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INSTITUT SUPERIEUR DE DEVELOPPEMENT RURAL DES GRANDS LACS
« ISDR-GL »

BP : 376 Goma
ESSAI D'ETUDE EVALUATIVE DES PROJETS DE DEVELOPPEMENT EXECUTES
PAR CAJED ET LEUR IMPACT DANS LA PROTECTION DE L'ENFANCE EN VILLE DE GOMA
Par Frank ENJILI MATATA
Mémoire présenté et défendu en
vue de l'obtention du diplôme de licence en développement
rural
Option : Organisation Sociale.
Niveau de technicité :
A0
Directeur : CT. Robert GASHEKERO
Encadreur : Ass. NDUSHABANDI Martin
Année Académique 2021-2022
DECLARATION
Je soussigné Frank ENJILI MATATA, déclare que le
présent travail de recherche portant sur « Essai
d'étude évaluative des projets de développement
exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance
en ville de Goma », est les fruits de mes propres efforts et n'a jamais
été présenté dans une autre institution
supérieure et universitaire. Je reconnais avoir mentionné toutes
les sources d'information.
Fait à Goma le ...... / ...... /2022
Frank ENJILI MATATA
CERTIFICATION
Je soussigné CT. Robert GASHEKERO avoir dirigé
ce travail de l'étudiantFrank ENJILI MATATA intitulé
« Essai d'étude évaluative des projets de
développement exécutés par CAJED et leur impact dans la
protection de l'enfance en ville de Goma », l'originalité de cette
recherche est que la facette explorée et exploitée n'a jamais
été étudiée par d'autres chercheurs. C'est
pourquoi, nous le recommandons à la section pour qu'il soit
évalué.
Fait à Goma le ...... / ...... /2022
CT.
Robert GASHEKERO
IN MEMORIUM
A notre mère Patience MATATA BATUNDI partie trop
tôt avant que le coq ne chante et à notre grand-mère
KASAKE MWEMBAMBA l'unique qui ne cessait de se battre et de se sacrifier pour
nous malgré sa vieillesse. Nous aurions voulu terminer nos études
à vos côtés et fêter ensemble notre réussite,
mais hélas... ! Que vos âmes reposent en paix !
DEDICACE
A Mr Faustin MUSHEREBEBA et à Mme Clémentine
SIFA LUANDA
Frank ENJILI MATATA
REMERCIEMENTS
Ce travail de mémoire n'est pas seulement les
fruits d'un effort personnel. Il a été rendu possible grâce
à la synergie des plusieurs personnes qui ont tant soit peu intervenues
des différentes manières.
A l'ensemble du corps académique, scientifique et
administratif de l'ISDR-GL/Goma nous disonsmerci infiniment pour la formation
et pour vos enseignements de qualité et spécialement au directeur
de ce mémoire CT Robert GASHEKERO et à l'encadreur Assistant
NDUSHABANDI Martinqui nous ont guidé et orienté malgré
leurs multiples occupations. Grâce à vos efforts et rigueurs nous
sommes devenus artisan du développement ;
Notre grande reconnaissance va tout droit à
MrFaustin MUSHEREBEBA et à MmeClémentine SIFA LUANDA qui sans
eux, on aurait dû arrêter nos études universitaires à
mi-parcours. Puisse Dieu vous bénir richement et vous protéger
à jamais. Vous resterez longtemps notre souvenir ;
Nous adressons également nos sincères
remerciements à notre papaN'SENGO WITANENE et à notre maman
Victorine MAHESHEd'avoir pris soins de nousdepuis notre petite enfance à
nos jours ; A notre famille BATANGI plus spécialement à
BATONFA KINIA, notre père et aux oncles et tantes TCHATETIRWE KINIA,
KAPATA KINIA, TAPALE KINIA et Noëlla KINIA nous disons merci pour la
volonté de nous soutenir en dépit des multiples obstacles de la
vie ;
A tous les membres de notre famille et connaissances qui
nous ont soutenus d'une manière ou d'une autre à savoir Maman
SALOME KATSUVA, Mme Gentille DUSABE, Mr THAWITE MWIRA,Dr SIVA, Mr Tatien
AGANZE, Papa John RUZINGE, Fidèle OMBENI MAHESHE, ZAINA BAHATI, Mme
Jilly, Mr Flavien KIZITO, Mr Justin DEMSHA, Mme Sandrine NIYINGIZE, ... nous
disons grand merci ;
Sans pour autant oublier mes frères, soeurs et amis
notamment, MAPENZI KINI, AJUA KINIA, MUNGUIKO KINIA, Charmant KINIA,
Grévy BATANGI, Fidèle KINIA, BYERAGI BAHAVU, NDOOLE NGASHANI,
AMBROISE ALIMASI, SADIKI ALIMASI, NZAJI LUKENGU, Ephrem NDAYISHIMYE, Patience
MUTUMAYI, Julienne BUSHIRI, ... pour leur fraternité au-delà de
la nature humaine au cours de notre parcours académique ;
A nos camarades de lutteDamien KUBIHAMUKULU,
NIKUZE Béatrice, NABALIAHAMWABO Patience, Christelle BIRINGANINE,
Abbé Toussaint DUSABE SERUTOKE, ISAYA KATUNZI, Christian CISHANGI, ...
nous disons infiniment merci pour leur collaboration et l'esprit
d'équipe.A vous tous dont les noms n'ont pas été
cités sur cette page et qui, de loin ou de près, avaient
participé à la réalisation de ce travail, recevez nos
remerciements les plus sincères venant du fond de notre coeur.
Frank ENJILI MATATA
ABREVIATIONS ET SIGLES
ACL : Analyse du Cadre Logique
AFDL : Alliance des Forces
Démocratique pour la libération du Congo
AGR : Activités
génératrices des revenus
APE : Agence de la Protection de
l'Enfant
APCLS: Alliance des Patriotes pour un Congo
Libre et Souverain
BM:Banque mondiale
CADBE :Charte africaine des droits et du
bien-être de l'enfant
CAFOD : Catholic Agency for Overseas
Development
CAJED :Concert d'Action pour Jeunes et
Enfants Défavorisé
CDE : Convention relatif des Droit de
l'Enfant
CICR : Comité Internationale de
la Croix-Rouge
CT : Chef de Travaux
CTO :Centre de Transit et
d'Orientation
CNRD: Conseil National pour le Renouveau et
la Démocratie
DDR : Désarmement, Démobilisation,
Réintégration
EAFGA : Enfant Associé aux forces
et Groupes Armés
ENA : Enfant Non Accompagné
ENS : Enfant Séparé
ESFGA : Enfant Sortie de Force et Groupes
Armés
FARDC: Forces Armés de la
République Démocratique du Congo
FAO:l'Organisation pour l'alimentation et
l'agriculture
FDLR: Force Démocratique pour la
libération du Rwanda
FIDA:Fond international pour le
développement de l'agriculture
FOCA: Forces Combattantes Abachunguzi
GCP : Gestion du Cycle de Projet
HCR : Haut- Commissariat pour les
Réfugiés
ISDR-GL : Institut Supérieur de
Développement Rural des Grands-Lacs
MCL : Matrice du Cadre Logique
MONUSCO : Missions de l'Organisation de
Nations-Unies pour la Stabilisation du Congo
ODD : Objectifs de Développement
Durable
OMD : Objectifs du Millenaire pour le
Développement
ONG : Organisation non
Gouvernementale
ONGD: Organisation non Gouvernementale de
Développement
ONU : Organisation des Nations Unies
PAMI : Programme d'Appui à la
lutte contre la Misère
RDC : République
démocratique du Congo
TDR : Technicien en
Développement Rural
TFC : Travail de Fin de Cycle
UE :L'union européenne
UNICEF : Organisation des Nations Unies
pour l'Enfance
VIH : Virus Imino Humaine
TABLE DE MATIERES
DECLARATION
i
CERTIFICATION
ii
IN MEMORIUM
iii
DEDICACE
iv
REMERCIEMENTS
v
ABREVIATIONS ET SIGLES
vi
TABLE DE MATIERES
viii
RESUME DU TRAVAIL
x
SUMMARY WORK
xii
0.INTRODUCTION GENERALE
1
0.1. ETAT DE LA QUESTION
1
0.2. PROBLEMATIQUE
4
0.3. HYPOTHESES
7
0.4. OBJECTIFS DU TRAVAIL
8
0.5. CHOIX ET INTERET DU SUJET
8
0.5.1. CHOIX DU SUJET
8
0.5.2. INTERET
8
0.6. DELIMITATION SPATIALE, TEMPORELLE ET
DANS LA MATIERE
9
0.6.1. Délimitation spatiale
9
0.6.1. Délimitation temporelle
9
0.6.2. Délimitation dans la
matière
10
0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
10
CONCLUSION PARTIELLE
10
CHAPITRE I : PRESENTATION DU CAJED ONGD ET
GENERALITES SUR LE SUJET
11
I.1. PRESENTATION DE L'ONGD CAJED
11
I.1. Historique de CAJED ONGD
11
I.2. Adresse et rayon d'action du CAJED
12
I.3. Objectifs du CAJED
12
I.4. Réalisations de CAJED
12
I.5. Organigramme de CAJED-ONGD
14
I.6. Fonctionnement du CAJED
15
I.7. Autres membres du personnel de CAJED
19
I.8. LE CTO/CAJED et son rôle
20
I.9. Statistique des enfants encadrés par
CAJED-ONGD de 2021 à 2022
21
I.2. REVUE DE LA LITTERATURE
22
I.2.1. DEFINITION DES CONCEPTS CLES
22
I.2.2. APPROCHES THEORIQUES
23
SECTION 1. GENERALITES SUR LE PROJET
23
SECTION 2. FAIBLESSES ET CADRE NORMATIF DE LA
PROTECTION DE L'ENFANCE
34
CONCLUSION PARTIELLE
40
CHAPITRE II. APPROCHE METHODOLOGIQUE,
PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS DE L'ENQUETE
41
II.1. APPROCHE METHODOLOGIQUE
41
II.1.1. CADRE DE RECHERCHE
41
II.1.2. TYPE DE RECHERCHE
41
II.1.3. METHODES, TECHNIQUES ET OUTILS
41
II.1.4. POPULATION ET CHOIX DE L'ECHANTILLON
43
II.1.5. COLLECTE DES DONNEES
43
II.2. PRESENTATION DES RESULTATS DE L'ENQUETE
43
II.2.2. Interprétation des résultats
de l'enquête
43
DISCUSSION DES RESULTATS DE L'ENQUETE
54
CONCLUSION PARTIELLE
56
CHAPITRE III. PROPOSITION DES STRATEGIES
SUR L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINE A LA PROTECTION DE L'ENFANCE EN VILLE DE
GOMA ET SES ENVIRONS
57
III.0. INTRODUCTION
57
III.1. ANCIENNES STRATEGIES
57
III. 2. NOUVELLES STRATEGIES
58
III.3. DÉVELOPPEMENT ET
OPÉRATIONNALISATION DE LA STRATÉGIE
61
III.4. ANALYSE DES PARTIES PRENANTES
67
III.5. STRUCTURE DE MISE EN OEUVRE DE LA STRATEGIE
GLOBALE DE L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINES A LA PROTECTION DE L'ENFANCE
71
III.6. Mobilisation des ressources
71
CONCLUSION GENERALE
72
BIBLIOGRAPHIE
74
ANNEXES
77
RESUME DU TRAVAIL
Le travail qui a constitué l'essentiel de notre
réflexion s'intitule : « Essai
d'étude évaluative des projets de développement
exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance
en ville de Goma » il a visé à contribuer à
l'amélioration des projets de développement destinés
à la Protection de l'enfance en ville de Goma.
Pour y parvenir, quatre objectifs ci-dessous ont
constitué le fil conducteur de la recherche entre autres :
contribuer à l'amélioration des projets de développement
destinés à la Protection de l'enfance en ville de Goma ;
identifier les problèmes rencontrés par l'ONGD CAJED dans
l'exécution des projets destinés à la protection des
enfants ; dégager l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la
protection de l'enfance ; et enfin, proposer des stratégies pour
améliorer les projets de développement exécutés par
l'ONGD CAJED en matière de la Protection de l'Enfance.
Dans l'objectif de tester les hypothèses
anticipativement et chercher à atteindre les quatre objectifs de
l'étude, nous avons fait recours aux méthodes et techniques
suivantes : méthodes descriptive, analytique et statistique et les
techniques : documentaire de questionnaire, d'observation et
d'échantillonnage. Une enquête a été
diligentée auprès de 54 individus dont 31 enfants et 23 Agents du
CAJED-ONGD.
Après analyse, traitement et discussions des
résultats des données, nous avons abouti aux principaux
résultats que voici : 34,8% de nos enquêtés pensent
que les projets de développement exécutés par CAJED
contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma par la formation
professionnelle (en menuiserie, coupe-couture, mécanique), 21,7%
affirment qu'ils contribuent à la réunification familiale des
enfants, 17,4% disent qu'ils contribuent à la scolarisation des enfants,
13,0% disent qu'ils contribuent à la prise en charge psychosociale et
13,0% autres pensent qu'ils contribuent à l'hébergement des
enfants.
L'impact qui découlent des projets
exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance est
selon 47,8% de nos enquêtés, le retour à la vie normale des
EAFGA, 30,4% parlent que les projets du CAJED réduisent les antivaleurs
(délinquance juvénile) et 21,7% disent les projets du CAJED
facilitent l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique,
art culinaire...).
Cependant, certains problèmes bloquent
l'efficacité des projets destinés à la protection de
l'enfance. 39,1% de nos enquêtés ont affirmé que
l'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes
armés est un problème majeur, 21,7% parlent du faible niveau des
revenus ménager, 17,4% parlent du financement insuffisant ne couvrant
pas tous les besoins des enfants, 13,0% disent que l'insécurité,
la pauvreté des familles, faible financement freinent les projets et
8,7% parlent de l'abandon des enfants déjà
réunifiés dans les familles.
Eu égard à ce qui précède,39,1% de
nos enquêtés pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant
les enfants serait une solution pour qu'il y ait adéquation des projets
de développement destinés à la protection de l'Enfance,
39,1% suggèrent l'instauration de la sécurité comme
solution, 13,0% conseillent d'intensifier les suivis et les visites familiales
après réunification des enfants et enfin, 8,7% soulèvent
l'utilisation optimale des financements. Quant aux enfants abordés
à cette question, En dépit de ce qui précède, les
stratégies pour l'adéquation des projets de développement
destinés à la Protection de l'Enfance ont été
préconisées par nos enquêtés : 32,3% pensent
qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants est une solution,
22,6% disent qu'il y ait renforcement des capacités des encadreurs
sociaux, 19,4% pensent qu'il faut instaurer la sécurité, 16,1%
pensent qu'il y ait utilisation optimale des financements et 9,7%
préconisent l'intensification de suivis et de visites familiales
après réunification des enfants.
En effet, il découle de ces résultats que toutes
nos hypothèses ont été confirmées. Ces
résultats ont conduit à l'élaboration d'une
stratégie globale d'amélioration des projets destinés
à la protection de l'enfance ont été adoptées avec
6 axes dont l'Accompagnementdes enfants à travers le relèvement
économique de leurs responsables directes ; Investir dans la
jeunesse touchée par les conflits armés par la création de
l'emploi ; Instaurer la sécurité de la population ;
Intensifier le suivi et les visites familiaux après réunification
des enfants ; Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par
une intégration communautaire facile et l'utilisation optimale des
financements.
Mots clés :étude,
évaluative, projet, développement, protection de l'enfance
SUMMARY
WORK
INTRODUCTION GENERALE
Les questions sur l'efficacité et l'exécution
des divers projets de développement ne cessent de se poser dans le monde
scientifique par les acteurs sociaux.
Cependant, plusieurs projets ou programmes ont
déjà été élaborés et
exécutés par les organismes internationaux, nationaux et
locauxpour pallier aux problèmes dont sont victimes les enfants. Ces
derniers sont marginalisés et martyrisés, exploités et
abandonnés, utilisés dans des forces et conflits armés
mais aussi exposés à des maladies et ou à la mort.La
protection de l'enfance est inscrite dans la convention relative aux droits de
l'enfant (CDE) et intégré dans les objectifs de
développement durable (ODD). Etant universelle, la protection de
l'enfance vise tous les enfants partout dans le monde qu'ils vivent dans les
pays riches ou pauvres.Malgré cette reconnaissance, les conditions de
marginalité et d'abandon dans lesquelles continuent à vivre
nombreux enfants dans la société constituent pour eux un danger
imminent pour l'avenir.Et,malgré les multiples programmes
élaborés, c'est du coup admettre que dans le domaine protection
de l'enfance, que la plupart de projets exécutés par les ONG
n'ont pas abouti aux résultats attendus. Cette situation peut
paraître curieuse d'autant plus que des fonds alloués dans ce
domaine seraient tropgigantesques.
En effet, CAJED-ONGD pour pallier aux problèmes
auxquels les enfants sont victimes, s'efforce d'intervenir et d'orienter ses
actions dans la promotion des enfants et jeunes défavorisés. Elle
organise l'accueil, l'hébergement des enfants, médiation et
réunification familiale, appui pédagogique, matériel et
logistique aux enfants et jeunes encadrés en scolarisation, en formation
des métiers et en attente d'orientation.Ainsi, la complexité
sociale et culturelle du contexte des projets du CAJED, la synergie des parties
prenantes telles que la MONUSCO, UNICEF, UPADERI, PAMI, CAFOD, CICR etc. et le
rôle joué par les enfants en tant qu'acteurs sociaux et
bénéficiaires devraient être pris en compte pour
élaborer des interventions de leur protection efficace.
0.1. ETAT DE LA QUESTION
Dans le cadre de ce travail, nous relevons quelques
études qui ont été menées dans ce domaine afin de
présenter leurs apports à la science et prouver
l'originalité de notre recherche.
1. NOLEX FONTIL (2009) réalise que la
problématique de la gestion des projets communautaires, d'une part,
s'articule fondamentalement autour de l'implication des acteurs de base et de
l'ancrage social des actions, lesquelles font défaut et d'autre part,
elle se manifeste par une insuffisance des résultats tant à court
terme pour les effets qu'à long terme pour les impacts. En outre, on
enregistre une certaine confusion des ONG sur le terrain. Cette confusion se
traduit par une duplication des actions sur un même territoire ;
elles sont souvent conduites selon des approches d'exécution
antagonistes. Il conclut, en disant que l'essentiel de la problématique
se pose au tout début du processus de gestion des projets de
développement communautaires, c'est-à-dire, à la phase
d'identification. Ainsi, n'étant pas rigoureusement maitrisée,
les manquements à cette phase du projet se répercutent à
toutes les autres étapes de son cycle de vie en agissant
négativement sur les critères de qualité du projet
tels : la pertinence, l'efficacité, l'efficience, l'impact, etc.
2. Judith KONYAOLE (2001) nous relate
que« l'aide n'est plus ce qu'elle était ».Cette situation
s'explique du fait que les bailleurs eux-mêmes sont confrontés
à des choix plus que difficiles afin de remettre en ordre leurs propres
comptes et soutenir une activité socio-économique insuffisante
(fonds pour palier au chômage, pour répondre aux catastrophes
naturelles, pour lutter contre le terrorisme, etc.).
A cet effet, l'auteur pense que pour atténuerle cadre
des risques financiers, les problèmes courants relatifs à la
gestion des ressources humaines et à la gestion des immobilisations du
projet que l'Audit Organisationnel soit systématiquement introduit dans
le cycle du projet afin de s'assurer à priori de l'organisationdes
activités et donc de l'orientation des ressources mises à la
disposition ; de prévoir la mise en place au niveau de tous les
projets de développement d'un système de
« comptabilité accessible à tous » ; de
recruter de façon beaucoup plus rigoureuse afin de remettre la gestion
des fonds dans les mains de personnestrès compétentes ;
qu'un système soit mis en place par les pays bénéficiaires
conjointement avec les bailleurs pour assurer la formation systématique
et continue de l'équipe de direction des projets aux procédures
des bailleurs et enfin, le changement des habitudes qui s'opère depuis
quelques années doit continuer son bout de chemin ; ceci est
l'unique occasion à saisir pour relever les défis, gagner la
confiance absolue des bailleurs et mettre fin à la marginalisation des
populations et des gouvernements africains par rapport aux bailleurs de fonds
et rendre ainsi l'aide plus efficace.
3. Marcelin CHIZUNGU MUSHAGALUSA (2002)fait
des analyses sur le terrain et cherche à épingler les causes
profondes du phénomène « enfant-soldat » ainsi que les
différents procédés d'enrôlement des enfants dans
les forces et groupes armés. Cet auteur étudie, par ailleurs,
d'une façon large, les modalités pouvant être
envisagées en vue d'une démobilisation et d'une
réinsertion sociale réussie des enfants-soldats en R.D.C. Il
conclut qu'en R.D.C. les enfants ont subi des dégâts
énormes liés à leur enrôlement dans les forces et
groupes armés. Parmi ces dégâts cet auteur mentionne entre
autres le développement du phénomène enfant-soldat, les
massacres et tueries des populations civiles parmi lesquelles figurent les
enfants, ainsi que la séparation entre les enfants et leurs parents.
4. Jackson AMANI NZAYO (2015)a voulu savoir
si l'ONGD-CAJED apporte une réelle contribution sur
l'amélioration des conditions de vie de la jeunesse
désoeuvrée de la ville de Goma et leur réinsertion dans la
vie socio-économique et professionnelle ou au contraire son existence
n'est qu'une organisation de trop dans un paysage de plus en plus pollué
par la présence des organisations de tous genres.
Il conclut que l'impact de
l'ONGD-CAJED dans l'amélioration des conditions de vie des jeunes
désoeuvrés, est la réinsertion socio-économique, la
réinsertion socio-professionnelle, la réinsertion familiale,
l'apprentissage des différents métiers et l'éducation des
jeunes désoeuvrés.
Ainsi, il recommande aux autorités urbaines de lutter
contre la jeunesse désoeuvrée et que les jeunes soient
aidés économiquement et psychologiquement, de créer
l'emploi pour les occupermais aussi d'installer une structure étatique
dans la ville de Goma qui permettra d'identifier les jeunes
désoeuvrés. Les autorités devraient appuyerles
institutions qui encadrent la jeunesse et surtout à l'ONGD-CAJED qui
s'occupe de la jeunesse désoeuvrée.
5. AZOMBWA KOLOSOKO (2008) cherchait à
savoir l'impact des activités des ONG sur l'amélioration des
conditions de vie des enfants vulnérables. Dans son hypothèse, il
dit que les actions de l'ONG-CAJED oeuvrant en faveur des enfants
vulnérables contribueraient à l'amélioration de leurs
conditions de vie. Il finit par dire que le CAJED se bat du jour au lendemain
pour contribuer à l'auto-prise en charge des enfants vulnérables.
Cependant, il dit que sur 80 enfants vulnérables encadrés par
CAJED en ce temps-là, 52 d'entre-eux soit 65% proposent la
création des ateliers de couture, de menuiserie et des garages
automobiles pour la création d'emploi.
En effet, ce présent travail se démarque des
précédents en ce sens qu'il se propose de procéder par une
étude évaluative des projets de développement
exécutés par CAJEDdans le domaine protection de l'enfanceen ville
de Goma.
0.2. PROBLEMATIQUE
Depuis la signature en l'an 2000 de la déclaration sur
les OMD constituant le cadre de référence mondiale pour les
décideurs internationaux et nationaux, on retiendra qu'aujourd'hui que
leur atteinte semblerait être de plus en plus utopiques.
La question relative à la protection des enfants
constitue un des goulots d'étranglement dans le développement des
pays du monde. L'accroissement en nombre des enfants orphelins,
abandonnés, séparés, affectés et/ou infectés
du SIDA, des enfants dans la rue et des enfants délinquants, des enfants
soldats pose de graves problèmes quant à la gestion de leur
situation par les gouvernements que par les organisations de
développement. Pourtant, dans la plupart des cas, il apparait que
l'enfant est plus victime qu'auteur de sa situation alors qu'en
réalité il a besoin d'une protection spéciale et des soins
appropriés(UNICEF, 2005).
A l'issu de la première et de la deuxième guerre
mondiale, il a été constaté que les enfants, d'une
manière particulière, étaient touchés par des
effets négatifs dont ils étaient pourtant victimes. Il y a lieu
de citer parmi ces effets : la perturbation du système
éducatif (suite à la destruction des infrastructures scolaires,
à la séparation des familles, etc.), l'augmentation en nombre des
enfants orphelins et abandonnés, des troubles psychologiques et du
traumatisme chez les enfants ayant assisté au déroulement de la
guerre, etc. C'est dans cette optique, d'ailleurs, que les Etats du monde
avaient reconnu la nécessité d'assurer une protection efficace
aux enfants(UNICEF, 2005)
Des études montrent qu'entre 25 à 50% de tous
les enfants signalent avoir été victimes d'abus physiques graves
et fréquentes. On estime également que 215 millions d'enfants
sont impliqués dans le travail qui est une forme de leur d'exploitation
dont parmi eux 115 millions sont employés dans des travaux dangereux. Ce
chiffre effrayant montre l'ampleur des violations de la protection de l'enfance
dans le monde. Ces violations sont peu reconnues et insuffisamment
signalées, ce qui constitue un obstacle au respect des droits des
enfants. Elles sapent également le développement sain et la
survie des enfants. Ces violations se produisent dans tous les pays, cultures
et groupes socio-économiques(Medrano T., at.al. 2012)
L'histoire du développement des pays de la
sous-région, longtemps caractérisé par
des systèmes politiques fermés nous enseigne que depuis les
années 1960, les différents résultats dans
l'exécution des multiples projets de développement ont
donné des résultats mitigés : les échecs sont
restés nombreux, les succès rares ou incertains malgré les
quantités impressionnantes de ressources financières, et
l'espoir légitime suscité.(Claude
OUATTARA,2003)
Cependant, en Afrique l'enfant est au coeur d'une
pauvreté et d'une insécurité routinière et
persistante. Malgré les affichages symboliques, l'exaltation de l'enfant
comme « richesse commune » masque le sort déplorable
qui lui est réservé dans des sociétés qui bafouent
quotidiennement sa dignité humaine : écoles vétustes
ou inexistantes, hôpitaux mouroirs, logements insalubres, migrations
forcées, violences de toutes sortes, viols et abus sexuels, mutilations
génitales, enrôlement dans les conflits, travail pénible ou
forcé, esclavage, malnutrition, etc. Cette liste non exhaustive pourrait
être utilement complétée par celle des pratiques
culturelles négatives dont certains africanistes les classer dans le
sarcophage des coutumes
africaines.(Jean-Didier BOUKONGOU, 2020)
La victimisation des enfants africainss'inscrit dans des
contextes économiques, socioculturels et politiques.Les agressions
physiques, sexuelles et psychologiques subies par les enfants dans des
situations de paix ou de guerre, dans leur environnement familial ou
communautaire, constituent des obstacles à leur survie et à leur
développement harmonieux. Au vu des images diffusées par les
chaînes internationales de télévision à propos des
enfants mal nourris et malades au Soudan, à l'est du Congo (RDC), en
Somalie, au Niger et ailleurs en Afrique, il peut paraître superflu de
proposer une lecture critique d'une Charte africaine des droits et du
bien-être de l'enfant (CADBE).(Jean-Didier BOUKONGOU,
2020)
En RDC, la crise prolongée liée aux conflits
armés cycliques qui affectent le pays il y a plus de deux
décennies a entraîné des conséquences
néfastes sur les enfants. Ces derniers sont victimes d'enrôlement,
des violences sexuelles, de séparation volontaire avec leur famille et
autres abus. Les agences humanitaires et de protection de l'enfant s'activent
chaque jour pour apporter des réponses aux problèmes auxquels ils
sont confrontés.(CAJED, 2019)
En province du Nord-Kivu, les enfants sortis des forces et
groupes arméssont exposés au risque d'enrôlement et
ré-enrôlement suite à l'activisme des groupes armés
étrangers et ses factions d'une part et d'autre part des groupes
armés nationaux. De même, des opérations militaires de
l'armée nationale FARDC visant la traque de ces groupes armés,
ont des effets néfastes sur les enfants qui s'y trouvent. En effet,
certains enfants réussissent à s'échapper et se rendent
à la MONUSCO. Le territoire de Nyiragongo quant à lui reste le
bastion du cycle des violences non structurées par des meurtres,
enlèvements, viol, kidnappings, ... et un foyer de recrutement des
enfants dans des groupes armés.(CAJED, 2019)
Ainsi, la ville de Goma demeure jusqu'à présent
un carrefour où tous les présumés enfants associés
aux forces et aux groupes armés qui réussissent à
s'échapper et qui atteignent n'importe quels sites de la MONUSCO sont
ramenés presque chaque jour pour vérification, certification et
prise en charge en structures d'encadrement transitoire (Centre de Transit et
d'Orientation et Familles d'accueil transitoires). Il convient de signaler que
tous les enfants vérifiés ne sont pas EAFGA, certains parmi eux
sont certifiés ENA ou enfants séparés. La plupart de ces
enfants sont issus des familles déplacées dont le coût de
la vie dans le camp est intenable. Par ailleurs d'autres enfants
affectés par les conflits fuient la misère de leurs familles et
viennent chercher le travail dans les ménages à Goma. Ces enfants
se trouvent exploiter.
Les enfants ayant connu des situations difficiles dans leur
développement méritent d'être soutenus
précisément par les organisations qui ont une vision de
protection et d'encadrement afin de les apprendre la maturité, pour
qu'ils soient responsables et se sentent concernés de leurs situations
et qu'ils sachent prendre une décision rationnelle pour leur futur.
Ainsi, les organisations de protection des enfants ont le devoir de
préparer pour eux de bons sentiers pour que leur futur ne soit
épineux ni une montagne formée des roches.
On reconnaît volontiers qu'un projet de
développement est un ensemble d'actions limitées dans l'espace et
dans le temps. Mais la vraie mesure de sa réussite réside dans
les changements durables et autonomes qui continueront de se produire
auprès des populations cibles et de l'ensemble de la communauté
après que l'aide et les acteurs extérieurs ne soient
retirés. Bref, l'appropriation de changement effectué.
Cette appropriation devrait se traduire par une dynamique durable
d'auto-animation, de réflexion et d'analyse des problèmes
vécus et de prise en charge des risques d'échec ou de
réussite des actions du développement par les acteurs du milieu
bénéficiaire.(HAMIDOU B., 1992)Mais que
constate-t-on dans la réalité ?
A la lumière de ce qui précède, il y a
lieu de se poser les questions suivantes :
§ Question principale :
Comment les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent à la protection de
l'enfance en ville de Goma ?
§ Questions spécifiques :
F Quels sont les problèmes auxquels se
heurtel'ONGD-CAJED dans l'exécution de ses projets ?
F Quel est l'impact des actions de l'ONGD-CAJED dans la
protection de l'enfance?
F Quelles sont les stratégies à envisager pour
que lesprojets de CAJED continuent à contribuer à la protection
de l'Enfance ?
0.3. HYPOTHESES
Selon Quivy RAYMOND et Luc Van CAMPENHOUDT
(1988), définissent l'hypothèse comme étant
« une tentative d'explication des faits formulés au début de
la recherche, destinée à guider l'investigation et à
être abandonnés ou maintenus d'après les résultats
d'observation ».
a. Hypothèse principale :
Les projets de développement exécutés par
l'ONGD-CAJED dans la protection de l'enfance contribuent à la
scolarisation des enfants, à l'hébergement, à la
réunification familiale, à la prise en charge psychosociale,
à la formation professionnelle en menuiserie, coupe et couture,
mécanique.
b. Hypothèses spécifiques
ü L'insécurité quasi-permanente entretenue
par les groupes armés, le faible niveau de revenus des ménages et
rupture familiale des enfants déjà réunifiés dans
les familles, le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des
enfants seraient des problèmes auxquels se heurte l'ONGD-CAJED dans
l'exécution de ses projets ;
ü L'apport d'un surplus pour l'encadrement des enfants en
diverses activités des coupe-couture, en mécanique, art
culinaire, alphabétisationet la réduction des antivaleurs
(délinquance juvénile) à l'endroit des enfants serait
l'impactdes actions ou des projets de développement
exécutés par CAJED-ONGD ;
ü Accompagner les enfants à travers l'octroi des
AGR à leur responsable directe,Investir dans la jeunesse touchée
par les conflits armés en créant des emplois, instaurer la
sécurité de la population, intensifier le suivi et les visites
familiales après réunification des enfants, faciliter la
réhabilitation mentale des enfants pour une intégration
communautaire facile et l'utilisation optimale des financements seraient des
stratégies à envisager pour que les projets de l'ONGD CAJED
continuent à contribuer à la protection des enfants.
0.4. OBJECTIFS DU TRAVAIL
a. Objectif global
L'objectif global de ce travail est de contribuer à
l'amélioration des projets de développement destinés
à la Protection de l'enfance en ville de Goma.
b. Objectifs
spécifiques :
- Identifier les problèmes rencontrés par l'ONGD
CAJED dans l'exécution des projets destinés à la
protection des enfants ;
- Dégager l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la
protection de l'enfance ;
- Proposer des stratégies pour améliorer les
projets de développement exécutés par l'ONGD CAJED en
matière de la Protection de l'Enfance.
0.5. CHOIX ET INTERET DU SUJET
0.5.1. CHOIX DU SUJET
Pour François DEPELTEAU (2000)le choix
d'un sujet est un acte purement subjectif. Il va de soi que ce choix se fasse
en fonction de l'expérience passée et de la personnalité
du chercheur. Ce choix dépend énormément de
l'enseignement, de l'environnement social dans lequel évolue le
chercheur.
Ainsi, le choix de ce sujet n'est pas un fait hasardeux. Il a
été choisi par un constat personnel étant donné que
des nombreux enfants se retrouvent encore dans un état de
vulnérabilités accrues. Certains d'entre eux vivent dans la rue
et dorment à la belle étoile. Les autres se trouvent
séparés de leurs propres familles et vivent actuellement soit
dans une famille d'accueil ou soit dans un centre d'encadrement ou foyer
social. Certains même font partie des groupes armés et subissent
des graves violations.Peu importe où ils se trouvent, leur condition de
vie reste inefficace. Nombreux enfants sont marginalisés et
rejetés dans la société à leur triste sort.
Semble-t-il que leurs droits fondamentaux reconnus dans la charte de droits de
l'enfant ne sont tout à fait pas respectés. Et malgréla
diversité d'ONG internationales et localeset de projets
réalisés à leur faveur, le bien-être des enfants
n'est pas jusque-là effectif pour améliorer leurs conditions de
vie.
0.5.2. INTERET
L'intérêt de notre sujet d'étude
découle de sa pertinence personnelle, sociale et scientifique au regard
du contexte protection de l'enfance.
F Intérêt personnel :
Au niveau personnel, ce thème a attiré
l'attention vu les conditions de marginalité et d'abandon dans
lesquelles vivent nombreux enfants dans la société qui, pourtant
constituent une couche sociale vulnérable, à l'instar des femmes,
des vieillards, etc. En effet, ce travail nous renvoie à analyser d'une
façon générale les projets de développement
exécutés par les ONGD dans le cadre de leur protection. Par cette
recherche, nous aurons une connaissance approfondie sur les problèmes
auxquels se heurtent les ONGD et avoir un regard critique sur les
méthodes de planification, de suivi et d'évaluation des projets
destinés aux enfants.
F Intérêt
socio-économique :
Sur le plan social, ce travail vise à améliorer
les conditions de vie des enfants et renforcer leur mode de vie à partir
du programme établi. C'est à l'ensemble de la
société et des agences de la protection de l'enfance qu'il
revient d'apporter les changements nécessaires pour permettre aux
enfants de jouir pleinement à tous les aspects de la vie de leurs droits
fondamentaux, ce qui renvoie au niveau politique, à la question de
droits de la personne humaine et au niveau social, à la bonne gestion
des projets conçus pour les enfants vulnérables.
F Intérêt scientifique :
Le présent travail vise sur
le plan scientifique, la qualité à éveiller de plus en
plus la curiosité de plusieurs chercheurs, pour tous ceux qui voudront
traiter et orienter leur sujet d'étude dans le même angle que le
nôtre. Il incombe en outre, d'un document de référence aux
institutions en charge de la protection de l'enfance.
0.6. DELIMITATION SPATIALE, TEMPORELLE ET
DANS LA MATIERE
0.6.1. Délimitation spatiale
Dans l'espace, cette étude s'estfocalisée dans
la ville de Goma, Province du Nord-Kivu en RDC et plus particulièrement
au CAJED-ONGD.
0.6.1. Délimitation
temporelle
Temporairement, l'étude va se réaliser au cours
de l'année 2022 soit du mois de Janvier à Novembre. Pendant ce
temps, plusieurs enfants vulnérables et victimes des conflits
armés bénéficient d'une prise en charge au sein du
CAJED-ONGD.
0.6.2.
Délimitation dans la matière
Dans la matière, notre travail se focalise
surl'étude évaluative des projets développement
exécutés par CAJED ONGD dans le domaine Protection de l'Enfance
en ville de Goma.
0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Pour une démarche logique, le présent travail se
subdivise en trois chapitres outre l'introduction générale et la
conclusion. Le premier chapitre présente CAJED-ONGDet la
généralité sur les projets de développement et sur
la protection de l'enfance ; le deuxième chapitre, traite de
l'Approche méthodologique, présentation et la discussion des
résultats d'enquête et en dernier lieu, le troisième
chapitre propose des stratégies sur la Protection de l'Enfance.
0.8. Difficultés rencontrées
Toute recherche scientifique est plus souvent heurtée
aux contraintes. Ainsi, la conduite de cette recherche s'est vue
confrontée à certaines difficultés d'ordre
méthodologique et pratique sur le terrain qu'il convient de relever.
Elles sont entre les suivantes :
F L'indisponibilité de certaines publications
pertinentes sur l'étude évaluative des projets de
développement exécutés dans la protection de l'enfance. Ce
qui a limité nos marges de manoeuvre dans la constitution de la revue de
la littérature ;
F Sur le terrain, les difficultés sont liées
à la réticence de certains agents à nous fournir les
données pour des raisons confidentielles et de politiques du travail.
CONCLUSION PARTIELLE
Impérieusement, dans cette partie du travail nous y
avons présenté une introduction générale dans
laquelle différents points y ont été abordés et
développés.
Ainsi, notre introduction comporte l'état de la
question qui présente quelques auteurs et travaux
précédents traités dans ce même domaine tout en
faisant une démarcation nuancée sur l'originalité de notre
travail, d'un questionnement entraînant la formulation des
hypothèses. De cela, nous nous sommes fixé les objectifs à
atteindre pour l'amélioration des projets de développement
destinés à la Protection de l'enfance en ville de Goma tout en
délimitant spatialement, temporairement et dans la matière notre
travail.
CHAPITRE PREMIER :
PRESENTATIONDU CAJED ONGD ET GENERALITES SUR LE SUJET
I.1.PRESENTATION DE L'ONGD CAJED
I.1. Historique de CAJED ONGD
Le concert d'Actions pour Jeunes et Enfants
Défavorisés « CAJED » est une Organisation
Non Gouvernementale de Développement, fondée le premier octobre
1992 par un groupe de laïcs chrétiens du Diocèse de Goma
sous le nom de CEAFOJER (Centre d'accueil et de formation pour les jeunes et
enfants de la rue). Il est né dans le souci de se mettre au service des
enfants défavorisés (enfants de la rue et autres enfants en
situation particulièrement difficile) non seulement en suscitant en eux
un nouvel élan à leur épanouissement, au
développement de leurs propres capacités et en leur assurant un
accompagnement dans la vie jusqu'à la maturité afin qu'ils
puissent devenir utiles à eux-mêmes et à la
société, mais également en apportant la contribution
à faire valoir les droits de l'enfant.
La nomination CEAFOJER avait un caractère
discriminatoire et ne prenait pas en compte tous les enfants. C'est pourquoi,
on a préféré la nomination « CAJED »
qui prenne en compte toutes les catégories confondues des enfants
désoeuvrés.
Pour la réalisation de ses activités en faveur
des enfants défavorisés, CAJED coopère avec des
partenaires qui partagent les mêmes buts que lui. C'est notamment CAFOD,
Unicef, Emmaüs International, Emmaüs Afrique, PAMI, UPADERI, CARITAS,
CICR, Diocèse de Goma, etc.
Cependant, CAJED connait certaines difficultés,
à savoir :
* Une forte dépendance extérieure, et
* Le nombre d'enfants et jeunes défavorisés
augmente au lieu de diminuer.
I.2. Adresse et rayon d'action du
CAJED
Le CAJED exerce ses activités en République
Démocratique du Congo, principalement dans la Province du Nord-Kivu. Il
a un bureau de la coordination dans les périphéries du Quartier
Ndosho, au village Bugamba II, chefferie de Bukumu, Nord-Kivu, RDC.
I.3. Objectifs du CAJED
La mission principale du CAJED est d'organiser, dans divers
domaines d'interventions, des actions visant globalement la promotion des
enfants et jeunes défavorisés. Pour y arriver, CAJED organise
les activités ci-après :
· Rencontre, écoute, identification,
sensibilisation des enfants de la rue et autres en situation
particulièrement difficile ;
· Visites, médiations et réunifications
familiales, enquêtes et suivis de réunifications
familiales ;
· Ateliers et réflexions avec les enfants et
jeunes défavorisés ;
· Campagnes de sensibilisation à
l'hygiène ;
· Animation culturelle, sportive, des jeux et de
loisir ;
· Appui pédagogique, matériel et logistique
aux enfants et jeunes encadrés en scolarisation, en formation de
métiers et en attente d'orientation ;
· Accueil et hébergement des cas sociaux aux
centre CAJED et ;
· Appui à la réinsertion
socio-économique des Enfants Sortis de Forces et Groupes armés et
d'autres enfants affectés par les conflits armés.
I.4.Réalisations de
CAJED
L'Institution CAJED a déjà réalisé
plusieurs activités notamment :
· Acquisition des infrastructures de base propres
à l'ONGD CAJED (immeuble abritant les bureaux, un bâtiment qui
abritant les ateliers de couture, d'électricité et
électronique et des foyers d'accueil ;
· Alphabétisation fonctionnelle ;
· Scolarisation de la plupart d'enfants retirés de
la rue et formation en métiers (menuiserie, couture, pâtisserie,
électricité et électronique) ;
· Réunification en familles propres ou en famille
d'accueil, hébergement des cas sociaux foyers/CAJED ou en ménages
autogérés ;
· Prise en charge transitoire et accompagnement
psychosocial des enfants ex-combattants dans le Centre de Transit et
d'Orientation et
· Réinsertion socio-économique des
ex-Enfants Associés aux forces et Groupes Armés et autres enfants
vulnérables et amélioration de leur environnement protecteur
à Goma et dans d'autres lieux dans lesquels CAJED intervient.
AG
Commission de surveillance/contrôle
CA
Coordination
PROGRAMMATION
Administration et de finance
Supervision programmes urgences
Patrimoine
I.5. Organigramme de CAJED-ONGD
Supervision programmes Education
Administration
Logistique
Comptabilité
Unité de protection
Supervision programmes Protection
Magasin &patrimoine
P1
CAISSE
P2
P2
P2
Charroi et automobile
Secret. & Communication
Personnel »
P1
P2
P1
P1
Sécurité »
I.6. Fonctionnement du CAJED
Le CAJED est composé par quatre organes, selon les
attributions de chacun nous avons : l'Assemblée
Générale ; le conseil d'Administration ; la commission
de Surveillance et ; la coordination.
I.6.1.
L'AssembléeGénérale
C'est l'organe suprême de concertation, d'orientation de
la politique générale de l'institution. À sa tête il
y a un président du conseil d'Administration. Elle se réunit une
fois par an en session ordinaire et chaque fois que les circonstances
l'exigent. Elle se réunit en section extraordinaire.
I.6.2. Le Conseil
d'Administration
Il est chargé de la bonne marche du fonctionnement de
l'institution devant l'Assemblée Générale. Cet organe se
réunit une fois par semestre. Il est composé de sept membres
à savoir :
- Un président,
- Un vice-président,
- Un secrétaire Rapporteur et,
- Quatre conseillers.
Cependant, il peut siéger en session extraordinaire en
cas d'urgence ou chaque fois que les circonstances l'exigent. Ils ont un
mandant de 3 ans renouvelable une seule fois.
I.6.3. La Commission de
Surveillance de Contrôle
Elle est chargée de la bonne marche du fonctionnement
de l'institution devant l'Assemblée Générale. Elle est
composée de 3 membres élus par l'Assemblée
Générale selon leurs compétences. Ils sont chargés
de contrôle de la gestion globale de l'organisation. Ils ont un mandant
de 3 ans renouvelables une seule fois.
I.6.4. La coordination
Elle exécute le rôle de contrôler la
gestion globale du personnel et patrimoine du CAJED. Elle récapitule les
activités opérationnelles suivant les objectifs poursuivis par le
CAJED. La coordination du CAJED est composée par des membres dont le
Coordinateur est placé à la tête. Ses membres
sont :
a. Le Coordinateur :
Sous la responsabilité du Président du Conseil
d'Administration (CA) en sigle, le Coordinateur assure la planification des
activités du CAJED sur le plan administratif, financier, technique et
social. Celui-ci a pour attributions : Superviser les services techniques,
administratifs et financiers dans l'optique de la vision et mission du
CAJED ; Élaborer les plans stratégiques de
l'organisation ; Rechercher les financements des programmes et des projets
du CAJED ; Assurer la facilitation des activités de formation,
d'échange et de concertations organisées par le CAJED ;
Finaliser et approuver tout document technique, administratif et financier
avant sa soumission aux organes et aux partenaires ; Assurer la
représentation du CAJED auprès des partenaires techniques ;
Administrer et faire la gestion journalière de l'institution ;
Concevoir et élaborer les projets et faire le suivi de ces
projets ; Représenter l'institution en cas d'un
problème ;Exécuter les tâches données par le
Conseil d'Administration.
b. Le Chef du
personnel :
Sous la supervision du Coordinateur, il doit tenir
à jour les dossiers du personnel ;Proposer à l'application du
règlement intérieur et des procédures de gestion
administrative du personnel et répartition des tâches ;
Planifier les congés des agents ;Assurer la médiation
interpersonnelle entre les agents et la hiérarchie ; Gérer
le personnel et le coter ; Planifier les stages des personnes
extérieures ; Établir les états de besoin dans le
cadre de son service et les soumettre au coordinateur ; Assumer la
responsabilité du matériel mis à sa disposition et sa
maintenance ; Discuter le salaire global avec les employés ;
Collaborer avec les autres chefs de services pour gérer les dossiers
individuels du personnel en matière de sanction et de
récompense ; Exécuter toute autre tâche lui
confiée par la hiérarchie.
c. Le
secrétaire :
Sous la supervision du coordinateur, il
doit s'enquérir de l'emploi du temps du coordinateur ;
Rappeler au coordinateur les rendez-vous en attente et en
programme d'autres ; Réceptionner, dépouiller et
enregistrer tous les courriers entrants ; Distribuer les différents
courriers provenant de la coordination ; Faire et mettre
régulièrement à jour un répertoire
d'adresses ; Assurer le bon classement du courrier et bien tenir les
archives ; Assumer la responsabilité du matériel mis
à sa disposition et sa maintenance ; Rédiger les
correspondances, les saisir ou s'assurer de leur saisi et de leur
expédition ; Rassembler tous les courriers et correspondances
adressés au Coordinateur et les lui soumettre à temps ;
Jouer le rôle du rapporteur à toutes les réunions de la
coordination avec les chefs de services respectifs et avec les tiers ;
Consulter le service compétent pour répondre à toute
sollicitation extérieure en cas d'absence du Coordinateur si un
intérimaire n'a pas été désigné et ;
Faire toute autre chose sur demande ou par autorisation du Coordinateur.
d. Le chargé
de Programme :
Sous la responsabilité du Coordinateur, il
doit assister le Coordinateur à mettre en place un système
cohérent de suivi-évaluation des principaux indicateurs de
rendement du plan directeur ; Assurer la facilitation des
activités, charges et concertations organisée par le CAJED ;
Assurer, à côté du Coordinateur, la direction des
différentes études, enquêtes et publications des
résultats du monitoring ; Identifier et analyser les demandes de
nouveaux besoins des membres et du staff de la coordination et suggérer
des réponses appropriées notamment sous forme des formations et
recyclages conséquents ; Élaborer des dossiers techniques de
projets et rapports techniques de projets et rapports à soumettre aux
partenaires ; Superviser la gestion des unités de production en
collaboration avec le Chargé de finances et le Logisticien ;
Superviser la gestion des écoles et des autres projets ; Assurer
la mise en application et le respect de la politique de protection du CAJED
ainsi que de ses valeurs ; Faciliter la mise en relation des membres
avec d'autres structures locales ; Produire tout autre travail lui
demandé par le Coordinateur.
e. Le chargé de
finance :
Il élabore les budgets provisionnels et
opérationnels annuels, les demandes de financement en collaboration avec
le chargé de programme et le Coordinateur ; Assure le suivi du
budget mis à la disposition du CAJED et produit le tableau de suivi
budgétaire à présenter au Coordinateur pour
approbation ; Vérifie les pièces justificatives de
l'utilisation des fonds remis aux membres et agents pour exécution des
activités ou projets ; Prépare les états de besoins
et chèques pour signature et retrait des fonds à la banque ;
Garder les pièces dans le coffre-fort ainsi que le
chéquier ; Fournit des conseils en gestion comptable,
financière et matérielle au personnel et aux membres du CAJED,
ONGD ; Veille à la déclaration et au paiement des taxes et
impôt dont le CAJED est assujetti ; Prépare le document des
frais de séjour pour les personnes qui vont en mission et
renforcer les capacités de gestion des agents sous sa supervision.
f. Le Comptable
:
Sous la responsabilité du Chargé de finance,
celui-ci produit tout travail lui demandé par le chargé de
finance ; Tient les livres et le journal de banque en garantissant le
bon classement des pièces et archives comptables ; Produit les
rapports et états financiers conformément au manuel de
procédures de gestion sur demande de la hiérarchie ; Assiste
le Chargé de fiances dans l'élaboration des tableaux de suivi
budgétaire ; Enregistre les justificatifs d'utilisation des fonds
remis aux membres et agents pour exécution des activités et
projets ; Fournit des conseils de gestion financière aux membres du
CAJED ; Supervise la tenue de la caisse ; Assure la passation des
écritures comptable ; Prépare les ordres de paiement pour la
sortie des fonds sur orientation du Chargé de finances ; Effectue
les dépôts et retrait des fonds en banque ; Tient les fiches
d'amortissement des matériels du CAJED ; Renforce les
capacités de la gestion des agents sous sa supervision ;
Exécute tout autre travail demandé par son supérieur
hiérarchique.
g. Le logisticien
:
Sous la responsabilité du Chargé de finances,
celui-ci s'occupe des services généraux (charroi, magasins
et gardiennage) ; Centralise et oriente toutes les commandes
sélectionnées par les services (Prix, quantité et
qualité) ; Aménage les circuits d'approvisionnement et de
distribution des matériels ; S'assure du bon fonctionnement du
matériel roulant de l'organisation en tenant compte de la destination de
chaque engin, l'objet et la durée de sa mission, la quantité de
carburant à consommer et la personne à déplacer ;
S'assure que toutes les clés de contact des engins non en mouvement
sont en sécurité et bien gardés ; S'assure que les
magasiniers et agents affectés aux dépôts ne
détiennent pas de clés en dehors des heures de services ;
Tient les registres des matériels du projet ; Veille à
l'entretien et maintenance régulier des matériels,
bâtiments et concession du CAJED ; Centralise les états de
besoin en matériels de projets et rédiger les demandes des
prix et les offres des prix ; Assure le suivi du patrimoine de
l'organisation ; Étudie le marché et identifie la meilleure
condition d'approvisionnement en veillant sur le respect du manuel de
procédures ; Effectue les achats et gère les stocks ;
élabore les rapports mensuels de stocks et de distribution ;
Assure le suivi du patrimoine de l'organisation ; Rend compte de son
travail au Chargé de fiance.
I.7.
Autres membres du personnel de CAJED
Il s'agit de tous les agents qui ne font pas partis de la
coordination mais qui travaillent pour l'organisation, soit à la
coordination ou soit dans des projets qui sont du ressort de cette
dernière, notamment les chauffeurs, la caissière, les
infirmiers, les éducateurs permanents (pour les écoles), les
assistants sociaux et encadreurs ( pour les SET) et les gardiens chargés
de la sécurité.
a. La
caissière :
Sous la supervision du comptable, la caissière
doit tenir journellement les livres de caisse ; Décaisser et
percevoir les espèces en suivant les normes comptables et
administratives en la matière ; Transmettre les documents
comptables de paiement au comptable pour saisie et imputations dans les
documents ad hoc ; Présenter journellement les documents de la
caisse ; Classer et garder les documents comptables en sa possession dans
la discrétion ; Rendre compte de son travail au comptable.
b. Le chauffeur :
Sous la supervision du Logisticien, le chauffeur
doit tenir à jour le carnet du bord du véhicule ;
Effectuer des courses pour l'organisation ; Effectuer des missions et
sorties de services avec le personnel selon l'itinéraire
arrêté par le Logisticien ; Faire le contrôle et
signaler au Logisticien en cas de besoin, l'arrivée à terme
des pièces constructives de dossier des véhicules ;
Établir des états de besoin revenant de son domaine et les
soumettre au Logisticien ; Faire le suivi de l'entretien et
réparation des engins roulants ; Veiller à la
propreté des véhicules et motos de l'organisation ;
Exécuter toute autre tâche lui demandée par le
Logisticien.
c. Le gardien :
Sous la surveillance du Chef de service logistique, le gardien
ou chargé de sécurité doit assurer la
sécurité des biens et des personnes se trouvant dans la
concession du CAJED ou celle de la structure dans laquelle s'effectue le
projet dans lequel il est affecté ; Veiller à la
propreté du jardin et de son entourage ; Tenir le registre des
visiteurs et mouvement de véhicule du CAJED ; Annoncer
l'arrivée des visiteurs et introduire les demandes d'audiences
après des agents ou responsables concernés ; Exécuter
tout autre travail lui demandé par son chef direct.
d. L'infirmier
:
Sous supervision du chargé de programme, il
doit gérer le dispensaire et assurer les soins de santé aux
enfants et aux agents ; Assurer l'animation sanitaire dans toutes les
unités d'encadrement du CAJED ; Formuler les éléments
des avant-projets à soumettre au Chargé de programme ;
Assurer la responsabilité du matériel mis à sa
disposition ainsi que sa maintenance ; Établir des états de
besoin dans le cadre de son service et les soumettre au Chargé de
programmes ; Intervenir dans les projets de son ressort ; Produire
des rapports d'activités ; Exécuter toutes autres
tâches lui confiées par la hiérarchie ; Les agents psychosociaux ; Ce sont des agents
qui s'occupent de toutes les activités liées à
l'encadrement des enfants se trouvant dans des structures d'Encadrement
Transitoire dans lesquelles ils sont affectés. Les structures
concernées sont : le CTO, les FAT et les CV.
I.8. LE CTO/CAJEDet son rôle
Ce Centre de Transit et d'Orientation avait commencé
ses activités depuis 2005 en facilitant le passage de l'ESFGA de la vie
militaire à la vie civile.Il sert :
F Établir des relations de confiance entre encadreur et
enfant dès l'accueil chaleureux jusqu'à la réinsertion de
ce dernier ;
F Mettre en place avec les enfants un mode de vie
communautaire et participative, contribué au bien-être de l'autre
tant au CTO qu'en famille et dans la communauté d'accueil de
l'enfant ;
F Préparer l'enfant à une vie civile et
communautaire par des activités de l'accompagnement psychosocial qui
permettent à l'enfant d'oublier ce qu'il faisait dans l'armée (
vol et viol, pillage, violence, insultes, désobéissance) et
apprennent à celui-ci la vie pacifique avec les autres enfants qu'il
doit considérer comme ses frères et les encadreurs qui sont
à la place de ses parents pendant sa prise en charge
transitoire ;
F Mettre l'enfant à l'abri de toute forme
d'insécurité car le CTO est un lieu de sécurisation et de
protection des ESFGA.
I.9. Statistique des enfants
encadrés par CAJED-ONGD de 2021 à 2022
Tableau I. Statistiques des
enfants encadrés par CAJED-ONGD pour l'année2021
|
NORD-KIVU/CAJED-ONGD
|
Total annuel 2021
|
|
Filles
|
Garçons
|
Total
|
|
Entrés/Nouveaux cas vérifiés et
assistés
|
8
|
72
|
80
|
|
Anciens cas en SET
|
3
|
81
|
84
|
|
ENAs identifiés
|
0
|
4
|
4
|
|
ENAs pris en charge
|
0
|
10
|
10
|
|
Retournés
|
|
0
|
8
|
8
|
|
Cas de réinsertion pour l'année
2021
|
|
Nouveaux cas Réinsertion
|
Scolaire
|
39
|
21
|
60
|
|
Professionnelle
|
0
|
0
|
0
|
|
Economique
|
4
|
16
|
20
|
|
Synthèse
|
43
|
37
|
80
|
Source :CAJED-ONGD, Base des
données, 2022
Tableau II. Statistiques des
enfants encadrés par CAJED-ONGD pour l'année 2022
|
NORD-KIVU/CAJED-ONGD 2022
|
Total annuel 2022
|
|
Filles
|
Garçons
|
Total
|
|
Nouveaux cas Réinsertion
|
Scolaire
|
0
|
3
|
3
|
|
Professionnelle
|
0
|
26
|
26
|
|
Economique
|
39
|
105
|
144
|
|
Synthèse
|
39
|
131
|
173
|
|
ENAs
réinsérés
|
|
ENA
Nouveaux cas Réinsertion
|
Scolaire
|
0
|
0
|
0
|
|
Professionnelle
|
4
|
0
|
4
|
|
Economique
|
23
|
3
|
26
|
|
Synthèse
|
27
|
3
|
30
|
Source :CAJED-ONGD, Base des
données, 2021
I.2. REVUE DE LA
LITTERATURE
Cette partie est subdivisée en deux parties à
savoir la définition des concepts clés et approche
théorique. Cette dernière quant à elle contiendra deux
sections dont les généralités sur le projet de
développement et les faiblesses ainsi que le cadre sur la protection de
l'enfance.
I.2.1. DEFINITION DES CONCEPTS CLES
Pour une meilleure compréhension, il est très
crucial de définir ici les mots clés de notre thème
d'étude :
1. Étude : c'est un travail de
l'esprit qui s'applique à connaître, à approfondir quelque
chose.
C'est aussi un effort intellectuel orienté vers
l'observation et la compréhension des êtres, des choses, des
événements, etc. : L'étude du milieu, de la
nature.
2. L'évaluation est une
appréciation systématique et objective d'un projet,
d'un programme ou d'une politique, en cours ou terminé, de sa
conception, de sa mise en oeuvre et de ses résultats sur le
développement.Il s'agit de déterminer la pertinence des objectifs
et leur degré de réalisation, l'efficience, l'efficacité,
l'impact et la viabilité par rapport au développement.
(BASILE KOUDJE, 2020)
3. Projet de développement :Daniel (2003) définit un projet de
développement communautaire comme une action réalisée dans
un objectif socio-économique orienté vers la satisfaction d'un
besoin collectif de base (alimentation, santé, éducation,
travail, infrastructures de base, information, connaissances, etc.) d'une
communauté d'hommes et de femmes leur permettant de s'épanouir
dignement. « Il tente d'en valoriser les qualités (ressources,
atouts, valeurs), d'en minimiser les handicaps, d'en contourner les
contraintes ». Il implique des groupes d'intérêts divers
notamment des membres de la communauté, les autorités locales et
des agents externes d'appui technique et financier.
4. Exécuté :
exécuter c'est mettre à effet, mener à accomplissement ce
qui est conçu par soi (projet), ou par d'autres (ordre). C'est aussi
rendre effectif (un projet, une décision) ; faire (un ouvrage)
d'après un plan, un projet.(
https://www.larousse.fr
dictionnairesfrancais)
Exécuter le projet c'est l'action de coordonner tous
les moyens (humains, matériels & financiers) mis à
disposition dans le but d'atteindre les objectifs escomptés. La mise en
oeuvre d'un projet fait appel à la gestion de plusieurs
éléments : le cadre du projet, le coût, le personnel,
le système de communication, le système d'acquisition des biens
& services, le contrôle de qualité, etc.
5. Protection de l'enfance :
La protection de l'enfance vise à garantir la prise en compte
des besoins fondamentaux de l'enfant, à soutenir son
développement physique, affectif, intellectuel et social et à
préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité
et son éducation.(
https://solidarités-santé.gouv.fr
familles-enfance).
I.2.2. APPROCHES THEORIQUES
Cette partie contient deux sections dont les
généralités sur le projet de développement et les
faiblesses ainsi que le cadre sur la protection de l'enfance.
SECTION 1. GENERALITES SUR
LE PROJET
1. Etymologie et définition du projet
L'introduction du concept projet dans notre vocabulaire,
vulgaire comme scientifique, nous vient du mot latin
« projectum» de
« projicere », Le
préfixe pro signifie qui « précède
dans le Temps» et le radical «
jacere » signifie «jeter ». Depuis, la gestion de
projet s'en est approprié le terme et en a fait une expression d'un sens
moins riche, invariable, mais nettement plus précis. Tel que
défini par le PMI (2000) : « Un projet est une
entreprise temporaire décidée dans le but de créer un
produit, un service ou un résultat unique." Paradoxalement, selon la
littérature scientifique de la gestion de projet, cette
définition ne correspond que partiellement à la définition
généralement acceptée.
2. Gestion du cycle de projet
L'union européenne (UE), la Banque mondiale (BM), le
Fond international pour le développement de l'agriculture (FIDA) et
l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont
développé chacun des phases de cycle de projet en raison de leurs
procédures différentes.
L'approche de la Gestion du cycle de projet (GCP) se
présente comme une démarche méthodologique de
préparation, de mise en oeuvre et d'évaluation des projets et
programmes basée sur une approche impliquant les différentes
parties prenantes du projet.La GCP permet d'avoir un cadre de gestion moins
rigide et moins linéaire. Ainsi, le gestionnaire a une marge de
manoeuvre en cours de cycle puisqu'il a la possibilité d'intervenir
à tout moment pour rectifier les inadéquations de la logique de
formulation (objectifs/activités/moyens/résultats), grâce
à une évaluation continue des actions entreprises.
Bien que les phases du cycle de projet varient d'une
institution à l'autre, il faut dire que d'une façon
générale, tous les cycles de projet entrant dans le cadre de la
coopération au développement se composent de trois grandes phases
qui sont : une phase de préparation de projet, une phase de mise en
oeuvre du projet et une phase d'évaluation du projet.
La Gestion du Cycle de Projet contribue à garantir que
:
v Les projets appuient les grands objectifs de la politique
des bailleurs de fonds et de ses partenaires au développement ;
v Les projets correspondent à une stratégie
convenue et soient pertinents par rapport aux problèmes des
groupes/bénéficiaires ciblés ;
v Les projets soient réalisables, ce qui veut dire que
les objectifs sont réalistes compte tenu des contraintes liées
à l'environnement et aux capacités des acteurs impliqués ;
et les avantages générés par les projets soient durables.
Pour faciliter l'obtention de ces résultats ;
v La gestion du cycle de projet :
- Requiert la participation active des parties prenantes
clés et vise à promouvoir l'appropriation locale ;
- Exploite l'approche du Cadre Logique (ainsi que d'autres
outils) pour réaliser un certain nombre d'analyses clés (y
compris celles des parties prenantes, des problèmes, des objectifs et
des stratégies) ;
- Incorpore les critères clés
d'appréciation de la qualité à chaque étape du
cycle du projet ;
- Requiert la fourniture de document(s) clés de bonne
qualité à chaque phase (avec concepts et définitions
largement utilisés), pour appuyer une prise de décision
éclairée.
La gestion du cycle de projet s'articule autour d'un cycle de
projet, ce qui assure que tous les aspects du projet sont pris en compte. Une
valeur fondamentale de la méthode de GCP est que les aspects du projet
sont réexaminés tout au long de son cycle. Cela assure que tout
changement intervenu sera inclus dans la conception du projet. En
conséquence, les projets sont plus susceptibles de réussir et
d'être durables.
3. Quelques méthodes de planification, de suivi et
d'évaluation des interventions des organismes de
développement
Il existe plusieurs méthodes de planification, de suivi
et d'évaluation que les organismes internationaux utilisent souvent pour
faire le choix du projet ou programme mais aussi pour suivre et faire des
jugements de valeur afin d'en dégager les limites. Cependant, en ce qui
concerne notre travail, nous nous baserons surtout à la méthode
d'analyse du cadre logique (ACL).
F Analyse cadre logique (ACL) :
Cette dernièreest considérée comme une
« aide à la réflexion ». Elle permet d'analyser et
d'organiser l'information de façon structurée, de sorte que les
questions importantes soient posées, que les points faibles soient
identifiés et que les décideurs soient en mesure de prendre des
décisions éclairées fondées sur une meilleure
compréhension de la raison d'être du projet, des objectifs
visés et des moyens grâce auxquels ces objectifs vont être
atteints. (Commission européenne,
2004)
Il faut distinguer l'ACL, qui est un processus analytique
(comprenant l'analyse des parties prenantes, l'analyse des problèmes, la
fixation d'objectifs et le choix d'une stratégie), de la matrice duCadre
Logique (MCL) qui, tout en nécessitant également l'analyse des
objectifs de la stratégie et des risques potentiels, constitue le
produit de la méthode d'analyse.
A. Qu'est-ce que le cadre logique
?
Le cadre logique est un outil qui a été
développé dans les années 1970 et utilisé depuis
lors par de nombreux organismes différents.
Cette méthode implique la mise en forme des
résultats d'une analyse de manière à présenter de
façon systématique et logique les objectifs d'un
projet/programme. La mise en forme doit refléter les liens de
causalité entre les différents niveaux d'objectifs, indiquer
comment on peut vérifier si les objectifs ont été
réalisés et définir quelles sont les hypothèses,
échappant au contrôle du projet/programme, susceptibles
d'influencer sa réussite. Les résultats principaux de ce
processus sont résumés dans une matrice (le cadre logique) qui
décrit les aspects les plus importants d'un projet ou programme.
B. Les limites du cadre logique
Le cadre logique s'est avéré utile pour les
personnes chargées de la préparation et de la mise en oeuvre de
projets. Il leur permet de mieux structurer et formuler leur réflexion
et de l'exprimer d'une façon claire et standardisée. Si les
politiques sont mal conçues, ou si la logique « ne tient
pas », le cadre logique devrait en révéler les
contradictions, bien qu'il ne soit pas en mesure, à lui seul, de
concevoir de meilleures politiques.
Le cadre logique n'est donc qu'un outil pour améliorer
la planification et la mise en oeuvre. Toutefois, un outil, aussi bon soit-il,
ne peut pas, à lui seul, garantir des résultats positifs. La
réussite d'un projet/programme dépend de nombreux autres
facteurs, tels que la capacité organisationnelle de l'équipe ou
des organismes responsables de la mise en oeuvre.
C. Etapes du cadre logique
L'élaboration d'un cadre logique comporte deux
étapes, qui se déroulent progressivement dans les phases
d'identification et d'instruction du cycle de projet :
a. L'étape d'analyse : durant
cette étape la situation existante est analysée pour
développer une vision de la « situation future souhaitée
» et sélectionner les stratégies à utiliser pour y
parvenir. L'idée clé est que les projets ou programmes sont
conçus pour résoudre des problèmes rencontrés par
des groupes cibles ou bénéficiaires, femmes et hommes, et
répondre à leurs besoins et intérêts.
Il existe quatre types d'analyse à effectuer :
- L'analyse des parties prenantes ;
- L'analyse des problèmes (image de la
réalité) ;
- L'analyse des objectifs (image d'une situation future
améliorée) ;
- L'analyse des stratégies (comparaison de
différentes options en réponse à une situation
donnée).
b. L'étape de planification :
durant cette étape l'idée de projet se traduit en un plan
opérationnel pratique, prêt à la mise oeuvre. C'est
à cette étape que le cadre logique est élaboré, et
que les activités et ressources sont définies et
intégrées dans leurs calendriers respectifs.
F Modèle cadre logique :
Selon Nancy L. PORTEOUS (2009), le
modèle logique constitue un outil indispensable de planification qui
favorise la réussite d'une évaluation en matière de
projet. Ce modèle permet de compiler et de visualiser les informations
concernant un projet donné à l'aide d'un schéma, afin de
favoriser la compréhension des enjeux de l'intervention. Il est
souhaitable d'élaborer le modèle logique du projet à
l'étape de sa planification. Au cas où il n'y a pas de
modèle logique ou quand le modèle logique n'a pas
été défini, les évaluateurs sont contraints d'en
élaborer en sur la base des documents (rapports, compte rendu de
réunions...) du projet.
Il nous paraît intéressant de définir ici
les termes communs qu'on utilise dans un modèle logique pour
décrire les principaux éléments d'un projet.
F Quoi ? : Les composantes d'un
projet sont des séries d'activités étroitement
liées, les activités sont les mesures mises en oeuvre par le
projet pour parvenir aux résultats désirés.
F Qui ? : On peut dire que
les groupes cibles sont les clientèles, individus, groupes,
collectivités ou organismes à qui s'adresse le projet.
F Pourquoi ? : Les
résultats sont les changements que l'on compte effectuer par l'entremise
du projet.
D'autres éléments communs aux projets non moins
importants sont aussi à relever. Ce sont en l'occurrence :
- Les intrants : sont les ressources qui
permettent la réalisation des activités ;
- Les extrants : sont les services, les
éléments ou les biens produits par les activités ;
- Les facteurs contributifs :
représentent ce qui explique que les activités ou les intrants
produisent les résultats (l'intérêt, la participation ainsi
que la réaction des bénéficiaires vis-à-vis du
projet) ;
- Les facteurs externes : sont des
éléments situés à l'extérieur du champ
d'intervention du projet, mais qui peuvent exercer une influence sur ce
dernier.
Bien qu'indispensable pour la réussite d'une
évaluation de projet, le modèle logique peut comporter certains
risques et inconvénients. L'utilisation du modèle logique exige
parfois du temps. Par ailleurs, il ne s'agit que d'une représentation de
la réalité par un simple modèle qui ne saurait prendre en
compte tous les volets du projet. On risque de simplifier le projet, par
exemple en omettant d'illustrer de façon adéquate le contexte du
projet et les influences externes pouvant agir sur lui. On risque aussi de
transformer des systèmes complexes en systèmes
linéaires.
4.
L'évaluation des projets
a. Définition
Il existe un grand nombre de définitions de
l'évaluation. Sa définition dépend du contexte dans lequel
elle utilisée.
Pour DE KETELE (1986), évaluer
signifie examiner le degré d'adéquation entre un
ensembled'informations et un ensemble de critères adéquats
à l'objectif fixé, en vue de prendre une décision.
L'évaluation a pour but ultime de porter un jugement de valeur sur
uneactivité, un service ou n'importe quelle partie du projet. Ce
jugement sera toujours basé sur des critères et des normes
explicites ou non.
Cependant, CHAMPAGNE at.al. (1985), nous fait
voir que l'emploi du terme jugement ramène l'évaluation à
déterminer si les objectifs du projet ont été atteints ou
non. Or l'évaluation doit aussi chercher à savoir comment le
projet fonctionne et dans quel contexte, quels sont les problèmes ou les
questions qu'il soulève, quels effets non voulus en résultent,
qui touche et quelles sont les principales fonctions de
l'évaluation ?
b. L'évaluation comme processus
régulateur des actions du projet
L'évaluation d'un projet est le moment pendant lequel,
les acteurs du projet se donnent le temps de vérifier
l'adéquation entre les activités, les démarches, les
règles, les règlements choisis et les objectifs de
départ.
La régulation peut tendre à maintenir
l'équilibre du fonctionnement par rapport à une norme, à
un projet en opérant les erreurs, les déviations, en palliant les
dysfonctionnements et en valorisant les réussites et tout ce qui va dans
le sens du projet initial (C'est la régularisation). Mais, la
régulation peut aussi infléchir le sens même de la
règle antérieurement fixée ou le projet, être une
mise en question des normes, des règles, une divergence.
La régulation, est d'ailleurs décrite en trois
types par Michel Vial (1997) et trouve sa place dans un projet
d'intervention. Il s'agit de la régulation cybernétique, la
relation systémique et la régulation comme un complexe.
1) La régulation cybernétique :
Il s'agit là en premier lieu, de bien préciser
la nature de la tâche à accomplir, de définir les
résultats attendus, puis de contrôler ce qui a été
produit. Ce contrôle peut être le fait des différents
acteurs du projet, les partenaires exécutifs lors de la mise en oeuvre
du projet, un expert externe en évaluation (consultant) ou les
bénéficiaires du projet qui exercent une auto-évaluation.
De toutes les manières, il est question de vérifié si le
produit réalisé est conforme au produit attendu.
De toutes les manières il est question de
vérifier si le produit réalisé est conforme au produit
attendu. Si tel n'est pas le cas, il est indispensable de procéder
à un réajustement pour obtenir un produit convenable à
celui attendu sous forme d'évaluation d'adaptation.
2) La régulation symétrique :
La régulation systémique, à la
différence de la régulation cybernétique, elle se centre
sur le processus. Pour fonder cette différence, Michel Vial
(1997) op.cit., parle de divergence. Au lieu de corriger l'erreur
commise dans la régulation cybernétique, il faut l'exploiter. Ce
qui amène les acteurs du projet à dévier du cap initial
sans sortir du domaine d projet.
3) La régulation comme un
complexe :
Cette régulation intègre la régulation
cybernétique mais aussi la régulation systémique. En
effet, le produit et les acteurs de la production passant par les processus
sont tous concernés.
Il s'agit alors d'une complémentarité et non
d'une opposition. C'est pourquoi, Michel Vial (1997) op.cit.,
propose des termes comme : articuler, conjuguer, mettre en lien.
L'évaluation doit donc intervenir à tous les stades de la mise en
oeuvre d'un projet.
c. L'évaluation externe
Une évaluation est qualifiée d'externe lorsque
la structure qui souhaite évaluer ses actions fait appel à des
experts extérieurs.
ü Avantages de l'évaluation externe :
Elle est nécessaire car l'extériorité
rend plus probable son indépendance, son impartialité et son
objectivité.
Parmi les arguments présentés en faveur de
l'évaluation externe, NADEAU (1981), cite une plus
grande objectivité ; l'aptitude à inclure des
critères évaluatifs qui concernent les prémices
organisationnelles de base ; la possibilité d'agir comme agent
médiateur s'il existe des conflits internes ; un statut mieux
protégé ; une plus grande facilité à
éviter des tâches indésirables et qui ne font pas partie de
l'évaluation. Une telle évaluation serait la bienvenue car elle
permettrait aux acteurs du projet de déceler ses failles et de les
corriger.
Un autre avantage de l'évaluation externe est qu'elle
favorise l'obtention de financement. En effet, la plupart des bailleurs de
fonds exigent une évaluation externe pour les actions financées.
Cependant, force est de constater qu'il n'est pas possible d'effectuer une
évaluation externe de toutes les actions car pour assurer un suivi plus
complet des activités, les agents sont invités à
évaluer eux-mêmes les actions dont ils assurent la conduite.
d. L'évaluation interne
L'évaluation interne est réalisée par les
acteurs du projet eux-mêmes.
ü Avantages de l'évaluation interne :
Son exercice permet une appropriation par le plus grand nombre
d'agents possible, de la pratique et de la culture de l'évaluation. Il
contribue à la rationalisation des méthodes de travail.
Parmi les arguments formulés en faveur de
l'évaluation interne, NADEAU (1981) op.cit.,
relève plus d'aptitudes à développer une connaissance
détaillée de l'organisation et de ses programmes et une meilleure
position pour faire de l'évaluation continue.
Pour Jacques DANANCIER (2004), il s'agit
avant tout d'initialiser une dynamique dans laquelle le souci
d'appréciation des évolutions aura une place quantitativement et
fonctionnellement plus ample et plus continue. Pour cet auteur, les formes que
peut revêtir l'évaluation interne dans un système sont
multiples. Ainsi propose-t-il trois formes :
F L'évaluation de conformité attachée
à lecture générale des prestations et de
l'organisation ;
F L'évaluation de conformité attachée
à la relecture générale des prestations et de
l'organisation ;
F L'évaluation dynamique interne de projet dans sa
dimension qualitative fonctionnelle et de résultat, elle accompagne le
déroulement des actions ;
F Les évaluations d'autodiagnostic et évaluation
du partenariat.
Pour DANANCIER (2004) op.cit.,
« les premières sont en lien direct avec la dynamique de
projet, les deux dernières tendent à répondre à une
préoccupation contemporaine dont nous mesurons
régulièrement l'ampleur d nos fonctions... ». Si les
arguments ne manquent pas pour justifier le bien-fondé de
l'évaluation, c'est que celle-ci nous permet de nous fixer des objectifs
et d'y aboutir car comme le dit Yvan ABERNOT
(1996),« l'amélioration de l'évaluation
par celle des objectifs, car si l'on ne sait pas où l'on va, il est
difficile de s'y rendre et de savoir s'il reste beaucoup de chemin à
parcourir ». L'atteinte des objectifs d'une évaluation
s'appuie sur des normes et standards qui participent vigoureusement à la
professionnalisation des experts.
e. Suivi de l'évaluation
L'évaluation exige une réponse explicite de la
part des autorités auxquelles s'adressent ces recommandations. Il peut
s'agir de mesures en matière de gestion d'un plan d'action ou d'un
accord précisant clairement les responsabilités (dont celle
de rendre compte).
Il doit y avoir un suivi systématique de l'application
des recommandations formulées dans l'évaluation qui ont
été acceptées par la direction ou les organes directeurs.
L'application des recommandations découlant de l'évaluation
devrait faire l'objet d'un rapport périodique adressé aux organes
directeurs ou au chef de l'organisation.
5. Phases constitutives d'une équipe projet
Henri-Pierre MADERS (2000), présente
cinq phases du processus de constitution d'une équipe projet
performante, c'est-à-dire capable d'atteindre l'objectif fixé en
respectant les contraintes de temps :
§
L'observation : pendant laquelle les membres de l'équipe
projet apprennent à se connaitre. Il constitue le premier stade d'une
équipe projet performante et le point de passage obligé. Un
travail commun des membres de l'équipe va consister à se
découvrir suffisamment pour envisager une meilleure
coopération ;
§ La cohésion : pendant
laquelle les membres de l'équipe projet commencent à se
constituer une histoire commune. Elle est le second point de passage
obligé. L'équipe projet après les présentations
doit se créer une histoire, des conditions qui doivent permettre
à chaque membre de voir chez les autres les similitudes et les
dissemblances par rapport à lui-même. La réussite de cette
étape permet d'éviter certains conflits ;
§ La différenciation :
pendant laquelle les membres de l'équipe projet apprennent à
respecter les comportements, compétences et convictions de leurs
coéquipiers sans jugement de valeur mais comme autant de ressources pour
l'équipe. A ce niveau, les personnels se connaissent, on des souvenirs
en commun et éprouvent du plaisir à être ensemble.
Cependant, il va leur falloir accepter le fait que, si certains aspects les
rapprochent, il en existe aussi qui les différencient, les
éloigne nt, qu'il faut savoir exploiter les ressources
supplémentaires ;
§ L'organisation : pendant laquelle
l'équipe projet s'organise en fonction des compétences et des
motivations de chacun de ses membres. Chacun de membres de l'équipe a sa
place. Cela constitue l'objectif de ce stade car, reconnaître les talents
de chacun ne suffit pas, il faut les combiner ;
§ La production : pendant laquelle
le chef de projet manage l'équipe au quotidien pour en développer
la cohésion, la motivation et la compétence et ainsi arriver
à l'objectif. Il constitue le cinquième stade et l'aboutissement
du processus.
L'équipe projet organisée peut enfin produire
avec efficacité à condition qu'une dynamique soit entretenue,
dynamique de succès, de motivation, de cohésion. Cependant, pour
Henri-Pierre MADERS, l'organisation d'une équipe projet
mise en place a une durée de vie limitée : « si un
des membres de l'équipe projet quitte le projet (pour un projet
prioritaire ou pour accéder à un responsabilité
opérationnelle « qui ne se refuse pas »), si les
objectifs sont modifiés, si de nouvelles solutions technologiques
apparaissent (instrument), si de nouveaux acteurs sont intégrés
en cours de route... l'organisation sera à revoir ; ce qui nous
ramène au stade de l'observation, la cohésion, de la
différenciation, de l'organisation et de la production ».
6. Les conditions de réussite d'un projet
Dans le cours d'élaboration, suivi et évaluation
des projets, R.GASHEKERO (2020) cite quatre conditions de
réussite d'un projet :
a. Le réalisme :
- Etre réaliste, c'est s'assigner des
buts : c'est savoir identifier les phénomènes sur lesquelles
on peut agir à court moyen et long terme et ceux sur lesquels on ne peut
rien. Il convient donc d'éviter de tout faire.
- Etre réaliste, c'est aussi connaître
les limités et la pertinence des moyens qui sont à notre
disposition et être capable de les maîtriser.
- Etre réaliste, c'est encore prévoir
avec la maximum rigueur
- Etre réaliste, c'est donc se fixer des objectifs
précis que l'on sait pouvoir atteindre avec les moyens disponibles, en
connaissant de façon concrète ce qui peut être
changé, de ce qui ne peut pas être.
b. La motivation :
Les motivations sont les raisons que l'on se donne pour agir.
Sont motivés ceux qui ont de bonnes raisons pour agir et qui y croient.
Il n'y a pas de place dans le développement pour les blasés (les
dégoûtés) et les routiniers, le rond-de-cuir. Ne
réussissent que ceux qui ont une volonté ferme et qui voient
clairement les buts à atteindre. Réussissent ceux qui
« prennent les taureaux par les cornes » en étant
clairvoyant, sans tomber dans l'activisme.
Pour qu'un projet réussisse, le gestionnaire
planificateur des projets doit donc prendre routes les dispositions et
précautions qui s'imposent pour que tous les acteurs impliqués
dans l'opérationnalisation du projet soient motivés.
c. La participation :
Elle ne se situe pas forcément au niveau des
populations mais à celui des cadres locaux qu'ils soient fonctionnaires
ou civils.
d. L'organisation :
Le résultat recherché sera obtenu par une
série d'opérations étroitement dépendantes les unes
des autres, qui doivent être réalisées dans un certain
ordre et d'une façon permanente (partie sur le management des projets).
Il faudra des organes qu'il faut (important), une bonne définition des
tâches. L'homme qu'il faut à la place qu'il faut, etc.
SECTION 2. FAIBLESSES ET
CADRE NORMATIF DE LA PROTECTION DE L'ENFANCE
1. LES FAIBLESSES DE LA PROTECTION PAR LES ONG
Les faiblesses liées à la protection de l'enfant
par les ONG sont à rechercher dans la nature de leur intervention et
dans leur organisation sur le terrain.
a. La nature de l'intervention
L'intervention des organisations non gouvernementales,
nationales ou internationales, en faveur de la protection de l'enfant consiste
en des actions de caractère social ou des plaidoyers afin que les
situations de violation prennent fin.
v Le caractère essentiellement social de
l'intervention
Un large volet de l'intervention des ONG est de
caractère social et caritatif et consiste en des dons en faveur de
l'enfance malheureuse ou en difficulté notamment en conflit avec la
loi. Ce volet consiste aussi en la prise en charge des enfants
infectés ou affectés par le VIH/SIDA. Mais limitée
à ce volet, la protection ne vise là que les effets d'une
situation sans en rechercher les causes.A titre, il s'agit notamment :
Ø Des facteurs conjoncturels (facteurs politiques et
militaires et leurs impacts d'une part, absence ou mauvais fonctionnement de
l'appareil étatique et leurs conséquences d'autre part) : le
contexte de crise a créé des conditions favorables ou aggravantes
pour la violation des droits de l'enfant ;
Ø Des facteurs structurels c'est-à-dire d'un
côté le contexte historique, socio-économique et culturel
et de l'autre la faiblesse du cadre normatif interne et de l'engagement de
l'Etat dans les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme.
Tous ces facteurs favorisent les violations faites aux droits
de l'enfant, que ce soit le droit à la non-discrimination, le droit
à la vie , à l'identité et à la nationalité,
le droit à la protection sociale et contre les pires formes de travail
et les autres exploitations, les droits aux libertés, le droit à
l'éducation, à la santé, tous ces droits qui ont
amené les Nations à faire de l'enfant « un sujet de
droit...reconnu dans ses capacités » et dont
l'« avis est davantage pris en compte à différents
niveaux...». (Françoise Martinetti,
2007)
S'attaquer aux effets pour soulager les enfants est vital,
mais cibler les racines pour enrayer les causes semble plus apte à
engendrer des solutions durables. C'est pourquoi les actions de plaidoyer des
ONG sur le terrain sont indispensables mais sont en bute à des
difficultés liées au contexte politique.
v Les difficultés
du plaidoyer des ONG
Les ONG qui s'investissent dans le plaidoyer ne disposent pas
d'un réel moyen de pression supplémentaire en dehors des rapports
circonstanciés, périodiques ou des rapports alternatifs devant
les organes de garantie du système international ou du système
régional. Ces ONG disposent de peu de moyens de contrainte juridique et
politique face à des acteurs insensibles et insuffisamment imbus de
valeurs de la personne humaine. Or un plaidoyer efficace pour la défense
des droits humain suppose la mise en jeu d'actions à intensité
graduelle, allant des campagnes de sensibilisation et d'information aux marches
et sit-in en passant par les négociations, des communiqués de
presse, des déclarations ou toutes autres actions visant à
obtenir la cessation des violations des droits humains ou empêcher leur
commission.
b. L'organisation des ONG sur le terrain
Les ONG sont inégalement réparties sur le
territoire. Elles manquent de coordination entre elles relativement à
leurs activités, ce qui là aussi crée des chevauchements
à l'instar de la répartition dans les zones couvertes.
v L'inégale couverture du
territoire
Les ONG choisissent leurs zones de couverture en fonction de
l'intérêt et de l'évaluation de la situation faite par
chacune d'elles. C'est ainsi que certaines régions ont pu
bénéficier de l'afflux massif d'ONG qui s'y sont
installées et opèrent depuis ou même avant le
déclenchement de la crise. Avant de s'installer les ONG opèrent
des découpages territoriaux et des rattachements de localités.
Seules sont bénéficiaires de leurs actions, les localités
qui se retrouvent dans les délimitations par elles faites. Ces
délimitations ne se soucient pas de la couverture du territoire entier
du pays et les critères varient en fonction de leurs domaines
d'intervention.
v Le manque de coordination et le chevauchement des
activités liées à la protection
Ce manque de coordination existe au niveau du choix des zones
de couverture et des activités que mènent ces ONG.
S'agissant du manque de coordination au moment du choix des
zones de couverture, chaque ONG ne tient pas compte de l'existence sur place
d'autres organisations avant de se décider à couvrir telle ou
telle zone. En conséquence, plusieurs ONG intervenant sur le même
plan se retrouvent concentrées dans les mêmes régions sans
nécessairement que cette concentration soit justifiée par des
besoins particulièrement énormes et pressants de protection.
Par ailleurs, les activités relatives à la
protection étant multiformes, il y aurait plus d'efficacité dans
la couverture des mêmes régions par des organisations intervenant
sur des volets différents de sorte que leurs activités soient
complémentaires les unes des autres. Or sur le terrain, il est
remarqué que ces activités se chevauchent et donnent des
résultats qualitativement et quantitativement insuffisants.
2. CADRE NORMATIF DE LA PROTECTION DE
L'ENFANCE
Aux termes de cette sous partie, nous allons dégager ce
cadre normatif dans les instruments juridiques internationaux et dans les
instruments juridiques nationaux.
2.1. Au plan international
Au plan international, s'il faut décrire les
instruments juridiques qui abordent ou profitent à la protection
spéciale de l'enfant, nous relevons la Convention relative aux droits de
l'enfant (A) et la Charte des droits et du bien-être de l'enfant (B).
A. La Convention relative aux droits
de l'enfant
F De la responsabilité des parents et de la
protection spéciale
Les Etats parties s'emploient de leur mieux à assurer
la reconnaissance du principe selon lequel les deux parents ont une
responsabilité commune pour ce qui est d'élever l'enfant et
d'assurer son développement. La responsabilité d'élever
l'enfant et d'assurer son développement incombe au premier chef aux
parents ou, le cas échéant, à ses représentants
légaux. Ceux-ci doivent être guidés avant tout par
l'intérêt supérieur de l'enfant. Pour garantir et
promouvoir les droits énoncés dans la présente Convention,
les Etats parties accordent l'aide appropriée aux parents et aux
représentants légaux de l'enfant dans l'exercice de la
responsabilité qui leur incombe d'élever l'enfant et assurent la
mise en place d'institutions, d'établissements et de services
chargés de veiller au bien-être des enfants
».(Article 18 point 1 et 2 de la Convention relative aux droits de
l'enfant)
De cette disposition s'ensuit la compréhension selon
laquelle l'Etat doit se rassurer que les parents puissent assumer leur
responsabilité vis-à-vis de leurs enfants ; or le fait pour les
enfants de se retrouver dans la rue et mendier prouvent à suffisance que
les parents ont manqué à cette obligation de
responsabilité et, si cela est dû à leur incapacité
d'assurer la survie de leurs enfants faute de moyens, il faut alors une
assistance matérielle.
C'est pourquoi l'article 20 de la CDE dispose que
« Tout enfant qui est temporairement ou définitivement
privé de son milieu familial, ou qui dans son propre
intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit
à une protection et une aide spéciale de l'Etat.
Les Etats parties prévoient pour cet enfant une
protection de remplacement conforme à leur législation
nationale.Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme du
placement dans une famille, de la Kafalah de droit islamique, de l'adoption ou,
en cas de nécessité, du placement dans un établissement
pour enfants approprié. Dans le choix entre ces solutions, il est
dûment tenu compte de la nécessité d'une certaine
continuité dans l'éducation de l'enfant, ainsi que de son origine
ethnique, religieuse, culturelle et linguistique ».
B. La Charte africaine des droits et
du bien-être de l'enfant
F De l'assistance et de la protection
spéciale
S'agissant de l'assistance et de la protection
spéciales, les Etats parties à la présente Charte, compte
tenu de leurs moyens et de leur situation nationale, prennent toutes les
mesures appropriées pour :
- Assister les parents ou autres personnes responsables de
l'enfant, et en cas de besoin, prévoir des programmes d'assistance
matérielle et de soutien, notamment en ce qui concerne la nutrition, la
santé, l'éducation, l'habillement et le logement ;
- Assister les parents ou autres personnes responsables de
l'enfant pour les aider à s'acquitter de leurs tâches
vis-à-vis de l'enfant, et assurer le développement d'institutions
qui se chargent de donner des soins aux enfants.
De ce qui précède, il est fait mention
d'assister les parents ou autres personnes responsables de l'enfant, en
établissant des programmes d'assistance sur les besoins
élémentaires de l'enfant, une obligation qui incombe aux Etats
parties, de telles dispositions, lorsqu'elles sont prises en compte en aidant
les parents de s'acquitter de leurs tâches, diminueraient le nombre des
enfants qui s'exposent à la mendicité, tout simplement parce que
les parents sont butés par le contexte de précarité.
L'article 25 de la Charte dispose que « 1. Tout
enfant qui est, en permanence ou temporairement, privé de son
environnement familial pour quelque raison que ce soit, a droit à une
protection et une assistance spéciale.
Les Etats parties à la présente Charte
s'engagent à veiller à :
· Ce qu'un enfant qui est orphelin ou qui est
temporairement ou en permanence privé de son milieu familial, ou dont
l'intérêt exige qu'il soit retiré de ce milieu,
reçoive de soins familiaux et remplacement, qui pourraient comprendre
notamment le placement dans un foyer d'accueil, ou le placement dans une
institution convenable assurant le soin des enfants ;
· Ce que toutes les mesures nécessaires soient
prises pour retrouver et réunir l'enfant avec les parents là
où la séparation est causée sur un déplacement
interne et externe provoqué par des conflits armés ou des
catastrophes culturelles ».
Ayant découvert ce qui est prévu au niveau
international sur la question de cette protection spéciale, passons
alors au cadre normatif sur le plan national.
2.2. Au le plan national (dans les instruments juridiques
nationaux)
Dans ce paragraphe, nous allons comme nous l'avions fait au
paragraphe précédent, indiquer les instruments juridiques
nationaux qui profitent à la personne de l'enfant, d'abord nous avons la
Constitution et la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de
l'enfant.
a. La Constitution :
La Constitution de la République démocratique du
Congo telle que modifiée par la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011
portant révision de certains articles de la Constitution de la RDC du 18
février 2006 consacre dans son article 123 point 16 que
« sans préjudice des autres dispositions de la
présente Constitution, la loi détermine les principes
fondamentaux concernant la protection des groupes
vulnérables ».
Cette disposition constitutionnelle est claire qu'il revient
à la loi de déterminer les principes fondamentaux des groupes
vulnérables, nous signalons que par groupes vulnérables l'on peut
entendre l'ensemble des personnes, voire des animaux qui peuvent être
blessés aisément, or les enfants également, en vertu de
leur immaturité physique et même intellectuelle peuvent facilement
être blessés. Voilà pourquoi, il y a une législation
qui les protège.
Il s'agit alors de la loi portant protection de l'enfant qui
consacre les mesures relatives à un des groupes vulnérables en la
personne de l'enfant.
b. La Loi n°09/001 du 10 janvier
2009 portant protection de l'enfant :
Au regard de l'article 62 point 1 de la loi n°09/001 du
10 janvier 2009 portant protection de l'enfant voici ce qui est disposé
: « Est considéré comme en situation difficile et
bénéficie d'une protection spéciale, notamment : 1.
l'enfant rejeté, abandonné, exposé à la
négligence, au vagabondage et à la mendicité ou
trouvé mendiant, vagabond ou qui se livre habituellement au vagabondage
ou à la mendicité ». Or, au sens de la
présente loi, il faut en entendre par enfant en situation difficile,
comme dispose l'article 2 point 4 « l'enfant qui ne jouit pas de
ses droits fondamentaux et qui n'a pas accès aux services sociaux de
base tels que la santé, le logement, l'alimentation et
l'éducation ».
En effet, il ressort de l'article 63 alinéa
1er de cette loi que « La protection
spéciale se réalise à travers les mécanismes de
tutelle de l'Etat tels que prévus par la loi, le placement social et
autres mécanismes de prise en charge appropriés».
CONCLUSION PARTIELLE
Dans ce premier chapitre nous avonsde présenté
le milieu d'étude qui est CAJED-ONGDtout en expliquant sa
finalité en ce qui qui concerne la protection de l'enfance. Nous avons
ensuite illustré les mots clés en rapport avec notre sujet.
Chaque concept nous résume l'idée intelligible de mots
clés que nous venons d'analyser.
La réflexion sur les projets de développement
exécutés par CAJED dans la protection de l'enfance est
vécue avec ampleur et fait l'objet de diverses opinions de la part des
acteurs sociaux. Généralement, les projets destinés aux
enfants nécessitent des moyens gigantesques car cela inclut la
prévision des programmes d'assistance matérielle et de soutien,
notamment en ce qui concerne la nutrition, la santé, l'éducation
et la formation professionnelle, l'habillement, le logement ainsi que la
recherche familiale aux ENA (Enfants non-accompagnés) ou ES (Enfants
séparés).
Nous allons tout de suite passer au deuxième chapitre
qui va nous nous fournir les différents résultats relatifs
à notre recherche scientifique.
CHAPITRE II. APPROCHE METHODOLOGIQUE, PRESENTATION ET
DISCUSSION DES RESULTATS DE L'ENQUETE
Toute investigation qui se veut
scientifique nécessite une méthodologie à suivre en vue
d'arriver à des résultats fiables et objectifs. En effet, la
méthodologie dicte concrètement la manière d'envisager ou
d'organiser la recherche, mais ceci de façon plus ou moins
impérative, plus ou moins précise, complète et
systématisée(GRAWITZ M., 1986).
II.1. APPROCHE
METHODOLOGIQUE
II.1.1. CADRE DE RECHERCHE
Ce travail s'inscrit dans le domaine protection de l'enfance
et veut évaluer les projets développement exécutés
par CAJED-ONGD et leur impact dans la protection des enfants en ville de
Goma.
II.1.2. TYPE DE RECHERCHE
Notre recherche est du type évaluatif car elle nous
permet d'évaluer les projets destinés à la protection de
l'enfance et du type explicatif du fait qu'elle recherche des stratégies
pour une protection optimale des enfants en situation difficile.
II.1.3. METHODES, TECHNIQUES ET
OUTILS
II.1.3.1. METHODES
La méthode est une procédure logique d'une
science. Elle suppose un ensemble cohérent des pratiques
particulières qu'elle met en oeuvre pour que le cheminement de ses
démonstrations et de ses théorisations soit clair, évident
et irréfutable. La méthode est constituée d'un ensemble de
règles qui, dans le cadre d'une science donnée, sont relativement
indépendantes des contenus et des faits particuliers
étudiés en tant que tels. Elle se traduit, sur le terrain, par
des procédures concrètes dans la préparation,
l'organisation et la conduite d'une recherche (AKTTOUF,
1989).
Pour recueillir et analyser les données indispensables
à notre recherche nous nous sommes servis des différentes
suivantes :
a) La méthode descriptive : Elle a
permis, dans le cadre de cette étude, de décrire CAJED-ONGD qui
constitue d'ailleurs le terrain de nos recherches ;
b) La méthode analytique : Elle a
permis d'analyser les opinions émises par les enquêtés en
vue d'en ressortir les éléments similaires pendant l'étape
de catégorisation ;
c) La méthode statistique : Elle a
permis de recueillir, d'organiser et de traiter les données
récoltées d'une manière quantitative sous forme des
tableaux des effectifs et des graphiques.
II.1.3.2. TECHNIQUES
La technique est un moyen précis pour atteindre un
résultat partiel, à un niveau et à un moment précis
de la recherche. Cette atteinte de résultat est directe et relève
du concret, du fait observé, de l'étape pratique et
limitée(AKTOUF, 1987 op.cit.).
Dans le cadre de cette étude, les techniques de
collecte des données ont été les suivantes :
a) La technique documentaire : Dans la
présente étude, elle a permis de recueillir des informations
importantes sur les projets et la protection de l'enfance. Elle nous a en outre
aidésd'enrichir cette étude en se référant et en
consultant des documents dont les ouvrages, les rapports, les cours suivis, les
articles et différents liens internet.
b) La technique du questionnaire : Le
questionnaire est constitué par la liste des questions qui seront
posées aux sujets désignés par l'échantillonnage.
Ce questionnaire a été soigneusement élaboré avant
le début de l'enquête et posé sous une forme identique
à tous les sujets interrogés. Les questions ont été
évidemment choisies en fonction des objectifs assignés à
la présente étude.
c) La technique d'observation : elle
nous a permis d'être témoin oculaire du phénomène
sur le terrain.
d) La technique
d'échantillonnage : c'est la technique par laquelle on
choisit une partie représentative de la population pour
déterminer les caractéristiques de l'ensemble de la population
étudiée. Cette technique nous a permis de fixer un nombre
limité d'individus qui représentent l'ensemble de la population
d'étude.
II.1.3.3. OUTILS DE COLLECTE DES DONNEES
Pour récolter les données chiffrées sur
terrains, nous nous sommes servis du questionnaire d'enquête comme outil
qui a été administré aux répondants afin de
récolter les informations à leur disposition. L'acquisition des
informations relatives au présent sujet de recherche s'est
réalisée, en grande partie, grâce à
l'élaboration d'un questionnaire d'enquête. Le questionnaire
élaboré a recueilli des informations sur les opinions des
enquêtés en rapport avec la protection de l'enfance.
II.1.4. POPULATION ET CHOIX DE
L'ECHANTILLON
§ Population d'étude : Notre
population d'étude comprend les enfants pris en charge par
CAJED-ONGD.
§ Population cible : La population
cible constituée des enfants pris en charge par CAJED-ONGD et des Agents
du CAJED-ONGD.
§ Taille de l'échantillon
La présente étude a utilisé
l'échantillonnage de nature probabiliste et du type simple. Notre
échantillon est constitué de 33 enfants et de 21 Agents du
CAJED-ONGD.
II.1.5. COLLECTE DES DONNEES
Pour collecter les données, nous avons
élaboré le questionnaire d'enquête que nous avons
administré aux enfants et aux agents du CAJED-ONGD.
Précisons aussi que les différentes
réponses ont été agencées dans une base des
données SPSS créée d'avance et après
réalisation des analyses statistiques, les différents tableaux
des résultats ont été importés puis
commentés dans le logiciel Word.Les données
récoltées ont été analysées en fonction des
objectifs de recherche en vue de faciliter l'interprétation et la
discussion des résultats de l'étude.
II.2. PRESENTATION DES RESULTATS
DE L'ENQUETE
II.2.2. Interprétation des
résultats de l'enquête
1. Identification des enfants
enquêtés
Tableau III.
Répartition des enquêtés selon leur genre
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Genre de l'enquêté
|
Masculin
|
19
|
61,3
|
|
Féminin
|
12
|
38,7
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Ce tableau montre que 19
enquêtés sur 31 soit 61,3% de nos enquêtés sont du
genre masculin et 12 enquêtés sur 31 soit 38,7% sont du genre
féminin.
Tableau IV.
Répartition des enquêtés selon leur âge
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Age de l'enquêté
|
5 à 7 ans
|
2
|
6,5
|
|
8 à 10 ans
|
3
|
9,7
|
|
11 à 12 ans
|
4
|
12,9
|
|
13 à 15ans
|
6
|
19,4
|
|
15 à 17 ans
|
16
|
51,6
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Pour ce tableau, il ressort que 16 enquêtés sur
31 soit 51,6% ont l'âge se trouvant entre 15 à 17 ans, 6
enquêtés sur 31 soit 19,4% leur âge varie entre 13 à
15ans, 4 enquêtés sur 31 soit 12,9%ont l'âge situé
entre 11 à 12 ans, 3 enquêtés sur 31 soit 9,7% ont
l'âge se trouvant 8 à 10 ans et 2 enquêtés soit 6,5%
ont l'âge de 5 à 7 ans.
Tableau V. Répartition
des enquêtés selon leur niveau d'étude
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Niveau d'étude de l'enquêté
|
Sans instruction
|
10
|
32,3
|
|
Primaire
|
15
|
48,4
|
|
Secondaire
|
6
|
19,4
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Il ressort de ce tableau que 15 enquêtés sur 31
soit 48,4% ont atteint le niveau primaire, 10 enquêtés sur 31 soit
32,3% sont sans niveau d'instruction et 6 enquêtés sur 31 soit
19,4% ont le niveau secondaire.
2. RESULTATS OBTENUS AUPRES DES ENFANTS PRIS EN CHARGE PAR
CAJED ONGD
Tableau VI. Justification de
l'arrivée des enfants au CAJED-ONGD
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Comment justifiez-vous votre arrivée ici au
CAJED
|
Rupture familiale
|
10
|
32,3
|
|
Manque d'occupation
|
4
|
12,9
|
|
Pour être formé
|
11
|
35,5
|
|
Pour être éduqué
|
6
|
19,4
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Les résultats de ce tableau révèlent que
11 enquêtés sur 31 soit 35,5 % justifient leur arrivée au
sein du CAJED pour être formé, 10 enquêtés sur 31
soit 32,3% se retrouve au CAJED car ils ont été victime de la
rupture familiale, 6 enquêtés sur 31 soit 19,4% s'y retrouvent
pour être éduqué et 4 enquêtés sur 31 soit
12,9% justifient leur arrivée au CAJED par manque d'occupation.
Tableau VII. Motivation de
l'enfant depuis son arrivé au CAJED
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Qu'est-ce qui vous a motivé depuis que vous êtes
arrivé ici au CAJED ?
|
La formation
|
10
|
32,3
|
|
L'hébergement
|
5
|
16,1
|
|
La nourriture
|
4
|
12,9
|
|
L'éducation
|
12
|
38,7
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Il découle de ce tableau que 12 enquêtés
sur 31 soit 38,7% affirment d'être motivé par l'éducation
chez CAJED, 10 enquêtés sur 31 soit 32,3% sont motivés par
la formation, 5 enquêtés sur 31 soit 16,1% sont motivés par
l'hébergement et 4 enquêtés sur 31 soit 12,9% par la
nourriture.
Tableau VIII. Domaine de
formation suivie par les enfants au CAJED
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Profitez-vous de la formation dans quel domaine ?
|
Coupe et couture
|
18
|
58,1
|
|
Menuiserie
|
9
|
29,0
|
|
Elevage
|
4
|
12,9
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
De ce tableau, 18 enquêtés sur 31 soit 58,1%
profitent la formation en coupe et couture, 9 enquêtés sur 31 soit
29,0% bénéficient la formation en menuiserie et 4
enquêtés sur 31 soit 12,9 reçoivent la formation en
élevage.
Tableau IX.
Difficultés qui freinent la formation
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quelles sont les difficultés qui freinent votre
formation ?
|
Peu d'ateliers d'apprentissage des métiers
|
17
|
54,8
|
|
Peu d'encadreurs
|
7
|
22,6
|
|
Maladies
|
5
|
16,1
|
|
Aucune difficulté
|
2
|
6,5
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
A partir de ce tableau, il s'observe que 17
enquêtés sur 31 soit 54,8% manifestent les difficultés
d'insuffisance d'ateliers d'apprentissage des métiers, 7
enquêtés sur 31 soit 22,6% affirment qu'ils ont peu d'encadreurs,
5 enquêtés sur 31 soit 16,1% déplorent la maladie comme
difficultés et enfin, 2 enquêtés sur 31 soit 6,5% ne
connaissent pas de difficultés.
Tableau X. Manière
dont les projets du CAJED contribuent à la protection de
l'enfance
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Comment les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en
ville de Goma ?
|
Scolarisation des enfants
|
6
|
19,4
|
|
Hébergement des enfants
|
2
|
6,5
|
|
Réunification familiale
|
4
|
13,0
|
|
Formation professionnelle (en menuiserie, coupe et couture,
mécanique)
|
19
|
61,3
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Il relève de ce tableau que 19 enquêtés
sur 31 soit 61,3% pensent que les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en
ville de Goma par la formation professionnelle (en menuiserie, coupe et
couture, mécanique), 6 enquêtés sur 31 soit 19,4% disent
que c'est par la scolarisation des enfants, 4 enquêtés sur 31 soit
13,0% disent que c'est par la réunification familiale et 2
enquêtés sur 31 soit 6,5% nous parlent d'hébergement des
enfants.
Tableau XI. Impact des
actions de l'ONGD CAJED dans la protection de l'enfance
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quel est l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la
protection de l'enfance ?
|
L'encadrement des enfants en diverses activités
(coupe-couture, en mécanique, art culinaire, alphabétisation)
|
8
|
25,8
|
|
Réduction des antivaleurs (délinquance
juvénile)
|
9
|
29,0
|
|
L'auto-prise en charge des enfants après formation
|
14
|
45,2
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Au vu de ce tableau, 14 enquêtés sur 31 soit
45,2% témoignent que l'impact des actions de l'ONGD CAJED dans la
protection de l'enfance est l'auto-prise en charge des enfants après
formation, 9 enquêtés sur 31 soit 29,0% pensent que les projets de
CAJED réduisent les antivaleurs (délinquance juvénile) et
8 enquêtés soit 25,8% parlent de l'encadrement des enfants en
diverses activités (coupe-couture, en mécanique, art culinaire,
alphabétisation).
Tableau XII. Raisons qui
bloquent l'efficacité des projets destinés à la protection
de l'enfance par CAJED
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer
l'efficacité des projets destinés à votre protection par
CAJED ?
|
L'insécurité quasi-permanente entretenue par les
groupes armés
|
10
|
32,3
|
|
Le faible niveau de revenu des ménages
|
8
|
25,8
|
|
L'abandon des enfants déjà réunifiés
dans les familles
|
4
|
12,9
|
|
Le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des
enfants
|
9
|
29,0
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
A la lumière de ce résultat, 10
enquêtés sur 31 soit 32,3% confirment que
l'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes
armés est l'une des raisons qui bloquent l'efficacité des projets
destinés à la protection de l'enfance par CAJED, 9
enquêtés sur 31 soit 29,0% pensent que c'est l'insuffisance de
financement, 8 enquêtés sur 31 soit 25,8% parlent du faible niveau
de revenu des ménages et 4 enquêtés sur 31 soit 12,9%
soulèvent l'abandon des enfants déjà
réunifiés dans les familles comme raison.
Tableau XIII.
Stratégies pour l'adéquation des projets de développement
destinés à la Protection de l'Enfance
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quelles solutions préconisez-vous pour qu'il y ait
adéquation des projets de développement destinés à
la Protection de l'Enfance ?
|
Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants
|
10
|
32,3
|
|
Instauration de la sécurité
|
6
|
19,4
|
|
Intensification de suivi et de visites familiales après
réunification des enfants
|
3
|
9,7
|
|
Utilisation optimale des financements
|
5
|
16,1
|
|
Renforcement des capacités des encadreurs sociaux
|
7
|
22,6
|
|
Total
|
31
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
D'après ce tableau, pour qu'il y ait adéquation
des projets de développement destinés à la Protection de
l'Enfance, il s'observe que 10 enquêtés sur 31 soit 32,3% pensent
qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants est une solution, 7
enquêtés sur 31 soit 22,6% disent qu'il y ait renforcement des
capacités des encadreurs sociaux, 6 enquêtés sur 31 soit
19,4% pensent qu'il faut instaurer la sécurité, 5
enquêtés sur 31 soit 16,1% pensent qu'il y ait utilisation
optimale des financements et 3 enquêtés sur 31 soit 9,7%
préconisent l'intensification de suivis et de visites familiales
après réunification des enfants.
3. RESULTATS OBTENUS AUPRES DES AGENTS DU CAJED ONGD
Tableau XIV. Répartition des
agents du CAJED selon leur genre
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Genre de l'enquêté
|
Masculin
|
16
|
69,6
|
|
Féminin
|
7
|
30,4
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Dans ce tableau, il résulte que 16
enquêtés sur 23 soit 69,6% sont du genre masculin et 7
enquêtés sur 23 soit 30,4% sont du genre féminin.
Tableau XV.
Répartition des agents du CAJED selon leur âge
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Age de l'enquêté
|
26-35 ans
|
3
|
13,0
|
|
36-45 ans
|
12
|
52,2
|
|
46-55 ans
|
8
|
34,8
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Il découle de ce tableau que 12 enquêtés
sur 23 soit 52,2% ont l'âge se trouvant entre 36-45 ans, 8
enquêtés sur 23 soit 34,8% ont l'âge situé entre
46-55 ans et seulement 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% ont
l'âge varié entre 26-35 ans.
Tableau XVI.
Répartition des agents du CAJED selon leur état
matrimonial
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Statut matrimonial de l'enquêté
|
Célibataire
|
2
|
8,7
|
|
Marié (e)
|
20
|
87,0
|
|
Veuf (ve)
|
1
|
4,3
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Ce tableau démontre que 20 enquêtés sur 23
soit 87,0% sont mariés, 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% sont
des célibataires et seulement 1 enquêté sur 23 soit 4,3%
est veuf.
Tableau XVII.
Répartition des agents du CAJED selon leur niveau
d'étude
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Niveau d'étude d l'enquêté
|
Secondaire
|
8
|
34,8
|
|
Supérieur et universitaire
|
15
|
65,2
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Il relève de ce tableau que 15 enquêtés
sur 23 soit 65,2% ont fait les études supérieures et
universitaires et 8 enquêtés sur 23 soit 34,8% ont atteint le
niveau secondaire.
Tableau XVIII.
Répartition des agents du CAJED selon leur poste
occupé
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Poste occupé par l'enquêté
|
Psychologue
|
1
|
4,3
|
|
Agent de recherche et réunification
|
3
|
13,0
|
|
Encadreur
|
8
|
34,8
|
|
Assistant social
|
5
|
21,7
|
|
Cuisinière
|
2
|
8,7
|
|
Infirmier
|
2
|
8,7
|
|
Secrétaire
|
2
|
8,7
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Pour ce tableau, il ressort que 8 enquêtés sur 23
soit 34,8% sont des encadreurs, 5 enquêtés sur 23 soit 21,7% sont
des assistants sociaux, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% sont des
agents de recherche et réunification, 2 enquêtés
consécutivement soit 8,7% sont des cuisiniers, infirmiers et
secrétaires et seulement 1 enquêté est un psychologue.
Tableau XIX.
L'ancienneté au sein du CAJED-ONGD
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Depuis quand travaillez-vous au sein de l'ONGD CAJED
?
|
Il y a une année
|
4
|
17,4
|
|
Il y a deux ans
|
2
|
8,7
|
|
Il y a trois ans
|
2
|
8,7
|
|
Il y a quatre ans
|
1
|
4,3
|
|
Cinq ans et plus
|
14
|
60,9
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
De ce tableau, il s'observe que sur 14 enquêtés
sur 23 soit 60,9% ont une ancienneté de cinq ans et plus de
carrière, 4 enquêtés sur 23 soit 17,4% ont une année
de service et 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% prestent chez CAJED il y
a deux ans, 2 autres enquêtés sur 23 soit 8,7% y travaillent il y
a deux ans et 1 enquêté sur 23 soit 4,3% travaille il y a quatre
ans.
Tableau XX. Fonction
exercée au sein du CAJED-ONGD
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quelle fonction exercez-vous au sein de l'ONGD CAJED
?
|
Recherche et réunification familiale
|
4
|
17,4
|
|
Encadrement des enfants
|
15
|
65,2
|
|
Psychologue
|
1
|
4,3
|
|
Préparation des repas pour enfants
|
3
|
13,0
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Dans ce tableau 15 enquêtés sur 23 soit 65,2% ont
la fonction d'encadrement des enfants, 4 enquêtés sur 23 soit
17,4% ont comme fonction de recherche et réunification familiale, 3
enquêtés sur 23 soit 13,0% ont la fonction de préparation
des repas pour enfants et 1 enquêté soit 4,3% a la fonction de
psychologue.
Tableau XXI. Raisons
avancées par CAJED pour concevoir les projets destinés à
la protection de l'enfance
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
D'après vous, quelles sont les raisons à
avancer pour que CAJED conçoive des projets de protection de l'enfance
?
|
L'utilisation des enfants dans les groupes armés
|
11
|
47,8
|
|
Le déplacement des enfants dû à
l'insécurité
|
3
|
13,0
|
|
L'exploitation des enfants dans la société
|
7
|
30,4
|
|
L'abandon des enfants par leurs familles
|
2
|
8,7
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Pour ce tableau, il ressort que 11 enquêtés sur
23 soit 47,8% disent que les raisons à avancer pour que CAJED
conçoive des projets de protection de l'enfance est l'utilisation des
enfants dans les groupes armés, 7 enquêtés sur 23 soit
30,4% relatent que c'est à cause de l'exploitation des enfants dans la
société, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% disent que la
raison serait le déplacement des enfants dû à
l'insécurité et 2 enquêtés consécutivement
soit 8,7% disent que la raison serait l'abandon des enfants par leurs
familles.
Tableau XXII. Contribution
des projets du CAJED pour la protection de l'enfance
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Comment les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en
ville de Goma?
|
Scolarisation des enfants
|
4
|
17,4
|
|
Hébergement des enfants
|
3
|
13,0
|
|
Réunification familiale
|
5
|
21,7
|
|
Prise en charge psychosociale
|
3
|
13,0
|
|
Formation professionnelle (en menuiserie, coupe-couture,...)
|
8
|
34,8
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Pour ce tableau, il ressort que 8 enquêtés sur 23
soit 34,8% disent que les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance en
ville de Goma à travers la formation professionnelle (en menuiserie,
coupe-couture, mécanique) , 5 enquêtés sur 23 soit 21,7%
affirment qu'ils contribuent à la réunification familiale des
enfants, 4 enquêtés sur 23 soit 17,4% disent qu'ils contribuent
à la scolarisation des enfants, 3 enquêtés sur 23 soit
13,0% disent qu'ils contribuent à la prise en charge psychosociale et 3
autres enquêtés sur 23 soit 13,0% qu'ils contribuent à
l'hébergement des enfants.
Tableau XXIII. Moyens
détenus par CAJED-ONGD pour réaliser les projets
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quels moyens détient-on l'ONGD CAJED pour
réaliser les projets?
|
Fonds propres
|
5
|
21,7
|
|
Fonds octroyés par les ONG Internationales
|
18
|
78,3
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Pour ce tableau, il ressort que 18 enquêtés sur
23 soit 78,3% affirment que les moyens détenus par l'ONGD CAJED pour
réaliser les projets proviennent de fonds octroyés par les ONG
Internationales et 5 enquêtés par contre sur 23 soit 21,7%
affirment qu'ils proviennent de fonds propres.
Tableau XXIV. Indicateurs
justificatifs de l'atteinte des objectifs du CAJED-ONGD
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quels sont les indicateurs qui justifient l'atteinte des
objectifs du CAJED ?
|
Les enfants ont repris le chemin de l'école
|
4
|
17,4
|
|
Les enfants séparés sont réunifiés
dans leurs familles respectives
|
11
|
47,8
|
|
Les enfants ont repris les métiers et certains font les
AGR
|
8
|
34,8
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
S'agissant des indicateurs justifiant l'atteinte des objectifs
du CAJED, il ressort de ce tableau que 11 enquêtés sur 23 soit
47,8% montrent que les enfants séparés sont
réunifiés dans leurs familles respectives, 8
enquêtés sur 23 soit 34,8% affirment que les enfants ont repris
les métiers et certains font les AGR et 4 enquêtés sur 23
soit 17,4% ventent CAJED en disant que les enfants ont repris le chemin de
l'école.
Tableau XXV. Raisons qui
bloquent l'efficacité des projets destinés à la protection
de l'enfance par CAJED
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer
l'efficacité des projets destinés à la protection de
l'enfance par CAJED ?
|
L'insécurité quasi-permanente entretenue par les
groupes armés
|
9
|
39,1
|
|
Le faible niveau des revenus ménagers
|
5
|
21,7
|
|
L'abandon des enfants déjà réunifiés
dans les familles
|
2
|
8,7
|
|
Financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des
enfants
|
4
|
17,4
|
|
Toutes les réponses sont exactes
|
3
|
13,0
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Il ressort du tableau ci-haut que 9 enquêtés sur
23 soit 39,1% montrent que les raisons qui peuvent bloquer l'efficacité
des projets destinés à la protection de l'enfance par CAJED sont
l'insécurité quasi-permanente entretenue par les groupes
armés, 4 enquêtés sur 23 soit 21,7% parlent du faible
niveau des revenus ménager, 4enquêtés sur 23 soit 17,4%
parlent du financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des
enfants, 3 enquêtés sur 23 soit 13,0% disent que toutes les
réponses sont exactes et 2 enquêtés sur 23 soit 8,7%
parlent de l'abandon des enfants déjà réunifiés
dans les familles.
Tableau XXVI.
Difficultés rencontrées par CAJED lors de la mise en oeuvre de
projets en faveur des enfants
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quelles sont les difficultés rencontrées par
CAJED lors de la mise en oeuvre de projets en faveur des enfants ?
|
Augmentation des bénéficiaires
|
6
|
26,1
|
|
Rejet du gouvernement
|
2
|
8,7
|
|
Insécurité dans le milieu d'exécution
|
8
|
34,7
|
|
Manque du tracing familial des enfants séparés ou
ENA
|
3
|
13,0
|
|
Refus et irresponsabilité parentale
|
4
|
17,4
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Ce tableau renseigne que 8 enquêtés sur 23 soit
34,7% que l'insécurité dans le milieu d'exécution est
l'une des difficultés rencontrées par CAJED lors de la mise en
oeuvre de projets en faveur des enfants, 6 enquêtés sur 23 soit
26,1% parlent de l'augmentation des bénéficiaires comme
difficulté, 4enquêtés sur 23 soit 17,4% parlent du
financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants, 3
enquêtés sur 23 soit 13,0% précisent le refus et
l'irresponsabilité parentale comme difficulté et 2
enquêtés sur 23 soit 8,7% parlent du rejet du gouvernement.
Tableau XXVII. Impacts de
projets exécutés par CAJED-ONGD pour la protection de
l'enfance
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quels est l'impact qui découlent des projets
exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance ?
|
Apprentissage des métiers (Coupe-couture,
mécanique, art culinaire...)
|
5
|
21,7
|
|
Réduction des antivaleurs (délinquance
juvénile)
|
7
|
30,4
|
|
Retour à la vie normale des EAFGA
|
11
|
47,8
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Les résultats de ce tableau clarifient que 11
enquêtés sur 23 soit 47,8% disent que retour à la vie
normale des EAFGA est l'impact qui découlent des projets
exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance, 7
enquêtés sur 23 soit 30,4% parlent que les projets du CAJED
réduisent les antivaleurs (délinquance juvénile) et
5enquêtés sur 23 soit 21,7% disent les projets du CAJED facilitent
l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique, art
culinaire...).
Tableau XXVIII.
Stratégies pour l'adéquation des projets de développement
destinés à la Protection de l'Enfance
|
Question
|
Réponses
|
Fréquence
|
Pourcentage
|
|
Quelles solutions préconisez-vous pour qu'il y ait
adéquation des projets de développement destinés à
la protection de l'Enfance ?
|
Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants
|
9
|
39,1
|
|
Instauration de la sécurité
|
9
|
39,1
|
|
Intensification de suivi et de visites familiales après
réunification familiale
|
3
|
13,0
|
|
Utilisation optimale des financements
|
2
|
8,7
|
|
Total
|
23
|
100,0
|
Source : Nos enquêtes
sur terrain Septembre 2022
Eu égard à ce tableau, 9 enquêtés
sur 23 soit 39,1% pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les
enfants serait une solution pour qu'il y ait adéquation des projets
de développement destinés à la protection de
l'Enfance, 9 enquêtés sur 23 soit 39,1% suggèrent
l'instauration de la sécurité comme solution, 3
enquêtés sur 23 soit 13,0% conseillent d'intensifier les suivis
et les visites familiales après réunification des enfants et
enfin, 2 enquêtés sur 23 soit 8,7% soulèvent l'utilisation
optimale des financements.
DISCUSSION DES RESULTATS DE
L'ENQUETE
Après analyse et interprétation des
données d'enquête, nous sommes arrivés aux résultats
suivants :
1. Manière dont les projets du CAJED contribuent
à la protection de l'enfance en ville de Goma :
Tout projet de développement à comme
finalité de réduire la misère au sein d'une population
donnée. En effet, sur base des données recueillies auprès
de nos répondants, 34,8% disent que les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent pour la protection de l'enfance
à travers la formation professionnelle (en menuiserie, coupe-couture,
mécanique), 21,7% affirment qu'ils contribuent à la
réunification familiale des enfants, 17,4% disent qu'ils contribuent
à la scolarisation des enfants, 13,0% disent qu'ils contribuent à
la prise en charge psychosociale 13,0% qu'ils contribuent à
l'hébergement des enfants. (Tableau XXII)
Cependant,Jackson AMANI NZAYO (2015) a aussi
trouvé au cours de ses recherches que CAJED apporte une réelle
contribution à l'amélioration des conditions de vie de la
jeunesse désoeuvrée de la ville de Goma et leur
réinsertion dans la vie socio-économique et professionnelle. Il
conclut que l'impact de l'ONGD-CAJED dans l'amélioration des conditions
de vie des jeunes désoeuvrés, est la réinsertion
socio-économique, la réinsertion socio-professionnelle, la
réinsertion familiale, l'apprentissage des différents
métiers et l'éducation des jeunes désoeuvrés.
2. Problèmes auxquels CAJED-ONGD se heurtent
lors de la mise en oeuvre de projets en faveur des enfants :
Des multiples causes à la fois externes et internes au
système de protection de l'enfance accroissent la
vulnérabilité des enfants et entrainent la violation de leurs
droits fondamentaux.
Cependant, il ressort de nos résultats d'enquête
que 34,7% de nos répondants ont affirmé que
l'insécurité dans le milieu d'exécutiondes projets est
l'une des difficultés rencontrées par CAJED lors de la mise en
oeuvre de projets en faveur des enfants, 26,1% parlent de l'augmentation des
bénéficiaires comme difficulté, 17,4% parlent du
financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins des enfants, 13,0%
précisent le refus et l'irresponsabilité parentale comme
difficulté 8,7% parlent du rejet du gouvernement (Tableau XXVI)
Ainsi,Mamadou Sounoussy DIALLO (2012) dans
son étude qui porte sur « ONG locales de
développement et la question de pérennisation de leurs acquis
dans la préfecture de Kankan (Guinée) » avait par
contre trouvé que l'un des facteurs explicatifs de la perte des acquis
des ONG c'est l'absence d'une vision clairement définie ni à
court terme en moins à moyen ou à long terme donc de l'absence de
tout mécanisme de pérennisation de ce qui a été ou
de ce qu'on fera dans le plan d'action. Il faut ajouter selon lui que la
durabilité des activités dépend fortement d'un soutien
interne par la mise en place d'abord des AGR et celle de la mise place des
structures ou des comités de relais pouvant agir convenablement pour la
poursuite de ce qui est entamé.
3. Impacts des actions de CAJED-ONGD dans la protection
de l'enfance :
En tant qu'institution de protection de l'enfance, les actions
du CAJED-ONGD ont permis à plusieurs enfants d'être non seulement
utiles à eux-mêmes mais aussi à la
société.Selon 47,8% de nos enquêtés, les actions du
CAJED-ONGD ont permis le retour à la vie normale des EAFGA 30,4% parlent
que les projets du CAJED ont réduit les antivaleurs (délinquance
juvénile) et 21,7% disent les projets du CAJED facilitent
l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique, art
culinaire)(Tableau XXVII).
Par ailleurs AZOMBWA KOLOSOKO (2008) trouve
quel'impact des activités des ONG permet l'amélioration des
conditions de vie des enfants vulnérables. Il avait en outre
trouvé que les actions de CAJED-ONGDcontribuent à
l'amélioration de leurs conditions de vie en facilitant l'auto-prise en
charge des enfants vulnérables.
4. Stratégies pour que CAJED-ONGD puisse
continuer à contribuer à la protection de l'Enfance en ville de
Goma :
Etant donné que malgré les efforts consentis par
les ONGD dans la protection des enfants, il est à constater que
plusieurs facteurs bloquent l'adéquation de leurs actions. Un grand
nombre d'enfants n'accèdent jusque-là pas à leurs droits
et leur bien-être n'est pas tout à fait assuré.
A cet effet, 39,1% de nos enquêtés pensent
qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants serait une solution
pour qu'il y ait adéquation des projets de développement
destinés à la protection de l'Enfance, 39,1%
suggèrent qu'il y ait instauration de la sécurité dans le
milieu, 13,0% conseillent d'intensifier les suivis et les visites familiales
après réunification des enfants et enfin8,7% soulèvent
l'utilisation optimale des financements (Tableau XXVII)
Suivant les résultats relatifs à notre recherche
scientifique obtenus ci-haut, il se dégage que nos hypothèses ont
été positivement vérifiées. En effet, à la
vue de cette situation, nous proposons dans le chapitre suivant, des
stratégies basées sur l'amélioration des projets
destinés à la protection de l'enfance en ville de Goma.
CONCLUSION PARTIELLE
Dans ce chapitre concernant l'approche méthodologique,
présentation et discussion des résultats de l'enquête, il a
été question de préciser d'abord le cadre et type de
recherche, de donner les méthodes et les techniques utilisées
pour la récolte de nos données. La seconde partie a
consisté à présenter et interpréter
différents résultats sur lesquels on a abouti après
enquêtes. De ce fait, partant des différentes opinions recueillies
auprès de nos enquêtés, il nous a donc été
impérieux de proposer des stratégies pour une meilleure
protection de l'enfance.
CHAPITRE III. PROPOSITION
DES STRATEGIES SUR L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINE A LA PROTECTION DE
L'ENFANCE EN VILLE DE GOMA ET SES ENVIRONS
III.0. INTRODUCTION
Dans ce chapitre, il est question de présenter des
différentes orientations stratégiques pouvant permettre
d'améliorer les projets de développement destinés à
la protection de l'enfance.
III.1. ANCIENNES STRATEGIES
Les anciennes stratégies sont notamment des politiques
passives mises en place pour une meilleure planification et de gouvernance des
projets destinés à la protection de l'enfance.
Parmi les anciennes stratégies, nous pouvons
citer celles de l'UNICEF qui s'articulent autour de trois grandes
stratégies de programmation interdépendantes centrées sur
les droits de la personne et ciblant les déterminants fondamentaux,
sociaux cultuels et économiques, les systèmes de protectionde
l'enfance et l'action humanitaire. Elles sont entre autres :
F Lutter contre les déterminants
économiques des violations de la protection de l'enfance et la
réduction de la pauvreté :
Les violations de la protection de l'enfant sont
indissociables des problèmes structurels plus globaux qui ne peuvent pas
être résolus uniquement grâce à des interventions de
protection de l'enfant. Les difficultés économiques et les
facteurs liés à la pauvreté sont à l'origine de
nombreux problèmes en matière de protection de l'enfance, y
compris de problèmes relatifs au travail des enfants, au mariage des
enfants et aux migrations dangereuses des enfants, à la violence envers
les enfants, à l'exploitation sexuelle, à la traite des enfants,
à la séparation des familles et à la délinquance
des mineurs.
F Promouvoir le changement social et lutter contre les
normes sociales et de genre préjudiciables :
Conformément au cadre conceptuel pour la protection de
l'enfance, l'UNICEF adopte plusieurs stratégies pour réduire
les influences sociales négatives auxquelles les familles
sont exposées, mais aussi pour encourager et mettre à profit
les influences positives.
F La participation et l'autonomisation des enfants et
des adolescents sont absolument nécessaires pour atteindre les
objectifs en matière de protection de l'enfance.
III. 2. NOUVELLES STRATEGIES
Eu égard à la non opérationnalisation des
anciennes stratégies d'une part, et leur inefficacité d'autre
part, nous sommes appelés à proposer des nouvelles
stratégies sous forme des programmes actifs.
III.2.1 Contexte et justification
Les stratégies constituent un ensemble d'actions
coordonnées, d'opérations habiles, de manoeuvre en vue
d'atteindre un but précis.
Ainsi, comme tout travail scientifique étudie un
phénomène quelconque en vue de l'améliorer ou de
l'éradiquer. Dans la même optique de raisonnement, ces
orientations stratégiques poursuivent l'objectif des donner des points
de repère pouvant guider les organisations et les décideurs dans
la l'amélioration de la protection de l'enfance.
En effet, pour faire un développement convenable de ces
stratégies le model d'Harold LASWEL qui est
constitué de 5W et 1H ou seulement le 5W1H est d'une grande
utilité.
En ce qui concerne de méthodologie pour pouvoir
présenter de façon claire et pratique l'applicabilité de
ces axes stratégiques retenus sont développées tout en se
basant sur 6 principes questions développées par LASWEL, qui sont
entre autres :
F WHO :
C'est-à-dire : qui ? Pourquoi ? Et avec qui ?
F WHAT :
C'est-à-dire : quoi faire ? Quels sont les principales
activités à mettre en oeuvre ?
F WHY : C'est-à-dire
pourquoi ? Pour quel objectif ? Est-ce que c'est important ? En quoi il est
important ? ;
F WHERE :
C'est-à-dire : où allons-nous le faire ? Le lieu de la mise
en oeuvre de stratégie ;
F WHEN :
C'est-à-dire : quand le faire ? À court terme, moyen, terme,
long terme ? Le délai de l'application de la stratégie ;
F HOW :
C'est-à-dire : Comment le faire ? L'idée à retenir
ici c'est le mode d'organisation, les processus de participation, les
techniques et instruments utilisés.
III.2.2. Mise en oeuvre de stratégies
III.2.2.1. Principales stratégies et
modèle logique
La stratégie globale faisant l'objet dans cette
élaboration porte comme intitulé«orientations
stratégiques sur l'amélioration des projets destinés
à la protection de l'enfance en ville de Goma». Cette
stratégie globale prend source dans les résultats obtenus dans la
présente étude. En effet, nous avons élaborésix
axes stratégiques qui sont entre autres :
ü Accompagner les enfants à travers le
relèvement économique de leurs responsables directes
ü Investir dans la jeunesse touchée par les
conflits armés par la création de l'emploi
ü Instaurer la sécurité de la population
ü Intensifier le suivi et les visites familiaux
après réunification des enfants
ü Faciliter la réhabilitation mentale des enfants
par une intégration communautaire facile
ü Utilisation optimale des financements
En effet, il est important de se concentrer sur les
éventualités de placer des structures qui répondent
à la stratégie prévue.
III.2.2. Relations entre les axes stratégiques
La figure ci-dessous présente la manière dont les
stratégies spécifiques sont liées au tour de la
stratégie centrale pour interagir de manière qu'on puisse
atteindre cette dernière.

Figure n°1 : Modèle
logique de la relation entre la stratégie centrale et les axes
stratégiques
Commentaire : La figure
N°2 ci-haut montre que pour améliorer le bien-être
durablement des enfants, il est important de mettre à profit tous les
axes stratégiques répertoriés ci-haut et les impliquer
intelligemment dans la mise oeuvre globale d'une protection soutenue de
l'enfance.
III.3. DÉVELOPPEMENT ET
OPÉRATIONNALISATION DE LA STRATÉGIE
Tableau XXIX : Accompagner
les enfants à travers le relèvement économique de leurs
responsables directes
|
Qui
|
Quoi faire ?
|
Pourquoi ?
|
Où allons-nous le
faire ?
|
Quand ?
|
Comment ?
|
|
CAJED-ONGD
|
Accompagner les enfants à travers le
relèvement économique de leurs responsables directes
|
Pour l'amélioration de la protection et du
bien-être des enfants ;
Pour lutter contre la pauvreté dans des ménages
par le renforcement du secteur économique
|
Dans la ville de Goma et ses environs (dans les familles
respectives des enfants vulnérables)
|
A court terme dans l'immédiat
|
En accordant des AGR aux familles pour le relèvement
économique ;
Tout en les sensibilisant aux risques associés
à la protection et à l'importance de la gestion des
dépenses pour les enfants
|
|
Condition préalables à la
réussite de cette stratégie :
F Que le financement soit disponible ;
F Que les programmes de renforcement économique soient
construits autour de la protection des enfants ou l'amélioration de leur
bien-être ;
F Qu'il y ait formation basée sur le relèvement
économique.
|
Tableau XXX : Investir
dans la jeunesse touchée par les conflits armés par la
création de l'emploi
|
Qui
|
Quoi faire ?
|
Pourquoi ?
|
Où allons-nous le
faire ?
|
Quand ?
|
Comment ?
|
|
L'Etat Congolais via les IMF et banques
|
Investir dans la jeunesse touchée par les conflits
armés par la création de l'emploi
|
Pourpermettreaux jeunes de participer à la croissance
économie du pays tout en réduisant les antivaleurs
possibles et les prévenir
Pour éradiquer la pauvreté et l'exclusion
sociale,
|
Dans la ville de Gomaet ses environs
|
A long terme
|
En renforçant l'appui à la promotion
entrepreneurialedes jeunes ;
En accordant des crédits aux jeunespour
l'amélioration de leur activité et leur bien-être durable
tout en améliorant le climat des affaires et introduisant une
politique d'un cadre réglementaire favorable
à l'investissement
|
|
Condition préalables à la
réussite de cette stratégie :
F Que l'Etat valorise l'entrepreneuriat de jeunes par l'octroi
de financement ;
F Que le financement soit diversifié dans plusieurs
secteurs et suivant les opportunités qu'offertes les milieux de
résidence du bénéficiaire (agriculture, commerce,
élevage, apiculture, pisciculture, etc.)
F Que les jeunes soient aptes de contribuer à la
rentabilité de leurs activités entrepreneuriales.
|
Tableau XXXI : Instauration
de sécurité de la population
|
Qui
|
Quoi faire ?
|
Pourquoi ?
|
Où allons-nous le
faire ?
|
Quand ?
|
Comment ?
|
|
Le gouvernement (FARDC)
|
Instauration de la sécurité de la
population
|
Pour prévenir la vulnérabilité des
enfants en proie de recrutement dans des groupes armés, de ruptures
familiales, de déplacement, etc. ;
Pour permettre à la population de vaquer paisiblement
à leurs activités quotidiennes
|
Dans la ville de Goma et ses environs
|
A long terme
|
Appel à la participation de chaque partie prenante ou
personne concernée par cette stratégie (l'Etat et la population)
tout en facilitant la cohésion sociale entre les communautés
|
|
Condition préalable à la
réussite de cette stratégie :
F La sécurité doit être garantie par
l'état ;
F Qu'il y ait traque de tous les groupes armés et
traduire en justices les seigneurs des guerres ;
F Qu'il y ait une forte collaboration entre les services de
l'Etat et la société civile
|
Tableau XXXII : Intensifier
le suivi et les visites familiaux après réunification des
enfants
|
Qui
|
Quoi faire ?
|
Pourquoi ?
|
Où allons-nous le
faire ?
|
Quand ?
|
Comment ?
|
|
Les ONG (CAJED-ONGD)
|
Intensifier le suivi et les visites familiaux après
réunification des enfants
|
Pour contrôler le progrès de réinsertion
des enfants en luttant contre une nouvelle rupture familiale ;
Pour renforcer une collaboration entre l'ONG et les familles
d'accueils ou biologiques de l'enfant
|
Dans la ville de Goma et ses environs
|
A long terme
En permanence
|
Il faut faire appel à la participation de chaque partie
concernée (parents, enfants et ONG) ;
Les familles doiventprotéger les enfants dans le
respect leurs droits fondamentaux
|
|
Condition préalables à la
réussite de cette stratégie :
F Que les suivis et les visites familiales contribuent
à la crédibilité de la protection des enfants ;
F Que les différentes parties concernées (ONG,
Familles, société)apportent leur soutien dans la démarche
de protection totale des enfants ;
F Qu'il y ait respect de droits de l'enfant sous l'impulsion
de la communauté tant nationale qu'internationale
|
Tableau XXXIII :
Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par une
intégration communautaire facile
|
Qui
|
Quoi faire ?
|
Pourquoi ?
|
Où allons-nous le
faire ?
|
Quand ?
|
Comment ?
|
|
Les ONG (CAJED-ONGD)
|
Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par
une intégration communautaire facile
|
Pour enrayer les traumatismes en l'endroit des
enfants ;
|
Dans le centre de transit (CTO) ou Centre d'hébergement
|
A long terme
|
En créant un service psychosocial visant à
revaloriser l'image de l'enfant longtemps plongé dans des pensées
pessimistes vis- à vis de soi, à développer des
mécanismes de résistance psychique aux épreuves de la vie,
à ne pas se décourager, à ne pas se laisser abattre,
à prendre acte du traumatisme qu'il a subi pour ne plus vivre dans la
dépression et pour se reconstruire
|
|
Conditions préalables à la
réussite de cette stratégie :
F Que le financement soit disponible ;
F Que les psychologues performants en matière de
protection de l'enfance soit recrutés ;
F Que la personnalité des enfants soit reconstruite
|
Tableau XXXIV :
Utilisation optimale des financements en faveur de la protection des
enfants
|
Qui
|
Quoi faire ?
|
Pourquoi ?
|
Où allons-nous le
faire ?
|
Quand ?
|
Comment ?
|
|
Les ONG
|
Utilisation optimale des financements
|
Pour améliorer l'efficacité de projets de
développement et de l'action humanitaire
|
Dans les organismes de protection de l'enfance
|
A long terme
|
Utiliser de manière optimale et dans les délais
fixes les financements disponibles ;
Renforcer les capacités managériales de
l'utilisation des fonds
|
|
Conditions préalables à la
réussite de cette stratégie :
F Qu'il y ait suivi budgétaire
régulier ;
F Que le financement couvre suffisamment tous les besoins
latents des enfants
|
III.4. ANALYSE DES PARTIES
PRENANTES
Tableau XXXV : Analyse des
parties prenantes au processus de mise en oeuvre des
stratégies
|
N°
|
Parties prenantes
|
Rôles et
responsabilité
|
Intérêt et attentes
|
Forces et faiblesses
|
Implication pour la mise en place de
stratégies
|
Temps
|
Budget
|
|
01
|
Etat Congolais (Division des affaires sociales et le
Ministère de l'intérieur et de
sécurité)
|
Accompagner les organisations impliquées dans la
protection de l'enfance à travers la mise en place des textes
légaux régissant les droits de l'enfant
|
Prévenirla vulnérabilité des
enfants ;
Faire un plaidoyer auprès des agences des Nations-Unies
pour une protection optimale des droits de l'enfant ;
Appuyer techniquement et par des moyens logistiques les ONGD
de protection de l'enfance
|
Forces :
Renforcement du cadre de la protection de l'enfance(lois,
politiques, programmes,
normes,...)Faiblesses :
· Perpétuation de
l'insécurité ;
· Faible implication et soutien de l'Etat dans la
protection de l'enfance
|
- Que l'Etat assume ses responsabilitésde la protection
de l'enfance ;
- Utilisation de rationnelle des financements ;
- Qu'il n'y ait pas la guerre
|
A long terme
|
2 000 000 000
|
|
02
|
Agences de nations-unies (UNICEF, PNUD, UNHCR, etc.)
et les ONGD locaux
|
Faciliter la jouissance et le bien-être des enfants
et satisfaire leurs principaux besoins fondamentaux à travers
la prise en charge
|
Appuyer les projets de développement destinés
à la protection des enfants ;
Mise oeuvre d'un plan d'action et la structuration des
programmes de protection de l'enfance ;
Mettre en oeuvre les stratégies de formation de tous
les acteurs directs impliqués dans la protection des enfants
|
Forces :
· Le niveau général de
vulnérabilité des enfants est bas ;
· Dynamisme dans la charge prise en charge des enfants
Faiblesses :
· Inadéquation des réponses
proposées par le système de protection des enfants ;
· Faible vulgarisation des lois relatives à la
protection des enfants
|
- Qu'il y ait adéquation des projets par
l'identification des besoins réels des enfants ;
- Que la loi sur la protection de l'enfance soit
vulgarisée
|
A long terme
|
10 000 000
|
|
03
|
Société civile
|
Assurer une bonne collaboration et consolider un climat de
confiance entre les enfants et les organisations
|
Contribuer à la réflexion sur le cadre légal
et réglementaire adapté à la protection des
enfants ;
Favoriser un bon climat entre le gouvernement, les parties
prenantes (ONG) et la communauté.
|
Forces :
· Expression libre des revendications
communautaires ;
Faiblesses :
· Faible représentation de la société
civile dans les assises de paix ;
· Insuffisance en formation des acteurs de
société civile
|
- Que la société coopère avec les parties
prenantes ;
- Que les membres de la société civile soient
représentés dans les assises de la paix ;
- Qu'il y ait des acteurs de la société civile sur
la paix et la réconciliation
|
A long terme
|
1 000 000
|
|
04
|
Population locale
|
Permettre aux enfants de jouir pleinement de leurs droits
fondamentauxet d'appartenance familiale ;
|
Permettre aux enfants d'accéder à
l'éducation, aux soins de santé, à la nourriture etc. dans
un environnement social et durable ;
Aider à mobiliser les fonds au profit de la protection des
enfants
|
Forces :
· Cohésion sociale ;
· Participation communautaire
Faiblesses :
La pauvreté généralisée dans les
familles ; Rejet des enfants par la communauté
|
- Que les familles soient dotées d'une AGR pour subvenir
aux besoins des leurs enfants ;
- Que le droit de l'enfant soit respecté par la
société ;
|
A long terme
|
700 000
|
III.5. STRUCTURE DE MISE EN
OEUVRE DE LA STRATEGIE GLOBALE DE L'AMELIORATION DES PROJETS DESTINES A LA
PROTECTION DE L'ENFANCE
Figure suivante présente les relations entre les
différentes parties prenantes à la stratégie

Commentaire : Il ressort de
la figure 2 ci-haut que la relation entre les acteurs devra être presque
cyclique avec une particularité qui sera donnée à la
population locale considérée comme moteur pouvant être
à la base de déclenchement de la stratégie de
l'amélioration des projets destinés à la protection de
l'enfance mais avec la participation de toutes les parties prenantes.
III.6. Mobilisation des
ressources
La tâche de mobilisation des ressources incombe à
la synergie de toutes les parties prenantes entre autres les Agences de
Nations-Unies, les ONG locales et la société civile en vue de
permettre aux membres de la communauté locale de contribuer à la
protection globale de la protection de l'enfance.
CONCLUSION GENERALE
Nous sommes au terme de notre mémoire qui a porté sur « Essai
d'étude évaluative des projets de développement
exécutés par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance
en ville de Goma »dans le but contribuer à
l'amélioration des projets de développement destinés
à la Protection de l'enfance en ville de Goma.
Les questions ci-dessous ont retenu notre attention
dont :Comment les projets de développement exécutés
par CAJED contribuent à la protection de l'enfance en ville de Goma
? ; Quels sont les problèmes auxquels se heurte l'ONGD-CAJED dans
l'exécution de ses projets ? ; Quel est l'impact des actions de
l'ONGD-CAJED dans la protection de l'enfance ? ; Quelles sont les
stratégies à envisager pour que les projets de CAJED continuent
à contribuer à la protection de l'Enfance ?
Pour mieux aborder nos recherches, nous avons fait recours aux
méthodes et techniques suivantes : méthodes descriptive,
analytique et statistiqueet les techniques : documentaire de
questionnaire, d'observation et d'échantillonnage. Une enquête a
été diligentée auprès de 54 individus dont 31
enfants et 23 Agents du CAJED-ONGD.
Après analyse, traitement et discussions des
résultats des données, nous avons abouti aux principaux
résultats que voici :34,8% de nos enquêtés pensent que
les projets de développement exécutés par CAJED
contribuent pour la protection de l'enfance en ville de Goma par la formation
professionnelle(en menuiserie, coupe-couture, mécanique), 21,7%
affirment qu'ils contribuent à la réunification familiale des
enfants, 17,4% disent qu'ils contribuent à la scolarisation des enfants,
13,0% disent qu'ils contribuent à la prise en charge psychosociale et
13,0% autres pensent qu'ils contribuent à l'hébergement des
enfants.
L'impact qui découlent des projets
exécutés par CAJED- ONGD pour la protection de l'enfance est
selon 47,8% de nos enquêtés, le retour à la vie normale des
EAFGA, 30,4% parlent que les projets du CAJED réduisent les antivaleurs
(délinquance juvénile) et 21,7% disent les projets du CAJED
facilitent l'apprentissage des métiers (Coupe-couture, mécanique,
art culinaire...).
Les raisons qui bloquent l'efficacité des projets
destinés à la protection de l'enfance par CAJED sont selon 39,1%
de nos enquêtés, l'insécurité quasi-permanente
entretenue par les groupes armés, 21,7% parlent du faible niveau des
revenus ménager, 17,4% parlent du financement insuffisant ne couvrant
pas tous les besoins des enfants, 13,0% disent que toutes les réponses
sont exactes et 8,7% parlent de l'abandon des enfants déjà
réunifiés dans les familles.
Eu égard à ce qui précède,39,1%
pensent qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants serait une
solution pour qu'il y ait adéquation des projets de développement
destinés à la protection de l'Enfance, 39,1% suggèrent
l'instauration de la sécurité comme solution, 13,0% conseillent
d'intensifier les suivis et les visites familiales après
réunification des enfants et enfin, 8,7% soulèvent l'utilisation
optimale des financements. Quant aux enfants abordés à cette
question, En dépit de ce qui précède, les
stratégies pour l'adéquation des projets de développement
destinés à la Protection de l'Enfance ont été
préconisées par nos enquêtés : 32,3% pensent
qu'octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants est une solution,
22,6% disent qu'il y ait renforcement des capacités des encadreurs
sociaux, 19,4% pensent qu'il faut instaurer la sécurité, 16,1%
pensent qu'il y ait utilisation optimale des financements et 9,7%
préconisent l'intensification de suivis et de visites familiales
après réunification des enfants.
Vu les résultats de nos enquêtes
présentés ci-haut, les stratégies sur
l'amélioration des projets destinés à la protection de
l'enfance ont été adoptées. Elles sont entre autres :
Accompagner les enfants à travers le relèvement économique
de leurs responsables directes ; Investir dans la jeunesse touchée
par les conflits armés par la création de l'emploi ;
Instaurer la sécurité de la population ; Intensifier le
suivi et les visites familiaux après réunification des
enfants ; Faciliter la réhabilitation mentale des enfants par une
intégration communautaire facile et l'utilisation optimale des
financements
Cependant, ces résultats nous amènent à
conclure que nos hypothèses ont été confirmées.
Ainsi, pour finir définitivement, nous ne pouvons pas prétendre
avoir tout abordé dans ce travail. C'est pourquoi les plus amples
corrections et suggestions seront les bienvenues afin d'approfondir davantage
ces recherches.
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES :
- ABERNOT Y. (1996), Les méthodes
d'évaluation scolaire, Paris : Dunod.
- AKTTOUF O. (1989), Le management entre tradition et
renouvellement
- COMMISSION EUROPÉENNE, (2004), Méthodes
de l'aide : lignes directrices, Gestion du Cycle de Projet, éd.
OFFICE DE COOPÉRATION EUROPEAID Bruxelles, 160p.
- DANANCIER J., (2004), Mener l'évaluation interne
dans les établissements et des services sociaux et
médico-sociaux, Paris : Dunod.
- De KETELE, J-M., (1986),
« L'évaluation : Approche descriptive ou
perspective ? », Bruxelles : De Boeck.
- François DEPELTEAU, (2000), la démarche
d'une recherche en science sociale, Québec, P.U.L., p.100.
- GRAWITZ, M. (1986), Méthodes en sciences
sociales : 11ème édition, Dalloz, Lao.
- HAMIDOU BENOÎT OUÉDRAOGO, (1992),
l'Appropriation des projets de développementle cas des
microréalisations au Burkina Faso, ACTES ET INSTRUMENTS DE LA
RECHERCHEEN DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL N°9, Université du
Québec à Rimouski, Dépôt légal, 4e
trimestre.
- MADERS, H.P. (2000). Conduire une équipe projet.
Paris : Ed. D'Organisation
- Michel Vial, (1997), « La régulation
cybernétique et la régulation systémiste »,
L'éducation n°12, p.52/57.
- Nadeau, M.A., (1981), L'évaluation des programmes
d'études : théorie et pratique, Québec :
Les presses de l'Université de Laval.
- Nancy, L.P., (2009), La contribution du
modèle logique d'un programme. In (Valéry Ridde et Christian
Dagenais), Approches et pratiques en évaluation de programme,
Montréal : Les presses de l'Université de
Montréal.
- PMI, (2000), Quelle est la valeur ajoutée du
Project Management Institute (PMI) pour le chef de projet ?, SAD, P2.
- QUIVY.R et Van COMPENHOUDT, (1988), Manuel de recherche
en sciences sociales, Paris, Dunod.
II. REVUES & ARTICLES :
- Article 18 point 1 et 2 de la Convention relative aux droits
de l'enfant
- Article 5 point 2 de la Charte africaine des droits et du
bien-être de l'enfant
- Article 20 point 2 de la Charte africaine des droits et du
bien-être de l'enfant
- Champagne F., Contandriopoulos, A.P. &PINAULT, T.R.,
(1985), Un cadre conceptuel pour l'évaluation des programmes de
santé. Revue d'Epidémiologie et Santé Publique n°33,
Paris : Masson.
- Claude OUATTARA, (Juin 2003),
« Développement communautaire et réduction de la
pauvreté dans un contexte de décentralisation », p.3
- DANIEL Neu, (Mai 2003), Les notes méthodologiques
n°4 : Développement local et décentralisation Points de vue,
GRET, p.8
III. TFC, MEMOIRES & THESES :
- AZOMBWA KOLOSOKO (2008), «Contribution des ONG dans la
réduction de taux de vulnérabilité des enfants de la ville
de Goma » TFC Inédit.
- Jackson AMANI NZAYO, (2015), « Contribution de
l'ONGD-CAJED sur l'encadrement de la jeunesse des oeuvrés de la ville
de Goma », ISDR-GL, TFC Inédit ;
- Judith KONYAOLE (2001), « Le suivi financier du
projet de développement pendant son exécution ainsi que les
procédures d'utilisation des Fonds Banque Mondiale, PNUD,
UNICEF » ;
- M. CHIZUNGU MUSHAGALUSA, (2002), De la participation
des enfants aux conflits armés internes internationalisés dans la
région des Grands-Lacs africains : cas de la R.D.C., Mémoire
de licence en Droit Public, C.U.B., 75p.
- NOLEX FONTIL, (2009), Projet de développement
communautaire en Haïti : Méthodologie d'analyse des besoins locaux,
Université Senghor d'Alexandrie-Master en
Développement-Management de Projet.
IV. COURS & RAPPORTS :
- CAJED, (2019), « Projet de prise en charge
transitoire, accompagnement psychosocial des enfants affectés par les
conflits armés et renforcement du mécanisme de surveillance et
communication de l'information sur les violations graves des droits de l'enfant
à Goma et ses environs en Province du Nord-Kivu », Document du
programme, Goma : Bureau de l'Unicef, p.18.
- Françoise Martinetti, (2007), Les droits de
l'enfant, Document inédit, Librio, p.10
- MINAS (RDC), (2017), Protocole national de placement social,
DEP/SGAS/MINAS, p.11-12
- GASHEKERO R., (2020), Elaboration, suivi et
évaluation des projets, Cours G3, Inédit, ISDR-GL.
- UNICEF (2005), La situation des enfants dans le monde.
L'enfance en péril, New York, p.2.
V. WEBOGRAPHIE :
-
http://observatoiremaltraitance.ca/.../Cadre_... LAPRISE Y., Cadre de
référence sur le retrait et le placement d'un enfant, p.4.
- Jean-Didier Boukongou, (2020) « Le
système africain de protection des droits de
l'enfant », Cahiers de la recherche sur les droits
fondamentaux [En ligne], 5 | 2006, mis en ligne le 15
décembre, consulté le 10 juin 2022. URL:
http://journals.openedition.org/crdf/7187 ; DOI :
https://doi.org/10.4000/crdf.7187.
- Medrano T., Tabben-Toussaint A. Manuel 1 : Notions de base
de la protection de l'enfance ; Boîte à outils de FHI 360 pour la
protection de l'enfance. Research Triangle Park, NC: FHI 360; (
www.fhi360.org)
-
https://www.larousse.fr
dictionnairesfrancais
-
https://solidarités-santé.gouv.fr familles-enfance
ANNEXES
ANNEXES
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
Dans le cadre de notre travail de mémoire, nous menons
la présente enquête sur « Essai d'étude
évaluative des projets de développement exécutés
par CAJED et leur impact dans la protection de l'enfance en Ville de Goma
».
Pour cela, nous sollicitons votre collaboration en
répondant aux questions ci-dessous de la manière la plus
honnête possible. Votre anonymat est garanti.
NB : Veuillez cocher l'assertion
correspondante à votre réponse ou complétez les
pointillés. Une seule réponse est attendue.
I. Caractéristique sociodémographique
des répondants
1. Genre de l'enquêté :
a. Masculin ?
b. Féminin ?
2. Age de
l'enquêté :
a. Moins de 25ans ?
b. 26-35 ans ?
c. 36-45 ans ?
d. 46-55 ans ?
e. 55 ans et plus ?
3. Statut matrimonial de
l'enquêté :
a. Célibataire ?
b. Marié (e) ?
c. Divorcé (e) ?
d. Veuf (ve) ?
4. Niveau d'étude de
l'enquêté :
a. Sans instruction ?
b. Primaire ?
c. Secondaire ?
d. Supérieur et Universitaire ?
e. Autres (à
préciser)..........................................................
5. Poste occupé de
l'enquêté :
R/................................................................................
II. QUESTIONS PROPREMENT DITES ADRESSEES AUX AGENTS
DU CAJED ONGD
6. Depuis quand travaillez-vous au sein de l'ONGD
CAJED ?
a. Il y a une année?
b. Il y a deux ans?
c. Il y a trois ans ?
d. Il y a quatre ans ?
e. Cinq ans et plus?
7. Quelle fonction exerce-vous au sein de l'ONGD
CAJED
R/.....................................................................................
8. D'après vous, quelles sont les raisons
à avancer pour que CAJED conçoive des projets de protection de
l'enfance ?
a. L'utilisation des enfants dans les groupes armés
?
b. Le déplacement des enfants dû à
l'insécurité ?
c. L'exploitation des enfants dans la société
?
d. L'abandon des enfants par leurs familles ?
e. Autres (à
préciser)..............................................................................
9. Comment les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent pour la protection de
l'enfance en ville de Goma ?
a. Par la scolarisation des enfants
b. Par l'hébergement des enfants
c. La réunification familiale
d. Par prise en charge psychosociale
e. Par la formation professionnelle (en menuiserie, coupe et
couture, mécanique)
f. Autres (à
préciser).......................................................
10. Quels moyens détient-on l'ONGD CAJED
pour réaliser le projet ?
a. Fonds propres ?
b. Fonds octroyés par l'Etat ?
c. Fonds octroyés par les ONG internationales ?
d. Cotisation des personnes de bonne volonté ?
e. Autres (à
préciser)..............................................................................
11. Quelles sont les réalisations de CAJED
(types de projets) dans la protection de l'enfance de 2019 à
2021?
a. Combien d'enfants alphabétisés par
CAJED ?=..................
b. Combien d'enfants formés en
menuiserie ?=.....................
c. Combien sont formés en
élevage ?)=...............................
d. Combien sont formés en coupe et
couture ?=.....................
e.
Autres......................................................
12. Quels sont les partenaires de l'ONGD CAJED et
leurs apports ?
a.
UNICEF=................................................................
b. Emmaüs
International=................................................
c.
CAFOD=.................................................................
d. World
Vision=...........................................................
e.
MONUSCO=............................................................
f. Autres................................................
13. Quels sont les indicateurs qui justifient
l'atteinte des objectifs du CAJED ?
a. Les enfants ont repris le chemin de l'école ?
b. Les enfants séparés sont
réunifiés dans leurs familles respectives ?
c. Les enfants ont appris les métiers et certains font
les AGR ?
d. Autres (à
préciser).................................................................................
14. Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer
l'efficacité des projets destinés à la Protection de
l'enfance par CAJED ?
a. L'insécurité quasi-permanente entretenue par
les groupes armés ?
b. Le faible niveau des revenus des ménages ?
c. L'abandon des enfants déjà
réunifiés dans les familles ?
d. Le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins
des enfants ?
e. Toutes les réponses sont exactes ?
15. Quelles sont les difficultés rencontrées
par CAJED lors de mise en oeuvre de projets en faveur des
enfants ?
a. Augmentation des bénéficiaires ?
b. Rejet du gouvernement ?
c. Insécurité dans le milieu d'exécution
?
d. Manque du tracing familial des enfants
séparés ou non accompagnés?
e. Refus et irresponsabilité parentale ?
f. Autres (à
préciser).........................................................................
16. Quelles sont les conséquences qui
découlent des projets exécutés CAJED ONGD pour la
Protection de l'Enfance ?
a. Apprentissage des métiers (coupe-couture,
mécanique, art culinaire...) ?
b. Réduction des antivaleurs (délinquance
juvénile) ?
c. Retour à la vie normale des enfants sortis des
groupes armés ?
d. Autres (à
préciser).........................................................
17. Quelles solutions préconisez-vous pour
qu'il y ait adéquation des projets de développement
destinés à la Protection de l'Enfance ?
a. Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants ?
b. Intervention de l'Etat congolais par les traques des
groupes armés ?
c. Intensification de suivi et de visites familiales
après réunification des enfants ?
d. Utilisation optimale des financements ?
e. Autres (à
préciser).....................................................................
III. QUEQTIONS ADRESSEES AUX ENFANTS ENCADRES PAR
CAJED ONGD
IV. Caractéristique sociodémographique
des répondants
18. Genre de l'enquêté :
c. Masculin ?
d. Féminin ?
19. Age de
l'enquêté :
a. 5 à 7 ans ?
b. 8 à 10 ans ?
c. 11 à 12 ans ?
d. 13 à 15ans ?
e. 15 à 17 ans ?
20. Niveau d'étude de
l'enquêté :
f. Sans instruction ?
g. Primaire ?
h. Secondaire ?
V. QUESTIONS PROPREMENT DITES AUX ENFANTS
21. Comment justifiez-vous votre arrivée
ici au CAJED ?
a. Rupture familiale ?
b. Manque d'occupation ?
c. Délinquance juvénile ?
d. Pour être formé ?
e. Pour être éduqué ?
22. Qu'est-ce qui vous a motivé depuis que
vous êtes arrivé ici au CAJED ?
a. La formation ?
b. L'hébergement ?
c. La nourriture ?
d. Le sport ?
e. L'éducation ?
23. Profitez-vous de la formation dans quel
domaine ?
a. Coupe couture ?
b. Menuiserie ?
c. Mécanique automobile ?
d. Pâtisserie ?
e. Elevage ?
f. Autres à
préciser......................................................
24. Quelles sont les difficultés qui
freinent votre formation ?
a. Peu d'atelier d'apprentissage des métiers ?
b. Peu d'encadreur ?
c. Les maladies ?
d. Autres à
préciser......................................................................
25. Comment les projets de développement
exécutés par CAJED contribuent pour la protection de
l'enfance en ville de Goma ?
a. Par la scolarisation des enfants ?
b. Par l'hébergement des enfants ?
c. La réunification familiale ?
d. Par prise en charge psychosociale ?
e. Par la formation professionnelle (en menuiserie, coupe et
couture, mécanique) ?
f. Autres (à
préciser).......................................................
26. Quel est l'impact des actions de l'ONGD CAJED
dans la protection de l'enfance ?
R/............................................................................................................
27. Quelles sont les raisons qui peuvent bloquer
l'efficacité des projets destinés à votre protection par
CAJED ?
a. L'insécurité quasi-permanente entretenue par
les groupes armés ?
b. Le faible niveau de revenu des ménages ?
c. L'abandon des enfants déjà
réunifiés dans les familles ?
d. Le financement insuffisant ne couvrant pas tous les besoins
des enfants ?
e. Autres à
préciser.........................................................
28. Quelles solutions préconisez-vous pour
qu'il y ait adéquation des projets de développement
destinés à la Protection de l'Enfance ?
a. Octroyer les AGR aux familles accueillant les enfants ?
b. Intervention de l'Etat congolais par les traques des
groupes armés ?
c. Intensification de suivi et de visites familiales
après réunification des enfants ?
d. Utilisation optimale des financements ?
e. Renforcement des capacités des encadreurs
sociaux?
f. Autres (à
préciser).....................................................................
Merci pour votre
participation !!!
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