou d'organiser la recherche, mais ceci de façon plus ou moins impérative, plus ou moins précise, complète et systématisée(GRAWITZ M., 1986). 

II.1. APPROCHE METHODOLOGIQUE

II.1.1. CADRE DE RECHERCHE

Ce travail s'inscrit dans le domaine protection de l'enfance et veut évaluer les projets développement exécutés par CAJED-ONGD et leur impact dans la protection des enfants en ville de Goma.

II.1.2. TYPE DE RECHERCHE

Notre recherche est du type évaluatif car elle nous permet d'évaluer les projets destinés à la protection de l'enfance et du type explicatif du fait qu'elle recherche des stratégies pour une protection optimale des enfants en situation difficile.

II.1.3. METHODES, TECHNIQUES ET OUTILS

II.1.3.1. METHODES

La méthode est une procédure logique d'une science. Elle suppose un ensemble cohérent des pratiques particulières qu'elle met en oeuvre pour que le cheminement de ses démonstrations et de ses théorisations soit clair, évident et irréfutable. La méthode est constituée d'un ensemble de règles qui, dans le cadre d'une science donnée, sont relativement indépendantes des contenus et des faits particuliers étudiés en tant que tels. Elle se traduit, sur le terrain, par des procédures concrètes dans la préparation, l'organisation et la conduite d'une recherche (AKTTOUF, 1989).

Pour recueillir et analyser les données indispensables à notre recherche nous nous sommes servis des différentes suivantes :

a) La méthode descriptive : Elle a permis, dans le cadre de cette étude, de décrire CAJED-ONGD qui constitue d'ailleurs le terrain de nos recherches ;

b) La méthode analytique : Elle a permis d'analyser les opinions émises par les enquêtés en vue d'en ressortir les éléments similaires pendant l'étape de catégorisation ;

c) La méthode statistique : Elle a permis de recueillir, d'organiser et de traiter les données récoltées d'une manière quantitative sous forme des tableaux des effectifs et des graphiques.

II.1.3.2. TECHNIQUES

La technique est un moyen précis pour atteindre un résultat partiel, à un niveau et à un moment précis de la recherche. Cette atteinte de résultat est directe et relève du concret, du fait observé, de l'étape pratique et limitée(AKTOUF, 1987 op.cit.).

Dans le cadre de cette étude, les techniques de collecte des données ont été les suivantes :

a) La technique documentaire : Dans la présente étude, elle a permis de recueillir des informations importantes sur les projets et la protection de l'enfance. Elle nous a en outre aidésd'enrichir cette étude en se référant et en consultant des documents dont les ouvrages, les rapports, les cours suivis, les articles et différents liens internet.

b) La technique du questionnaire : Le questionnaire est constitué par la liste des questions qui seront posées aux sujets désignés par l'échantillonnage. Ce questionnaire a été soigneusement élaboré avant le début de l'enquête et posé sous une forme identique à tous les sujets interrogés. Les questions ont été évidemment choisies en fonction des objectifs assignés à la présente étude.

c) La technique d'observation : elle nous a permis d'être témoin oculaire du phénomène sur le terrain.

d) La technique d'échantillonnage : c'est la technique par laquelle on choisit une partie représentative de la population pour déterminer les caractéristiques de l'ensemble de la population étudiée. Cette technique nous a permis de fixer un nombre limité d'individus qui représentent l'ensemble de la population d'étude.

II.1.3.3. OUTILS DE COLLECTE DES DONNEES

Pour récolter les données chiffrées sur terrains, nous nous sommes servis du questionnaire d'enquête comme outil qui a été administré aux répondants afin de récolter les informations à leur disposition. L'acquisition des informations relatives au présent sujet de recherche s'est réalisée, en grande partie, grâce à l'élaboration d'un questionnaire d'enquête. Le questionnaire élaboré a recueilli des informations sur les opinions des enquêtés en rapport avec la protection de l'enfance.

II.1.4. POPULATION ET CHOIX DE L'ECHANTILLON

§ Population d'étude : Notre population d'étude comprend les enfants pris en charge par CAJED-ONGD.

§ Population cible : La population cible constituée des enfants pris en charge par CAJED-ONGD et des Agents du CAJED-ONGD.

§ Taille de l'échantillon

La présente étude a utilisé l'échantillonnage de nature probabiliste et du type simple. Notre échantillon est constitué de 33 enfants et de 21 Agents du CAJED-ONGD.

II.1.5. COLLECTE DES DONNEES

Pour collecter les données, nous avons élaboré le questionnaire d'enquête que nous avons administré aux enfants et aux agents du CAJED-ONGD.

Précisons aussi que les différentes réponses ont été agencées dans une base des données SPSS créée d'avance et après réalisation des analyses statistiques, les différents tableaux des résultats ont été importés puis commentés dans le logiciel Word.Les données récoltées ont été analysées en fonction des objectifs de recherche en vue de faciliter l'interprétation et la discussion des résultats de l'étude.

II.2. PRESENTATION DES RESULTATS DE L'ENQUETE

II.2.2. Interprétation des résultats de l'enquête

1. Identification des enfants enquêtés

Tableau III. Répartition des enquêtés selon leur genre

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Genre de l'enquêté

Masculin

19

61,3

Féminin

12

38,7

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Ce tableau montre que 19 enquêtés sur 31 soit 61,3% de nos enquêtés sont du genre masculin et 12 enquêtés sur 31 soit 38,7% sont du genre féminin.

Tableau IV. Répartition des enquêtés selon leur âge

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Age de l'enquêté

5 à 7 ans

2

6,5

8 à 10 ans

3

9,7

11 à 12 ans

4

12,9

13 à 15ans

6

19,4

15 à 17 ans

16

51,6

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Pour ce tableau, il ressort que 16 enquêtés sur 31 soit 51,6% ont l'âge se trouvant entre 15 à 17 ans, 6 enquêtés sur 31 soit 19,4% leur âge varie entre 13 à 15ans, 4 enquêtés sur 31 soit 12,9%ont l'âge situé entre 11 à 12 ans, 3 enquêtés sur 31 soit 9,7% ont l'âge se trouvant 8 à 10 ans et 2 enquêtés soit 6,5% ont l'âge de 5 à 7 ans.

Tableau V. Répartition des enquêtés selon leur niveau d'étude

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Niveau d'étude de l'enquêté

Sans instruction

10

32,3

Primaire

15

48,4

Secondaire

6

19,4

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Il ressort de ce tableau que 15 enquêtés sur 31 soit 48,4% ont atteint le niveau primaire, 10 enquêtés sur 31 soit 32,3% sont sans niveau d'instruction et 6 enquêtés sur 31 soit 19,4% ont le niveau secondaire.

2. RESULTATS OBTENUS AUPRES DES ENFANTS PRIS EN CHARGE PAR CAJED ONGD

Tableau VI. Justification de l'arrivée des enfants au CAJED-ONGD

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Comment justifiez-vous votre arrivée ici au CAJED

Rupture familiale

10

32,3

Manque d'occupation

4

12,9

Pour être formé

11

35,5

Pour être éduqué

6

19,4

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Les résultats de ce tableau révèlent que 11 enquêtés sur 31 soit 35,5 % justifient leur arrivée au sein du CAJED pour être formé, 10 enquêtés sur 31 soit 32,3% se retrouve au CAJED car ils ont été victime de la rupture familiale, 6 enquêtés sur 31 soit 19,4% s'y retrouvent pour être éduqué et 4 enquêtés sur 31 soit 12,9% justifient leur arrivée au CAJED par manque d'occupation.

Tableau VII. Motivation de l'enfant depuis son arrivé au CAJED

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Qu'est-ce qui vous a motivé depuis que vous êtes arrivé ici au CAJED ?

La formation

10

32,3

L'hébergement

5

16,1

La nourriture

4

12,9

L'éducation

12

38,7

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Il découle de ce tableau que 12 enquêtés sur 31 soit 38,7% affirment d'être motivé par l'éducation chez CAJED, 10 enquêtés sur 31 soit 32,3% sont motivés par la formation, 5 enquêtés sur 31 soit 16,1% sont motivés par l'hébergement et 4 enquêtés sur 31 soit 12,9% par la nourriture.

Tableau VIII. Domaine de formation suivie par les enfants au CAJED

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Profitez-vous de la formation dans quel domaine ?

Coupe et couture

18

58,1

Menuiserie

9

29,0

Elevage

4

12,9

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

De ce tableau, 18 enquêtés sur 31 soit 58,1% profitent la formation en coupe et couture, 9 enquêtés sur 31 soit 29,0% bénéficient la formation en menuiserie et 4 enquêtés sur 31 soit 12,9 reçoivent la formation en élevage.

Tableau IX. Difficultés qui freinent la formation

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quelles sont les difficultés qui freinent votre formation ?

Peu d'ateliers d'apprentissage des métiers

17

54,8

Peu d'encadreurs

7

22,6

Maladies

5

16,1

Aucune difficulté

2

6,5

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

A partir de ce tableau, il s'observe que 17 enquêtés sur 31 soit 54,8% manifestent les difficultés d'insuffisance d'ateliers d'apprentissage des métiers, 7 enquêtés sur 31 soit 22,6% affirment qu'ils ont peu d'encadreurs, 5 enquêtés sur 31 soit 16,1% déplorent la maladie comme difficultés et enfin, 2 enquêtés sur 31 soit 6,5% ne connaissent pas de difficultés.

Tableau X. Manière dont les projets du CAJED contribuent à la protection de l'enfance

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Comment les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma ?

Scolarisation des enfants

6

19,4

Hébergement des enfants

2

6,5

Réunification familiale

4

13,0

Formation professionnelle (en menuiserie, coupe et couture, mécanique)

19

61,3

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Il relève de ce tableau que 19 enquêtés sur 31 soit 61,3% pensent que les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma par la formation professionnelle (en menuiserie, coupe et couture, mécanique), 6 enquêtés sur 31 soit 19,4% disent que c'est par la scolarisation des enfants, 4 enquêtés sur 31 soit 13,0% disent que c'est par la réunification familiale et 2 enquêtés sur 31 soit 6,5% nous parlent d'hébergement des enfants.

Tableau XI. Impact des actions de l'ONGD CAJED dans la protection de l'enfance

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quel est l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la protection de l'enfance ?

L'encadrement des enfants en diverses activités (coupe-couture, en mécanique, art culinaire, alphabétisation)

8

25,8

Réduction des antivaleurs (délinquance juvénile)

9

29,0

L'auto-prise en charge des enfants après formation

14

45,2

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Au vu de ce tableau, 14 enquêtés sur 31 soit 45,2% témoignent que l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la protection de l'enfance est l'auto-prise en charge des enfants après formation, 9 enquêtés sur 31 soit 29,0% pensent que les projets de CAJED réduisent les antivaleurs (délinquance juvénile) et 8 enquêtés soit 25,8% parlent de l'encadrement des enfants en diverses activités (coupe-couture, en mécanique, art culinaire, alphabétisation).

Tableau XII. Raisons qui bloquent l'efficacité des projets destinés à la protection de l'enfance par CAJED

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer l'efficacité des projets destinés à votre protection par CAJED ?

L'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés

10

32,3

Le faible niveau de revenu des ménages

8

25,8

L'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles

4

12,9

Le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants

9

29,0

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

A la lumière de ce résultat, 10 enquêtés sur 31 soit 32,3% confirment que l'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés est l'une des raisons qui bloquent l'efficacité des projets destinés à la protection de l'enfance par CAJED, 9 enquêtés sur 31 soit 29,0% pensent que c'est l'insuffisance de financement, 8 enquêtés sur 31 soit 25,8% parlent du faible niveau de revenu des ménages et 4 enquêtés sur 31 soit 12,9% soulèvent l'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles comme raison.

Tableau XIII. Stratégies pour l'adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quelles solutions préconisez-vous pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance ?

Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants

10

32,3

Instauration de la sécurité

6

19,4

Intensification de suivi et de visites familiales après réunification des enfants

3

9,7

Utilisation optimale des financements

5

16,1

Renforcement des capacités des encadreurs sociaux

7

22,6

Total

31

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

D'après ce tableau, pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance, il s'observe que 10 enquêtés sur 31 soit 32,3% pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants est une solution, 7 enquêtés sur 31 soit 22,6% disent qu'il y ait renforcement des capacités des encadreurs sociaux, 6 enquêtés sur 31 soit 19,4% pensent qu'il faut instaurer la sécurité, 5 enquêtés sur 31 soit 16,1% pensent qu'il y ait utilisation optimale des financements et 3 enquêtés sur 31 soit 9,7% préconisent l'intensification de suivis et de visites familiales après réunification des enfants.

3. RESULTATS OBTENUS AUPRES DES AGENTS DU CAJED ONGD

Tableau XIV. Répartition des agents du CAJED selon leur genre

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Genre de l'enquêté

Masculin

16

69,6

Féminin

7

30,4

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Dans ce tableau, il résulte que 16 enquêtés sur 23 soit 69,6% sont du genre masculin et 7 enquêtés sur 23 soit 30,4% sont du genre féminin.

Tableau XV. Répartition des agents du CAJED selon leur âge

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Age de l'enquêté

26-35 ans

3

13,0

36-45 ans

12

52,2

46-55 ans

8

34,8

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Il découle de ce tableau que 12 enquêtés sur 23 soit 52,2% ont l'âge se trouvant entre 36-45 ans, 8 enquêtés sur 23 soit 34,8% ont l'âge situé entre 46-55 ans et seulement 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% ont l'âge varié entre 26-35 ans.

Tableau XVI. Répartition des agents du CAJED selon leur état matrimonial

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Statut matrimonial de l'enquêté

Célibataire

2

8,7

Marié (e)

20

87,0

Veuf (ve)

1

4,3

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Ce tableau démontre que 20 enquêtés sur 23 soit 87,0% sont mariés, 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% sont des célibataires et seulement 1 enquêté sur 23 soit 4,3% est veuf.

Tableau XVII. Répartition des agents du CAJED selon leur niveau d'étude

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Niveau d'étude d l'enquêté

Secondaire

8

34,8

Supérieur et universitaire

15

65,2

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Il relève de ce tableau que 15 enquêtés sur 23 soit 65,2% ont fait les études supérieures et universitaires et 8 enquêtés sur 23 soit 34,8% ont atteint le niveau secondaire.

Tableau XVIII. Répartition des agents du CAJED selon leur poste occupé

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Poste occupé par l'enquêté

Psychologue

1

4,3

Agent de recherche et réunification

3

13,0

Encadreur

8

34,8

Assistant social

5

21,7

Cuisinière

2

8,7

Infirmier

2

8,7

Secrétaire

2

8,7

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Pour ce tableau, il ressort que 8 enquêtés sur 23 soit 34,8% sont des encadreurs, 5 enquêtés sur 23 soit 21,7% sont des assistants sociaux, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% sont des agents de recherche et réunification, 2 enquêtés consécutivement soit 8,7% sont des cuisiniers, infirmiers et secrétaires et seulement 1 enquêté est un psychologue.

Tableau XIX. L'ancienneté au sein du CAJED-ONGD

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Depuis quand travaillez-vous au sein de l'ONGD CAJED ?

Il y a une année

4

17,4

Il y a deux ans

2

8,7

Il y a trois ans

2

8,7

Il y a quatre ans

1

4,3

Cinq ans et plus

14

60,9

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

De ce tableau, il s'observe que sur 14 enquêtés sur 23 soit 60,9% ont une ancienneté de cinq ans et plus de carrière, 4 enquêtés sur 23 soit 17,4% ont une année de service et 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% prestent chez CAJED il y a deux ans, 2 autres enquêtés sur 23 soit 8,7% y travaillent il y a deux ans et 1 enquêté sur 23 soit 4,3% travaille il y a quatre ans.

Tableau XX. Fonction exercée au sein du CAJED-ONGD

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quelle fonction exercez-vous au sein de l'ONGD CAJED ?

Recherche et réunification familiale

4

17,4

Encadrement des enfants

15

65,2

Psychologue

1

4,3

Préparation des repas pour enfants

3

13,0

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Dans ce tableau 15 enquêtés sur 23 soit 65,2% ont la fonction d'encadrement des enfants, 4 enquêtés sur 23 soit 17,4% ont comme fonction de recherche et réunification familiale, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% ont la fonction de préparation des repas pour enfants et 1 enquêté soit 4,3% a la fonction de psychologue.

Tableau XXI. Raisons avancées par CAJED pour concevoir les projets destinés à la protection de l'enfance

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

D'après vous, quelles sont les raisons à avancer pour que CAJED conçoive des projets de protection de l'enfance ?

L'utilisation des enfants dans les groupes armés

11

47,8

Le déplacement des enfants dû à l'insécurité

3

13,0

L'exploitation des enfants dans la société

7

30,4

L'abandon des enfants par leurs familles

2

8,7

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Pour ce tableau, il ressort que 11 enquêtés sur 23 soit 47,8% disent que les raisons à avancer pour que CAJED conçoive des projets de protection de l'enfance est l'utilisation des enfants dans les groupes armés, 7 enquêtés sur 23 soit 30,4% relatent que c'est à cause de l'exploitation des enfants dans la société, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% disent que la raison serait le déplacement des enfants dû à l'insécurité et 2 enquêtés consécutivement soit 8,7% disent que la raison serait l'abandon des enfants par leurs familles.

Tableau XXII. Contribution des projets du CAJED pour la protection de l'enfance

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Comment les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma?

Scolarisation des enfants

4

17,4

Hébergement des enfants

3

13,0

Réunification familiale

5

21,7

Prise en charge psychosociale

3

13,0

Formation professionnelle (en menuiserie, coupe-couture,...)

8

34,8

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Pour ce tableau, il ressort que 8 enquêtés sur 23 soit 34,8% disent que les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma à travers la formation professionnelle (en menuiserie, coupe-couture, mécanique) , 5 enquêtés sur 23 soit 21,7% affirment qu'ils contribuent à la réunification familiale des enfants, 4 enquêtés sur 23 soit 17,4% disent qu'ils contribuent à la scolarisation des enfants, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% disent qu'ils contribuent à la prise en charge psychosociale et 3 autres enquêtés sur 23 soit 13,0% qu'ils contribuent à l'hébergement des enfants.

Tableau XXIII. Moyens détenus par CAJED-ONGD pour réaliser les projets

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quels moyens détient-on l'ONGD CAJED pour réaliser les projets?

Fonds propres

5

21,7

Fonds octroyés par les ONG Internationales

18

78,3

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Pour ce tableau, il ressort que 18 enquêtés sur 23 soit 78,3% affirment que les moyens détenus par l'ONGD CAJED pour réaliser les projets proviennent de fonds octroyés par les ONG Internationales et 5 enquêtés par contre sur 23 soit 21,7% affirment qu'ils proviennent de fonds propres.

Tableau XXIV. Indicateurs justificatifs de l'atteinte des objectifs du CAJED-ONGD

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quels sont les indicateurs qui justifient l'atteinte des objectifs du CAJED ?

Les enfants ont repris le chemin de l'école

4

17,4

Les enfants séparés sont réunifiés dans leurs familles respectives

11

47,8

Les enfants ont repris les métiers et certains font les AGR

8

34,8

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

S'agissant des indicateurs justifiant l'atteinte des objectifs du CAJED, il ressort de ce tableau que 11 enquêtés sur 23 soit 47,8% montrent que les enfants séparés sont réunifiés dans leurs familles respectives, 8 enquêtés sur 23 soit 34,8% affirment que les enfants ont repris les métiers et certains font les AGR et 4 enquêtés sur 23 soit 17,4% ventent CAJED en disant que les enfants ont repris le chemin de l'école.

Tableau XXV. Raisons qui bloquent l'efficacité des projets destinés à la protection de l'enfance par CAJED

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer l'efficacité des projets destinés à la protection de l'enfance par CAJED ?

L'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés

9

39,1

Le faible niveau des revenus ménagers

5

21,7

L'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles

2

8,7

Financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants

4

17,4

Toutes les réponses sont exactes

3

13,0

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Il ressort du tableau ci-haut que 9 enquêtés sur 23 soit 39,1% montrent que les raisons qui peuvent bloquer l'efficacité des projets destinés à la protection de l'enfance par CAJED sont l'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés, 4 enquêtés sur 23 soit 21,7% parlent du faible niveau des revenus ménager, 4enquêtés sur 23 soit 17,4% parlent du financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% disent que toutes les réponses sont exactes et 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% parlent de l'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles.

Tableau XXVI. Difficultés rencontrées par CAJED lors de la mise en oeuvre de projets en faveur des enfants

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quelles sont les difficultés rencontrées par CAJED lors de la mise en oeuvre de projets en faveur des enfants ?

Augmentation des bénéficiaires

6

26,1

Rejet du gouvernement

2

8,7

Insécurité dans le milieu d'exécution

8

34,7

Manque du tracing familial des enfants séparés ou ENA

3

13,0

Refus et irresponsabilité parentale

4

17,4

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Ce tableau renseigne que 8 enquêtés sur 23 soit 34,7% que l'insécurité dans le milieu d'exécution est l'une des difficultés rencontrées par CAJED lors de la mise en oeuvre de projets en faveur des enfants, 6 enquêtés sur 23 soit 26,1% parlent de l'augmentation des bénéficiaires comme difficulté, 4enquêtés sur 23 soit 17,4% parlent du financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% précisent le refus et l'irresponsabilité parentale comme difficulté et 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% parlent du rejet du gouvernement.

Tableau XXVII. Impacts de projets exécutés par CAJED-ONGD pour la protection de l'enfance

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quels est l'impact qui découlent des projets exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance ?

Apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique, art culinaire...)

5

21,7

Réduction des antivaleurs (délinquance juvénile)

7

30,4

Retour à la vie normale des EAFGA

11

47,8

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Les résultats de ce tableau clarifient que 11 enquêtés sur 23 soit 47,8% disent que retour à la vie normale des EAFGA est l'impact qui découlent des projets exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance, 7 enquêtés sur 23 soit 30,4% parlent que les projets du CAJED réduisent les antivaleurs (délinquance juvénile) et 5enquêtés sur 23 soit 21,7% disent les projets du CAJED facilitent l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique, art culinaire...).

Tableau XXVIII. Stratégies pour l'adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance

 Question

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Quelles solutions préconisez-vous pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la protection de l'Enfance ?

Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants

9

39,1

Instauration de la sécurité

9

39,1

Intensification de suivi et de visites familiales après réunification familiale

3

13,0

Utilisation optimale des financements

2

8,7

Total

23

100,0

Source : Nos enquêtes sur terrain Septembre 2022

Eu égard à ce tableau, 9 enquêtés sur 23 soit 39,1% pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants serait une solution pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la protection de l'Enfance, 9 enquêtés sur 23 soit 39,1% suggèrent l'instauration de la sécurité comme solution, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% conseillent d'intensifier les suivis et les visites familiales après réunification des enfants et enfin, 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% soulèvent l'utilisation optimale des financements.

DISCUSSION DES RESULTATS DE L'ENQUETE

Après analyse et interprétation des données d'enquête, nous sommes arrivés aux résultats suivants :

1. Manière dont les projets du CAJED contribuent à la protection de l'enfance en ville de Goma :

Tout projet de développement à comme finalité de réduire la misère au sein d'une population donnée. En effet, sur base des données recueillies auprès de nos répondants, 34,8% disent que les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance à travers la formation professionnelle (en menuiserie, coupe-couture, mécanique), 21,7% affirment qu'ils contribuent à la réunification familiale des enfants, 17,4% disent qu'ils contribuent à la scolarisation des enfants, 13,0% disent qu'ils contribuent à la prise en charge psychosociale 13,0% qu'ils contribuent à l'hébergement des enfants. (Tableau XXII)

Cependant,Jackson AMANI NZAYO (2015) a aussi trouvé au cours de ses recherches que CAJED apporte une réelle contribution à l'amélioration des conditions de vie de la jeunesse désoeuvrée de la ville de Goma et leur réinsertion dans la vie socio-économique et professionnelle. Il conclut que l'impact de l'ONGD-CAJED dans l'amélioration des conditions de vie des jeunes désoeuvrés, est la réinsertion socio-économique, la réinsertion socio-professionnelle, la réinsertion familiale, l'apprentissage des différents métiers et l'éducation des jeunes désoeuvrés.

2. Problèmes auxquels CAJED-ONGD se heurtent lors de la mise en oeuvre de projets en faveur des enfants :

Des multiples causes à la fois externes et internes au système de protection de l'enfance accroissent la vulnérabilité des enfants et entrainent la violation de leurs droits fondamentaux.

Cependant, il ressort de nos résultats d'enquête que 34,7% de nos répondants ont affirmé que l'insécurité dans le milieu d'exécutiondes projets est l'une des difficultés rencontrées par CAJED lors de la mise en oeuvre de projets en faveur des enfants, 26,1% parlent de l'augmentation des bénéficiaires comme difficulté, 17,4% parlent du financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants, 13,0% précisent le refus et l'irresponsabilité parentale comme difficulté 8,7% parlent du rejet du gouvernement (Tableau XXVI)

Ainsi,Mamadou Sounoussy DIALLO (2012) dans son étude qui porte sur « ONG locales de développement et la question de pérennisation de leurs acquis dans la préfecture de Kankan (Guinée) » avait par contre trouvé que l'un des facteurs explicatifs de la perte des acquis des ONG c'est l'absence d'une vision clairement définie ni à court terme en moins à moyen ou à long terme donc de l'absence de tout mécanisme de pérennisation de ce qui a été ou de ce qu'on fera dans le plan d'action. Il faut ajouter selon lui que la durabilité des activités dépend fortement d'un soutien interne par la mise en place d'abord des AGR et celle de la mise place des structures ou des comités de relais pouvant agir convenablement pour la poursuite de ce qui est entamé.

3. Impacts des actions de CAJED-ONGD dans la protection de l'enfance :

En tant qu'institution de protection de l'enfance, les actions du CAJED-ONGD ont permis à plusieurs enfants d'être non seulement utiles à eux-mêmes mais aussi à la société.Selon 47,8% de nos enquêtés, les actions du CAJED-ONGD ont permis le retour à la vie normale des EAFGA 30,4% parlent que les projets du CAJED ont réduit les antivaleurs (délinquance juvénile) et 21,7% disent les projets du CAJED facilitent l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique, art culinaire)(Tableau XXVII).

Par ailleurs AZOMBWA KOLOSOKO (2008) trouve quel'impact des activités des ONG permet l'amélioration des conditions de vie des enfants vulnérables. Il avait en outre trouvé que les actions de CAJED-ONGDcontribuent à l'amélioration de leurs conditions de vie en facilitant l'auto-prise en charge des enfants vulnérables.

4. Stratégies pour que CAJED-ONGD puisse continuer à contribuer à la protection de l'Enfance en ville de Goma :

Etant donné que malgré les efforts consentis par les ONGD dans la protection des enfants, il est à constater que plusieurs facteurs bloquent l'adéquation de leurs actions. Un grand nombre d'enfants n'accèdent jusque-là pas à leurs droits et leur bien-être n'est pas tout à fait assuré.

A cet effet, 39,1% de nos enquêtés pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants serait une solution pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la protection de l'Enfance, 39,1% suggèrent qu'il y ait instauration de la sécurité dans le milieu, 13,0% conseillent d'intensifier les suivis et les visites familiales après réunification des enfants et enfin8,7% soulèvent l'utilisation optimale des financements (Tableau XXVII)

Suivant les résultats relatifs à notre recherche scientifique obtenus ci-haut, il se dégage que nos hypothèses ont été positivement vérifiées. En effet, à la vue de cette situation, nous proposons dans le chapitre suivant, des stratégies basées sur l'amélioration des projets destinés à la protection de l'enfance en ville de Goma.

CONCLUSION PARTIELLE

Dans ce chapitre concernant l'approche méthodologique, présentation et discussion des résultats de l'enquête, il a été question de préciser d'abord le cadre et type de recherche, de donner les méthodes et les techniques utilisées pour la récolte de nos données. La seconde partie a consisté à présenter et interpréter différents résultats sur lesquels on a abouti après enquêtes. De ce fait, partant des différentes opinions recueillies auprès de nos enquêtés, il nous a donc été impérieux de proposer des stratégies pour une meilleure protection de l'enfance.

CHAPITRE III. PROPOSITION DES STRATEGIES SUR L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINE A LA PROTECTION DE L'ENFANCE EN VILLE DE GOMA ET SES ENVIRONS

III.0. INTRODUCTION

Dans ce chapitre, il est question de présenter des différentes orientations stratégiques pouvant permettre d'améliorer les projets de développement destinés à la protection de l'enfance.

III.1. ANCIENNES STRATEGIES

Les anciennes stratégies sont notamment des politiques passives mises en place pour une meilleure planification et de gouvernance des projets destinés à la protection de l'enfance.

Parmi les anciennes stratégies, nous pouvons citer celles de l'UNICEF qui s'articulent autour de trois grandes stratégies de programmation interdépendantes centrées sur les droits de la personne et ciblant les déterminants fondamentaux, sociaux cultuels et économiques, les systèmes de protectionde l'enfance et l'action humanitaire. Elles sont entre autres :

F Lutter contre les déterminants économiques des violations de la protection de l'enfance et la réduction de la pauvreté :

Les violations de la protection de l'enfant sont indissociables des problèmes structurels plus globaux qui ne peuvent pas être résolus uniquement grâce à des interventions de protection de l'enfant. Les difficultés économiques et les facteurs liés à la pauvreté sont à l'origine de nombreux problèmes en matière de protection de l'enfance, y compris de problèmes relatifs au travail
des enfants, au mariage des enfants et aux migrations dangereuses des enfants, à la violence envers les enfants, à l'exploitation sexuelle, à la traite des enfants, à la séparation des familles et à la délinquance des mineurs.

F Promouvoir le changement social et lutter contre les normes sociales et de genre préjudiciables :

Conformément au cadre conceptuel pour la protection de l'enfance, l'UNICEF adopte
plusieurs stratégies pour réduire les influences sociales négatives auxquelles les familles sont
exposées, mais aussi pour encourager et mettre à profit les influences positives.

F La participation et l'autonomisation des enfants et des adolescents sont absolument nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de protection de l'enfance.

III. 2. NOUVELLES STRATEGIES

Eu égard à la non opérationnalisation des anciennes stratégies d'une part, et leur inefficacité d'autre part, nous sommes appelés à proposer des nouvelles stratégies sous forme des programmes actifs.

III.2.1 Contexte et justification

Les stratégies constituent un ensemble d'actions coordonnées, d'opérations habiles, de manoeuvre en vue d'atteindre un but précis.

Ainsi, comme tout travail scientifique étudie un phénomène quelconque en vue de l'améliorer ou de l'éradiquer. Dans la même optique de raisonnement, ces orientations stratégiques poursuivent l'objectif des donner des points de repère pouvant guider les organisations et les décideurs dans la l'amélioration de la protection de l'enfance.

En effet, pour faire un développement convenable de ces stratégies le model d'Harold LASWEL qui est constitué de 5W et 1H ou seulement le 5W1H est d'une grande utilité.

En ce qui concerne de méthodologie pour pouvoir présenter de façon claire et pratique l'applicabilité de ces axes stratégiques retenus sont développées tout en se basant sur 6 principes questions développées par LASWEL, qui sont entre autres :

F WHO : C'est-à-dire : qui ? Pourquoi ? Et avec qui ?

F WHAT : C'est-à-dire : quoi faire ? Quels sont les principales activités à mettre en oeuvre ?

F WHY : C'est-à-dire pourquoi ? Pour quel objectif ? Est-ce que c'est important ? En quoi il est important ? ;

F WHERE : C'est-à-dire : où allons-nous le faire ? Le lieu de la mise en oeuvre de stratégie ;

F WHEN : C'est-à-dire : quand le faire ? À court terme, moyen, terme, long terme ? Le délai de l'application de la stratégie ;

F HOW : C'est-à-dire : Comment le faire ? L'idée à retenir ici c'est le mode d'organisation, les processus de participation, les techniques et instruments utilisés.

III.2.2. Mise en oeuvre de stratégies

III.2.2.1. Principales stratégies et modèle logique

La stratégie globale faisant l'objet dans cette élaboration porte comme intitulé«orientations stratégiques sur l'amélioration des projets destinés à la protection de l'enfance en ville de Goma». Cette stratégie globale prend source dans les résultats obtenus dans la présente étude. En effet, nous avons élaborésix axes stratégiques qui sont entre autres :

ü Accompagner les enfants à travers le relèvement économique de leurs responsables directes

ü Investir dans la jeunesse touchée par les conflits armés par la création de l'emploi

ü Instaurer la sécurité de la population

ü Intensifier le suivi et les visites familiaux après réunification des enfants

ü Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par une intégration communautaire facile

ü Utilisation optimale des financements

En effet, il est important de se concentrer sur les éventualités de placer des structures qui répondent à la stratégie prévue.

III.2.2. Relations entre les axes stratégiques

La figure ci-dessous présente la manière dont les stratégies spécifiques sont liées au tour de la stratégie centrale pour interagir de manière qu'on puisse atteindre cette dernière.

Figure n°1 : Modèle logique de la relation entre la stratégie centrale et les axes stratégiques

Commentaire : La figure N°2 ci-haut montre que pour améliorer le bien-être durablement des enfants, il est important de mettre à profit tous les axes stratégiques répertoriés ci-haut et les impliquer intelligemment dans la mise oeuvre globale d'une protection soutenue de l'enfance.

III.3. DÉVELOPPEMENT ET OPÉRATIONNALISATION DE LA STRATÉGIE

Tableau XXIX : Accompagner les enfants à travers le relèvement économique de leurs responsables directes

Qui

Quoi faire ?

Pourquoi ?

Où allons-nous le faire ?

Quand ?

Comment ?

CAJED-ONGD

Accompagner les enfants à travers le relèvement économique de leurs responsables directes

Pour l'amélioration de
la protection et
du bien-être des
enfants ;

Pour lutter contre la pauvreté dans des ménages par le renforcement du secteur économique

Dans la ville de Goma et ses environs (dans les familles respectives des enfants vulnérables)

A court terme dans l'immédiat

En accordant des AGR aux familles pour le relèvement économique ;

Tout en les sensibilisant aux risques
associés à la protection et à
l'importance de la gestion
des dépenses pour les
enfants

Condition préalables à la réussite de cette stratégie :

F Que le financement soit disponible ;

F Que les programmes de renforcement économique soient construits autour de la protection des enfants ou l'amélioration de leur bien-être ;

F Qu'il y ait formation basée sur le relèvement économique.

Tableau XXX : Investir dans la jeunesse touchée par les conflits armés par la création de l'emploi

Qui

Quoi faire ?

Pourquoi ?

Où allons-nous le faire ?

Quand ?

Comment ?

L'Etat Congolais via les IMF et banques

Investir dans la jeunesse touchée par les conflits armés par la création de l'emploi

Pourpermettreaux jeunes de participer à la croissance économie du pays tout en réduisant les antivaleurs possibles et les prévenir

Pour éradiquer la pauvreté et l'exclusion sociale,

Dans la ville de Gomaet ses environs

A long terme

En renforçant l'appui à la promotion entrepreneurialedes jeunes ;

En accordant des crédits aux jeunespour l'amélioration de leur activité et leur bien-être durable tout en améliorant le climat des affaires et introduisant
une politique d'un cadre réglementaire favorable à
l'investissement

Condition préalables à la réussite de cette stratégie :

F Que l'Etat valorise l'entrepreneuriat de jeunes par l'octroi de financement ;

F Que le financement soit diversifié dans plusieurs secteurs et suivant les opportunités qu'offertes les milieux de résidence du bénéficiaire (agriculture, commerce, élevage, apiculture, pisciculture, etc.)

F Que les jeunes soient aptes de contribuer à la rentabilité de leurs activités entrepreneuriales.

Tableau XXXI : Instauration de sécurité de la population

Qui

Quoi faire ?

Pourquoi ?

Où allons-nous le faire ?

Quand ?

Comment ?

Le gouvernement (FARDC)

Instauration de la sécurité de la population

Pour prévenir la vulnérabilité des enfants en proie de recrutement dans des groupes armés, de ruptures familiales, de déplacement, etc. ;

Pour permettre à la population de vaquer paisiblement à leurs activités quotidiennes 

Dans la ville de Goma et ses environs

A long terme

Appel à la participation de chaque partie prenante ou personne concernée par cette stratégie (l'Etat et la population) tout en facilitant la cohésion sociale entre les communautés

Condition préalable à la réussite de cette stratégie :

F La sécurité doit être garantie par l'état ;

F Qu'il y ait traque de tous les groupes armés et traduire en justices les seigneurs des guerres ;

F Qu'il y ait une forte collaboration entre les services de l'Etat et la société civile

Tableau XXXII : Intensifier le suivi et les visites familiaux après réunification des enfants

Qui

Quoi faire ?

Pourquoi ?

Où allons-nous le faire ?

Quand ?

Comment ?

Les ONG (CAJED-ONGD)

Intensifier le suivi et les visites familiaux après réunification des enfants

Pour contrôler le progrès de réinsertion des enfants en luttant contre une nouvelle rupture familiale ;

Pour renforcer une collaboration entre l'ONG et les familles d'accueils ou biologiques de l'enfant

Dans la ville de Goma et ses environs

A long terme

En permanence

Il faut faire appel à la participation de chaque partie concernée (parents, enfants et ONG) ;

Les familles doiventprotéger les enfants dans le respect leurs droits fondamentaux

Condition préalables à la réussite de cette stratégie :

F Que les suivis et les visites familiales contribuent à la crédibilité de la protection des enfants ;

F Que les différentes parties concernées (ONG, Familles, société)apportent leur soutien dans la démarche de protection totale des enfants ;

F Qu'il y ait respect de droits de l'enfant sous l'impulsion de la communauté tant nationale qu'internationale

Tableau XXXIII : Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par une intégration communautaire facile

Qui

Quoi faire ?

Pourquoi ?

Où allons-nous le faire ?

Quand ?

Comment ?

Les ONG (CAJED-ONGD)

Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par une intégration communautaire facile

Pour enrayer les traumatismes en l'endroit des enfants ;

Dans le centre de transit (CTO) ou Centre d'hébergement

A long terme

En créant un service psychosocial visant à revaloriser l'image de l'enfant longtemps plongé dans des pensées pessimistes vis- à vis de soi, à développer des mécanismes de résistance psychique aux épreuves de la vie, à ne pas se décourager, à ne pas se laisser abattre, à prendre acte du traumatisme qu'il a subi pour ne plus vivre dans la dépression et pour se reconstruire

Conditions préalables à la réussite de cette stratégie :

F Que le financement soit disponible ;

F Que les psychologues performants en matière de protection de l'enfance soit recrutés ;

F Que la personnalité des enfants soit reconstruite

Tableau XXXIV : Utilisation optimale des financements en faveur de la protection des enfants

Qui

Quoi faire ?

Pourquoi ?

Où allons-nous le faire ?

Quand ?

Comment ?

Les ONG

Utilisation optimale des financements

Pour améliorer l'efficacité de projets de développement et de l'action humanitaire

Dans les organismes de protection de l'enfance

A long terme

Utiliser de manière optimale et dans les délais fixes les financements disponibles ;

Renforcer les capacités managériales de l'utilisation des fonds

Conditions préalables à la réussite de cette stratégie :

F Qu'il y ait suivi budgétaire régulier ;

F Que le financement couvre suffisamment tous les besoins latents des enfants 

III.4. ANALYSE DES PARTIES PRENANTES

Tableau XXXV : Analyse des parties prenantes au processus de mise en oeuvre des stratégies

Parties prenantes

Rôles et responsabilité

Intérêt et attentes

Forces et faiblesses

Implication pour la mise en place de stratégies

Temps

Budget

01

Etat Congolais (Division des affaires sociales et le Ministère de l'intérieur et de sécurité)

Accompagner les organisations impliquées dans la protection de l'enfance à travers la mise en place des textes légaux régissant les droits de l'enfant

Prévenirla vulnérabilité des enfants ;

Faire un plaidoyer auprès des agences des Nations-Unies pour une protection optimale des droits de l'enfant ;

Appuyer techniquement et par des moyens logistiques les ONGD de protection de l'enfance

Forces :

Renforcement du cadre de la protection de l'enfance(lois,
politiques, programmes, normes,...)Faiblesses :

· Perpétuation de l'insécurité ;

· Faible implication et soutien de l'Etat dans la protection de l'enfance

- Que l'Etat assume ses responsabilitésde la protection de l'enfance ;

- Utilisation de rationnelle des financements ;

- Qu'il n'y ait pas la guerre

A long terme

2 000 000 000

02

Agences de nations-unies (UNICEF, PNUD, UNHCR, etc.) et les ONGD locaux

Faciliter la jouissance et le
bien-être des enfants et satisfaire
leurs principaux
besoins fondamentaux à travers la prise en charge 

Appuyer les projets de développement destinés à la protection des enfants ;

Mise oeuvre d'un plan d'action et la structuration des programmes de protection de l'enfance ;

Mettre en oeuvre les stratégies de formation de tous les acteurs directs impliqués dans la protection des enfants

Forces :

· Le niveau général de vulnérabilité des enfants est bas ;

· Dynamisme dans la charge prise en charge des enfants

Faiblesses :

· Inadéquation
des réponses proposées
par le système de protection des enfants ;

· Faible vulgarisation des lois relatives à la protection des enfants

- Qu'il y ait adéquation des projets par l'identification des besoins réels des enfants ;

- Que la loi sur la protection de l'enfance soit vulgarisée

A long terme

10 000 000

03

Société civile

Assurer une bonne collaboration et consolider un climat de confiance entre les enfants et les organisations

Contribuer à la réflexion sur le cadre légal et réglementaire adapté à la protection des enfants ;

Favoriser un bon climat entre le gouvernement, les parties prenantes (ONG) et la communauté.

Forces :

· Expression libre des revendications communautaires ;

Faiblesses :

· Faible représentation de la société civile dans les assises de paix ;

· Insuffisance en formation des acteurs de société civile

- Que la société coopère avec les parties prenantes ;

- Que les membres de la société civile soient représentés dans les assises de la paix ;

- Qu'il y ait des acteurs de la société civile sur la paix et la réconciliation

A long terme

1 000 000

04

Population locale

Permettre aux enfants de jouir pleinement de leurs droits fondamentauxet d'appartenance familiale ;

Permettre aux enfants d'accéder à l'éducation, aux soins de santé, à la nourriture etc. dans un environnement social et durable ;

Aider à mobiliser les fonds au profit de la protection des enfants 

Forces :

·  Cohésion sociale ;

· Participation communautaire

Faiblesses :

La pauvreté généralisée dans les familles ; Rejet des enfants par la communauté 

- Que les familles soient dotées d'une AGR pour subvenir aux besoins des leurs enfants ;

- Que le droit de l'enfant soit respecté par la société ;

A long terme

700 000

III.5. STRUCTURE DE MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE GLOBALE DE L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINES A LA PROTECTION DE L'ENFANCE

Figure suivante présente les relations entre les différentes parties prenantes à la stratégie

Commentaire : Il ressort de la figure 2 ci-haut que la relation entre les acteurs devra être presque cyclique avec une particularité qui sera donnée à la population locale considérée comme moteur pouvant être à la base de déclenchement de la stratégie de l'amélioration des projets destinés à la protection de l'enfance mais avec la participation de toutes les parties prenantes.

III.6. Mobilisation des ressources

La tâche de mobilisation des ressources incombe à la synergie de toutes les parties prenantes entre autres les Agences de Nations-Unies, les ONG locales et la société civile en vue de permettre aux membres de la communauté locale de contribuer à la protection globale de la protection de l'enfance.

CONCLUSION GENERALE

Nous sommes au terme de notre mémoire qui a porté sur « Essai d'étude évaluative des projets de développement exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en ville de Goma »dans le but contribuer à l'amélioration des projets de développement destinés à la Protection de l'enfance en ville de Goma.

Les questions ci-dessous ont retenu notre attention dont :Comment les projets de développement exécutés par CAJED contribuent à la protection de l'enfance en ville de Goma ? ; Quels sont les problèmes auxquels se heurte l'ONGD-CAJED dans l'exécution de ses projets ? ; Quel est l'impact des actions de l'ONGD-CAJED dans la protection de l'enfance ? ; Quelles sont les stratégies à envisager pour que les projets de CAJED continuent à contribuer à la protection de l'Enfance ?

Pour mieux aborder nos recherches, nous avons fait recours aux méthodes et techniques suivantes : méthodes descriptive, analytique et statistiqueet les techniques : documentaire de questionnaire, d'observation et d'échantillonnage. Une enquête a été diligentée auprès de 54 individus dont 31 enfants et 23 Agents du CAJED-ONGD.

Après analyse, traitement et discussions des résultats des données, nous avons abouti aux principaux résultats que voici :34,8% de nos enquêtés pensent que les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma par la formation professionnelle(en menuiserie, coupe-couture, mécanique), 21,7% affirment qu'ils contribuent à la réunification familiale des enfants, 17,4% disent qu'ils contribuent à la scolarisation des enfants, 13,0% disent qu'ils contribuent à la prise en charge psychosociale et 13,0% autres pensent qu'ils contribuent à l'hébergement des enfants.

L'impact qui découlent des projets exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance est selon 47,8% de nos enquêtés, le retour à la vie normale des EAFGA, 30,4% parlent que les projets du CAJED réduisent les antivaleurs (délinquance juvénile) et 21,7% disent les projets du CAJED facilitent l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique, art culinaire...).

Les raisons qui bloquent l'efficacité des projets destinés à la protection de l'enfance par CAJED sont selon 39,1% de nos enquêtés, l'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés, 21,7% parlent du faible niveau des revenus ménager, 17,4% parlent du financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants, 13,0% disent que toutes les réponses sont exactes et 8,7% parlent de l'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles.

Eu égard à ce qui précède,39,1% pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants serait une solution pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la protection de l'Enfance, 39,1% suggèrent l'instauration de la sécurité comme solution, 13,0% conseillent d'intensifier les suivis et les visites familiales après réunification des enfants et enfin, 8,7% soulèvent l'utilisation optimale des financements. Quant aux enfants abordés à cette question, En dépit de ce qui précède, les stratégies pour l'adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance ont été préconisées par nos enquêtés : 32,3% pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants est une solution, 22,6% disent qu'il y ait renforcement des capacités des encadreurs sociaux, 19,4% pensent qu'il faut instaurer la sécurité, 16,1% pensent qu'il y ait utilisation optimale des financements et 9,7% préconisent l'intensification de suivis et de visites familiales après réunification des enfants.

Vu les résultats de nos enquêtes présentés ci-haut, les stratégies sur l'amélioration des projets destinés à la protection de l'enfance ont été adoptées. Elles sont entre autres : Accompagner les enfants à travers le relèvement économique de leurs responsables directes ; Investir dans la jeunesse touchée par les conflits armés par la création de l'emploi ; Instaurer la sécurité de la population ; Intensifier le suivi et les visites familiaux après réunification des enfants ; Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par une intégration communautaire facile et l'utilisation optimale des financements

Cependant, ces résultats nous amènent à conclure que nos hypothèses ont été confirmées. Ainsi, pour finir définitivement, nous ne pouvons pas prétendre avoir tout abordé dans ce travail. C'est pourquoi les plus amples corrections et suggestions seront les bienvenues afin d'approfondir davantage ces recherches.

BIBLIOGRAPHIE

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- QUIVY.R et Van COMPENHOUDT, (1988), Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Dunod.

II. REVUES & ARTICLES :

- Article 18 point 1 et 2 de la Convention relative aux droits de l'enfant

- Article 5 point 2 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant

- Article 20 point 2 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant

- Champagne F., Contandriopoulos, A.P. &PINAULT, T.R., (1985), Un cadre conceptuel pour l'évaluation des programmes de santé. Revue d'Epidémiologie et Santé Publique n°33, Paris : Masson.

- Claude OUATTARA, (Juin 2003), « Développement communautaire et réduction de la pauvreté dans un contexte de décentralisation », p.3

- DANIEL Neu, (Mai 2003), Les notes méthodologiques n°4 : Développement local et décentralisation Points de vue, GRET, p.8

III. TFC, MEMOIRES & THESES :

- AZOMBWA KOLOSOKO (2008), «Contribution des ONG dans la réduction de taux de vulnérabilité des enfants de la ville de Goma » TFC Inédit.

- Jackson AMANI NZAYO, (2015), « Contribution de l'ONGD-CAJED sur l'encadrement de la jeunesse des oeuvrés de la ville de Goma », ISDR-GL, TFC Inédit ;

- Judith KONYAOLE (2001), « Le suivi financier du projet de développement pendant son exécution ainsi que les procédures d'utilisation des Fonds Banque Mondiale, PNUD, UNICEF » ;

- M. CHIZUNGU MUSHAGALUSA, (2002), De la participation des enfants aux conflits armés internes internationalisés dans la région des Grands-Lacs africains : cas de la R.D.C., Mémoire de licence en Droit Public, C.U.B., 75p.

- NOLEX FONTIL, (2009), Projet de développement communautaire en Haïti : Méthodologie d'analyse des besoins locaux, Université Senghor d'Alexandrie-Master en Développement-Management de Projet.

IV. COURS & RAPPORTS :

- CAJED, (2019), « Projet de prise en charge transitoire, accompagnement psychosocial des enfants affectés par les conflits armés et renforcement du mécanisme de surveillance et communication de l'information sur les violations graves des droits de l'enfant à Goma et ses environs en Province du Nord-Kivu », Document du programme, Goma : Bureau de l'Unicef, p.18.

- Françoise Martinetti, (2007), Les droits de l'enfant, Document inédit, Librio, p.10

- MINAS (RDC), (2017), Protocole national de placement social, DEP/SGAS/MINAS, p.11-12

- GASHEKERO R., (2020), Elaboration, suivi et évaluation des projets, Cours G3, Inédit, ISDR-GL.

- UNICEF (2005), La situation des enfants dans le monde. L'enfance en péril, New York, p.2.

V. WEBOGRAPHIE :

- http://observatoiremaltraitance.ca/.../Cadre_... LAPRISE Y., Cadre de référence sur le retrait et le placement d'un enfant, p.4.

- Jean-Didier Boukongou, (2020) « Le système africain de protection des droits de l'enfant », Cahiers de la recherche sur les droits fondamentaux [En ligne], 5 | 2006, mis en ligne le 15 décembre, consulté le 10 juin 2022. URL: http://journals.openedition.org/crdf/7187 ; DOI : https://doi.org/10.4000/crdf.7187.

- Medrano T., Tabben-Toussaint A. Manuel 1 : Notions de base de la protection de l'enfance ; Boîte à outils de FHI 360 pour la protection de l'enfance. Research Triangle Park, NC: FHI 360; ( www.fhi360.org)

- https://www.larousse.fr dictionnairesfrancais

- https://solidarités-santé.gouv.fr familles-enfance

ANNEXES

ANNEXES

QUESTIONNAIRE D'ENQUETE

Dans le cadre de notre travail de mémoire, nous menons la présente enquête sur « Essai d'étude évaluative des projets de développement exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en Ville de Goma ».

Pour cela, nous sollicitons votre collaboration en répondant aux questions ci-dessous de la manière la plus honnête possible. Votre anonymat est garanti.

NB : Veuillez cocher l'assertion correspondante à votre réponse ou complétez les pointillés. Une seule réponse est attendue.

I. Caractéristique sociodémographique des répondants

1. Genre de l'enquêté :

a. Masculin ?

b. Féminin ?

2. Age de l'enquêté :

a. Moins de 25ans ?

b. 26-35 ans ?

c. 36-45 ans  ?

d. 46-55 ans  ?

e. 55 ans et plus ?

3. Statut matrimonial de l'enquêté :

a. Célibataire ?

b. Marié (e)  ?

c. Divorcé (e) ?

d. Veuf (ve)  ?

4. Niveau d'étude de l'enquêté :

a. Sans instruction ?

b. Primaire ?

c. Secondaire  ?

d. Supérieur et Universitaire ?

e. Autres (à préciser)..........................................................

5. Poste occupé de l'enquêté :

R/................................................................................

II. QUESTIONS PROPREMENT DITES ADRESSEES AUX AGENTS DU CAJED ONGD

6. Depuis quand travaillez-vous au sein de l'ONGD CAJED ?

a. Il y a une année?

b. Il y a deux ans?

c. Il y a trois ans ?

d. Il y a quatre ans ?

e. Cinq ans et plus?

7. Quelle fonction exerce-vous au sein de l'ONGD CAJED 

R/.....................................................................................

8. D'après vous, quelles sont les raisons à avancer pour que CAJED conçoive des projets de protection de l'enfance ?

a. L'utilisation des enfants dans les groupes armés ?

b. Le déplacement des enfants dû à l'insécurité ?

c. L'exploitation des enfants dans la société ?

d. L'abandon des enfants par leurs familles ?

e. Autres (à préciser)..............................................................................

9. Comment les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma ?

a. Par la scolarisation des enfants

b. Par l'hébergement des enfants

c. La réunification familiale

d. Par prise en charge psychosociale

e. Par la formation professionnelle (en menuiserie, coupe et couture, mécanique)

f. Autres (à préciser).......................................................

10. Quels moyens détient-on l'ONGD CAJED pour réaliser le projet ?

a. Fonds propres ?

b. Fonds octroyés par l'Etat ?

c. Fonds octroyés par les ONG internationales ?

d. Cotisation des personnes de bonne volonté ?

e. Autres (à préciser)..............................................................................

11. Quelles sont les réalisations de CAJED (types de projets) dans la protection de l'enfance de 2019 à 2021?

a. Combien d'enfants alphabétisés par CAJED ?=..................

b. Combien d'enfants formés en menuiserie ?=.....................

c. Combien sont formés en élevage ?)=...............................

d. Combien sont formés en coupe et couture ?=.....................

e. Autres......................................................

12. Quels sont les partenaires de l'ONGD CAJED et leurs apports ?

a. UNICEF=................................................................

b. Emmaüs International=................................................

c. CAFOD=.................................................................

d. World Vision=...........................................................

e. MONUSCO=............................................................

f. Autres................................................

13. Quels sont les indicateurs qui justifient l'atteinte des objectifs du CAJED ?

a. Les enfants ont repris le chemin de l'école ?

b. Les enfants séparés sont réunifiés dans leurs familles respectives ?

c. Les enfants ont appris les métiers et certains font les AGR ?

d. Autres (à préciser).................................................................................

14. Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer l'efficacité des projets destinés à la Protection de l'enfance par CAJED ?

a. L'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés ?

b. Le faible niveau des revenus des ménages ?

c. L'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles ?

d. Le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants ?

e. Toutes les réponses sont exactes ?

15. Quelles sont les difficultés rencontrées par CAJED lors de mise en oeuvre de projets en faveur des enfants ?

a. Augmentation des bénéficiaires ?

b. Rejet du gouvernement ?

c. Insécurité dans le milieu d'exécution ?

d. Manque du tracing familial des enfants séparés ou non accompagnés?

e. Refus et irresponsabilité parentale ?

f. Autres (à préciser).........................................................................

16. Quelles sont les conséquences qui découlent des projets exécutés CAJED ONGD pour la Protection de l'Enfance ?

a. Apprentissage des métiers (coupe-couture, mécanique, art culinaire...) ?

b. Réduction des antivaleurs (délinquance juvénile) ?

c. Retour à la vie normale des enfants sortis des groupes armés ?

d. Autres (à préciser).........................................................

17. Quelles solutions préconisez-vous pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance ?

a. Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants ?

b. Intervention de l'Etat congolais par les traques des groupes armés ?

c. Intensification de suivi et de visites familiales après réunification des enfants ?

d. Utilisation optimale des financements ?

e. Autres (à préciser).....................................................................

III. QUEQTIONS ADRESSEES AUX ENFANTS ENCADRES PAR CAJED ONGD

IV. Caractéristique sociodémographique des répondants

18. Genre de l'enquêté :

c. Masculin ?

d. Féminin ?

19. Age de l'enquêté :

a. 5 à 7 ans ?

b. 8 à 10 ans ?

c. 11 à 12 ans ?

d. 13 à 15ans ?

e. 15 à 17 ans ?

20. Niveau d'étude de l'enquêté :

f. Sans instruction ?

g. Primaire ?

h. Secondaire  ?

V. QUESTIONS PROPREMENT DITES AUX ENFANTS

21. Comment justifiez-vous votre arrivée ici au CAJED ?

a. Rupture familiale ?

b. Manque d'occupation ?

c. Délinquance juvénile ?

d. Pour être formé ?

e. Pour être éduqué ?

22. Qu'est-ce qui vous a motivé depuis que vous êtes arrivé ici au CAJED ?

a. La formation ?

b. L'hébergement ?

c. La nourriture ?

d. Le sport ?

e. L'éducation ?

23. Profitez-vous de la formation dans quel domaine ?

a. Coupe couture ?

b. Menuiserie ?

c. Mécanique automobile ?

d. Pâtisserie ?

e. Elevage ?

f. Autres à préciser......................................................

24. Quelles sont les difficultés qui freinent votre formation ?

a. Peu d'atelier d'apprentissage des métiers ?

b. Peu d'encadreur ?

c. Les maladies ?

d. Autres à préciser......................................................................

25. Comment les projets de développement exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma ?

a. Par la scolarisation des enfants ?

b. Par l'hébergement des enfants ?

c. La réunification familiale ?

d. Par prise en charge psychosociale ?

e. Par la formation professionnelle (en menuiserie, coupe et couture, mécanique) ?

f. Autres (à préciser).......................................................

26. Quel est l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la protection de l'enfance ?

R/............................................................................................................

27. Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer l'efficacité des projets destinés à votre protection par CAJED ?

a. L'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes armés ?

b. Le faible niveau de revenu des ménages ?

c. L'abandon des enfants déjà réunifiés dans les familles ?

d. Le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants ?

e. Autres à préciser.........................................................

28. Quelles solutions préconisez-vous pour qu'il y ait adéquation des projets de développement destinés à la Protection de l'Enfance ?

a. Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants ?

b. Intervention de l'Etat congolais par les traques des groupes armés ?

c. Intensification de suivi et de visites familiales après réunification des enfants ?

d. Utilisation optimale des financements ?

e. Renforcement des capacités des encadreurs sociaux?

f. Autres (à préciser).....................................................................

Merci pour votre participation !!!






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme